Lundi 30 janvier

Born to be wild

C’est sûr, quand on a fait l’ENA, travaillé chez ROTSCHILD, gagné près de 3 millions en trois ans, été Ministre de l’Economie, co-rédigé le programme économique de Hollande, qu’on a été son conseiller, qu’on a pris des libertés avec ses obligations fiscales, qu’on fait la une de tous les journaux pipole, qu’on a servi des petits fours à Bercy aux frais du contribuable, qu’on a fait sa déclaration de candidature à la présidence uniquement devant des journalistes triés sur le volet en gardant la foule bien à l’écart, c’est sûr on est un vrai rebelle, hors du système petit bourgeois des nantis analphabètes.

Meuh

LACTALIS n’apprécie pas d’être mis en cause publiquement, encore moins à la télé. Cinq producteurs de lait viennent d’être virés par LACTALIS parce qu’ils avaient critiqué les conditions que le géant des produits laitiers leur imposait.

On a le droit de se faire exploiter, mais pas de s’en plaindre…

Pour ceux qui on prévu de faire leurs courses, LACTALIS c’est par exemple : camembert Président, le Rouy, Roquefort Société, Coulommiers, Chaussée aux Moines, Galbani….

Caliméro

Dans les DNA encore : François Fillon :” Je reviens de loin, on ne m’intimidera pas”.

Hé ho, faut pas exagérer, la Sarthe c’est quand même pas le bout du monde!

 

Mardi 31 janvier

Dans la famille Reitzer, je cherche la mère, la fille et le fils…

Depuis l’affaire Fillon, nos confrères de L’Alsace se sont intéressés aux membres de la famille de certains parlementaires alsaciens. Jean-Luc Reitzer, député-maire d’Altkirch, s’est empressé de réagir : « Ne mettez pas tout le monde dans le même sac ! Dans la famille Reitzer, on bosse ! »

Le député Reitzer employait sa fille Élise (et, selon le cas, la tante de sa fille) mais tout est arrangé puisque la jeune femme travaille maintenant pour un membre de la famille politique de Philippe Richert au conseil régional. Elle a été remplacée par son frère, Charles Reitzer…

Papa Reitzer rappelle que « les salaires des collaborateurs membres de la famille sont plafonnés à 3 000 €». Si peu…

Concernant la phrase « Dans la famille Reitzer, on bosse ! », précisons quand même que les deux députés les plus travailleurs en France sont Régis Juanico et Éric Straumann, qui cumulent chacun 41 semaines d’activité sur la dernière année alors que Reitzer n’est là que à mi-temps, soit 24 semaines par an !

Dans la déclaration d’activités de Jean-Luc Reitzer apparaît aussi le nom de son épouse, « pour 10 h par semaine ». Peu importe, précise le député maire « à chaque élection, je suis réélu au premier tour. »

En d’autres termes, cela veut dire, je prends mes électeurs pour des rigolos, mais ils me le rendent bien…

Les trois mousquetaires font du tourisme

Après avoir dévoilé leurs intentions pour l’Alsace le 26 janvier lors d’une soirée organisée par Heb’di, les trois mousquetaires du renouveau alsacien (Frédéric Bierry, Eric Straumann et Laurent Furst) annoncent miser sur le tourisme et pour la marque « Alsace » pour contrer le Grand-Est. Les deux présidents des départements alsaciens ont élaboré un projet commun basé sur les “pépites” locales, rappelant au passage que, sur l’ensemble du territoire du Grand Est, l’Alsace représente près de la moitié des retombées économiques liées au tourisme.

Les deux départements alsaciens ont fusionné leurs agences de développements touristiques le 1er juillet 2016 sous la bannière de l’ADT, Alsace Destination Tourisme. L’ADT a présenté hier son plan d’action 2017-2020. Les deux élus ont donc précisé les déclarations faites lors du débat Heb’di. Eric Straumann annonce la couleur : « Le tourisme, c’est un peu le socle de l’alliance Haut-Rhin/Bas-Rhin pour résister face au Grand Est ». Frédéric Bierry, précise : « La priorité est de se focaliser sur les pépites alsaciennes » et dans le lot il inclue le parc d’attractions allemand “Europa Park”…

 

Mercredi 1er février

Le FN, un parti comme les autres ?

La solution serait dans un vote frontiste entend-t-on aussi dans le café où s’écrit cette revue de presse. Et bim ! Voilà que la presse fait état des enquêtes de l’  l’Office européen de lutte contre la fraude (Olaf), la police du Parlement. Et là, on apprend que le FN ne serait pas « blanc ».

Reconnaissons que nous avons ri en lisant les écrits de l’assistante de Marine Le Pen qui rentrait par le parking du Parlement Européen. Un million d’euros, voilà ce que le FN devrait rembourser à l’institution européenne. Normal, quoi !

À Heb’di, nous ne savons pas quand s’éteint le droit de poursuite mais nous réclamons une opération transparence au Sénat, à l’Assemblée Nationale et au Parlement Européen. Ceux à qui l’on demande de se serrer la ceinture ont le droit de savoir, non ?

La marque Alsace plus forte que le Grand-Est

Bon, assez de politique, parlons Alsace. La marque Alsace serait plus forte que le Grand-Est : « Le tourisme alsacien : une arme contre l’envahisseur grand-estien ? ». Aux armes, Alsaciens ?

Les conclusions de l’ADT sont précises : « l’Alsace se voit comme un moteur : le tourisme, c’est un peu le socle de l’alliance Haut-Rhin/Bas-Rhin pour résister face au Grand-Est. En tout cas, c’est bien l’idée d’Eric Straumann, président du Conseil départemental du Haut-Rhin, qui n’envisage pas de se défaire de la marque Alsace ».

