Élections régionales : Brigitte Klinkert peut-elle reprendre l’œuvre d’Adrien Zeller ?

Dans les grands classiques d’avant élections, il y a les sondages. De nombreuses pages Facebook reprennent un extrait d’un sondage Harris Interactive (pour EELV) qui n’a pas fini de faire parler. Un sondage à la fois aux résultats à la fois flous et étonnants

Dans la mythologie politique alsacienne, il y a Adrien Zeller. Une question se pose alors, Brigitte Klinkert peut-elle reprendre l’œuvre d’Adrien Zeller : réunir des personnalités politiques d’horizons différents autour de la défense de l’Alsace et des territoires originels.

Le RN en tête

Selon ce sondage Harris Interactive, Laurent Jacobelli arriverait en tête avec 28 %, bien en retrait par rapport au score de Florian Philippot en 2015. Un Florian Philippot auquel on prête encore le score de 4 %. Mais il se murmure, sous le sceau du secret, que la liste du RN pourrait secouer les deux fédérations alsaciennes…

Les réelles surprises de ce sondage sont la chute de la Maison Rottner dont la liste totaliserait 24  %, loin des rêves de victoires, et le score de Brigitte Klinkert.
La ministre alsacienne est testée par les sondeurs alors qu’elle n’est pas encore officiellement candidate. Avec l’étiquette LREM, on lui prête ainsi 18 % des voix.
Dans un cercle proche de la majorité grandestienne, une personne initiée fait observer que ce résultat est improbable vu qu’elle (Brigitte Klinkert) « ne devrait pas peser plus de 12 % en Champagne, dans les Ardennes et une partie de la Lorraine. donc sauf si elle fait sauf si elle fait entre 30 et 40 en Alsace et en Moselle… ».

 

Adrien Zeller en jupons ?

Brigitte Klinkert serait-elle alors une « Adrien Zeller en jupons » ? La question se pose même si certains prêtent à l’amatrice de courses de fond plutôt de bonnes baskets.
Aura-t-elle les moyens de défendre un programme imaginant une France forte de ses vraies régions en commençant par le Grand Est.Il s’est dit un moment que pour y parvenir, Adrien Zeller envisageait de rassembler autour de lui des personnalités de différents horizons politiques, par-delà les parcours, les rancœurs, les inimitiés et de leur proposer d’agir « ensemble ».
Est-ce la peur que Brigitte Klinkert y arrive qui a réveillé en sursaut la garde rapprochée des dirigeants du Grand Est et son président. Ultime argument pour empêcher la liste Klinkert de rassembler : l’accuser de faire le jeu de la gauche et du RN. Et si Brigitte Klinkert voulait simplement faire le jeu de l’Alsace et des régions ?

Une chose est sûre, ce sondage est d’autant décrié qu’il vient bousculer la certitude rottnerienne. Après le Premier ministre à Colmar en janvier, il ne manquerait plus que le président de la République s’exprime avant le mois de juin.

 

Jeanne Ficher

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