C’est dit.

Le Figaro met l’accent sur l’explication de gravure du Président Macron à l’adresse de tous ceux, notamment dans les pays anglo-saxons, qui font mine de s’offusquer des valeurs françaises en nous faisant passer pour des islamophobes congénitaux et patentés, notamment lorsque nous dénonçons l’ultra-violence des radicalisés :

«Notre modèle est universaliste et pas multiculturaliste, explique Emmanuel Macron. Dans la société, je me fiche de savoir si quelqu’un est noir, jaune, blanc, s’il est catholique ou musulman, il est d’abord citoyen. »

Une vision à l’opposé de celle de l’Amérique que rappelle Barack Obama dans un entretien à The Atlantic. «Les États-Unis constituent la première véritable expérience de construction d’une grande démocratie multiethnique et multiculturelle », explique l’ancien président américain en mettant en garde : «Nous ne savons pas encore si elle peut tenir. »

Ce sont des précisions et éclairages absolument nécessaires.

Tif et tondu

Orange nous raconte que l’humoriste Jarry a étonné sa communauté en postant une vidéo de lui avec la tête rasée. Il révèle la véritable raison de ce changement capillaire : “Je me suis fait opérer il y a quelques jours à Paris, je me suis fait planter des cheveux, je l’avais déjà fait il y a cinq ans et heureusement que je l’ai fait sinon j’aurais été chauve, mais là ma petite houpette allait disparaitre de nouveau donc je me suis fait greffer des cheveux j’en ai mis beaucoup pour avoir des effets de mèche qui vont être dingue“, a-t-il confessé, avant de conclure : “J’ai décidé de le faire dans une clinique française; je suis pas aller (sic) à l’étranger car y a pas de suivi et y a des retours catastrophiques. Bientôt le retour de ma houpette. Je ne pensais pas devoir me justifier, mais je me justifie et je suis très content d’être comme ça, ça me permet de me voir différemment.

« Y a » pas à dire, les réseaux dits « sociaux » sont vraiment d’une importance capitale (et capillaire). Il ne lui reste plus qu’à se faire greffer un peu d’orthographe.

Le meilleur des mondes

En parlant de réseaux sociaux, Kamel DAOUD  leur taille un costard sur mesure dans Le Point:

Il rappelle d’emblée que les réseaux sociaux sont désormais un instrument électoral suprême, puisqu’un Zuckerberg est devenu arbitre de ce que peut dire, ou ne pas dire, un président des États-Unis. Il s’immisce jusque dans la vie intime, sexuelle, affective ou professionnelle.

Les réseaux de nos jours influencent notre manière de penser, même si on reste loin de leurs appels insistants.]…[On s’habitue peu à peu à vivre sous la menace de la divulgation et à y répondre par des précautions. Mais tout ceci n’est pas encore la vraie calamité. Il s’agit d’encore plus abyssal : l’esprit.

Les plateformes donnent à consommer une manière de paraître et de réfléchir, mais aussi décident de qui pense et prend la parole et comment. Car en prenant la parole, on sait qu’on y risque la sentence de la phrase unique d’abord : de tout un raisonnement, le réseau retiendra une seule phrase, chargée à la fois de vous résumer et de vous réduire. Et dans la seconde qui suit, le lapidaire autorisera la lapidation, puisque c’est cette même phrase qui sera reprise dans les commentaires, les analyses ou les polémiques qui dévoreront votre déclaration.]…[

L’auteur plaide en faveur du retour à l’autonomie intellectuelle face aux réseaux et à l’intimité face à l’exposition permanente.

Ce qui nous sauve (pour le moment), c’est que les rézosocios ne sont pas obligatoires ; on est donc encore libre de s’aliéner ou pas.

C’est çui qui dit qui est !

