Départ de la nouvelle directrice Rhéna. De nouveaux rebondissements dans la guerre des cliniques strasbourgeoises !

Florence Nédélec arriva « avec enthousiasme » fin janvier à la direction générale de la clinique Rhéna. 

Après un terrible affrontement juridique et commercial de trois ans, la nouvelle directrice générale remplaça à la stupéfaction générale le porteur historique du projet Rhéna, Guillaume Lohr.

Sa lettre de mission de l’ARS Grand Est était d’engager une phase de rapprochement avec la clinique de l’Orangerie (propriété du groupe Elsan).

À elle de finaliser la fusion des activités médicales des deux établissements strasbourgeois puis de mettre en place une direction unique des deux cliniques d’ici l’été. Sacré challenge !

Patatras, la toute nouvelle directrice générale de Rhéna est remplacée ce 10 juillet.

Exit pour elle, exit le nouveau projet médical et surtout exit toute perspective de direction commune !

Et maintenant ?

L’échéance immédiate est le déménagement à Rhéna d’ici le 31 juillet prochain du service de cardiologie interventionnelle jusqu’alors installé à l’Orangerie. Un service de cardiologie, objet de tous les litiges, objet de toutes les convoitises.

À ce jour l’ARS Grand Est n’a toujours pas notifié son accord pour le transfert, mais les annonces de recrutements sont diffusées sur le site internet de Rhéna, qui pose le cadre « développer de nouvelles activités de cardiologie et radiologie interventionnelles, de cardiopédiatrie au sein du futur ICS (Institut Cardiovasculaire de Strasbourg), centre de référence dans le diagnostic et le traitement des maladies cardiovasculaires pour l’adulte et l’enfant ».

Pour essayer d’atténuer l’ire de l’Orangerie et surtout celle du directeur général du groupe Elsan, l’ARS Grand Est a notifié officiellement en tout début de semaine que la clinique peut lancer une toute nouvelle activité : celle de psychiatrie générale.

Le beau quartier de l’avenue de la Roberstau va donc accueillir une nouvelle clientèle inhabituelle.

Dans quels locaux ? Personne ne le sait. Avec quels professionnels ? Personne ne le sait. À quelle échéance ? Personne ne le sait. Avec quel savoir-faire en psychiatrie ? Personne ne le sait. Mais pour l’ARS toutes ces interrogations n’interpellent pas la tutelle…

Par contre, les acteurs historiques de la psychiatrie locale commencent par s’en émouvoir. (Pas la députée psychiatre Martine Wonner (LREM), pourtant membre d’une mission nationale sur la santé mentale). L’affront qui leur est fait d’autoriser cette clinique toujours chirurgicale à exercer une spécialité sans aucun rapport avec ses activités somatiques connues laisse perplexe l’ensemble des acteurs concernés.

La fronde s’organise. Enfle.

En interne à l’Orangerie,  l’information de l’accueil de ces nouveaux patients de psychiatrie, y compris en hospitalisations sous contraintes, n’y a jamais été annoncée officiellement.

Les jours à venir ne  seront pas de tout repos, même si le directeur de la clinique de l’Orangerie, lui, en attendant, bronze tranquillement en congés.

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