Affaire Fillon : la calimérothérapie ?

On connait tous ce petit poussin né en Italie dans les années 60, victime idéale ou atteint d’un syndrome de persécution. « C’est vraiment trop injuste » dit-il à qui veut l’entendre. Un peu comme François Fillon en ce début de campagne présidentielle.

Le voilà de présenter l’ensemble des revenus du couple sur son site. « Tous les faits évoqués sont légaux et transparents » dit-il encore. Visiblement, l’aspect moral échappe encore à celui qui aspire à la mandature suprême.

« Il dit avoir “reçu le ciel sur la tête” : depuis deux semaines, la tourmente Fillon a paralysé la campagne de l’élection présidentielle. Retour sur deux semaines d’affaires » lit-on sur le site des DNA. De quoi faire un point sur le dossier s’il vous avait échappé.

Plus qu’une tourmente, on serait tenté de dire une accumulation de conneries légales et se moquant du ressenti des Français auxquels on compte demander de se serrer la ceinture.

Caliméro donc … « C’est trop injuste » !

 

La droite fictive

On avait connu la droite forte de Nicolas Sarkozy, François Fillon réalise l’exploit d’inventer « la Droite Fictive », disparue du second tour selon les sondages pour l’élection présidentielle. On est passé du plan A avec François Fillon au plan B pour la droite : le plan Bérézina, un plan confirmé par les premiers sondages.

 

Le Plan B, comme Bérézina

François Fillon conserverait un noyau dur militant et électoral de 20 % nous dit-on. Voilà qui justifie aussi le rappel à l’ordre des militants en plein doute. « En creux, François Fillon a aussi rappelé à l’ordre ses troupes tentées par un plan B. Selon lui, il n’y a pas d’alternative à sa candidature qui tient sa légitimité d’une primaire à laquelle ont participé 4 millions de Français. Ainsi donc, au risque d’être passé par-dessus bord, l’équipage est sommé de soutenir le capitaine en toutes circonstances, y compris s’il ne peut empêcher le navire d’approcher de dangereux récifs judiciaires » écrit Laurent Bodin dans l’Alsace.

A droite, on passe ainsi du « Je vous ai compris » de Charles de Gaulle à « Vous m’avez compris », façon vous n’avez pas le choix.

 

De la fuite dans les idées

En coulisse, certains rappelleront les attaques fortes de François Fillon contre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy. D’autres changent déjà d’avis comme le député Fenech. «Depuis les révélations de soupçons sur des emplois présumés fictifs dans laquelle François Fillon s’est pris les pieds, le député Les Républicains du Rhône Georges Fenech avait déclaré que “le résultat de la primaire [était] caduc”. En déclarant ceci, il avait appelé les parlementaires de son opinion à se rassembler. Ce lundi 6 février, il affirmait également avoir dressé une liste de noms de parlementaires en accord avec son opinion, une liste qu’il voulait publier dans l’après-midi du 6 février, plus ou moins en même temps que la conférence de presse de François Fillon. Le parlementaire a finalement fait volte-face » apprend-t-on sur RTL. « Ce n’est pas le vent qui tourne, ce sont les girouettes » dit un dicton « politique ».

Reste à pardonner à François Fillon, ce qui n’est pas acquis. Reste à savoir comment être crédible demain.

Tant qu’à parler de pardon. Voilà une initiative de la Région Grand Est qui est à suivre. Celle du mur des noms.

 

Le mur

« Un mur, mais pourquoi faire ? Le mur sur lequel seront gravés le nom, le prénom et la date de naissance de près de 52.000 victimes alsaciennes et mosellanes du nazisme, va bien entendu servir aux jeunes générations, aux groupes scolaires, pour ne pas oublier mais aussi expliquer. Au passage, il va également enrichir la proposition touristique offerte par la région pour le « tourisme dit de guerre et de mémoire ». Mais il va surtout permettre aux 30.000 victimes « Malgré-Nous » pour l’instant recensées, souvent tombées sur le front de l’Est et pour beaucoup sans sépulture, d’avoir un lieu où les familles puissent se recueillir » peut-on lire dans 20 Minutes. Un mur de la mémoire alors que l’Alsace disparait des livres d’Histoire Géographie.

« C’est une des conséquences de la réforme des régions : l’Alsace disparaît des livres scolaires. C’est le cas notamment du manuel d’histoire-géographie de 3e publié en 2016 par Hachette Éducation » lisait-on dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

 

 

 

 

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