Presse-citron

C’est grave docteur ? Plutôt, oui !

La quasi-totalité des rédacteurs de Sciences et Vie démissionne. Ils dénoncent les méthodes de leur nouveau propriétaire, Reworld Media. Le magazine sera désormais réalisé par des pigistes, tandis que le site est alimenté par des « chargés de contenus ». L’affaire risque de porter « un coup fatal » à cette publication centenaire, spécialisée dans la vulgarisation scientifique, selon sa société des journalistes (SDJ).

Parmi leurs griefs : le manque d’effectifs – une vingtaine de journalistes travaillait sur le titre avant son rachat par Reworld, selon la SDJ – mais aussi la gestion du site internet par des « chargés de contenus » non-journalistes. Ou encore la nomination d’une directrice de la rédaction et d’un rédacteur en chef sans expertise scientifique… Le travail de veille et la « quasi-totalité de la rédaction des articles » sont donc confiés aux pigistes, sans « équipe rédactionnelle interne » pour assurer la « cohésion éditoriale », estime la SDJ. (Source : Figaro)

Ce fleuron de la presse française et monument de la vulgarisation scientifique se retrouve donc relégué au rang de vulgaire support publicitaire, le groupe Reworld Media portant atteinte à l’indépendance et à la qualité du titre, puisqu’il entretient la confusion entre espaces publicitaires et contenus éditoriaux, notamment en externalisant leur production.  Les articles – dont la valeur scientifique ne sera plus validée puisqu’il n’y a plus aucune compétence pour le faire – ne serviront plus, au mieux, que de faire-valoir à la publicité qu’ils accompagneront. Science & Vie sera à la presse scientifique ce que MacDo est à la gastronomie.

Bouts de chandelles

Associations et collectifs de commerçants ne décolèrent pas contre le renforcement de l’encadrement des publicités en vitrine prévu dans le projet de loi Climat et dont ils ont demandé le retrait, estimant qu’il n’y avait « pas d’adaptation possible ». L’article 7 de la loi prévoit d’encadrer davantage les publicités en vitrine pour faire face aux problématiques de « pollution visuelle », proposant notamment « de soumettre les dispositifs, notamment digitaux, installés derrière les vitrines des magasins visibles depuis la voie publique aux mêmes règles que les supports d’affichages publicitaires extérieurs » (panneaux publicitaires).

« La vitrine est le meilleur outil de communication des commerçants », a plaidé Alexandra Bouthelier, déléguée générale de la Fédération du commerce coopératif et associé (FCA), jeudi. « Il y a bien mieux à faire, sur l’impact écologique de la livraison dite du dernier kilomètre ou sur les plateformes e-commerce » a appuyé Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants de France. (Source AFP)

La pondeuse débilo-technocratique fonctionne à plein régime et – je suis tenté de dire « comme par hasard » – elle s’en prend systématiquement au petit commerce en continuant d’épargner les grandes surfaces, dans lesquelles, on le sait, il n’y a aucune déperdition d’énergie, pas d’éclairages inutiles et où, rappelons-le, le virus ne circule pas.

Tout aussi curieusement, pas un mot sur l’ubérisation des activités économiques, les stocks des entreprises qui se trouvent dans les camions plutôt que dans des entrepôts, avec l’engorgement des axes routiers qui s’ensuit, les centrales à charbon qui tournent à fond, etc.

Que d’eau que d’hausses !

Selon le magazine 60 Millions de consommateurs, le prix de l’eau a augmenté de 10,7 % en moyenne depuis dix ans, avec cependant des écarts de facture allant du simple au quintuple d’une ville à l’autre. Cette croissance moyenne dépasse le rythme de l’inflation hors tabac (8,8 % depuis 2011).

Aujourd’hui, le prix moyen du mètre cube d’eau est de 4 euros, mais les factures présentent de fortes disparités, allant de 1,45 euro le m3 à Antibes à 8 euros à Mamoudzou (Mayotte). Bon, ça, c’est un exemple qui vaut ce qu’il vaut…

Ce qu’il faut retenir, c’est que le magazine a examiné l’impact sur les prix de deux modèles opposés : régie publique ou délégation de service public (qui confie la gestion de l’eau à une entreprise privée) : l’étude constate que le passage en gestion publique dans plusieurs villes n’a pas fait baisser les prix, contrairement à ce qu’espéraient les élus qui estimaient que les sociétés privées chargées de la gestion de l’eau pratiquaient des prix excessifs.

Moi j’ai réglé le problème, je n’en bois plus…

Kangourous sans slips

C’est bien connu, les kangourous ont besoin de s’appuyer sur leur queue pour avancer… mais pas qu’eux (joyeuses) ! Il semble qu’une partie du personnel et des élus du Parlement australien comptent beaucoup sur la leur pour occuper leurs journées. La diffusion de vidéos les montrant se livrer à des actes sexuels dans le Parlement, dont un se masturbant sur le bureau d’une députée, en a fait marrer certains, d’autres beaucoup moins.

Le Premier ministre conservateur Scott Morrison, dont la position était déjà ébranlée (c’est dans le texte) par sa gestion de plusieurs affaires, parmi lesquelles celle d’une employée accusant un ex-collègue de viol, a dénoncé des comportements « scandaleux ».

