CUS HABITAT devient OPHEA : dernier coup de com préélectorale pour Philippe BIES !

Selon ses promoteurs, ce changement de nom doit permettre :

 «  d’affirmer clairement un mouvement fort de modernisation et de nouvelle dynamique qui anime l’entreprise pour poursuivre les efforts vers plus de proximité et de qualité de relation avec les locataires »

Ce n’était donc pas le cas jusqu’ à ce jour ,  après 12 ans de règne de Philippe BIES !!

À la veille des élections municipales de 2020, le président de CUS HABITAT tente une dernière fois de faire parler de lui avec l’argent de ses locataires. Il a donc imaginé cette opération de grande envergure lui permettant de puiser dans les comptes et se livrer à son hobby favori : la communication.

En 2008,  Philippe BIES a démarré la gestion de cet organisme HLM,  par  des décisions très défavorables aux locataires en leur imputant à 100% les frais d’abonnements aux réseaux de chauffage ; contrairement aux obligations du décret ”charges” qui n’autorisait cette répartition qu’à hauteur de 75%.

Cette décision , illégale, a été mise en œuvre jusqu’en 2010 , année où les parlementaires ont modifié la loi sur le décret charge pour le grand profit des bailleurs sociaux. Chaque foyer aura été ponctionné illégalement d’environ 200€ par an entre 2008 et 2010.

Cette ponction concerne les locataires de Hautepierre, de l’Elsau et de l’Esplanade, elle s’est faite avec le soutient de membres du conseil d’administration, parmi lesquels l’actuel Vice-Président en charge du logement social SIAMAK AGA BABEI.

Il faut également citer le silence des associations de locataires censées défendre le droit des locataires, la CSF ; et la CNL en la personne de Raymond HAEFFNER.

Voilà pour ses débuts.

DES AFFECTATIONS DE CHARGES A LA LOUCHE

Par la suite, l’ANCOLS ( Agence Nationale de Contrôle du Logement Social) a qualifié pudiquement cette gestion « d’optimisation des ressources ». Nous avons pu démontrer que CUS Habitat sous la présidence de Philippe BIES n’a vraiment peur de rien en matière « d’optimisation des ressources », ainsi après à un contrôle des factures il est apparu que les sommes imputées aux locataires de Hautepierre au niveau du chauffage, dépassaient largement et de façon très variable les factures du prestataire ( 8% en 2012 ; 12% en 2013 et 5% en 2014, etc.)

Sans être un expert en comptabilité, on voyait bien que les imputations se faisaient à la louche pour ne pas dire autre chose.

L’EAU CHAUDE SOURCE DE PROFITS :

Le pompon a été atteint en 2012 avec le prix de l’eau chaude à 13.14€ le M3.  Après qu’il ait été expliqué aux services de CUS Habitat qu’ils facturaient 2 fois la quantité de KW nécessaire pour réchauffer un M3 d’eau, ce qu’ils n’avaient pas remarqué, les services de de la société HLM et de l’Eurométropole, ont dans l’urgence, changé de prestataire courant 2015.

Le résultat a été immédiat, le prix du M3 d’eau chaude est passé de 13€ en 2012 à moins de 7 € aujourd’hui. Soit une économie moyenne par foyer de 250€ par an à Hautepierre.

CUS HABITAT PROFITE DE CETTE BAISSE POUR AUGMENTER SA MARGE :

En 2015 le prix de l’Énergie facturé pour réchauffer un m3 d’eau passe de 8.5€ à 5.16€ soit une baisse de 3.34€, cette baisse n’a pas été entièrement répercutée aux locataires. CUS Habitat a profité au passage pour se servir. Ainsi ils   garderont dans leurs comptes environ 2.20 € par M3,  ce qui représente quand même la coquette somme d’environ 250 000€ sur l’ensemble de la consommation à Hautepierre .

DES ASSOCIATIONS DE LOCATAIRES QUI N’ONT RIEN VU 

Une fois de plus l’administration de CUS Habitat aura fait les poches de ces locataires. Avec la bénédiction des associations de locataires bien sûr.

