Ligue de football du Grand Est : la fine équipe

Dans un mois, le 28 janvier prochain, à Villers-lès-Nancy, l’Assemblée générale de la Ligue du Grand Est de football mettra un terme à la période transitoire qui se sera écoulée entre la dissolution des trois anciennes Ligues (d’Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine) et l’élection du nouveau comité directeur. À la veille de la clôture du dépôt, une seule liste sera en lice, conduite comme prévu par Albert Gemmrich. Ancien du Racing de Strasbourg, il vient d’achever deux mandats de quatre ans à la tête de la Ligue d’Alsace et demeure membre du Comité exécutif de la Fédération française et là, il se prépare à prendre du galon. Jusque là, pas de surprise. C’était « téléphoné », comme on dit dans la surface de réparation. Mais, quelle sera l’identité du futur vice-président délégué ? « C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Nous sommes amis depuis longtemps. Il s’intéresse à tous les dossiers, il est très curieux de tout et nous partageons les mêmes valeurs. Il s’imposait sur ce poste », plaide Gemmrich. Non, contre toute attente, ce n’est pas Philippe Richert qui a été sollicité mais le Lorrain Joël Muller ! C’est qu’on finit par prendre des habitudes, nous…

 

Avalanche de chiffres

Nos amis de L’Alsace nous impressionneront toujours : pour fêter le troisième mois consécutif de baisse du chômage dans les deux départements alsaciens, le journal nous offre des chiffres si colorés que le papier cadeau et les rubans sont superflus. Comme un amant cherchant à se faire pardonner ses écarts, ces chiffres sont autant de bouquets ostentatoires. Ainsi, le nombre de chômeurs (de catégorie A : demandeurs d’emploi sans activité et tenus de rechercher un emploi) inscrits en novembre 2016 à Pôle Emploi dans le Haut-Rhin et dans le Bas-Rhin, la différence avec les chiffres enregistrés au mois de novembre 2015, les variations d’un départements à l’autre, bref ! On est noyé avant de comprendre que cela représente une baisse de 2,96 %. C’est vrai, c’est toujours ça. Mais ce n’est que ça.

 

Maintenant, ça suffit !

Le marché de Noël de Mulhouse a fermé ses portes 3 jours après celui de Strasbourg. « Une aubaine » écrit le journaliste de France Info. Parce que, si ça n’avait pas été le cas, il n’aurait rien eu à dire aujourd’hui ? En tout cas, les autochtones sortent à nouveau dans les rues de leur ville, les touristes en recherche d’authenticité alsacienne sont repartis gavés et les commerçants ont fini vidés.  Tout est rentré dans l’ordre.

 

 

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