Arlette VS Penelope

Quand cet article sera publié, François Fillon ne sera peut-être plus le candidat républicain à l’élection présidentielle.

Alors que de nombreux députés soutiennent encore hypocritement le vainqueur des primaires, la Haut-Rhinoise Arlette Grosskost annonce clairement sur France 2 ce que ses collègues LR pensent tout bas : “On est très mal (…) J’ai toujours été contre le népotisme (…) Faut-il à tout prix défendre notre candidat ?”

 

 

Sur une autre chaîne, elle précise : ” Il devra s’expliquer voire, pourquoi pas, rembourser certaines sommes indues si c’était le cas”.

De nombreux militants seraient perdus et c’est pourquoi Arlette Grosskost préfère jeter l’éponge.

 

Fillon pour les nuls

Pour ceux qui ne sont pas branchés sur les chaînes infos, voilà ce qui est reproché à François Fillon :

1) Penelope, assistante parlementaire trop discrète

Madame Fillon a été assistante parlementaire de son époux (et de son remplaçant) de nombreuses années. Ce qui n’est pas illégal. Par contre, il semble que, si elle a été rémunérée près de un million d’euros, elle n’a fourni aucun travail… Ça, c’est un emploi fictif !

2) Penelope a également travaillé pour Marc Ladreit de Lacharrière

Pareil ! De gros salaires (100 000 euros) et pas de trace de travail pour la Revue des deux mondes, une entreprise qui appartient à Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de Fimalac et ami de François Fillon.

3) Les enfants Fillon : étudiants, mais bien payés

Sa fille, Marie Fillon, a été rémunérée à plein-temps pour un travail d’assistante sénatoriale, touchant 57 084 euros bruts en quinze mois, jusqu’à fin 2006 alors qu’elle était encore étudiante. Idem pour son fils Charles, 26 651 euros en six mois. Aucune trace d’activité n’a été trouvée.

4) Sa société 2F Conseil

Sa société, 2F Conseil, qui lui a rapporté plus de 756 000 euros entre juin 2002 et décembre 2015, n’a rien d’illégal mais…

François Fillon a fait enregistrer cette entreprise quelques jours avant d’être élu député de Paris, une précision importante puisqu’il est interdit aux parlementaires de se lancer dans le consulting lors de leur mandat pour éviter les conflits d’intérêts.

5) L’ombre de la ristourne au Sénat

François Fillon, sénateur de 2005 à 2007, a bénéficié du système des ristournes du sénat. Que 25 000 euros, certes, mais une information judiciaire est en cours sur cette affaire pas claire.

 

Marine aussi, mais tout le monde s’en fout

L’OBS révèle que ce n’est pas que 298.000 euros qui sont réclamés à Marine Le Pen par le Parlement Européen pour l’emploi d’un ectoplasme, mais aussi 1,1 million d’euros pour 6 députés FN que devront rembourser 6 députés.

Depuis hier, le Parlement européen est censé saisir la moitié de l’indemnité parlementaire de Marine Le Pen, ainsi que la totalité de son enveloppe de frais généraux. Il lui restera 3.000 euros nets par mois, sur les 10.400 euros reçus normalement, car la présidente du Front national a détourné des fonds européens en rémunérant pendant cinq ans une assistante “fantôme” qui occupait en réalité le poste de chef de cabinet au siège du parti, à Nanterre.

Outre Marine Le Pen, sont concernés : Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch, Mylène Troszczynski, Sophie Montel et Dominique Bilde. D’autres enquêtes sont en cours.

L’affaire sera peut-être exploitée une fois que les médias en auront fini avec Lady Penelope…

 

 

 

Encore un journaliste viré par le FN

Le journaliste de “Quotidien” Paul Larrouturou a été expulsé manu militari en marge d’un déplacement de Marine Le Pen

la candidate du Front national visitait le Salon des Entrepreneurs quand le reporter de l’émission satirique s’est fait éconduire par le service d’ordre.

