La revue de presse-purée du Professeur Schmeerwurscht

Démocrate… mais pas trop…

Les États-Unis ne laisseront pas entrer les Cubains ou Haïtiens qui tenteront de fuir leur pays en crise par la mer, a déclaré mardi 13 juillet le ministre américain à la Sécurité intérieure, en les appelant à ne pas entreprendre ce voyage périlleux.

C’était bien la peine de faire tout ce cirque « droits de l’hommiste » contre Trump si c’est pour faire pire, car les Cubains et les Haïtiens ont des raisons autrement plus légitimes que les Mexicains de fuir.

La dèche

Une perquisition a été menée dans la nuit de mercredi à jeudi à Pau dans l’hôtel de l’équipe Bahrain engagée dans le Tour de France…

On manque de seringues à ce point ?

Melon qui chauffe

À quoi bon se réclamer de la droite conservatrice si c’est pour singer bêtement ceux qui se prétendent progressistes ?

C’est pourtant ce que fait Valérie Pécresse qui, pour flatter l’ego surgonflé de ses amis, leur a trouvé des fonctions aux sonorités bobo-pompeuses à défaut d’être utile.

Par exemple : « vice-président chargé de la promesse républicaine » (!) ou « déléguée spéciale à la région circulaire » (!) et « amie des animaux » ou encore « déléguée spéciale à la smart région ». Le plus beau étant certainement le poste octroyé à Geoffroy DIDIER : « ambassadeur de la région chargé des relations internationales et des affaires européennes » (!!).

Peut-être faut-il comprendre par là que Valérie Pécresse préside désormais la République d’Île-de-France ? Reste plus qu’à attendre qu’elle demande son indépendance…

Sans gêne

Facebook a saisi mercredi l’Agence américaine de la concurrence (FTC) pour demander que sa nouvelle présidente se récuse (!) dans le dossier antitrust ouvert par le régulateur contre le réseau social, contestant la neutralité de cette ancienne universitaire. La requête de Facebook est sensiblement la même que celle déjà soumise, fin juin, par Amazon, lui-même objet d’une enquête pour pratiques anticoncurrentielles.

Pour Facebook et Amazon, Lina Khan « a déjà tiré des conclusions légales et factuelles » relatives aux actions du réseau social, et « considéré (le groupe) comme en infraction avec la loi », a indiqué la société dans un document signé par l’un de ses avocats, Geoffrey Klineberg. (Source : Figaro)

En gros, une pratique anticoncurrentielle consiste à faire en sorte que la concurrence ne puisse pas fonctionner correctement sur un marché . En ce qui concerne les GAFA, ils abusent de leur position dominante pour contourner les règles du libre jeu de la concurrence, par exemple en empêchant des entreprises d’accéder à un marché ou (notamment en ce qui concerne Google) en orientant les utilisateurs/consommateurs vers des sites ou des entreprises appartenant à leur propre groupe.

Ils ne doutent vraiment de rien les GAFA ! Dans le cas présent, c’est comme si un assassin récusait un juge sous prétexte que celui-ci sait parfaitement qui a commis le crime.

Il est absolument vital que la justice fasse comprendre aux GAFA qu’ils ne sont pas au-dessus des lois et que, contrairement à ce qu’ils espèrent, ils ne se substitueront pas aux gouvernements. (enfin, on l’espère…)

Vingt Dieu(x) !

Dans La Croix, on apprend que l’Église de France se lance dans la course aux JO de 2024.

Mais il n’est pas précisé dans quelles disciplines : traversée de bénitier ? Lancer d’hostie ? Génuflexion accrobatique ?

Complètement foot

L’éléphant (le magazine, pas ceux que tu vois défiler avec tes 3 grammes dans chaque œil) consacre un plein (et beau) numéro au foot, tu sais, cette activité bizarre où 22 types, pourtant adultes, courent après une baballe, puis, quand ils l’on attrapée, refusent de la donner à ceux qui ne sont pas habillés comme eux, et ensuite il essaient de la propulser dans une sorte de grand panier et quand ils y arrivent, ils se jettent les uns sur les autres et ils s’embrassent et… plus si affinités.

