Les français victimes de l’illectronisme

Les français victimes de l’illectronisme

On connaissait les « phobiques administratifs », voici les victimes de « l’illectronisme ». Ainsi, une part significative des Français renonce à accomplir certaines tâches, et notamment ses démarches administratives en ligne, faute de se sentir suffisamment à l’aise sur Internet. Conséquence, un « isolement numérique » handicapant dans notre société hyperconnectée.

Qu’est-ce que l’illectronisme ?

La notion « d’illectronisme » est une contraction entre illettrisme et électronique. Le néologisme transpose la notion d’illettrisme dans le domaine de l’information électronique. La définition du concept a été donnée par Élisabeth Noël, de l’École Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques : l’illectronisme correspond à « un manque de connaissance des clés nécessaires à l’utilisation des ressources numériques ».

L’illectronisme est donc désormais le terme retenu pour nommer l’illettrisme numérique, c’est à dire la difficulté à utiliser internet dans la vie de tous les jours. Le phénomène n’est pas anecdotique : il concerne un quart des Français. On peut recenser deux types de difficultés éprouvées au niveau de la lecture et de l’accès aux ressources électroniques : celles qui sont liées à la pratique et à la manipulation de ces nouveaux outils et celles qui sont liées au contenu et à la vérification des informations véhiculées.

Une enquête est en cours

Dans ce cadre, une enquête a été proposée à l’initiative du CTRC (Les Centres Techniques Régionaux de la Consommations ; et Structures Assimilées)
L’ensemble des CTRC et SRA via leurs outils propres ou via l’action des associations de défense des consommateurs adhérentes des CTRC et SRA (présence sur les foires et salons, animations et interventions diverses). Cette enquête vise à compléter les informations sur l’usage du numérique par les personnes interrogées.

Il était temps que les associations de consommateurs se penchent sur cette nouvelle forme de discrimination que constitue l’accès aux outils informatiques

Marcel Wolff

Chaufferie de l’Eurométropole : quand le prix de l’énergie varie du simple au double

Chaufferie de l’Eurométropole : quand le prix de l’énergie varie du simple au double

OPHEA (ex CUS HABITAT) et HABITATION MODERNE sont abritées sous le même toit, LE PÔLE DE L’HABITAT SOCIAL. Présidées par le même élu (Philippe BIES) ils ont le même fournisseur de chaleur (Chaleur Hautepierre, filiale d’Électricité de Strasbourg)

Ils ont tout en commun, sauf les prix, l’exemple ci-dessous est très révélateur de l’état de déliquescence de l’administration de ces deux organismes en charge de 30 000 logements sociaux.

Ainsi le prix du Mégawatt selon que vous habitez Hautepierre (2930 logts) ou le Hohberg à Koenigshoffen (1105 logts) peut passer de 76.55€ au Hohberg, à 151.33€ à Hautepierre (+97%)

À Hautepierre même, selon que vous résidez dans l’une des 5 mailles composant le quartier, le prix varie de115,22€ à 151.33€ (+31%)

Et tout cela dans le cadre de la même DSP (Délégation de Service Public) voté en 2015 par tous les élus de l’EUROMÉTROPOLE sous l’impulsion de son bouillonnant Président Robert HERMANN.

On constate également que les 1105 logements du Hohberg consomment 14 000 MW (Mégawatts) par an, alors que, les 2950 logements de Hautepierre ne consomment que 13501 MW annuellement, chercher l’erreur…

On est en droit de s’interroger sur les ressources internes à l’EUROMÉTROPOLE, capable de rédiger des DSP claires et compréhensibles, permettant d’éviter que le prestataire pratique une politique des prix selon son bon vouloir.

Car dans cette affaire on sent bien que devant l’incompétence des élus et des organismes de gestions du logement social, c’est le délégataire fait la loi et en profite, sur le dos de locataires bien évidemment.

Marcel WOLFF

Rénovation des logements hlm Ophéa Eurometrole esplanade : bricolages et rafistolages a tous les étages

Rénovation des logements hlm Ophéa Eurometrole esplanade : bricolages et rafistolages a tous les étages

CUS HABITAT, rebaptisé dans l’urgence OPHEA, poursuit sa gestion calamiteuse des chantiers de rénovation. Il y a eu HAUTEPIERRE avec sa liste interminable de problèmes liés aux travaux de rénovations.

À la suite de cette expérience, il était permis de penser qu’au regard des nombreux dysfonctionnements constatés, les dirigeants allaient procéder à un réexamen de l’organisation des futures opérations.

Visiblement, aucun bilan n’a été tiré des précédents chantiers, au contraire, ils persistent et signent. L’innovation et l’imagination ne font pas partie de l’ADN d’OPHEA.

Seule l’accumulation d’argent dans les caisses, sur le dos des locataires, est la véritable préoccupation des dirigeants. Faut-il rappeler que les disponibilités de CUS HABITAT accumulées entre 2008 et 2017, sont passés de 12 à 100 millions d’€UROS.

A l’ESPLANADE la rénovation sur les 743 appartements tourne au cauchemar pour les locataires confrontés à des entreprises sans responsables de chantier et à une administration d’OPHEA totalement absente et cloitrée dans ses bureaux du 24 rue de l’Hôpital à Strasbourg.

Les locataires se débrouillent et règlent en direct l’organisation des travaux avec des ouvriers qui débarquent à l’improviste ou au mieux fixent des rendez-vous avec des horaires élastiques impossibles à honorer par les locataires.

Certains locataires salariés ont dû poser des jours de congés pour accueillir les entreprises intervenantes, or, une fois sur deux, le rendez-vous n’a pas été respecté et les résidents en question ont perdu plusieurs journées de congé à attendre les entreprises.

Ainsi va la vie quotidienne des locataires d’OPHEA bailleur social de l’EUROMÉTROPOLE de Strasbourg.

Sur la qualité des travaux :

Fenêtres et portes aux dimensions réduites

Le remplacement des portes et des fenêtres donne un parfait exemple des techniques mises en œuvre. Pour faire vite, il est procédé au démontage partiel de l’ancien cadre dormant de porte.  Les nouvelles portes et fenêtres sont volontairement sous-dimensionnées et l’espace entre l’ancien cadre et le nouveau cadre comblé avec du silicone.

