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Édito : On est tous nés quelque part…

Quand la mondialisation s’affiche,quand les rues commerçantes des villes alsaciennes sont les mêmes que dans le monde entier, quand les pensées s’universalisent, quand les médias tournent en rond, il n’y a pas plus rassurant que de croquer dans cette Madeleine de Proust que sont certains de nos souvenirs

d’enfance.

Un moment privilégié, dans ‘’la Stub’’ où Mamama (ou votre mamie venue de n’importe quelle région du monde) vous propose un gâteau gros comme ça, accompagné de mots gentils !

Un moment où nous nous sentions dans la meilleure famille, dans la meilleure des régions, avec la plus belle langue du monde.

Comme il est agréable d’échanger ses souvenirs avec une personne ayant grandi à Sélestat, Marseille, Tozeur ou Bombay.

Comme il est agréable de découvrir nos différentes cultures…

Les récents actes de racisme ne sont-ils pas dus à la méconnaissance de l’autre ?

Comment peut-on comprendre l’histoire d’une personne quand tout est fait pour que nous oubliions la nôtre ?

Ceux qui cherchent à raboter les différences, ne sont-ils pas de ce fait responsables de ces actes odieux ?

Ceux-là, ne feraient-ils pas mieux de nous expliquer que toutes ces différences culturelles, toutes ces langues différentes sont des points d’ancrage pour chaque personne qui part à la découverte de l’autre ?

La France ne peut-elle pas être un pays où chacun est heureux de vivre dans la différence ?

Les Alsaciens semblent l’avoir compris, c’est du moins l’analyse que je retire du dernier sondage IFOP.

C’est pour cette raison qu’il faut se battre pour l’Alsace, pour notre culture et toutes les cultures.

Nous entamons peut-être actuellement le dernier combat pour une langue et une culture que nos ancêtres ont forgée en plusieurs siècles !

Les élections européennes approchent, L’Alsace doit être forte pour exister auprès de dizaines d’autres régions pour une Europe forte de ses différences !

Thierry Hans

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