En tout cas, l’Éléphant se propose de muscler votre culture footballistique avec beaucoup d’information culturelle ( si si, on peut parler culture quand on parle foot, sauf peut-être avec madame Rabiot mère), on peut également y lire un entretien avec Didier Deschamps d’avant la défaite contre les petits-suisses. On peut même lire des passages comme celui-ci : avec une grande régularité, le football crée de nouveaux souvenirs collectifs et consolide ainsi la cohésion de la communauté. À une époque marquée par des incertitudes et des inquiétudes déstabilisantes, il donne un ancrage dans le temps et dans l’espace. En fait, il crée du lien social. Pour les supporters, le football est avant tout une rencontre. Peu importe si elle se fait en personne – en grelottant ensemble dans des gradins ou en partageant les frites d’avant-match – ou à distance par réseaux sociaux interposés.

Le type qui a écrit ça oublie un peu les châtaignes et les beignes qu’on se distribue dans les gradins, sans compter les insultes, les crachats et les cris de singes. Mais ça doit être nécessaire à la « cohésion de la communauté ». On y parle même de foot féminin, c’est dire si les temps changent !

Continent

Dans un ouvrage paru fin juin, une équipe internationale de chercheurs avance une nouvelle théorie géologique. Ils pensent avoir découvert un continent englouti, caché sous l’Islande et l’océan environnant, baptisé “Icelandia”.

Ça n’a rien d’une théorie farfelue fomentée par des hurluberlus. Une équipe internationale de géologues, animée par Gillian Foulger, professeure émérite de géophysique au département des Sciences de la Terre de l’université de Durham (Royaume-Uni), pense avoir découvert un continent immergé géant et caché sous l’Islande.

Les scientifiques détaillent leur nouvelle théorie dans le chapitre intitulé “Icelandia” d’un ouvrage publié le 29 juin par Société géologique d’Amérique (In the Footsteps of Warren B. Hamilton : New Ideas in Earth Science). Icelandia, c’est le nom qu’ils donnent à cet hypothétique nouveau continent. Ils pensent qu’il pourrait couvrir une superficie d’environ 600 000 km2 dans l’axe Groenland-Islande-Féroé. Peut-être même 1 000 000 de km2 en incluant les zones adjacentes à l’ouest de la Grande-Bretagne.

Voilà, c’était pour que vous puissiez dire qu’on apprend toujours quelque chose en lisant Heb’di, voire pour vous être utile cet été sur la plage quand vous essaierez d’avoir l’air cultivé.

Cracheur de feu

Slate consacre un article à la vague de chaleur extrême et aux importants incendies qui frappent le Canada, notamment la province de Colombie-Britannique, entraîne un phénomène singulier et particulièrement ravageur : des « nuages cracheurs de feu ».

Qu’est-ce que c’est ? En s’élevant dans le ciel, l’épais panache de fumée qui s’échappe des feux et la chaleur intense interagissent avec l’humidité de l’air, ce qui peut créer, quand les conditions sont réunies, des nuages de pyrocumulonimbus. Ces nuages génèrent des tempêtes de feu en libérant de puissants souffles d’air sec vers les sols, ce qui attise les flammes et disperse les braises sur de larges distances, explique Science Alert.

Et ce n’est pas tout : ces derniers peuvent aussi générer des centaines d’éclairs qui, en frappant le sol, provoquent de nouveaux incendies. Un vrai cercle vicieux. La présence de nuages pyrocumulonimbus reste rare et exceptionnelle. Bigre !

Savez-vous planter… les sondages ?

L’autre jour, le Canard s’est payé (à juste titre) les sondeurs qui n’arrêtent pas de sonder les profondeurs du plantage. On l’a encore vu lors des dernières élections départementales et régionales, tous les sondeurs, sans exception, se sont plantés dans les grandes largeurs, notamment en surestimant le RN, sans parler du résultat dans les Hauts-de-France. Le Canard pointe notamment l’IFOP qui d’un sondage effectué au même moment, mais pour deux journaux différents donne des résultats carrément opposés.

Ainsi : pour le JDD « sur la droite et la présidentielle » Xavier Bertrand ferait un meilleur candidat pour 46 % des Français que Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez, mais pour le Figaro (sur la même période, du 29 juin au 2 juillet) le sondage portant sur « la présidentielle et la droite » Bertrand n’est même pas au deuxième tour !

Ils se plantent et pourtant… les sondages sont repartis de plus belle !

Pourquoi ?

