La CEA est là, quand reviendra l’Alsace ?

La Collectivité européenne d’Alsace a vu le jour ce deux janvier 2020. Les optimistes y voient le « retour » de l’Alsace, d’autres uniquement l’arrivée de la CEA. On vous explique tout cela.

Un retour de l’Alsace ?

Pour y voir un retour de l’Alsace, encore faut-il définir ce qu’est l’Alsace idéalisée. Si l’Alsace est une région, la CEA ne nous la rend pas et le Grand Est rit encore de la supercherie. Si l’Alsace est deux départements, elle le restera, car les départements, divisions territoriales de l’État, ne disparaissent pas. À tel point que l’on a failli avoir un couvre-feu à 18 heures dans le 68 et à 20 heures dans le 67, tout cela en conservant naturellement deux préfets.

Si l’Alsace est un « mot » sur un panneau. Alors peut-être la reverra-t-on, mais rien n’est moins sûr.

La CEA, un truc d’élus

Alors que les Alsaciens expriment, sondage après sondage, un « désir d’Alsace », la CEA apparaît pour ce qu’elle est : un jouet et une assurance-vie pour de nombreux élus. Pour éviter toutes les dissidences, on a presque promis à chaque binôme qu’il aura droit à un nouveau tour de manège. Entendez un mandat de 6 ans, à rajouter ce mandat-là à ceux cumulés ailleurs.

Le truc ainsi façonné adoptera un logo appartenant à la région Grand Est et le tour sera joué.

Si 2021 est l’année du vaccin, elle est aussi celle de l’anesthésie des Alsaciens. L’Alsace restera dans le Grand Est.

Des coups supplémentaires, des coûts supplémentaires

Alors que Grand Est a frappé fort pour créer une identité « grandestienne », la CEA sera à minima génératrice de coûts supplémentaires. Les revenus de ses 6000 salariés s’aligneront vers le haut, dans le cadre de principes réglementaires établis par l’État, deux hôtels de la CEA survivront naturellement pour éviter la guerre des capitales (enfin jusqu’aux prochaines élections).

Pendant le temps, le citoyen lambda, celui qui voulait plus d’Alsace, ne comprend plus rien. Il voulait une région, on lui conserve ses départements. Il voulait une Alsace forte, il aura une CEA faible, sans compétences additionnelles.

Cela ne pourra qu’alimenter une colère légitime qui se manifestera, tant qu’aucune force pro-Alsace ne voit le jour, que par l’abstention ou au final la légitimation d’un vote anti-Rottner, incarné qu’il soit par les extrêmes ou par une gauche qui peine à s’unir contre Jean-Rottner.

Le Grand Est est devenu grotesque. Comment la CEA peut-elle éviter ce destin ?

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2 réactions à "La CEA est là, quand reviendra l’Alsace ?"

  1. JACKY a commenté:

    Purée ,mais il n’y a pas mieux que Rottner ? Il est aussi nul ici que sur les plateaux télés ! Virez le ainsi que tous ses potes !
    A quand une vraie politique alsacienne ,fait par et pour les Alsaciens ? On n’a aucun besoin des toutous de l’Élysée ,mais de vrais mecs qui osent dire ,sans fioritures, ce que lAlsace veut et vaux !Il y en a marre de la braderie de nos idées (idéaux) par des lâches !

  2. Jean Laurent a commenté:

    Je réponds à Jacky. Salut Jacky! « ce que l’Alsace veut et vaux » (sic).
    Vaut, non? C’est plusse correct en français glaubich.
    Sinon, pour la petite histoire, Vaux c’est plutôt une forteresse française du côté de Verdun, avec des tas d’os d’époque c’est pas drôle du tout (Verdoun pour les casques à pointe).
    Sinon y’a veau aussi, la par contre c’est très exclusivement français dirait le grand Charles, et c’est donc intraduisible même en Hochdeutsch. En alsacien p’têt.
    Bon te fâche pas Jacky! je taquine mais j’suis un alsacien de pure souche, la preuve en étant que mon Grand-Père a été blessé. A Oudechy le 6 octobre 14. Oui M’sieur. Croix de guerre et tout l’bazar. Même qu’il a été blessé d’une balle reçue entre l’épaule et l’avant-bras, là où y’a qu’un os nommé humérus, pour être précis. Du coup y’en avait deux, mais c’est un détail. Par contre, on ne sait pas trop qui a tiré cette balle reçue pas de l’avant côte nombril mais côté fesses. Sans doute pas un français, vu que mon Grand-Père était un type héroïque, incapable de battre en retraite, et surtout pas en marche avant. Maintenant s’il a fait çà, c’est forcément un héros français vu qu’il a refusé de tirer sur ces compatriotes. Il se pourrait aussi que ce soit un tir ami, je veux dire allemand selon les lois en vigueur en Alsace à l’époque: faut dire qu’on a toujours eu tendance à pousser les alsaciens dans l’dos quand ils savaient pas trop s’orienter. En tout cas dans ce cas là c’est un héros français aussi. De toute manière, mon Papy est un héros, s’ish so. Enfin j’dis tout çà pour Jacky, faut pas qu’il s’énerve. Quand on aura fondé l’Empire alsacien, on lui confie direct le ministère de naguère. Siège: grotte de Saint-Vit. C’est bien c’est presque vide de sens encore que, et en plus ça fait viril comme un truc entre nombril et rotules, j’ai connu des jeunes filles ignorantes des saintes choses qui aimaient bien l’endroit cependant, et puis c’est près du saut du Prince Charles ce qui est un joli coin aussi. Très Haut, pour avoir de la hauteur de vue, car l’Alsace se passera de satellites, vu qu’elle aura Jacky, grotte de Saint Vit, un jour sur le Haut-Barr, l’autre sur le rocher du saut, ainsi rien nous échappera. A nous les vrais mecs qui ont des idées et sont braves, pas les lâches dans idées et sans idéaux. Hop Jacky! Tranquille. Tu seras ministre de la grande Alsace, qui ira d’Igney Avrécourt à Vladivostok et du pôle nord au pôle sud! promis, on est tous avec toi mon ami! T’es un héros. A part çà, la CEA ressemble quand même à un drôle de bidouillage. Mais il n’y a pas de quoi s’énerver les Zamis. Betchdorf reste à Betchdorf, Soufflenheim à Soufflenheim, Le Grand Ballon est toujours aussi grand et le petit petit. Salut Jacky, à plus, détends-toi, bois donc plutôt un bon p’tit Klevener ou un verre d’eau minérale du Haut-Rhin. Z’en ont de la bonne.