Cinq magasins sur sept

Le tribunal de commerce de Bobigny (93) a validé mardi la liquidation partielle de l’enseigne de mode à petits prix Mim. Un coup dur pour les salariés : 800 emplois sont menacés. En Alsace, cinq magasins sur sept pourraient fermer. Bien sûr, ce ne sont que 20 emplois, mais c’est aussi une réalité, même le bas prix ne va plus assez bien de ce côté du Rhin.

 

La fermeture de Fessenheim

C’est le 6 avril qu’EDF devrait annoncer la fermeture de Fessenheim.

« Cette fermeture étant une promesse emblématique de sa campagne présidentielle, François Hollande ne veut sans doute pas finir son mandat sans que le décret abrogeant l’autorisation d’exploiter la centrale ne soit signé. Ce décret sera pris par anticipation, c’est-à-dire qu’il prendra effet ultérieurement, à la date de la mise en service de l’EPR de Flamanville fin 2018 au plus tôt. Jusqu’à la fermeture effective, la procédure ne serait donc pas irréversible. Les partisans de la centrale alsacienne espèrent que le salut viendra des urnes présidentielles.

Parmi les favoris des sondages, François Fillon et Marine Le Pen ont clairement annoncé leur intention, s’ils sont élus, de revenir sur la décision de fermer Fessenheim » peut-on lire dans l’Alsace.

Les anti-nucléaires souriront mais deux questions se posent rationnellement. Quelles seront les conséquences sur l’emploi, sur le prix de l’énergie ? Enfin, pourquoi y a-t-il des secteurs, comme le retraitement des déchets, où la recherche n’avance pas ? À croire que tant qu’on aura du pétrole, on n’aura plus d’idées.

 

Olivier Claudon et le référendum turc

Olivier Claudon, journaliste aux DNA, réalise un bon papier sur le référendum turc.

« Les personnes ayant la nationalité turque et vivant en dehors de Turquie peuvent en effet voter depuis hier et jusqu’au dimanche 9 avril dans le cadre du référendum sur la réforme constitutionnelle voulue par le président turc Recep Tayyip Erdogan.

Faute de place et pour renforcer la sécurité, les bureaux de vote, cinq en semaine et sept le week-end, ont été installés dans un bâtiment de bureaux vides, propriété de l’association Ditib, rue Thomas-Mann à Strasbourg Hautepierre. L’autorité de tutelle de la Ditib est la Diyanet, l’organisme gouvernemental qui gère les affaires religieuses. Ce qui a suscité quelques inquiétudes.

Mais les autorités consulaires ont pris soin de faire en sorte que la Ditib ne soit pas mêlée aux opérations de vote. D’ailleurs, la salle où sont installées les urnes ne présente aucune forme de prosélytisme » écrit-il.

On s’étonnera, vu de Heb’di, qu’il ne soit plus possible de trouver des locaux « grands et sûrs » à Strasbourg, en dehors de ceux appartenant à une officine liée à l’État turc.

 

Aldes ferme

« Rachetée en 1988, l’usine strasbourgeoise du groupe Aldes, spécialisée dans les systèmes de ventilation et de qualité de l’air, va cesser sa production de tubes et d’accessoires en acier galvanisé en octobre prochain.”

Implantée rue du Port-du-Rhin, elle emploie 54 salariés et produit des pièces de petit diamètre pour les réseaux aérauliques. « Cette activité spécifique n’est plus compétitive. Des industriels européens spécialisés font des prix que nous ne pouvons pas concurrencer », explique le directeur des ressources humaines (DRH) du groupe basé à Vénissieux (Rhône).

Encore une petite entreprise industrielle qui ferme ses portes. Gageons que les collectivités auront à cœur d’accompagner les abandonnés !

 

Les asperges sont là !

Il faut aussi des bonnes nouvelles. Sachez que l’asperge d’Alsace est arrivée. « Encore peu nombreuses, ces asperges d’Alsace ont une quinzaine de jours d’avance. Les prix baisseront quand la quantité arrivera”, explique Julien, le vendeur, au micro de France Bleu Alsace.

Elles, au moins, et plus que nous à l’approche des Présidentielles, on sait à quelle sauce elles seront mangées.

 

Le Grand Est vous parle ! Big Brother is watching you

« Nous allons être la première région numérique de France, nous voulons aussi être la première région citoyenne de France ! » C’est l’esprit dans lequel Valérie Debord, vice-présidente (LR) de la Région Grand Est, a présenté hier à Strasbourg l’application « Imagin’Est » lit-on dans les DNA.

Imagin’Est, c’est une application mobile permettant aux citoyens d’exprimer leur avis sur la Région Grand-Est réalisée par la société parisienne Gov©.

« Outre les votes, les citoyens peuvent suggérer (en 140 signes maximum) des idées dans les champs de compétence de la Région. Une équipe de modération, en amont, évite répétitions, hors sujet, confusions ou atteintes à la loi. »

« Rendez-nous l’Alsace », « Non au grand-est », « Défusionner l’Alsace », c’est en moins de 140 signes ce que nous vous invitons à poster sur l’application. Il est clair que les élus supporters de la région Grand-Est trouveront cela hors sujet, alors que c’est « la » préoccupation des Alsaciens.

 

 

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