Cette semaine, devant un restaurant du nord de l’agglomération strasbourgeoise, sept personnes parées de parapluie et de drapeaux rouge et blanc discutent entre elles sur le parking. Des gendarmes passant par là s’arrêtent et interrogent le groupe…

Dans le restaurant, de nombreuses personnes se penchent vers les fenêtres et s’étonnent de ce spectacle ! Un enterrement de jeune fille, demande l’un d’entre eux ? Non, en fait ce sont des militants autonomistes qui bravent le froid et la pluie pour faire passer un message : « l’Alsace doit redevenir une région ! Plus de Grand-Est ! »

En une soirée, le combat régionaliste est résumé : sept pelés qui battent le pavé dans le froid, sous le regard incrédule de quelques policiers et passants. Pourtant il est certain qu’une grande majorité d’Alsaciens ne se retrouvent pas dans le Grand-Est.

Comment en sommes-nous arrivés là ? Pourquoi les défenseurs de la cause alsacienne agissent-ils en ordre dispersé ?

 

Des associations et des groupes Facebook éparpillés

L’initiative des sept personnes est louable, l’impact est quasi nul. Les associations de défense de l’Alsace sont nombreuses. Mais elles agissent chacune de leur côté, principalement à coup de mails et de posts sur les réseaux sociaux. Les actions communes sont rares, voire inexistantes. Leurs messages ne dépassent jamais leur propre sphère.

 

Des partis régionalistes qui s’ignorent

Les autonomistes d’Unser Land (à gauche) refusent tout contact avec les régionalistes d’Alsace d’Abord (à droite). Ces deux partis présenteront chacun leurs candidats lors des prochaines élections législatives.

 

Des élus à coté de la plaque

Les responsables socialistes alsaciens sont cohérents : la grande région est une bonne idée, ils ne feront rien pour que cela change ! De plus, comme ils savent que leurs électeurs ne sont pas tous d’accord, ils n’aborderont jamais le sujet publiquement.

Concernant la majorité alsacienne, les choses sont plus compliquées… Il y a ceux pour qui la question de la région Alsace n’est pas une priorité ; alors ils évitent de donner leur avis pour ne froisser personne. Il y a ceux qui regrettent la disparition de la région Alsace mais qui ne font rien, par crainte, parce qu’ils craignent tout, surtout de perdre leur mandat !

Et il y a les manipulateurs, Jean Rottner et Philippe Richert en tête. Ils nous ont fait croire que… Alors qu’ils ne songeaient qu’aux postes rémunérateurs dans le Grand-Est !

Le FN vient de siffler la fin de la récréation : les régions doivent disparaître, seuls comptent les préfets et les départements. Les quelques élus frontistes qui faisaient mine de placer un message régionaliste avec leur écharpe bicolore ne font désormais plus illusion.

 

La presse quotidienne pro Grand-Est

Les deux quotidiens locaux font partie d’un groupe de presse qui réunit à peu de choses près les journaux du Grand-Est. Rajoutez à cela des rédacteurs qui n’ont jamais caché leur soutien à Philippe Richert… Ce n’est pas la presse locale qui aidera les Alsaciens !

Cependant, les défenseurs de la cause alsacienne sont encore nombreux : associations, groupes Facebook, élus, militants régionalistes… Mais chacun revendique le monopole de l’âme alsacienne et la légitimité du combat pour l’Alsace ; ils refusent de discuter les uns avec les autres. C’est cela, le drame de l’Alsace !

 

Et maintenant ?

Des décennies de combat stériles nous prouvent que désormais seule une union de tous ceux qui souhaitent revenir au système d’avant le premier janvier 2017 sera efficace. C’est vraiment le seul espoir : oublier toute division et toute rancœur. Que tous ceux qui veulent la renaissance de l’Alsace acceptent enfin de se mettre autour de la table et ne visent plus qu’un seul adversaire, le club des Jacobins.

 

Le 26 janvier prochain, Heb’di a décidé de réunir les défenseurs de la cause alsacienne autour de trois élus qui semblent vouloir se battre vraiment pour l’Alsace, le député Laurent Furst et les deux présidents des départements alsaciens Éric Straumann et Frédéric Bierry. Ces trois élus ont accepté l’invitation de Heb’di à présenter leur projet pour l’Alsace. Ils acceptent, c’est une première, d’en débattre avec tout ceux qui le souhaitent.

Agitation purement électoraliste ou réelle envie de faire bouger les choses ?

Peu importe, c’est une toute dernière chance de s’unir autour du projet commun de se battre pour l’Alsace.

 

Rendez-vous donc le 26 janvier à Colmar, pour en savoir plus : https://www.hebdi.com/2017-derniere-chance-lalsace/

 

 

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