Par ailleurs, les battants de fenêtres sont réalisés avec un seul point d’ancrage dans le bas, quand vous poussez sur le haut du battant vous pouvez introduire votre main, ou un pied-de-biche sans problème et forcer l’ouverture de l’extérieur.

Les paliers de portes laissent apparaitre un espace d’au moins 1 à 2 centimètres, espace qui sera comblé par un rafistolage du pas de port. Pour ne pas trébucher en pénétrant dans l’appartement il faudra faire attention bien lever le pied.

Un chauffe-eau en plein milieu

Les colonnes montantes ainsi que l’échangeur pour la production d’eau chaude sont installés en plein milieu du mur de la cuisine sans égard pour une éventuelle implantation de meubles.

Des colonnes de chutes très communicantes :

Entre les étages une découpe a été réalisée pour permettre le passage des descentes d’eaux usées, ces ouvertures ont été sommairement rebouchées avec de la laine de verre, ainsi aujourd’hui, les voisins peuvent parfaitement entendre les discutions intimes des habitants du dessus ou du dessous.

Des balcons nettement plus étroits

La pose de l’isolation extérieure entraine une réduction d’environ 20 cm de la largeur utile des balcons et cela malgré un déplacement du garde-corps. Quand on sait que depuis la loi Boutin la moitié de la surface de ces balcons est considérée comme surface utile et sert à calculer le montant du loyer, on espère que OPHEA reverra à la baisse les loyers après cette perte de surface utile.

Une locataire de bonne fois :

En toute confiance une locataire avait confié ses clefs aux ouvriers chargés des travaux, leur intervention a provoqué un dégât des eaux. Pour éponger le sol, ces derniers se sont servis des serviettes de bain et d’un drap de lit, ils lui ont laissé l’appartement dans un état lamentable.

En plus OPHEA lui demande d’adresser à son assurance une déclaration pour dégât des eaux.

D’autres locataires ont également été confrontés à l’inondation de leur appartement, et là aussi ils ont été « invités » à contacter leur assurance pour régler le sinistre causé par les travaux de rénovation.

Des toilettes indisponibles pendant 3 semaines :

Oui vous avez bien lu, un locataire aura été privé de son lieu d’aisance durant une période de 3 semaines en continu, heureusement qu’il avait des voisins compréhensifs. À propos des toilettes, il faut savoir que la pose de certaines cuvettes est tellement proche de la porte, que pour y accéder il faut se contorsionner, il vaut mieux être filiforme que légèrement en surpoids.

On vous le dit OPHEA est aux abonnés absents et suit à distance l’avancée du chantier en espérant qu’avec le temps les locataires finiront par se résigner et accepter leur sort.

Les principaux postes de travaux concernent :

  1. Isolation extérieure
  2. Installation d’une ventilation mécanique
  3. Remplacement des garde-corps balcon
  4. Remplacement des ouvrants
  5. Remplacement des sanitaires
  6. Remplacement des colonnes de chute
  7. Remplacement de l’alimentation en eau
  8. Remplacement des chauffe-eau Gaz, par alimentation chaufferie
  9. Mise aux normes des installations électriques
  10. Rénovation des parties communes.

Tout cela pour un montant moyen de 65 000€ par appartement nous dit-on, à regarder de près on peut s’interroger sur la justification de ce chiffre au vu de la qualité des ouvrants installés et des prestations fournies. On ne parlera pas de la qualité de l’organisation et du suivie des travaux, là, c’est la faillite totale.

On doit aussi s’interroger sur la rédaction du cahier des charges ayant servi à la détermination du type de matériel installé et des conditions d’interventions en site occupé. Car visiblement tout cela n’est pas très organisé, alors que, depuis 6 mois maintenant, la vie quotidienne des locataires est un véritable cauchemar qui va durer jusqu’au printemps.

Pour ce qui est du cahier de charge ayant servi à l’appel d’offres il est permis d’imaginer que c’est celui qui a obtenu le marché qui l’a dicté…

Les locataires pourront toujours saisir le juge, l’article 1724 du Code civil précise :

Si, durant le bail, la chose louée a besoin de réparations urgentes et qui ne puissent être différées jusqu’à sa fin, le preneur doit les souffrir, quelque incommodité qu’elles lui causent, et quoiqu’il soit privé, pendant qu’elles se font, d’une partie de la chose louée.

Mais, si ces réparations durent plus de vingt et un jours, le prix du bail sera diminué à proportion du temps et de la partie de la chose louée dont il aura été privé.

Si les réparations sont de telle nature qu’elles rendent inhabitable ce qui est nécessaire au logement du preneur et de sa famille, celui-ci pourra faire résilier le bail.

Marcel WOLFF

Eurométropole : Habitation Moderne vole ses locataires ?

Eurométropole : Habitation Moderne vole ses locataires ?

De la Cité de l’Ill à la Robertsau, à la Rue de Macon au Neuhoff, à Fegersheim, et à Koenigshoffen, en passant par le Whirel à Ostwald partout ou HM possède des appartements sociaux, les locataires croulent sous les rappels de charges : généralement entre 600 et 1500€ .

Comme d’habitude, les représentants des locataires élus en décembre 2018 n’ont rien vu venir et sont totalement muets sur le sort réservé à ses locataires.

D’ailleurs,  est-ce un hasard, si cette imputation des charges intervient après l’élection des représentants de locataire en 2018 ?

Incompétence  ou mauvaise volonté ?

Récemment à Koenigshoffen, conformément à la loi, le bailleur a installé des « Répartiteurs de frais de chauffage ».  Mais au mépris de la loi, il a « oublié » d’installer des robinets thermostatiques qui vont avec, et que la même loi impose…

Le résultat est là, les locataires ne pouvant réguler la température de leurs appartements se retrouvent avec des factures insurmontables alors que depuis des années avec une répartissions au mètre carré  leurs charges ne variaient que très peu.

Une question légitime se pose, comment, dans une municipalité qui prône l’économie d’énergie au détour de chaque discours politique, peut-elle omettre d’équiper les logements sociaux de robinets thermostatiques ? C’est pourtant élémentaire.