On ne demande que cela ! Allez-y !

 

Jeudi 2 février

Chaude ambiance

« Le département affirme n’avoir « rien à cacher » sur ce qu’il dépense à Strasbourg » … Jean-François Gérard s’interroge justement sur le rôle du Conseil Départemental. Les élus, majorité LR-UDI ont esquissé une réponse de 32 pages pleines de chiffres pour justifier la part de l’Eurométropole dans le budget du Bas-Rhin. Robert Herrmann (Président PS de l’Eurométropole) a le sens de la comédie car il réclame un audit sur les dépenses du département, estimant que sa collectivité est lésée par rapport aux communes rurales, à des membres qui sont à la fois au département et à l’Eurométropole… Vous voyez un peu le truc ?

Parle à ma main

Les aides maternelles ont manifesté leur colère hier mercredi devant la mairie de Mulhouse. Les ATSEM (Agents Spécialisés en Écoles Maternelles) réclamaient déjà la revalorisation de leur statut et le maintien des effectifs lors d’une précédente manifestation, le 14 décembre dernier… Non mais, et puis quoi encore ??? Est-ce qu’elles doivent supporter François Fillon et ses potes à longueur d’année ? Non, elles font rien qu’à s’occuper des  enfants des autres et en plus elles sont payées ! Y en a qui se prennent pas pour de la crotte, dans ce pays.

 

Vendredi 3 février

Arlette VS Penelope

Quand cet article sera publié, François Fillon ne sera peut-être plus le candidat républicain à l’élection présidentielle.

Alors que de nombreux députés soutiennent encore hypocritement le vainqueur des primaires, la Haut-Rhinoise Arlette Grosskost annonce clairement sur France 2 ce que ses collègues LR pensent tout bas : “On est très mal (…) J’ai toujours été contre le népotisme (…) Faut-il à tout prix défendre notre candidat ?”

Sur une autre chaîne, elle précise : ” Il devra s’expliquer voire, pourquoi pas, rembourser certaines sommes indues si c’était le cas”.

De nombreux militants seraient perdus et c’est pourquoi Arlette Grosskost préfère jeter l’éponge.

Encore un journaliste viré par le FN

Le journaliste de “Quotidien” Paul Larrouturou a été expulsé manu militari en marge d’un déplacement de Marine Le Pen

la candidate du Front national visitait le Salon des Entrepreneurs quand le reporter de l’émission satirique s’est fait éconduire par le service d’ordre.

Le journaliste Paul Larrouturou a cherché à interpeller la candidate à l’élection présidentielle sur l’affaire des assistants du FN au parlement européen. C’est à ce moment que le service d’ordre du Salon a empoigné le reporter de Quotidien et l’a brusquement reconduit à la porte.

Fillon, voilà comment se débarrasser du Penelope Gate… en se débarrassant des journalistes !

Fessenheim : le document qu’EDF préférerait oublier

Ce n’est pas un document secret, mais personne ne semble s’en être souvenu. Ce jour-là, les administrateurs de l’électricien public votent un protocole d’accord avec l’État sur le montant de la compensation financière en échange de la fermeture de la plus vieille centrale nucléaire française, Fessenheim.

Pendant ce temps-là, le réacteur n°2 de l’installation est à l’arrêt. La raison en est gravissime : le fabricant d’une pièce déterminante pour son fonctionnement, et donc sa sûreté, a menti sur la manière dont elle a été forgée. Ce constructeur, c’est Areva, et dans un document interne issu de son usine de Creusot Forge, on peut lire que le 9 décembre 2008, un sérieux problème s’est produit. Les ouvriers se sont trouvés dans l’impossibilité de procéder à un geste indispensable dans leur processus de fabrication : la découpe de l’extrémité du cylindre d’acier. Le problème est que cette pièce, appelée virole, constitue une partie essentielle du générateur de vapeur, qui est lui-même un appareil central de tout réacteur nucléaire.

Ce qui ne passe vraiment pas, c’est qu’Areva a choisi d’ignorer l’anomalie et a ordonné de « poursuivre la fabrication ». Comme si de rien n’était ! La fiche de service concernant le générateur de vapeur n°335 de Fessenheim 2 n’a pas été transmise par Areva à son client, EDF.

Cette pièce mal forgée a été livrée à la centrale de Fessenheim, branchée au réacteur n°2 et mise en fonctionnement, comme si elle ne présentait aucune anomalie.

Le gendarme du nucléaire insiste sur la gravité de ces faits, en expliquant qu’il « n’auraiy pas délivré le certificat » autorisant la mise en service du générateur de vapeur « si l’information relative à cette non-conformité avait été portée à sa connaissance ».

Le non-respect de la procédure de fabrication du cylindre a des effets très concrets : « une composition chimique du matériau pouvant dégrader sa soudabilité, son vieillissement et ses propriétés mécaniques ».

Pour Yves Marignac, expert en sûreté nucléaire, directeur du cabinet Wise Paris et membre du Groupe permanent d’experts sur les réacteurs de l’ASN : « C’est le seul cas aujourd’hui avéré d’une malfaçon volontaire sur une pièce en service »… À ses yeux, « c’est beaucoup plus grave que de cacher des résultats problématiques : on a délibérément fraudé sur le processus de fabrication ». Pour ce spécialiste, cette situation exceptionnelle aurait dû être « un point fondamental de l’accord entre EDF et le gouvernement » sur la fermeture de la centrale de Fessenheim.

 

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