Le Grand Est sans la Lorraine ?

Dans la suite du feuilleton de la réforme territoriale, c’est un média lorrain qui fait bouger les choses, ou qui tente de le faire en tout cas :

Le Président du Groupe BLE Lorraine, Monsieur Thomas Riboulet, a dernièrement conduit la délégation lorraine qui été reçue en l’Hôtel de Préfecture à Strasbourg par Monsieur Jean-Luc Marx, Préfet de la Région du Grand Est et Préfet du Bas-Rhin, dans le cadre de ses consultations sur l’avenir institutionnel de l’Alsace et désormais de la Lorraine. Monsieur le Préfet doit en effet remettre d’ici fin juin un rapport sur la question à Monsieur le Premier Ministre. (…) La synthèse des travaux de réflexion menés par le Groupe BLE Lorraine au sujet de l’avenir institutionnel de la Lorraine et de l’Alsace a été remise en main propre à Monsieur le Préfet”

Bon, les revendications régionales ne sont plus l’apanage des seules formations politiques et cette idée de conseil unique nous rappelle vaguement quelque chose… « Monsieur le Préfet s’est montré très à l’écoute et a pris bonne note, particulièrement au sujet de la possibilité de fusionner les quatre départements lorrains pour former une collectivité unique de Lorraine. »

« Un bout de moi est resté là-bas »

Les DNA, à travers le témoignage d’une alsacienne, évoque une guerre qui n’est pas si loin de nous :

« Gueules cassées, yeux crevés, jambes amputées… », c’est une tout autre gestion des urgences que Marie découvre l’été dernier lors de cette première mission pour MSF.”

L’action de la jeune femme nous réconcilie un instant avec notre conscience et soulage certainement un petit peu notre culpabilité  : « Des journées de 15 h, en plein ramadan, enfants victimes de mines, belligérants des deux camps… tout y passe. La menace de Daech est omniprésente. Mais on ne porte pas de jugement. C’est plus un sentiment de « colère » et d’« injustice » qui prédomine ». Vu d’Alsace, c’est un engagement qui force le respect, au-delà des positions politiques sur l’interminable conflit.

Marie forme aussi des infirmières irakiennes. Les échanges sont riches, les émotions intenses. Elle se sent utile, en accord avec elle-même. Mais le retour au bout de trois mois est compliqué. Des cauchemars, des insomnies. « Un bout de moi est resté là-bas », remarque-t-elle. Raison pour laquelle elle vient de répondre favorablement à un nouvel appel. Marie repart ces jours-ci, pour Gaza cette fois.”

Elle partira avec un petit bout de nous, aussi… Une belle leçon d’humanité ou d’humanisme.

Les pieds dans l’Archipel

Sans vouloir les mettre dans le plat, on vous parle des deux mastodontes de la basket qui ont choisi de s’installer dans le nouveau quartier d’affaires du Wacken. Ainsi, après le « siège français d’Adidas, l’arrivée annoncée de Puma en 2020 dans le même secteur rappelle combien ces deux marques ont toujours joué des coudes. Et pour cause, elles sont nées en 1948 d’une dispute familiale entre les frères Dassler, Adolf Dassler (Adidas) et Rudolf Dassler (Puma) en Bavière. »

Le match continue donc de se jouer sur le terrain strasbourgeois :

Adidas prend une courte tête d’avance en équipant la SIG et dès la saison prochaine le RCSA. Mais aussi en ayant pour parrain pour ses nouveaux locaux (en location) le Handballeur Thierry Omeyer…”

Cherchez la femme

Virginie Calmels, la n°2 du parti Les Républicains, a été limogée hier dimanche. Elle avait sévèrement critiqué Laurent Wauquiez, le président du parti qui, ni une ni deux, a décidé de la remplacer par Jean Leonetti. Les réactions des politiques ne se sont pas fait attendre ! Petit florilège…

La nationale :

Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a lui aussi tenu a réagir : « Virginie Calmels a des convictions. Et du courage. Elle vient de le montrer », a-t-il écrit sur son compte Twitter.”

La régionale :

« Le limogeage de Virginie Calmels par Laurent Wauquiez est le résultat d’une alliance contre nature basée sur un partage de pouvoir et non sur des idées », a réagi dimanche 17 juin sur son compte Twitter la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, membre d’Agir et ancienne membre du parti Les Républicains. Selon elle, cette alliance « atteste d’un nouveau repli hégémoniste du président des LR. Faisons vivre une autre droite qui rassemble et construit », lance la sénatrice. “

La vache, de bonne guerre :

Le communiste Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris, a de son côté été très virulent à l’égard de l’ex-numéro 2 du parti : « À 30 ans, Calmels avait déjà mené trois plans de licenciement. Il fallait bien que le destin se retourne »”

On peut tout de même la remercier pour le joyeux bordel : donner le coup de pied salvateur dans la fourmilière de la droite tradi, ça bouge, ça secoue, ça rafraîchit…

 

 

Laisser un commentaire