Les Écologistes Strasbourgeois ont probablement d’autres urgences à traiter que  ceux des habitants des logements à loyers modérés

En interne, personne à Habitation Moderne ne s’est interrogé sur les causes de cette subite envolée des charges de chauffage qui concerne un nombre important de locataires. Pourtant la société HLM est dotée d’un organigramme riche, aux multiples responsabilités dont voici la liste, ils sont 20 Directeurs et responsables.

  1. Directrice générale :
  2. Directrice administrative et financière :
  3. Directeur de la gestion locative et du recouvrement :
  4. Directeur du patrimoine et de la proximité :
  5. Directeur du développement et des travaux
  6. Secrétaire général :
  7. Directrice des Ressources humaines :
  8. Responsable du GIP :
  9. Adjointe au Directeur gestion locative et recouvrement :
  10. Adjointe au Directeur du patrimoine / Responsable de la sécurité :
  11. Responsable administratif et comptable :
  12. Responsable du service recouvrement
  13. Responsable gestion comptable et financière du patrimoine municipal :
  14. Responsable développement :
  15. Responsables de programmes :
  16. Responsable travaux : Suivi et gestion des chantiers :
  17. Contrôleur de gestion :
  18. Gestion technique patrimoine municipal :
  19. Chargé de missions techniques :
  20. Chargée de mission patrimoine, etc.

Entre 2016 et 2017, l’effectif des cadres est passé de 20 à 30, soit une augmentation de 50% des effectifs

De toute évidence, il manque au moins un poste :  celui de « Directeur des robinets thermostatique » ou  cadre spécialisé dans la chasse aux punaises de lit.

En fait, tout cela n’est pas très drôle, et démontre si cela était encore nécessaire, combien les locataires d’Habitation Moderne sont maltraités par une administration hautaine et totalement hors-sol, en compagnie d’un Président lui-même absent des réalités du terrain, occupé qu’il est à assurer sa survie politique.

Marcel WOLFF

 

 

CUS HABITAT devient OPHEA Dernier coup de com pour Philippe BIES

CUS HABITAT devient OPHEA : dernier coup de com préélectorale pour Philippe BIES !

Selon ses promoteurs, ce changement de nom doit permettre :

 «  d’affirmer clairement un mouvement fort de modernisation et de nouvelle dynamique qui anime l’entreprise pour poursuivre les efforts vers plus de proximité et de qualité de relation avec les locataires »

Ce n’était donc pas le cas jusqu’ à ce jour ,  après 12 ans de règne de Philippe BIES !!

À la veille des élections municipales de 2020, le président de CUS HABITAT tente une dernière fois de faire parler de lui avec l’argent de ses locataires. Il a donc imaginé cette opération de grande envergure lui permettant de puiser dans les comptes et se livrer à son hobby favori : la communication.

En 2008,  Philippe BIES a démarré la gestion de cet organisme HLM,  par  des décisions très défavorables aux locataires en leur imputant à 100% les frais d’abonnements aux réseaux de chauffage ; contrairement aux obligations du décret ”charges” qui n’autorisait cette répartition qu’à hauteur de 75%.

Cette décision , illégale, a été mise en œuvre jusqu’en 2010 , année où les parlementaires ont modifié la loi sur le décret charge pour le grand profit des bailleurs sociaux. Chaque foyer aura été ponctionné illégalement d’environ 200€ par an entre 2008 et 2010.

Cette ponction concerne les locataires de Hautepierre, de l’Elsau et de l’Esplanade, elle s’est faite avec le soutient de membres du conseil d’administration, parmi lesquels l’actuel Vice-Président en charge du logement social SIAMAK AGA BABEI.

Il faut également citer le silence des associations de locataires censées défendre le droit des locataires, la CSF ; et la CNL en la personne de Raymond HAEFFNER.

Voilà pour ses débuts.

DES AFFECTATIONS DE CHARGES A LA LOUCHE

Par la suite, l’ANCOLS ( Agence Nationale de Contrôle du Logement Social) a qualifié pudiquement cette gestion « d’optimisation des ressources ». Nous avons pu démontrer que CUS Habitat sous la présidence de Philippe BIES n’a vraiment peur de rien en matière « d’optimisation des ressources », ainsi après à un contrôle des factures il est apparu que les sommes imputées aux locataires de Hautepierre au niveau du chauffage, dépassaient largement et de façon très variable les factures du prestataire ( 8% en 2012 ; 12% en 2013 et 5% en 2014, etc.)

Sans être un expert en comptabilité, on voyait bien que les imputations se faisaient à la louche pour ne pas dire autre chose.

L’EAU CHAUDE SOURCE DE PROFITS :

Le pompon a été atteint en 2012 avec le prix de l’eau chaude à 13.14€ le M3.  Après qu’il ait été expliqué aux services de CUS Habitat qu’ils facturaient 2 fois la quantité de KW nécessaire pour réchauffer un M3 d’eau, ce qu’ils n’avaient pas remarqué, les services de de la société HLM et de l’Eurométropole, ont dans l’urgence, changé de prestataire courant 2015.

Le résultat a été immédiat, le prix du M3 d’eau chaude est passé de 13€ en 2012 à moins de 7 € aujourd’hui. Soit une économie moyenne par foyer de 250€ par an à Hautepierre.

CUS HABITAT PROFITE DE CETTE BAISSE POUR AUGMENTER SA MARGE :

En 2015 le prix de l’Énergie facturé pour réchauffer un m3 d’eau passe de 8.5€ à 5.16€ soit une baisse de 3.34€, cette baisse n’a pas été entièrement répercutée aux locataires. CUS Habitat a profité au passage pour se servir. Ainsi ils   garderont dans leurs comptes environ 2.20 € par M3,  ce qui représente quand même la coquette somme d’environ 250 000€ sur l’ensemble de la consommation à Hautepierre .

DES ASSOCIATIONS DE LOCATAIRES QUI N’ONT RIEN VU 

Une fois de plus l’administration de CUS Habitat aura fait les poches de ces locataires. Avec la bénédiction des associations de locataires bien sûr.

Mais au fait, cela s’appelle comment, quand un bailleur social retient des sommes d’argent que vous lui avez avancées pour acquitter des charges en votre nom et qu’il ne vous restitue pas la différence ?

On pourrait qualifier cela de vol, voire de vol en réunion ?

