Chaud et froid

A en croire une partie de la presse (j’ai dit une partie), le journaliste Pascal Praud a malmené l’écologiste Claire Nouvian lundi 6 mai sur le plateau de CNews, “en tenant des propos “aberrants” (source Yahou), puisqu’il a demandé à cette dame de baisser un peu le ton, qu’il l’a qualifiée d’hystérique et surtout, qu’il lui a demandé où était le réchauffement climatique alors qu’au mois de mai il faisait moins trois degrés à Paris. Voilà pour le décor.

Cependant, le problème n’est pas là. Qu’on croie au réchauffement climatique ou pas, le vrai problème est la tendance, croissante, à empêcher coûte que coûte de parler ceux qui émettent, ne seraient-ce que des doutes, sur une thèse ou une théorie. Dans cette affaire, dès la fin de l’émission, madame Nouvian s’est empressée de saisir le CSA pour non seulement faire sanctionner Pascal Praud mais aussi pour l’empêcher (et d’autres avec lui) de s’exprimer s’ils émettent des doutes sur le réchauffement climatique. En clair, il faudrait enfermer tous ceux qui pensent différemment ou qui, simplement, se permettent de douter.

De nombreux scientifiques contestent non pas le réchauffement climatique mais la cause exclusivement humaine de celui-ci. La moindre des choses serait qu’on les laisse s’exprimer et s’expliquer, ce qui est loin d’être le cas. A quand un grand débat contradictoire et public, par exemple sur une grande chaîne de TV?

Pour info, j’invite les lecteurs à compulser les archives datant de la fin des années 60, lorsque des scientifiques du monde entier alertaient sur le refroidissement climatique qui était en train d’arriver et sur le fait qu’il fallait de toute urgence s’y préparer…

Côôôt fr’tami!

L’association de protection animale L214 a dévoilé jeudi 9 une nouvelle vidéo choc dans un élevage intensif de poulets dans le Puy-de-Dôme, qui montre des animaux maltraités, en très mauvaise santé et entassés à 22 bêtes par mètre carré (!). On y voit des corps décharnés, des cadavres, des animaux quasi-aveugles. On apprend par-dessus le marché – c’est le cas de le dire – que ces poulets ont tous été génétiquement sélectionnés pour grossir le plus vite possible. Ils grandissent à même le sol, au milieu des cadavres et des déjections.

Là encore, qu’on soit d’accord ou pas avec les méthodes de l’association L214, le problème est lié à la complicité des consommateurs. Ceux-ci font mine de s’apitoyer sur le sort de ces malheureux animaux, peut-être même sont-ils vraiment affectés en découvrant ces images, mais dès qu’ils ne les ont plus devant les yeux, ils repartent de plus belle au supermarché pour acheter de la viande de volaille sans se soucier, ou si peu, de la manière dont elle a été produite. On a beau dire que ce n’est pas bien, de prendre un air contrarié, mais aussi longtemps que les consommateurs que nous sommes ne seront pas plus vigilants, et donc exigeants, sur la qualité de ce que nous ingurgitons, rien ne changera. S’il n’y avait pas de demande, il n’y aurait pas d’offre. C’est parce que certains acceptent de manger de la merde que d’autres acceptent d’en fabriquer.

Pris pour un pigeon

Un pigeon a été flashé par un radar d’une ville allemande en excès de vitesse. L’oiseau volait à 45 km/h alors que la vitesse autorisée est de 30 km/h.

On ne sait pas si le pigeon a été arrêté par les poulets.

American dream

On apprend par l’AFP que dans une école de San Francisco une institutrice malade du cancer est tenue par la loi de rembourser le salaire de son remplaçant: près de 200 dollars par jour (environ 180 euros). Heureusement pour elle, les parents d’élèves ont organisé une collecte de fonds pour l’aider.

En vertu de l’accord conclu entre le district et les organisations syndicales à San Francisco, chaque enseignant a droit à dix jours de congés-maladie payés par an. Les jours non pris peuvent se cumuler d’année en année. Quand ces jours sont épuisés, les enseignants malades peuvent encore bénéficier de 100 jours de congés prolongés, durant lesquels ils reçoivent «l’intégralité de leur salaire moins le coût de leur remplaçant», explique la porte-parole.

C’est vraiment beau le rêve américain !

Champignon du monde

Il était une fois un petit champignon qui s’appelait Candida auris. C’est un petit champignon qui se propage à travers le monde, qui peut provoquer une candidose mais qui est tout sauf candide. Dans une interview au Parisien, le président de la Société française d’hygiène hospitalière, Pierre Parneix, dit qu’on a intérêt à faire vite, notamment pour la prévention, afin d’éviter qu’il se propage dans les hôpitaux et qu’il complique encore un peu plus la vie des personnels soignants.

Selon lui, ce champignon “a la particularité de pouvoir coloniser par voie sanguine et de toucher les organes.” Ainsi, son impact peut avoir de graves conséquences chez les patients “immunodéprimés, comme les personnes greffées ou avec une maladie hématologique” explique-t-il.

Une candidose est une infection qui se manifeste par des symptômes considérés comme ordinaires chez les personnes en bonne santé (fièvre, courbatures et fatigue) mais qui peuvent se révéler fatals chez les personnes dites immunodéprimées.

Face à cela, il prône la prévention : le lavage des mains, mais également la désinfection des matériels médicaux, des mesures bien évidemment déjà mises en place, mais qui doivent être renforcées.

Voilà voilà… à part ça, des foyers de rougeole surgissent un peu partout, notamment aux Etats-Unis, les cas de tuberculose se multiplient en France, et en Mongolie deux personnes sont mortes de la peste, après avoir mangé des rognons de marmotte crus, certes, et en Mongolie, re-certes, mais quand même… Faudrait pas oublier que la fameuse “globalisation” ou mondialisation en français, concerne aussi les maladies. On a tendance à l’oublier…

Petit Loiseau

On a pu lire dans Le Monde ce titre : Edouard Philippe vole au secours de Loiseau.

S’il faut “voler” au secours des oiseaux maintenant, …

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