Sans papier

L’imprimerie Arjowiggins de Crèvecoeur près de Jouy sur Morin fondée au XVIIe siècle, va fermer.

Ses carnets de commandes sont pleins, mais elle va fermer !

Son site est classé “Défense Nationale”, elle fabrique du papier hautement sécurisé antifraude, elle fabrique tous les passeports, les chèques, les cartes grises et les bobines de planche à billets pour les Banques Centrales de plusieurs États, dont la France.

C’est un fleuron français qui marche bien et qui sera fermé. Ou, plus exactement, que l’on va fermer.

Qui? Un hedge fund, Partner Capital Group qui l’avait racheté via une structure germano-suisse appelée Blue Motion.  On peut mettre cette fermeture (pas encore définitive puisque les ouvriers résistent encore en menaçant de tout faire sauter) sur le compte de la “loi du marché”, mais on peut aussi s’interroger sur l’absence de combativité, pour ne pas dire la passivité complice des autorités françaises, dans la mesure où il s’agit d’une activité hautement stratégique puisqu’elle permet de fabriquer des billets de banque, au cas où… la France aurait besoin de le faire…sait-on jamais…sans cette usine, elle ne pourra plus le faire.

Le travail c’est la santé

Le site novethic.fr vient de publier une série de chiffres qui devraient faire réfléchir… entre 10 000 et 14 000 décès sont imputables au chômage chaque année en France. C’est quatre fois plus que le nombre de tués sur la route, pourtant, ils sont bien moins médiatisés. Le chômage agirait comme un catalyseur et non pas un élément déclenchant, la surmortalité augmentant avec la durée du chômage.

Hausse des maladies cardiovasculaires, des pathologies chroniques, des cancers, mais aussi stress, anxiété, comportements addictifs accrus, troubles du sommeil et de l’alimentation, dépression, voire suicide, le risque de décès chez les personnes au chômage est multiplié par deux par rapport à des actifs du même âge.

Conclusion: pour faire baisser le nombre de chômeurs, rien de tel que le chômage

Valls à tous les temps

L’ancien premier ministre français et candidat à la mairie de Barcelone, Manuel Valls, a décidé de participer à un rassemblement à l’appel de la droite et de l’extrême droite.

L’ancien premier ministre explique qu’il y participe pour «défendre la Constitution et l’unité de l’Espagne». Il précise: «Sans aucun dilemme ni complexe, car nous sommes dans un moment historique.»

Voilà voilà, les politiques, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît !

Ah ces jeunes !

L’agence de presse officielle algérienne APS a annoncé dimanche 10 février que le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, 81 ans, est candidat à la présidentielle du 18 avril. Le chef de l’État, au pouvoir depuis 1999 et qui brigue donc un cinquième mandat consécutif, a annoncé sa candidature dans un message à la nation.

Commentaire du jeune candidat : aga brw zz gloub, schprrrrtzz zbeu!

Tel est prix

Comme vous le savez, depuis le 1er février, une nouvelle loi est censée contribuer à améliorer la rémunération des producteurs de produits alimentaires, compte tenu du fait que beaucoup d’entre eux peinent à boucler les fins de mois, quand ils ne sont pas carrément obligés de vendre à perte leurs produits.

Cette loi sur l’Agriculture et l’Alimentation oblige à prendre davantage en compte les coûts de production et d’empêcher les distributeurs de revendre à perte. Ainsi, le seuil de revente à perte est relevé de 10 % sur les produits alimentaires, ce qui signifie que 10 %, c’est la marge minimale que doit faire le distributeur sur un produit, le principe étant que cette marge réalisée profite en amont au producteur.

Par conséquent, tous les produits alimentaires vendus sans marge sont censés avoir augmenté depuis le 1er février. Il n’y a pas de raison de douter de l’efficacité de cette mesure pour ce qui est d’augmenter les prix. En revanche, on peut s’interroger sur la naïveté du gouvernement s’il s’imagine que ces 10% seront répercutés sur le prix payé aux producteurs.

Le journal Nord Éclair a rempli un “chariot-test” de 45 produits pour vérifier les premiers effets de cette loi. Sans surprise, par rapport à janvier 2019, 16 produits ont vu leur prix augmenter (Coca, bière, lait, pâtes, petits pois, huile, moutarde, thon, viande, café, céréales, fromages, Nutella).

Comme les distributeurs ont horreur du vide financier, ils se font désormais la guerre des prix sur le terrain du non alimentaire : 6 produits du chariot-test sont en baisse dont 3 sont des produits non alimentaires (gel douche, essuie-tout, tampons hygiéniques).

La hausse des prix est bien là, mais il est encore trop tôt pour tirer des conclusions solides; il faudra s’assurer de la réalité de la répercussion des hausses de prix vers les producteurs. En attendant, c’est qui qui va payer? C’est kiki.

Laisser un commentaire