La question pourrait se poser si la justice voulait bien se pencher sur le sort fait aux locataires HLM .

Le BUDGET COM.  EXTENSIBLE à L’INFINI ?

La gestion de CUS Habitat se distingue aussi par l’évolution du budget communication, ce dernier est passé   de 263 460€ en 2008 à 526 714 € en 2013 (+100%), le budget (déplacement, réceptions , missions ) est passé sur la même période 77 996 à 222 704 € (+185%).

En 2013 on était à la veille des élections municipales de 2014. Tout commentaire parait inutile, la force des chiffres est éclairante.

DES INTERMÉDIAIRES TRENT BICHONÉS:

Autre budget qui peut légitimement interpeller les locataires, c’est l’évolution des « Rémunérations d’intermédiaires et des honoraires » ces dépenses sont passées 691 080€ en 2008 à 2 220 151 en 2015 et exploser entre 2016 et 2017 à 5 408 389€. Le locataire qui se fait trainer devant la justice pour quelques Euros doit très certainement apprécier l’élasticité   de ces dépenses.

 l’ANCOLS TRES DUBITATTIVE :

L’ANCOLS dans son rapport de 2018 , qualifie d’atypique la gestion de CUS Habitat, elle souligne la pratique systématique de « l’optimisation des ressources » elle dit aussi que l’augmentation exceptionnelle des loyers de 13% n’était pas nécessaire et elle ajoute :

Au regard de la place qu’il occupe dans le logement social sur le territoire de l’EMS, on pourrait attendre davantage de constructions de la part de l’office.

En clair, elle dit que CUS Habitat n’a pas rempli son rôle au niveau de la construction de nouveaux logements sociaux.

Sur la commande publique, l’ANCOLS souligne des dépassements systématiques entre 1 millions et 500 000€ entre 2013 et 2015

Sur le traitement des problèmes rencontrés par les locataires, voilà ce que pointe l’ANCOLS :

À titre d’exemple, hors réalisation des travaux, une réclamation technique mobilise à minima 5 agents dédiés au traitement de la réclamation (téléconseiller- analyste- planificateur- opérateur de planification – magasinier)

Sur la maitrise des budgets d’investissement

« L’office a mis en service en 2013 un nouvel atelier pour la régie interne pour un coût de 8 544 000€, soit près de 7 fois le prix de revient initial fixé dans le protocole de Caisse de Garantie du Logement Locatif Social (1 273 000€). De plus, le bâtiment a été financé à hauteur de 1 544 000€ sur fonds propres ».

UNE GESTION SUR LE DOS DES LOCATAIRES :

On voit bien, au travers de toutes ces remarques que l’office HLM CUS HABITAT est géré à l’emporte-pièce et que les locataires sont traités avec un mépris souverain. Les rénovations de Hautepierre ont révélé un fonctionnement chaotique des services,  la réception des travaux mal terminés dans un mécontentement général des locataires.

Le même scénario est en train de se mettre en place sur l’Esplanade où les locataires de la rue de Palerme sont écœurés du déroulement des travaux. On leur remplace des lavabos aux dimensions normales par des lavabos riquiquis , on leur ferme la fenêtre de la loggia et tout cela sans la moindre concertation. Les locataires se trouvent confrontés à des ouvriers du bâtiment qui ne comprennent pas un mot de français et qui exécutent des ordres d’une hiérarchie aux abonnés absents.

Pour toutes ces raisons, Philippe BIES et son staff ont jugé urgent de se livrer à une opération de communication pour essayer de faire oublier l’image déplorable d’un bailleur social très mal perçu par les Strasbourgeois. Cette opération permet également de faire une nouvelle fois exploser le budget communication à la veille des élections municipales et parler du Président de CUS HABITAT afin de lui redonner une petite chance de survie politique.

Et tout ça avec l’argent des locataires HLM

Marcel WOLFF

Transition énergétique ? Les élus de l’eurométropole repousse la rénovation des réseaux de chauffage urbain après 2021 !

Transition énergétique ? Les élus de l’Eurométropole repoussent la rénovation des réseaux de chauffage urbain après 2021 !

En plein été, parler des réseaux de chauffage urbain n’est certainement pas de nature à titiller la curiosité des lecteurs, pourtant, ce sujet d’apparence aride, est d’une importance fondamentale pour qui veut faire preuve de crédibilité en matière d’économie d’énergie et de transition énergétique.  Je pense particulièrement à Alain JUND et à son nouvel associé SYAMAK AGA BABAEI.

Ces élus, pourtant, ne semblent pas se presser pour agir et impulser une politique de mise à niveau des réseaux de chauffage urbain afin d’assurer des économies d’énergie et de réduction d’émission de CO2.

DES RÉSEAUX DE CHAUFFAGE QUI DATENT

Les trois réseaux strasbourgeois , à l’Esplanade, à l’Elsau et à Hautepierre, se distinguent par leur âge avancé  (50 ans) et l’absence d’entretien et de rénovation depuis leur origine.

Déjà, en mars 2006 la presse quotidienne relatait les premières fuites sur le réseau primaire à l’Esplanade, cela aurait dû attirer l’attention de nos élus et les amener à s’interroger sur l’état de ces réseaux. Il n’en a rien été, il faudra attendre la grosse panne de janvier 2017 pour qu’enfin un début de prise de conscience imprègne nos édiles ainsi que l’Administration de l’Eurométropole.

UN SURVOL DE LA SITUATION

Après une nouvelle rupture des canalisations le 26 janvier 2017, Mme Bey Vice-Présidente en charge des réseaux annonçait  qu’une carte thermographique serait réalisée à partir d’un survol en avion bimoteur affrété par le délégataire du service public (l’E.S). Tout cela pour permettre l’élaboration d’un plan d’investissement . Il était précisé dans cet article que les résultats de cet état des lieux seront ensuite communiqués en toute transparence aux habitants ainsi qu’au comité de suivi du réseau de chaleur.

DES INFORMATIONS NON-COMMUNIQUÉS

À ce jour, les habitants des trois quartiers concernés par les réseaux de chauffage attendent toujours d’être informés sur l’état réel de leur réseau, alors qu’une nouvelle fuite s’est produite avenue du Général de Gaulle à l’Esplanade.