Mais au fait, cela s’appelle comment, quand un bailleur social retient des sommes d’argent que vous lui avez avancées pour acquitter des charges en votre nom et qu’il ne vous restitue pas la différence ?

On pourrait qualifier cela de vol, voire de vol en réunion ?

La question pourrait se poser si la justice voulait bien se pencher sur le sort fait aux locataires HLM .

Le BUDGET COM.  EXTENSIBLE à L’INFINI ?

La gestion de CUS Habitat se distingue aussi par l’évolution du budget communication, ce dernier est passé   de 263 460€ en 2008 à 526 714 € en 2013 (+100%), le budget (déplacement, réceptions , missions ) est passé sur la même période 77 996 à 222 704 € (+185%).

En 2013 on était à la veille des élections municipales de 2014. Tout commentaire parait inutile, la force des chiffres est éclairante.

DES INTERMÉDIAIRES TRENT BICHONÉS:

Autre budget qui peut légitimement interpeller les locataires, c’est l’évolution des « Rémunérations d’intermédiaires et des honoraires » ces dépenses sont passées 691 080€ en 2008 à 2 220 151 en 2015 et exploser entre 2016 et 2017 à 5 408 389€. Le locataire qui se fait trainer devant la justice pour quelques Euros doit très certainement apprécier l’élasticité   de ces dépenses.

 l’ANCOLS TRES DUBITATTIVE :

L’ANCOLS dans son rapport de 2018 , qualifie d’atypique la gestion de CUS Habitat, elle souligne la pratique systématique de « l’optimisation des ressources » elle dit aussi que l’augmentation exceptionnelle des loyers de 13% n’était pas nécessaire et elle ajoute :

Au regard de la place qu’il occupe dans le logement social sur le territoire de l’EMS, on pourrait attendre davantage de constructions de la part de l’office.

En clair, elle dit que CUS Habitat n’a pas rempli son rôle au niveau de la construction de nouveaux logements sociaux.

Sur la commande publique, l’ANCOLS souligne des dépassements systématiques entre 1 millions et 500 000€ entre 2013 et 2015

Sur le traitement des problèmes rencontrés par les locataires, voilà ce que pointe l’ANCOLS :

À titre d’exemple, hors réalisation des travaux, une réclamation technique mobilise à minima 5 agents dédiés au traitement de la réclamation (téléconseiller- analyste- planificateur- opérateur de planification – magasinier)

Sur la maitrise des budgets d’investissement

« L’office a mis en service en 2013 un nouvel atelier pour la régie interne pour un coût de 8 544 000€, soit près de 7 fois le prix de revient initial fixé dans le protocole de Caisse de Garantie du Logement Locatif Social (1 273 000€). De plus, le bâtiment a été financé à hauteur de 1 544 000€ sur fonds propres ».

UNE GESTION SUR LE DOS DES LOCATAIRES :

On voit bien, au travers de toutes ces remarques que l’office HLM CUS HABITAT est géré à l’emporte-pièce et que les locataires sont traités avec un mépris souverain. Les rénovations de Hautepierre ont révélé un fonctionnement chaotique des services,  la réception des travaux mal terminés dans un mécontentement général des locataires.

Le même scénario est en train de se mettre en place sur l’Esplanade où les locataires de la rue de Palerme sont écœurés du déroulement des travaux. On leur remplace des lavabos aux dimensions normales par des lavabos riquiquis , on leur ferme la fenêtre de la loggia et tout cela sans la moindre concertation. Les locataires se trouvent confrontés à des ouvriers du bâtiment qui ne comprennent pas un mot de français et qui exécutent des ordres d’une hiérarchie aux abonnés absents.

Pour toutes ces raisons, Philippe BIES et son staff ont jugé urgent de se livrer à une opération de communication pour essayer de faire oublier l’image déplorable d’un bailleur social très mal perçu par les Strasbourgeois. Cette opération permet également de faire une nouvelle fois exploser le budget communication à la veille des élections municipales et parler du Président de CUS HABITAT afin de lui redonner une petite chance de survie politique.

Et tout ça avec l’argent des locataires HLM

Marcel WOLFF

Laisser un commentaire