Raus!!

La députée de l’Oise Agnès Thill a été exclue de La République en marche en raison de «propos polémiques» concernant «le projet du gouvernement d’ouvrir la PMA à toutes les femmes», a annoncé ce mercredi le parti du président Macron.

«Ces propos sont préjudiciables à la cohésion du mouvement et nuisent à son image alors que l’ouverture de la PMA (procréation médicalement assistée, NDLR) va faire l’objet dans les semaines qui viennent de débats à l’Assemblée nationale», relève la Commission des conflits de LREM dans un communiqué, en déplorant «la fréquence et le caractère pernicieux des propos» tenus par Agnès Thill.

C’est donc ça la démocratie!  Je n’ai le droit de m’exprimer qu’à la condition de ne pas penser par moi-même et de répéter ce que d’autres pensent. Vive le progressisme.

BANG

Le Huffington Post prévient, mais apparemment dans le désert, “qu’une crise financière 30 fois plus puissante qu’en 2008 est imminente, mais nous sommes dans le déni”.

On passe l’info dans Heb’di, des fois que… Et vous ne pourrez pas dire, en tant que lecteur de ce remarquable journal, que vous ne saviez pas. Pensez à faire quelques réserves…

Humour

Qui dit qu’on n’a plus de grands humoristes en France? On en a au moins un: l’inénarrable, l’incommensurable Jean-Luc Mélenchon, alias Méluche, qui lors de son “assemblée participative” de LFI reconnaissait sa gamelle des européennes mais qui disait aussi que Macron ferait mieux de ne pas frimer puisque si l’on tient compte du fait qu’il n’avait obtenu que 20% des suffrages exprimés, auxquels il fallait ajouter ceux qui n’ont pas voté, cela faisait à peu près 90% des inscrits qui avaient dit “non” à Macron….

Sauf que Méluche a oublié de faire le même calcul pour Mélenchon qui avait réuni, rappelons-le, 6% des votes… ce qui veut donc dire que 94% des inscrits ont dit “non” à Mélenchon. CQFD et grosse poilade.

Défense absolue de rire

Le Figaro raconte qu’ils sont une quinzaine, ce dimanche midi, pour cette «opération burkini : certains membres de l’Alliance citoyenne de Grenoble, d’autres venus en soutien sans pour autant afficher clairement leurs couleurs. Parmi eux, trois femmes voilées. Ils savent qu’ils ne vont pas pouvoir se mettre en burkini, le dispositif de la Ville faisant obstacle. Leur but est d’expliquer aux passants qu’ils sont les pauvres victimes d’un système injuste et discriminant puisqu’il les empêche de porter le burkini dans la piscine municipale. Pour eux, il ne s’agit pas de préserver la laïcité, mais d’une atteinte à la liberté de conscience.

Gageons qu’ils ne tarderont pas, au nom de la liberté de conscience,  à manifester pour défendre le droit à la lapidation, au mariage forcé, au mariage des mineurs, etc… Patience.

LIBE

Ça ne s’arrange pas à La Poste où les postiers souffrent de plus en plus de leurs conditions de  travail.

Réorganisations en cascade, regroupement des tournées qui deviennent toujours plus longues, les départs en retraite non remplacés, la charge de travail qui s’alourdit, le sentiment de ne plus faire correctement son travail. Ils font des journées de 8 heures 30, au lieu de 7 heures. « L’une a déjà fait un burn-out. Une autre a dû s’arrêter car elle avait des problèmes de tension. Dans un bureau voisin, un collègue a fait un malaise en pleine tournée. A un moment donné, le corps dit stop», pointe un délégué syndical.

La direction de la Poste ne veut pas plier. Au sein du groupe, la tendance est toujours à la baisse des effectifs : en dix ans, ils sont passés de 296 000 salariés en 2008 à 251 000. «On remplace un départ sur trois», précise la direction qui met en avant le recrutement de 12 000 facteurs en CDI entre 2017 et 2019.