Les Strasbourgeois peuvent donc légitimement s’interroger sur le fonctionnement d’un système administratif qui a en charge le suivi des délégations de service public accordées dans le cadre des réseaux de chaleur. En effet les locataires et les propriétaires occupants, acquittent un abonnement   ( R2) pour les sous-stations en bas d’immeuble(voir décompte de charges), dans cet abonnement il est prévu des versements devant être affectés aux postes suivants :

 R2 : part fixe = R21 + R22 + R23 +R24

R21 : charges d’électricité pour assurer la production et la distribution de la chaleur

R22 : charges de conduite et petit entretien des installations

R23 : charges de gros entretien et de renouvellement des installations

R24 : charges de financement

DES DÉLÉGATAIRES QUI SE GAVENT

Il est à noter que depuis des décennies les usagers raccordés aux réseaux de chauffage versent une certaine somme pour le renouvellement des installations dans le cadre du R23 alors qu’aucun renouvellement n’a été réalisé, il en est de même pour le R24, charges de financement, alors qu’aucun investissement majeur nécessitant un financement n’ a été entrepris depuis les origines dans les années 1960.

Nous sommes là, en présence d’un véritable scandale où les délégataires du service public ont encaissé de l’argent sans avoir, en contrepartie du contrat, effectué une prestation ou des investissements qu’ils étaient en devoir de faire. L’autre scandale réside dans le fait que l’administration de l’Eurométropole en charge du suivi et du contrôle de la bonne exécution du contrat par le délégataire n’a pas fait son boulot et a laissé se dégrader les réseaux au détriment des usagers qui acquittent des factures de chauffage plombés par le gaspillage énergétique consécutif à la vétusté et à l’absence de rénovation.

 DES ÉLUS QUI REPOUSSENT LES ÉCHÉANCES

Incapable d’appréhender le problème dans sa globalité ils ont tout simplement botté en touche, ainsi le 21 juin lors du dernier conseil de l’Eurométropole ils ont adopté à l’unanimité le report à 2021 de l’examen des délégations de service public concernant les réseaux de chauffage.

L’URGENCE CLIMATIQUE PEU ATTENDRE APRÈS 2021 et le POUVOIR D’ACHAT DES LOCATAIRES ET DES PROPRIÉTAIRES RÉSIDANTS AUSSI.

Alain JUND a beau nous faire miroiter des calories qui viendraient d’Allemagne (BSW de Kehl), en attendant, le gaspillage continue et nous pourrons pendant les prochains hivers, admirer nos trottoirs dégivrer et nos factures grimper.

À qui faut-il dire merci ?

Marcel WOLFF

ORANGERIE contre RHÉNA, les salariés victimes de la guerre des chefs

ORANGERIE contre RHÉNA, les salariés victimes de la guerre des chefs

Au 31 juillet 2019, le transfert des activités de cardiologie vers la clinique RHÉNA de Strasbourg doit être achevé.

Ce transfert ne se passe pas sans heurts notamment en ce qui concerne le personnel soignant qui, à ce jour, ne connait toujours pas les intentions des dirigeants cliniques de l’ORANGERIE ( Groupe ELSAN) et de RHÉNA.

Les infirmières et infirmiers,  aides-soignantes et aides-soignants travaillant au service de cardiologie de l’ORANGERIE sont sous contrat avec la Clinique dans le cadre de la « Convention collective nationale d’hospitalisation privée, du 18 avril 2002 ».

Normalement, en cas de transfert d’activité d’une entreprise vers une autre, le personnel doit être repris avec son contrat conformément à l’article L 2224-1 du Code du travail.

Dans le cas de figure présent, il est utile de préciser que les cardiologues du GERC «  Groupe d’explorations radiologiques et cardiovasculaires », ne sont pas les employeurs du personnel soignant. Pourtant ce sont eux qui sont à l’origine du transfert d’activité entre les deux cliniques !

CALCUL DE BOUTIQUIERS 

Profitant de cette situation, les responsables du GERC ont vu là, l’opportunité de se débarrasser du personnel actuel, rémunéré avec ancienneté.

RHÉNA étant rattaché quant à elle à la convention collective de la FEHAP « Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne Privés Non Lucratifs »

La direction de RHÉNA laisse donc faire, en espérant ne pas avoir l’obligation de reprendre les personnels attachés à la cardiologie de la clinique de l’ORANGERIE. C’est sur ce fond de mesquinerie patronale que se déroule ce transfert d’activité.

SYNDICATS ABSENTS

À ce jour,  les élus du personnel de l’ORANGERIE ne disposent d’aucune information sur les intentions de la direction de l’ORANGERIE cette dernière reste muette, probablement que le personnel pris en otage, sert de moyen de chantage dans le cadre du grand marchandage en cour pour se distribuer les parts au sein de RHÉNA.

Les élus du personnel et les représentants syndicaux sont désemparés devant cette situation, ils n’ont à ce jour aucun soutien de leur fédération, aux abonnés absents. La fédération santé de la CGT étant principalement dirigée par des salariés du secteur public n’éprouve pas le besoin d’apporter son aide aux salariés de la santé travaillant dans le privé. Il en est à peu près de même pour la CFDT.

SANTÉ EN DANGER

Le cynisme des cardiologues dans cette affaire mérite d’être souligné, car, après avoir côtoyé pendant des années bon nombre des soignants ils sont aujourd’hui disposés à les jeter pour embaucher des jeunes sortis des écoles et qui auront des salaires de débutant. Cette approche comptable est également très dangereuse pour les futurs patients admis à RHÉNA, car l’expérience du personnel soignant de l’ORANGERIE aura été dilapidée sur l’autel de la rentabilité financière.

La guerre des Cliniques reste avant tout une bataille pour toujours plus d’argent pour quelques-uns.

Marcel WOLFF

Une révolution au syndicat des locataires, La CNL Présidée par une Propriétaire Bailleur

Une révolution au syndicat des locataires,
La CNL Présidée par une Propriétaire Bailleur

La CNL de Strasbourg (Confédération Nationale du Logement) syndicat des locataires était jusqu’au 18 mai 2019 présidée par Raymond HAEFFNER ancien assistant parlementaire de Jean OEHLER. Il se distinguera par sa servilité envers Philippe BIES président de CUS HABITAT et d’HABITATION MODERNE.

