Aujourd’hui, pas plus qu’hier, la SNCF ne donne (ou ne tient compte) de l’avis de ceux qu’elle transporte. A quoi bon d’ailleurs? Il n’y a pas longtemps, un contrôleur a répondu à un usager qui se plaignait des conditions de transport :”Notre seule obligation, monsieur, c’est de vous transporter d’un point à un autre. C’est tout”.

C’est donc le cœur léger, le carnet à souche en bandoulière et la conscience professionnelle au placard, que ces messieurs-dames au complexe de supériorité aggravé par l’uniforme se délectent des contorsions des voyageurs restés debout, cherchant péniblement leur titre de transport tout en s’accrochant là (ou à qui) ils peuvent pour ne pas chuter à terre. La SNCF semble s’être assigné le devoir de nous faire détester le train, et son zèle à multiplier les retards, les suppressions soudaines de train, l’amputation de rames aux heures de pointe et l’amabilité optionnelle des contrôleurs devrait lui permettre d’atteindre cet objectif les doigts dans le nez, une fois qu’elle les aura sortis d’ailleurs…

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