Il y a quelque temps, dans Marianne, Nadia GEERTS poussait un violent coup de gueule, car «pendant que des activistes du féminisme intersectionnel battent le pavé, de vraies victimes se taisent et subissent en silence pressions et violences. Leur liste ne cesse de s’allonger. Elle va de Sadia Sheikh, jeune Belge d’origine pakistanaise mariée religieusement par Internet et assassinée, jusqu’à Mila, cyberharcelée, menacée et contrainte à une existence recluse. Elle s’adresse à l’une d’elles : « Tu étais étudiante, musulmane, intelligente, belle et libre, me dit-on. Mais tu as eu un flirt avec un étudiant, et ça n’a pas eu l’heur de plaire à d’autres étudiantes, qu’on me dépeint comme « radicalisées » : celles-ci ont prévenu ton frère, qui est venu te chercher à la sortie de l’école et, dans une cave, ils s’y sont mis à trois pour te passer à tabac. Ensuite ? On t’a mariée bien sûr, et désormais tu portes les vêtements religieux qui signifient à tous ta respectabilité de bonne musulmane pieuse. Fin de l’histoire.

Je n’ai rien su de ces événements, qui datent de plusieurs années, jusqu’à aujourd’hui. J’étais pourtant une de tes enseignantes, et il paraît que tu m’appréciais pour le combat laïque que je portais. Pourquoi, dès lors, n’es-tu pas venue me parler ? Pourquoi, plus largement, personne n’a-t-il probablement rien su de ce que tu subissais, du fait d’étudiants que nous formions, et que nous avons diplômés ?

Où étions-nous, qu’avons-nous fait, ou que n’avons-nous pas fait, collectivement, pour que tu sois contrainte de porter seule le poids de cette horreur ? N’est-il pas de notre responsabilité collective, en tant qu’institution d’enseignement, de mettre tout en œuvre pour que des étudiants qui seraient victimes de ce type d’agissements sachent qu’ils peuvent se tourner vers nous, adultes de référence, et qu’ils seront entendus, aiguillés, soutenus et défendus ? Et surtout : comment vas-tu, maintenant ? Es-tu au moins un peu heureuse et épanouie ?

« Comment se fait-il, alors, que leur parole soit moins audible, leur défense moins ardente, leur protection moins assurée que celle de ces victimes en carton-pâte qui se lancent aujourd’hui dans une indécente concurrence victimaire ? »

Photo RTBF

Elle ajoute : « le constat n’en reste pas moins là, implacable et glaçant : pendant que des activistes du féminisme intersectionnel et du respect de la diversité battent le pavé en dénonçant la stigmatisation et les discriminations qu’ils subissent du fait de nos réglementations « liberticides », de vraies victimes se taisent et subissent en silence les pressions et les violences. Ces victimes sont là, parmi nous. Nous les côtoyons, nous les formons, nous travaillons, rions, mangeons avec elles. Elles donnent le change, et nous pouvons croire que tout va bien. Jusqu’au jour où…

Depuis une vingtaine d’années, la liste de ces victimes ne cesse de s’allonger, jusqu’à Mila, cyberharcelée, menacée et contrainte à une existence recluse, qui affirme aujourd’hui, à 18 ans : « Je vais forcément pas rester en vie et je vous dis ça dans le plus grand des calmes ».

Mais derrière Sadia, derrière Mila, derrière cette étudiante, ils et (surtout) elles sont sans doute des milliers d’anonymes victimes de traditions étouffantes : mariages forcés, violences intrafamiliales, crimes d’honneur, attentats et agressions visant à pénétrer notre subconscient du relativisme culturel et du délit de blasphème… Pourtant, ces victimes ont le droit pour elles. Notre arsenal législatif garantit la liberté de conscience, la liberté d’expression, le droit à l’intégrité physique, la protection de l’État contre les mariages forcés.

Comment se fait-il, alors, que leur parole soit moins audible, leur défense moins ardente, leur protection moins assurée que celle de ces victimes en carton-pâte qui se lancent aujourd’hui dans une indécente concurrence victimaire ? La protection des libertés individuelles contre des traditions qui enferment devrait être une priorité de nos États démocratiques. Pas seulement dans les textes, mais aussi et surtout sur le terrain.

Il n’y a rien à ajouter ; la seule chose que nous pouvons faire, c’est relayer ce coup de gueule.

 

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