Il faut rappeler que dès leur arrivée au pouvoir en 2008, les socialistes ont augmenté les loyers pour les locataires HLM de façon exceptionnelle et en imputant des charges de chauffages en dehors de toute légalité ( nos articles).
Le tout a été fait avec l’approbation du président de la CNL élu au conseil d’administration de CUS HABITAT.
En tant que président de la CNL, Raymond HAEFFNER a souvent pris position en faveur de la gestion de CUS HABITAT contre l’intérêt des locataires qui avaient le droit pour eux.
Ces derniers temps, cette proximité était devenue trop visible et gênante pour certains élus socialistes et communistes de la métropole qui pilotent encore la CNL .
Ils ont décidé, dans l’urgence, d’écarter ce président compromis avec les bailleurs sociaux pour le remplacer par une autre sympathisante socialiste, Mme BREUIL.
Le 18 mai 2019 lors de l’assemblée Générale de la CNL cette opération d’exfiltration de l’ancien président a été menée à son terme.
Seulement voilà, Madame la nouvelle Présidente n’est pas ce qu’on pourrait appeler une locataire HLM , et encore moins, un locataire tout court, elle est propriétaire, et même propriétaire bailleur ce qui évidemment fait désordre dans un syndicat de locataires.
On n’a pas encore vu à ce jour un syndicat de travailleur chercher du côté du MEDEF son secrétaire général, mais tout devient possible à Strasbourg, avec une certaine « gauche »

Pour sa première sortie le 25 mai Madame la Présidente a fait fort, accompagné de Claude NIVOIX, militant communiste connu, ils ont demandé aux militants CNL de HAUTEPPIERRE de retirer une pancarte sur laquelle ces deniers réclamaient le remboursement de 600€ de surfacturation de chauffage à CUS HABITAT à HAUTEPIERRE.
Philippe BIES peut continuer de dormir sur ses deux oreilles et ponctionner les locataires.
Les dirigeants de la CNL sont toujours encore là pour empêcher les locataires de revendiquer leurs droits.
Ainsi va la vie de ce syndicat qui prétend prendre la défense des locataires exposés à la rapacité des bailleurs sociaux et qui appliquent des méthodes de gestion que même les bailleurs du privé n’oseraient imaginer.
On vous le dit, le socialisme strasbourgeois est en marche avec un Vice-Président de l’EUROMÉTROPOLE en charge du logement social (Syamak AGA BABAEI) qui veut privatiser les HLM et un Président de CUS HABITAT et d’HABITATION MODERNE (Philippe BIES) qui ponctionne les locataires HLM.
Le tout sous le regard bienveillant des dirigeants de la CNL.
Marcel WOLFF

L’EUROMETROPOLE A LA RECHERCHE D’UN BON TUYAU POUR FAIRE PAYER LES HABITANTS

RÉNOVATION DES RÉSEAUX DE CHAUFFAGE STRASBOURGEOIS

L’EUROMÉTROPOLE A LA RECHERCHE D’UN BON TUYAU POUR FAIRE PAYER LES HABITANTS

Les réseaux de chauffage strasbourgeois qui datent des années 60, au mieux, du début des années 70 sont dans état lamentable et donc source considérable de gaspillage énergétique . Cette situation échappe totalement aux élus de la ville et surtout aux écolos bobos qui ont le nez dans leur discours stéréotypé, et refusent de voir là, une des principales sources d’un gaspillage de l’énergie.

En 2015, suite à un contrôle des factures DALKIA à HAUTEPIERRE, il est apparu que le prix de l’eau chaude à CUS HABITAT avait atteint des sommets.  Les autorités eurométropolitaines ont fini par réaliser qu’à Hautepierre le délégataire du service public, DALKIA, bénéficiait d’une rente de situation depuis les origines par le biais de la SERS (Société d’Aménagement et d’Équipement de la région de Strasbourg)  . En catimini, et dans la précipitation, nos édiles ont décidé de recourir à une DSP (Délégation de Service Public) en direct avec un nouveau délégataire l’ÉS (Électricité de Strasbourg) . Du coup, DALKIA a été chassé de l’ensemble des chaufferies de Strasbourg.

Mais voilà, aujourd’hui l’Eurométropole, après s’être rendu-compte que la nouvelle DSP, entrée en vigueur en juin 2016, n’aurait pas fait obligation au nouveau prestataire d’entreprendre les travaux alors que les habitants payent.

D’après les dernières informations, ils envisageraient la création d’une société mixte où la ville de Strasbourg et l’Eurométropole serait actionnaire. Cette société-écran gèrerait l’ensemble des réseaux de chauffage.  Pour mutualiser les coûts, le réseau de l’Elsau, en très mauvais état, rejoindrait celui de l’Esplanade, en meilleur état toujours, selon les  spécialistes eurométropolitains . Je rappelle ici que les services n’avaient pas anticipé les grosses pannes de l’hiver 2017/2018 sur le réseau qui alimente l’Esplanade.

La nouvelle société-écran ainsi créée, serait chargée de remettre à niveau les réseaux primaires et d’inclure dans sa facturation aux usagés le coût de cette remise à niveau des isolations de l’ensemble des circuits de distributions primaires.

Or, aujourd’hui, dans le cadre des abonnements souscris ( sous la ligne comptable R2 qui correspond aux charges fixes d’exploitation (amortissement et renouvellement des équipements, entretient) les habitants payent déjà et depuis longtemps pour la rénovation des réseaux :

Sur leur facture figurent 4 lignes

MAIS OÙ EST PASSÉ L’ARGENT PAYE PAR LES HABITANTS ?

Ce sont les postes R23 et R24 qui nous intéressent particulièrement, car :

  1. il n’y a pas eu « renouvellement des installations» dans le cadre des sommes versées par les habitants sous la ligne comptable R23.
  2. Aujourd’hui, il n’y a plus de charges de financement (R24) le tout étant remboursé depuis belle lurette et aucun nouvel emprunt n’a été réalisé pour des travaux de mise à niveau.