Le lanceur d’alerte, identifié sous le prénom de Tom, a affirmé aux deux médias que des employés du gouvernement et des députés avaient parfois des relations sexuelles dans une salle de prière du Parlement et que des prostituées avaient pu être amenées dans le bâtiment « pour le plaisir de députés de la coalition ». Il a aussi expliqué que des employés s’échangeaient des photos d’eux-mêmes à caractère pornographique, que lui-même en avait reçu tellement qu’il était « devenu immunisé ». Il a fait état d’une « culture d’hommes qui pensent qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent ».

Pas sûr que l’image de la classe politique, en Australie ou ailleurs, aie vraiment besoin de ça en ce moment. A un autre moment non plus, d’ailleurs.

Valls à mi-temps

Edgard Faure disait : « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Certains pourraient dire : « pas besoin de vent », je peux tourner tout seul ». Parmi eux, l’ancien Premier ministre, Manuel, qui depuis quelques jours, s’épanche dans les médias pour expliquer, mouchoir à la main, combien il a souffert pendant sa traversée du désert.

L’autre jour sur France Inter, il a expliqué « qu’il aimerait tant retrouver un rôle à jouer en France ! » Sa gamelle mémorable aux municipales à Barcelone ne lui a visiblement pas servi de leçon. Pourtant, après ça, n’importe quel individu normalement constitué serait parti se planquer dans le maquis.

Et s’il n’y avait que ça ! Rappelez-vous que le finaliste de la primaire de la gauche en 2017 avait refusé de soutenir le vainqueur, Benoît Hamon, pour finalement se rallier à Emmanuel Macron et devenir ensuite député de la majorité. « Je n’ai pas pris conscience du fait, qu’ayant rompu la promesse de ne pas soutenir un autre candidat que celui qui emportait la primaire, cela allait faire de moi le traître », a-t-il reconnu. « C’était assez naturel au fond, pour moi, de soutenir Emmanuel Macron parce que je voyais la chute de Benoît Hamon et ce que cela pouvait provoquer, c’est-à-dire un second tour entre François Fillon et Marine Le Pen », a-t-il tenté de se justifier. « Mais en brisant cette parole, je déclenchais quelque chose d’assez profond dans l’électorat de gauche », a-t-il analysé

À l’entendre, l’ancien premier ministre aurait vécu cet épisode comme une déchirure. Pire : « J’ai ressenti physiquement une forme de mort, de déchéance physique, donc j’ai essayé de me rebeller face à cela. Je ne voulais pas crever », a-t-il martelé. Arrête, Manu, j’ai plus de mouchoirs.

Il explique qu’il souhaite revenir dans le débat, pour défendre ses thèmes de prédilection, comme la laïcité et la lutte contre l’islamisme.

Pour la présidentielle de 2022, Manuel Valls juge « intéressant(e) la démarche d’Anne Hidalgo, autour de la République, de la démocratie, de la transition écologique ». « De même (il) trouve la démarche de Xavier Bertrand intéressante ». Ben tiens, ne sait-on jamais !

« Je ne voulais pas crever », ben non bien sûr pauvre chou, mais le candidat de gauche que tu t’étais engagé à soutenir ne voulait pas crever non plus, c’est pourtant ce que tu as fait en appuyant bien sur sa tête. Ta tentative de retour est… péripa… thétique.

Oeufs  brouillés

Le site 01 NET évoque une faille de sécurité, particulièrement embarrassante (enfin, il paraît). Touchant deux modèles de sex toys. Il s’agit du We-Vibe Jibe, un œuf vibrant connecté et du Lovense Max, un masturbateur pour couple qui se pilote à distance.

Le problème de sécurité de ces appareils permettrait à n’importe quel hacker un peu expérimenté de récupérer des informations comme la géolocalisation (pas du jouet, mais de son propriétaire, je précise pour les utilisateurs à cheveux longs)… mais aussi l’accès aux chats intimes où s’échangent certaines photos que les utilisateurs n’ont pas très envie de voir apparaître sur le net.

Pour l’info, merci qui ? Merci Heb’di ! (et 01 Net)

Un gros poisson nommé Hebdi (publié sur notre site le premier avril !)

C’est désormais dans les tuyaux : le vieux projet de fusion de Haguenau et de Bischwiller vient de ressortir des cartons . « Il était temps ! » s’enthousiasment quelques élus, car, disent-ils, il est nécessaire que nous unissions nos forces en ces temps incertains pour préparer l’avenir dans les meilleures conditions en investissant notamment dans les techniques de pointe. » « Nous ne pouvons plus nous permettre de disperser nos compétences et nos énergies », renchérit un autre. Parmi les projets déjà bien avancés : le Tricycle Urbain Electrique, exemple d’efficacité de la synergie des deux villes et du BUCOBIHA (Bureau d’études commun Bischwiller-Haguenau) qui donne une avance certaine en matière de mobilités nouvelles, puisque les autres grandes villes n’en sont encore qu’aux vélos et aux trottinettes. Les premiers essais devraient être réalisés mi-mai, sur l’axe reliant Haguenau à Soufflenheim qui sera fermé à la circulation pendant plusieurs jours.

Le nom de la future ville fusionnée n’est pas encore connu, mais on parle de « Bischenau », « Haguewiller » ou Sandhaasbourg, ce dernier ayant la préférence des élus. Les habitants seront probablement invités à donner leur avis sur la question à travers une consultation publique.

 

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