Le journaliste Paul Larrouturou a cherché à interpeller la candidate à l’élection présidentielle sur l’affaire des assistants du FN au parlement européen. C’est à ce moment que le service d’ordre du Salon a empoigné le reporter de Quotidien et l’a brusquement reconduit à la porte.

Fillon, voilà comment se débarrasser du Penelope Gate… en se débarrassant des journalistes !

 

Blasphème

Le délit de blasphème ne peut plus être appliqué par les juridictions françaises dans les départements de la Moselle, du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Jeudi dernier, le Conseil Constitutionnel – qui a censuré beaucoup d’articles de la loi égalité-citoyenneté – n’est pas revenu sur cette abrogation, qui de ce fait est définitive.

 

Parent d’élève

“À Haguenau, les voitures mal garées devant les écoles sont dans le viseur des associations de parents” et c’est à lire sur francebleu.fr.

Ce n’est pas propre à Haguenau, à la sortie des écoles des voitures se garent en double file, et dans tous les endroits possibles sans penser au danger pour les enfants.

À Haguenau, on trouve pourtant à peine 100 mètres plus loin un silo de stationnement où la première heure est gratuite et permet de déposer son enfant et de venir l’attendre pour le récupérer.

Le problème est qu’attendre un enfant devant l’école en double file ne prend que quelques secondes, alors que se garer en silo prendre un ticket, même gratuit, et marcher 200 mètres aller-retour prend plusieurs minutes. Tout s’explique !

 

Fessenheim : le document qu’EDF préférerait oublier

Ce n’est pas un document secret, mais personne ne semble s’en être souvenu. Ce jour-là, les administrateurs de l’électricien public votent un protocole d’accord avec l’État sur le montant de la compensation financière en échange de la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française, Fessenheim.

Pendant ce temps-là, le réacteur n°2 de l’installation est à l’arrêt. La raison en est gravissime : le fabricant d’une pièce déterminante pour son fonctionnement, et donc sa sûreté, a menti sur la manière dont elle a été forgée. Ce constructeur, c’est Areva, et dans un document interne issu de son usine de Creusot Forge, on peut lire que le 9 décembre 2008, un sérieux problème s’est produit. Les ouvriers se sont trouvés dans l’impossibilité de procéder à un geste indispensable dans leur processus de fabrication : la découpe de l’extrémité du cylindre d’acier. Le problème est que cette pièce, appelée virole, constitue une partie essentielle du générateur de vapeur, qui est lui-même un appareil central de tout réacteur nucléaire.

Ce qui ne passe vraiment pas, c’est qu’Areva a choisi d’ignorer l’anomalie et a ordonné de « poursuivre la fabrication ». Comme si de rien n’était ! La fiche de service concernant le générateur de vapeur n°335 de Fessenheim 2 n’a pas été transmise par Areva à son client, EDF.

Cette pièce mal forgée a été livrée à la centrale de Fessenheim, branchée au réacteur n°2 et mise en fonctionnement, comme si elle ne présentait aucune anomalie.

Le gendarme du nucléaire insiste sur la gravité de ces faits, en expliquant qu’il « n’auraiy pas délivré le certificat » autorisant la mise en service du générateur de vapeur « si l’information relative à cette non-conformité avait été portée à sa connaissance ».

Le non-respect de la procédure de fabrication du cylindre a des effets très concrets : « une composition chimique du matériau pouvant dégrader sa soudabilité, son vieillissement et ses propriétés mécaniques ».

Pour Yves Marignac, expert en sûreté nucléaire, directeur du cabinet Wise Paris et membre du Groupe permanent d’experts sur les réacteurs de l’ASN : « C’est le seul cas aujourd’hui avéré d’une malfaçon volontaire sur une pièce en service »… À ses yeux, « c’est beaucoup plus grave que de cacher des résultats problématiques : on a délibérément fraudé sur le processus de fabrication ». Pour ce spécialiste, cette situation exceptionnelle aurait dû être « un point fondamental de l’accord entre EDF et le gouvernement » sur la fermeture de la centrale de Fessenheim.

 

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