(Dans un excellent article paru dans le Monde du 2 novembre 2017, la CLCV dénonce les dérives et les abus du chauffage urbain, Strasbourg est en phase avec Paris dans ce domaine)

À L’ESPLANADE, LE RÉSEAU DE CHALEUR EST PAYÉ TROIS FOIS PAR LES HABITANTS :

  1. Une première fois lors de l’achat des terrains viabilisés dans les années 60.
  2. Une deuxième fois au travers de leurs charges locatives.
  3. Aujourd’hui, l’Eurométropole s’apprête à faire payer une troisième fois les ésplanadiens avec la création d’une nouvelle structure juridique qui fera table rase du passé et qui viendra nous expliquer qu’il faudra payer pour isoler dans le futur des réseaux primaires qui n’ont pas été entretenus depuis leur origine.

Les ESPLANADIENS PAYENT DÉJÀ :

L’ENTRETIEN DES ESPACES OUVERTS AU PUBLIC

ET LA TAXE D’HABITATION LA PLUS ÉLEVÉE DE STRASBOURG :

Les Esplanadiens payent déjà la taxe d’habitation la plus élevée (+28%) dans l’Eurométropole et la Ville de Strasbourg, ils payent également en charges l’entretien des espaces verts ouverts au public.

En clair, l’Esplanade est un quartier ou les habitants payent docilement toutes les factures que la municipalité leur tend. Réussiront-ils encore une fois à duper les locataires et les propriétaires résidents dans ce quartier avec ce nouveau coup du bonneteau qui consiste à installer une société mixte qui est chargée de nous faire avaler cette couleuvre financière du renouvellement des réseaux de chauffage ?

Marcel WOLFF

ARRRETE ANTI-MENDICITE : Ou comment SYAMAK AGHA BABAEI feint de s’apitoyer sur le sort des démunis…

Arrêté ANTI-MENDICITE : Ou comment SYAMAK AGHA BABAEI feint de s’apitoyer sur le sort des démunis…

La pétition qui a recueilli 124 signatures demande au Maire de Strasbourg de revenir sur sa décision d’interdire la mendicité agressive au centre-ville.

Si la signature de cette pétition par les associations et les militants des droits de l’homme qui soutiennent les sans-abris, les sans domicile fixe ainsi que tous les précaires, est de mon point de vue tout à fait respectable, il n’en est pas de même de la signature d’un certain nombre d’élus figurant parmi les 124 signataires de cette pétition.

Syamak AGHA BABAEI, signataire en tant que membre du bureau de l’Eurométropole était  au courant de cette décision de longue date.

Il a aujourd’hui une position particulièrement ambiguë pour ne pas dire hypocrite en faisant semblant de s’y opposer pour d’obscures raisons politiciennes.

Vice-Président à L’EUROMÉTROPOLE, il est en charge :

Or, dans le texte de cette pétition, on peut lire le constat suivant : « à Strasbourg une personne sur quatre, vit en dessous du seuil de pauvreté »

Dans le cadre de ses multiples responsabilités à l’Eurométropole Syamak AGHA BABAEI a également siégé au conseil d’administration de CUS HABITAT jusqu’en 2015. Durant cette période :

Voilà en six points le triste bilan de celui qui se présente comme le défenseur du quart des Strasbourgeois qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Aujourd’hui, dans la perspective des futures élections municipales il cherche surtout à faire parler de lui, faute d’avoir un bilan qui pourrait parler en sa faveur. Il veut apparaitre comme un homme de gauche à l’écoute des plus miséreux de notre agglomération. Son ambition politique étant de créer un rassemblement de la gauche de la gauche et regrouper sous sa bannière une partie des déçus du PS, le PCF en mal de leadership et des militants du NPA qui lui trouvent un certain charme.

Il leur tient le discours qu’ils veulent entendre, sur la défense du service public. Service public, dont il a une vision très élastique puisqu’il a voulu privatiser des logements HLM dans le cadre de ses fonctions de Vice-Président de l’Eurométropole en charge du logement social .

Sa détermination à défendre le service public est donc sujette à caution, elle se résume uniquement à la défense du service public Hospitalier dont il est salarié avec l’assurance d’ une certaine souplesse dans le cadre du cumul des mandats et des rémunérations.

Quand Syamak AGHA BABAEI se penche sur le sort des plus démunis, on est en droit de s’interroger sur ses motivations, car dans l’exercice de ses responsabilités il n’a pas fait preuve de beaucoup d’empathie envers les locataires HLM qui constituent très largement une partie du quart des habitants de Strasbourg  vivant sous le seuil de pauvreté.

On peut même affirmer qu’il a contribué a les appauvrir en soutenant et en mettant en œuvre une politique de ponctionnement du pouvoir d’achat des locataires HLM avec son complice Phillipe BIES. 

Marcel WOLFF

 

 

Le tribunal d’instance annule les élections à Habitation Moderne Strasbourg

Dans le litige qui oppose l’association de locataires ALIS aux bailleurs sociaux CUS HABITAT et HABITATTION MODERNE  soutenus par les syndicats des locataires que sont la CNL ; la CSF ; et la CLCV, deux juridictions portent un jugement opposé sur le même litige.

Le TRIBUNAL ADMINISTRATIF pour CUS HABITAT, sur l’obligation de procéder au dépouillement des votes en public le tribunal dit ceci : «  Si ALIS qui ne peut utilement pour ces élections se prévaloir du code électoral soutient que le dépouillement des votes n’a irrégulièrement pas été public, aucune disposition du code de la construction et de l’habitation ni aucun principe n’impose toutefois que le dépouillement des votes à l’issue de ce scrutin ne revête un tel caractère »

En clair le juge a reconnu implicitement que le dépouillement a été irrégulier et contraire au principe général du droit électoral , mais que le code de la construction et de l’habitat n’ayant rien prévu sur le dépouillement des votes il est admis, par le juge, que le dépouillement puisse se faire en catimini entre gens de bonne compagnie.

Le juge administratif n’a donc pas annulé les élections, malgré le non-respect « du principe général du droit électoral » qui veut qu’un dépouillement pour être valable soit effectué en public

Le TRIBUNAL D’INSTANCE pour HABITATION MODERNE, sur le même sujet dit ceci : « Que si aucune disposition du code de la construction et de l’habitation n’impose que le dépouillement des votes à l’issue de ce scrutin revête un caractère public, la publicité des opérations de dépouillement des votes est un principe général du droit électoral qui s’impose quelque soit la nature des élections et dont la violation, étant de nature à affecter la sincérité des opérations électorales, justifie l’annulation des élections »

Le juge du tribunal d’instance annule les élections sur cette base juridique qui est un principe général du droit électoral.