« Désolé Amazon. » c’est avec ce slogan (plus ou moins élégant) que la grande distribution tente de se faire bien voir par les consommateurs. Dans Marianne, Louis Nadeau démontre que les belles âmes de la grande distribution (Carrefour, Intermarché, Leclerc, etc.) sont très loin d’être les « preux chevaliers » qu’elles prétendent. C’est ainsi qu’Intermarché annonçait  le lancement d’un « drive solidaire », permettant aux commerçants locaux en général, et aux libraires en particulier, de mettre leurs produits en vente sur la « place de marché » numérique du groupe. Comme le dit le journaliste, si l’initiative est louable, elle est aussi l’occasion, pour le secteur, de s’exonérer de toute responsabilité dans les difficultés rencontrées par les petits commerces en chargeant le géant américain, d’autant plus « qu’ils savent que les clients prendront l’habitude de tout acheter au même endroit ». Pas folle la guêpe…

Qu’il s’agisse de prix tirés à la baisse sur le dos des producteurs ou d’importations inscrites dans la même logique mondialisée que les flux de marchandises d’Amazon, la grande distribution n’est pas blanche comme neige]…[

Quant aux conditions de travail au sein de ces groupes, les grandes enseignes ont intensifié le recours à des autoentrepreneurs pour s’adapter au contexte d’épidémie, confiant à des travailleurs précaires des postes normalement dévolus à des salariés.]…[

Donc, question éthique, hein, on repassera…

Marianne donne l’exemple du marché du livre qui résume bien l’imposture des supermarchés lorsqu’ils se rangent du côté des librairies indépendantes. Selon le dernier rapport de l’Observatoire de l’économie du livre, la grande distribution alimentaire et spécialisée détenait, en 2018, 44,5 % du marché, là où Amazon ne préemptait « que » la moitié du marché du commerce en ligne, ce dernier représentant 21 % des ventes (les librairies se partageant, quant à elles, 22 % de parts de marché). L’ambition de la grande distribution aujourd’hui n’est pas tant de freiner Amazon que de le remplacer, comme l’indiquait Michel-Édouard Leclerc le 6 novembre sur BFMTV : « Dans la réalité, Amazon, il ne faut pas l’utiliser comme un épouvantail. Ce qu’il faut, c’est relever le défi d’Amazon. […] On ne cherche pas à faire de l’Amazon. On veut être plus fort qu’Amazon, mais à la Française, avec du conseil, avec des bouchers, des poissonniers, de la relation humaine. »

C’est mignon tout plein.

Menteurs

« Rien ne sera plus comme avant » disait Emmanuel Macron il y a quelques mois, à propos de la Covid. Désormais, on allait faire en sorte d’avoir des services de soin à la hauteur des besoins et des dangers qui nous guettent. C’est dans doute la raison pour laquelle, au moment où beaucoup de médecins annoncent que leurs services sont au bord de l’explosion, l’Assistance publique de Paris a décidé de fermer « temporairement » ce qui était encore ouvert à l’Hôtel-Dieu. Les soignants qui ont manifesté contre cette fermeture ont pris une amende de 135 euros (!). On a appris « en même temps » sur France info qu’on avait proposé à des étudiants de faire des stages d’aide-soignant payés au prix faramineux de … 1 euro de l’heure !

Vous ne rêvez pas, c’est bien en France que cela se passe.

 

Delirium

Accrochez-vous : un économiste de la Deutsche Bank a proposé que tous ceux qui travaillent de chez eux à cause du virus payent un impôt de 5% à ceux dont l’emploi est en danger !
Il n’a pas précisé si lui-même était concerné par cette idée géniale.

Ça commence…

Les trois alliances aériennes Skyteam, Oneworld et StarAlliance ont demandé l’imposition immédiate du passeport Covid19 et de l’application mobile qui va avec comme demandé par le “World Economic Forum ».

Si ça se trouve, un jour il faudra avoir un « Pass-Covid » à jour pour faire ses courses chez le commerçant du coin…

La faute à Voltaire

C’est Marianne qui signale une tribune publiée par Le Monde dont l’auteur, tout en condamnant le terrorisme, affirme que les caricatures humilient les croyants. Mécréants que nous sommes, nous voici « victimes de l’aveuglement des Lumières », selon Jacob Rogozinski, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg. Les Lumières nous ayant plongés dans l’obscurité, l’obscurantisme nous éclaire un peu brutalement, conclut Marianne.

Pas mieux.

On apprend également que dans un blog publié par Mediapart, l’essayiste Dominique Vidal considère que le président de la République n’aurait jamais dû reprendre le terme de « caricature », car au simple énoncé de ce mot, « une partie des opinions dans le monde arabo-musulman ne pense plus qu’aux représentations blasphématoires vis-à-vis du prophète ». Dans ce cas, il ne faut pas davantage évoquer la liberté d’expression, la laïcité, l’égalité hommes femmes ou les droits des homosexuels, afin de ne choquer personne.

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