L’exécutif exécute

Dans le Conseil Régional « Grand Est », il y a donc les élus de base et l’exécutif. On y retrouve donc les présidents de commissions (15 élus) :

« Ce sont ensuite 15 vice-présidents. Ceux-ci sont, par certains aspects, les « ministres » de la région. Ce sont des fonctions indemnisées, qui se rapprochent d’un plein-temps et qui participent de l’exécutif de la région, aux côtés du président. Le 1er  vice-président, Jean-Luc Bohl, assure la présidence des assemblées quand le président doit sortir de l’hémicycle et éventuellement l’intérim : on l’a vu opérer entre Philippe Richert et Jean Rottner.

Chacun de ces vice-présidents, comme dans un gouvernement, a un « portefeuille » à gérer. Ainsi la politique jeunesse est-elle suivie par Elsa Schalck, celle des finances par Marc Sebeyran.

En principe, il n’y a pas de confusion des rôles entre président de commission et vice-président du conseil. Philippe Richert, début 2016, avait souhaité une vraie séparation des pouvoirs. De fait, certains présidents de commission, quand leur compétence n’a pas d’équivalent exact parmi les vice-présidences, pour peu qu’ils s’y investissent, deviennent des « quasi-ministres » nous apprennent donc les DNA.

Jean Rottner vient d’apporter sa touche en assurant la promotion de l’un ou l’autre zélés défenseurs du Grand Est. Si l’équilibre géographique semble respecté, l’équilibre politique a changé.

Les Républicains négligés

Plus grand renfort de troupes et de militants politiques au moment des élections, les Républicains font les frais de la « réorganisation » : « L’exécutif de Philippe Richert comportait 8 LR, 5 UDI et 2 DVD. Celui de Jean Rottner est légèrement plus centriste : 7 LR, 7 UDI et une DVD. Mais, pour certains d’entre eux, le paiement d’une cotisation à un parti n’est pas une certitude… » précise encore le quotidien.

“Philippe Richert 2” sanctionne le parti auquel il doit sa victoire et les militants qui se sont battus alors. Un élu, dont on taira l’étiquette, nous disait récemment : « Même contre le FN, je ne voterais plus pour des candidats dont l’ego a pris le pouvoir ».

Une révolution est-elle en marche chez les LR ? On suivra les prochaines semaines avec insistance.

À Strasbourg, Fabienne Keller pourrait être la première à être sanctionnée pour son ralliement à un autre parti que les LR…

Barbara DesVilles

 

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