Au niveau de l’organisation du travail, désormais, dans de nombreux territoires, les activités de distribution et de tri sont séparées. Et ce sont deux tournées, entrecoupées d’une pause, que les facteurs, qui n’ont donc plus la main sur la préparation, enchaînent. «Le pire, explique l’un d’eux, c’est que personne n’explique le sens de ces réformes incessantes.. «La seule chose que cherche la Poste, ce sont les gains de productivité”. Depuis l’ouverture du capital en 2009, il y a un changement profond dans l’entreprise qui se traduit par une réorganisation systématique.

Ce que ne veut pas comprendre la direction de la Poste, c’est que si le courrier “traditionnel” est en baisse, les colis, la pub, les nouveaux services sont en hausse, selon les syndicats. Le groupe La Poste reste le nez rivé sur ses algorithmes supposés permettre un calibrage rationalisé des tournées. Or, ce système, basé sur des cadences théoriques appliquées à tout le territoire, est critiqué par les syndicats qui dénoncent son opacité. «Pour faire un recommandé, la Poste prévoit 1 minute 30, même s’il y a un portail fermé, même si l’ascenseur ne marche pas !» «Il ne faut pas imaginer que les algorithmes définissent tout. C’est une aide, mais au-delà, il y a le travail des salariés “organisateurs”», temporise-t-on côté direction. A cela s’ajoutent les nouveaux services, comme “aller veiller sur les anciens” (!).

D’après tous les syndicats, La Poste crée une situation où rien n’est jamais stable pour les postiers. “Le marteau leur tombe dessus tout le temps. On va droit dans le mur, comme à France Télécom. Ce sont les mêmes outils managériaux qui sont utilisés”, “la Poste prend le même chemin, mais en plus rapide», dit Isabelle Le Guillou, de la CGT. Fin 2016, deux syndicats avaient sonné l’alarme, en affirmant détenir une note confidentielle de la direction selon laquelle plus de 50 suicides auraient été recensés sur l’année. Interrogé par Libération, le DRH de la branche distribution explique ne pas connaître ce document.

Bref, ce sont les mêmes méthodes employées partout, par les mêmes personnes issues du même moule, en général l’ENA, mais pas seulement, et qui n’ont qu’une seule vocation liée à leur seule qualité : une froideur technocratique, sans mémoire, sans âme ni intelligence humaine, qui permet d’appliquer froidement des consignes dont le but est de faire de l’être humain un simple exécutant.

On supprime les intermédiaires, on “verticalise” le plus possible les structures, quelles qu’elles soient,  en supprimant les centres de décision intermédiaires, (c’est Jupiter qui le dit et qui l’applique jusqu’à la caricature) pour ne faire du travailleur qu’une pièce parmi d’autres, un employé obéissant, productif, comptable de son activité, propre et sain (lavez-vous les mains, mangez 5 fruits et légumes, ne fumez pas, faites du sport, etc…) pour être utilisé le plus longtemps possible au moindre coût, faire de lui une simple variable d’ajustement corvéable, déplaçable, “supprimable” au moindre problème ou changement de stratégie. S’il résiste, c’est un réfractaire. S’il tombe malade, c’est un faible. S’il se suicide, ça en fait un de moins. D’ailleurs, on ne remplace qu’un départ sur trois.

Depuis au moins trente ans, on transforme le travail en une activité de production de richesses exclusivement financières (ou “monétisables”), en écartant progressivement mais certainement tous les autres aspects de l’activité humaine. On a décidé une fois pour toutes que le mouvement c’est le progrès et inversement, que la mémoire, c’est-à-dire l’Histoire, l’espace, le territoire, les traditions, les coutumes, c’est obsolète, rétrograde, réactionnaire et des obstacles au progrès

Pourtant, l’Histoire a montré plus d’une fois que ce genre de gestion finissait mal…

BAC

Sujet du bac philo : ” Le travail divise-t-il les hommes?”.

“Ben ouais, m’sieur! Y’a ceux qui traversent la rue et ceux qui ne traversent pas!”

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