Une gifle pour Philippe BIES : Président des deux organismes

Notre ex-député qui s’est mainte fois présenté aux élections et qui ambitionne de jouer les premiers rôles à Strasbourg peut-il ignorer les « principes généraux du droit électoral » ?

Que devons-nous penser d’associations de locataires  (CNL ; CSF ; CLCV) qui se présentent et organisent des élections avec les bailleurs sociaux depuis plusieurs décennies et qui ignorent les « principes généraux du droit électoral ».

En réalité, ces associations aujourd’hui sont installées chez les bailleurs sociaux marche au pas et au rythme voulu par les Présidents des organismes HLM dans lequel ils sont élus.

A CUS HABITAT et HABITION MODERNE ils sont aux ordres de Philippe BIES qui les a entrainées dans cette galère pour camoufler sa gestion méprisante envers les habitants des différents quartiers. Ces associations ont également approuvé la politique de ponctionnement du pouvoir d’achat des locataires mis en place depuis 2008. Avec notamment, l’augmentation exceptionnelle des loyers de 13% des loyers et l’imputation illégale de charges locatives. (nos articles)

Ce n’est plus du syndicalisme pragmatique, c’est du syndicalisme complice.

Marcel WOLFF

A lire notre précédent article ici

Fabienne KELLER une poly-technicienne qui a une aptitude à la navigation politicienne :

Fabienne KELLER une polytechnicienne qui a une aptitude à la navigation politicienne :

Entrée en polytechnique en 1979, elle suit un parcours classique dans l’administration française avant de passer à la gestion des portefeuilles privés de la Banque CIAL , ce qui lui   permet au passage de tisser des relations utiles .

Faut-il souligner qu’elle est devenue capitaine de corvette de réserve lors de son passage dans la marine nationale, et qu’elle a passé le brevet d’initiation au parachutisme militaire ? Nous verrons un peu plus loin l’importance de ces apprentissages dans sa réussite politique.

C’est Daniel HOEFFEL qui portera Fabienne sur les fonts baptismaux de la politique locale. Elle est élue au conseil général en en 1992, en 1998 au conseil régional ou elle exercera des responsabilités de Vice-présidente.  EN 2001, à la faveur des disputes entre socialistes à Strasbourg elle accédé à la Mairie avec l’appui de Robert Grossmann. A cette époque -ci elle est centriste tendance UDF.

En juin 2002, elle est pour la première fois élue députée européenne pour 15 jours seulement…

Depuis 2004 elle est sénatrice du Bas-Rhin sur les listes UMP et LR. En 2008, sa gestion très personnelle des affaires municipales ne sera pas appréciée des Strasbourgeois qui la remercieront pour confier les rênes de la Mairie à Roland RIES chef de file d’un rassemblement socialo-centriste. Il faut dire que, durant son mandat municipal, les quartiers ont été négligés, la politique urbanistique a manqué d’imagination, Mme la Maire était davantage préoccupée par ses ambitions politiques nationales que par les problèmes des Strasbourgeois. Avec l’élégance qu’on lui connait, pour justifier son échec, elle allait charger Robert Grossmann de tous les maux entre les deux tours des élections. Désigner un « bouc émissaire » ne la rebutait pas.

Durant son mandat municipal, étant donné sa formation, on pouvait penser qu’elle apporterait une attention particulière à l’économie et à l’industrie. Mais décidément ultralibérale jusqu’au bout des ongles elle allait montrer une facette inattendue de son personnage.

En voici un exemple, en 2002, au moment de la fusion des grands groupes sidérurgistes européen pour créer ARCELOR , l’entreprise SOLLAC 300 salariés( au port du Rhin) était menacé dans son existence. Selon les critères de Bruxelles elle devait être vendue ou fermée pour cause de « surcapacité ». Inquiets de leur avenir, une délégation de salariés reçue par elle, a eu comme réponse,  qu’ils devaient se prendre en main et chercher un repreneur en faisant le tour de l’Europe, à la recherche de celui qui voudrait bien les racheter.

Cette réponse, venant d’une pensionnaire de polytechnique, une telle réponse était pour le moins incongrue, jamais aucun responsable politique local n’avait osé une proposition aussi grossière.

En 2014 elle tente un comeback municipal avec un slogan-choc « Dites-moi tout » , voilà donc une élue qui a été Maire de la ville,  dans l’opposition depuis 6 ans, qui demande au Strasbourgeois ce qui se passe dans leur ville. Avec un tel programme, il était certain que sa bataille électorale serait perdue d’avance.

Rejetée  une nouvelle fois dans l’opposition municipale pour 6 ans, tout en étant Sénatrice elle ronge son frein dans l’attente d’une nouvelle opportunité. Arrive 2017 et le tourbillon MACRON qui fait exploser le ronron politique national, l’espoir renait , la capitaine de corvette navigatrice infatigable de la politique sait prendre le vent, elle se dit Macron-compatible,  créer le mouvement AGIR (entendez AGIR pour soi) En 2019 à l’approche des élections Européennes elle endosse son équipement de parachutiste militaire et fait une descente en piqué sur les listes de la LERM. A la LERM on est très satisfait de pouvoir recycler l’Ancien Monde politique surtout s’il vient de polytechnique. Entre polytechniciens et énarques, on parle le même langage et on se comprend à coup d’acronymes.

La voilà donc de nouveau sur le devant de la scène politique nationale et locale, tout le monde parle d’elle , elle est contente et cela suffit à son égo.

Maintenant, si les Strasbourgeois pensent qu’elle défendra les intérêts de l’Alsace et de Strasbourg capitale de l’Europe, ils rêvent.

Sans conviction aucune, elle n’a pas défendu l’Alsace au moment de la création de la Région Grand Est, elle ne défendra pas plus l’existence de l’Alsace et de Strasbourg au niveau du parlement européen.

Elle ne cherche qu’a être élue, c’est tout…

Marcel WOLFF

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