Les silhouettes de Dannemarie

L’affaire de l’été, c’est le procès fait à Paul Mumbach pour ses silhouettes féminines.

Rappel des faits : des « artisans » et artistes amateurs locaux décorent la ville. Horreur, malheur, certaines œuvres sont sexys, d’autres suggestives et illustrant une femme sans doute un peu libérée. Il n’en faudra pas moins pour que, surfant sur l’esprit Femen, une association (« Les Effronté-e-s ») obtienne la condamnation de la ville.

En quelques semaines, l’affaire arrive même au Conseil d’Etat.

Trois points nous perturbent :

  • On croyait la justice saturée de dossiers. Comment a-t-on pu boucler celui-ci en quelques semaines ?
  • Au-delà du côté artistique éventuellement discutable, que font les Effronté-e-s contre les affiches publicitaires les plus sexistes ? Que font-elles pour aider les femmes enfermées derrière certains principes religieux d’un autre âge ?
  • La défense de la femme passe-t-elle par la censure de Betty Boop (l’une des silhouettes) ? Seul l’horrible Code Hays de 1934 avait jusqu’ici censuré la Pin-Up.

Le vrai souci de décisions de justice qui seraient plus militantes que juridiques tient dans la confirmation de l’arrivée de nouveaux censeurs.

(photo © France 3)

Déboulonner les statues de la honte

« Depuis les violences de Charlottesville aux Etats-Unis, plusieurs statues de figures esclavagistes ont été déboulonnées aux USA. En France, le CRAN dénonce l’existence de plusieurs statues du même genre. Et en Martinique, la statue de Joséphine fait également débat » apprend-t-on en regardant la télévision.

Que va-t-il arriver aux Généraux alsaciens de Napoléon ayant sabré « en Français » aux quatre soins du monde ?

Des vendéens aux Egyptiens, ils sont nombreux à pouvoir demander des comptes lorsque l’on se soumet au politiquement correct et à l’auto-flagellation.

La mémoire d’André Bord

Autrement, Strasbourg en profite pour saluer un gaulliste historique : André Bord aura son pont.

« André Bord, ancien président du Racing Club de Strasbourg, ancien ministre résistant, donnera son nom à la passerelle qui surplombe le bassin de la Citadelle, à Strasbourg, sur le tracé du nouveau tram vers Kehl, en Allemagne » rappelle France Bleu.

Plus que la mémoire, ce sont les mémoires d’André Bord qui seraient intéressants. L’homme avait son franc-parler et de la matière sur une partie du personnel politique alsacien. Tout cela est-il parti avec lui ? Certains murmurent que non.

Allez, on arrête là… On ne vous parlera pas cartables, etc. … Vous savez ce que vous avez à faire !

Hop, c’est parti.

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