Au trot !

Les députés européens votent ce mercredi à Strasbourg sur le CETA… Enfanté dans la douleur fin octobre par Bruxelles et Ottawa, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada demeure pourtant très critiqué. Jugé anti-démocratique par ses opposants, le traité serait trop favorable aux multinationales, trop léger sur l’environnement et trop dangereux pour l’agriculture européenne. Et là, trop c’est trop !

“Un vote positif des eurodéputés ouvrirait la voie à l’application provisoire, a priori dès le mois d’avril, d’une grande partie du texte, exception faite de quelques chapitres litigieux, le temps qu’il soit ratifié par l’ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l’UE “ lit-on dans la presse belge qui, elle, s’intéresse au sujet et notamment à la question des fameux tribunaux d’arbitrage que le traité doit mettre en place….

Apparemment, “le rapport de force semble plutôt favorable aux partisans du CETA (droite, libéraux et une majorité des socialistes) qu’à ses opposants (verts, extrême gauche, extrême droite et certains socialistes)”. Quel match !

Plusieurs manifestations anti-CETA sont organisées face au Parlement Européen: “Des militants (…) ont posté un énorme cheval gonflable, le CETA étant considéré comme «le cheval de Troie du TAFTA» (accord de libre-échange entre l’Europe et les Etats-Unis)” ; “Outre les citoyens et ONG diverses présents pour protester, Jean-Luc Mélenchon était également sur place ce matin : selon le candidat des Insoumis, qui est avant tout député européen, les ONG ont remis plus tôt plus de 4 millions de signatures contre le CETA” nous apprend Libé.

 

Gros engin

“Dans le cadre du programme des vols d’essai, un Airbus A350-1000 sera sur la piste 15 de l’EuroAirport de Mulhouse les 14 et 15 février”… Il y en a un qui doit être tout excité à l’idée d’accueillir un tel machin.

 

Parlez-moi d’amour

Un grand merci à l’association MIRA qui, créée pour sauver les films amateurs depuis les débuts de la pellicule jusqu’aux années 70, invite les particuliers à apporter leurs vieux films contre une version numérisée. Et bim, qu’y voit-on ? “De l’amour partout. Celui des fiancés, des enfants, de la famille, de la vie. Des moments d’intimité, aussi, tournés par des cinéastes amateurs alsaciens. Le résultat, des minutes de tendresse à consommer sans modération” dira le journaliste de France 3 qui interviewe le chef du projet. Heb’di s’emplit de poésie et s’émeut quand “les plus anciens films remontent aux prémices de la vidéo dans les années 20”. Des images bouleversantes à admirer bientôt sur le site de l’association.

La nausée

Édifiant papier de la journaliste Rosa Moussaoui sur le troublant passé judiciaire du commissaire d’Aulnay-sous-Bois, à lire absolument ! Cela confirme, encore une fois, que tous les citoyens ne sont pas égaux.

Nous revenons donc sur cette affaire qui remonte au 19 février 2004 : « Finalement extrait de l’habitacle et tabassé, (l’automobiliste, ndlr) finit sur le goudron, pantalon et slip baissés, un cerceau d’enjoliveur entre les fesses. Bilan : un nez cassé, sept jours d’ITT. Les policiers, accuse-t-il, l’ont « menacé de sodomie ». La scène a bien été filmée, mais l’inspection générale des services (IGS), immédiatement saisie, ne parvient pas à mettre la main sur les images, détruites ». Bizarre, vous avez dit bizarre ? Le commissaire Vincent Lafon, écopera d’un an de prison avec sursis et d’un an d’interdiction professionnelle… Puis sera nommé dans un autre commissariat. « Il n’a jamais cherché à dissimuler son implication dans cette affaire », témoignera même un élu parisien !  À la BAC, il lui ont même donné un petit nom pudique et affectueux, à cette affaire : « l’affaire de l’enjoliveur ». Gloups.

 

Client suivant, s’il vous plaît !

Députée socialiste (exclue du PS) condamnée à de la prison ferme pour détournement d’argent public, Sylvie Andrieux est allée travailler à l’Assemblée nationale avec un bracelet électronique… Pour ceux qui ne connaissent pas l’affaire, la presse provençale revient en détails sur la discrète aventure judiciaire qui a démarré en 2014 :

“La députée (ex-PS) des Bouches-du-Rhône est condamnée en appel à quatre ans de prison, dont un ferme, pour détournement de fonds publics. Elle avait fait subventionner des associations mises à son service électoral, alors qu’elle était vice-présidente du conseil régional Paca. Elle bénéficiera d’un bracelet électronique mais se retrouve inéligible cinq ans.”

En gros, on lui reproche à la Sylvie : “les subventions versées à des associations que l’on savait fictives, qui étaient parfois tenues par des voyous, pour leur permettre d’étendre leur influence dans les cités, et de la mettre à son service”, rien que ça !

“Fille d’un baron socialiste du Defferrisme, elle a grandi dans un système purement clientéliste, où l’électeur des quartiers populaires n’est qu’un client, qui donne sa voix en échange d’avantages, logement, subvention, embauche, promotion. Un système qui s’effondre, parce qu’il n’y a plus grand-chose à distribuer, que les condamnations commencent à tomber. En mars dernier, dans la circonscription de Sylvie Andrieux, l’abstention était telle que le Front national a pu décrocher sa première mairie de secteur”

Cette fois encore, les dégâts ne se seront pas limités à la réputation d’un politique et auront entaché le travail de personnes intègres.

 

Heb’di Président !

Pour finir sur une note d’espoir, un aperçu du programme Heb’di pour les prochaines présidentielles !!!

 

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