Si nos lecteurs n’ignorent pas que les DNA et L’Alsace appartiennent au Crédit Mutuel, tous ne savent pas que TF1 appartient à la famille Bouygues, Le Parisien-Aujourd’hui en France à Bernard Arnault, Le Monde à Xavier Niel, BFM et RMC à Alain Weill, M6 et RTL à la famille Mohn, Libération et L’Express ont Patrick Drahi…
Toutes ces personnes ont un point commun : elles sont dans le classement Challenges des plus grandes fortunes françaises.

La presse à l’heure de la finance

Le monde de l’information et des médias s’est inscrit ces dernières années dans une logique de rentabilité propice aux regroupements capitalistiques.
Les impératifs de rentabilité ont remplacé la ligne éditoriale et l’indépendance des rédactions, un phénomène qui va s’accroitre avec le développement des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication), Internet, réseaux technologiques, télématique…
C’est pour ces raisons que certains de ces investisseurs s’intéressent également aux télécoms et aux réseaux de distribution de données.
Dans cette logique, ce n’est plus la pertinence de l’information qui est primordiale, mais sa capacité à intéresser un maximum de personnes dans un minimum de temps afin de rendre les messages publicitaires plus efficaces.
Ces investisseurs ont le mérite d’avoir sauvé des entreprises et des emplois. Ainsi, le quotidien Libération qui était d’extrême gauche lors de sa création en 1973 survit aujourd’hui grâce à l’argent du capital.
C’est la presse d’investigation (surtout en version papier) qui souffre principalement de l’évolution économique des médias. Un secteur qui doit se réinventer pour rester en vie.
La presse papier va mal. Les lecteurs et les annonceurs la délaissent. On les retrouve sur le web, d’où le réflexe de nombre journaux, Heb’di compris, d’investir dans le numérique.
Pour autant, certains investisseurs rachètent des journaux en difficulté, non pas dans un espoir de rentabilité, mais pour des bénéfices autres, tels que l’image de marque, le contrôle d’une partie de l’information…

Censure ou autocensure ?

Un fait souvent dénoncé jamais prouvé, comme lors des dernières élections présidentielles où il a été reproché à certains riches propriétaires de journaux de soutenir l’ancien banquier de chez Rothschild, Emmanuel Macron.
Des patrons qui pourraient demander des contreparties, par exemple lors d’attribution de licences de câblo-opérateurs.
Apprécions également l’honnêteté de Xavier Niel en 2011 : « Quand les journaux m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard et ensuite ils me foutent la paix » (in Le Monde Diplomatique).
Il est difficile d’accuser ces actionnaires d’avoir une influence directe sur les lignes éditoriales des rédactions. Par contre, ce sont eux qui embauchent aux postes clés.
Rappelons quand même les pressions de Vincent Bolloré, patron de Canal +, qui avait interdit la diffusion du documentaire « Évasion fiscale, enquête sur le Crédit Mutuel » par amitié pour son ami patron de la banque et de plusieurs journaux…
La banque est également un partenaire financier du groupe Bolloré.
Depuis, nombreux journalistes avouent pratiquer l’autocensure…

Complaisance entre élus et journalistes

Si les élus sont attirés par les hommes d’affaires et inversement, ce n’est pas que pour se faire de bonnes bouffes.
En 2014, avant les élections municipales, Jean Rottner, pensant que nous allions publier un article qui n’aurait pas plu à ses électeurs, était passé par l’un de nos actionnaires pour nous transmettre un message.
En vain, nous étions bien au fait de l’information, mais avions déjà refusé de la publier, car elle ne concernait que la vie privée du maire !
En Alsace, les accointances entre élus et journalistes sont nombreuses. Nous l’avons déjà évoqué, nous aurons certainement l’occasion de l’évoquer à nouveau.
C’est l’une des raisons pour laquelle la France est mal positionnée au classement mondial de la liberté de la presse en 2017.
Les pays du nord de l’Europe trustent les premières places. Nous trouvons -après des pays tels que Costa Rica, la Jamaïque, le Surinam, l’Afrique du Sud, la Namibie, le Chili- la France à la 39e place.
En novembre 2016, les journalistes de la chaîne info du groupe Canal + , ITélé, ont entamé un mouvement de grève pour protester contre les choix éditoriaux de la direction. Une centaine d’entre eux ont quitté la chaîne. D’autres sont restés pour des raisons économiques. Il n’est pas toujours facile de retrouver un job de journaliste quand la majorité des médias dégraissent ! Alors ils s’adaptent à contrecœur.
En 2016, des médias comme L’Obs ou Le Parisien-Aujourd’hui en France, etc. ont revu à la baisse leurs effectifs de journalistes. Au même moment, rares ont été les titres d’informations créés tels que France-Info sur la TNT.

Désamour pour les journaleux

En France, l’image des journalistes est au plus bas. Les élus politiques multiplient les attaques verbales contre les médias. Un journaliste qui dénonce un élu corrompu est forcément un menteur qu’il faut traîner en justice !
En Alsace, chez Heb’di, nous sommes également victimes de ce phénomène. Demandez à Paul Mumbach, Jean-Marie Kutner, Jean-Luc Reitzer, Guido Kennel – pour ne citer qu’eux – ce qu’ils pensent de Heb’di !
D’autres, notamment chez les plus jeunes élus qui n’ont (pour l’instant ?) rien à se reprocher, considèrent notre magazine comme un média ayant toute sa place dans la région, sans pour autant toujours être d’accord avec notre ligne éditoriale.
Même constat chez les Alsaciens, la méfiance règne envers les journalistes, même si nous tirons notre épingle du jeu, car considéré comme étant le média qui « ose là où les autres se couchent ».

Une Diversité à préserver

Les médias d’information alsaciens sont peu nombreux. Il y a principalement les journaux radio et télé de France 3 Alsace et France Bleu Alsace et la presse quotidienne.
Chez Heb’di, nous voulons simplement compléter cette offre journalistique en apportant un autre son de cloche.
Nous nous accrochons à notre indépendance financière et politique. C’est donc pour cette raison que nous faisons appel à vous !
Contrairement aux chaînes télé et radios publiques financées par les impôts et la presse quotidienne régionale alsacienne qui perçoivent chaque année plusieurs millions d’euros de subventions, nous n’avons que nos lecteurs et nos annonceurs.
La rédaction d’Heb’di

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