Comme disait Michel Audiard ( je cite de mémoire) Un con ça se reconnaît facilement, ça ose tout. Et il a osé, avec tout le mépris d’un ancien prof de secondaire, il tente de dénigrer un des plus grands mathématicien vivant, français de surcroit et malgré cela, sympathique et pédagogue.

Lorsque j’avais écouté avec attention le discours de M Mélanchon à Marseille juste avant le premier tour de la présidentielle, j’avais été choqué. Ce qui m’avait choqué : un discours qui avait pour fil rouge (avec ce monsieur, le fil ne peut être que rouge n’est ce pas ?) la paix mais qui était gorgé d’agressivité !

Un sommet du discours fut quand il cria “balayez-les tous ces inutiles”. Il parlait des patrons bien sûr. A ce moment j’ai pensé que cette violence verbale pouvait tout à fait déboucher sur des violences physiques et je ne suis pas certain que Mr Mélenchon, si cela arrivait, les désapprouverait.

En réalité, l’inutile c’est lui. Un monsieur qui n’a jamais rien fait de ses mains mais qui parle du monde ouvrier comme s’il en avait toujours fait partie. En réalité, un homme qui vit depuis tellement longtemps de discours subventionnés par la généreuse République, qu’il en oublie désormais le sens de la responsabilité de ce qu’il profère.

Qui a pu imaginer ce monsieur à la Présidence de la république ? Les Etats-Unis se sont ridiculisés aux yeux du monde en élisant D. Trump, un populiste de droite. Imaginez ce qui serait arrivé à la France avec ce populiste de gauche, totalement inexpérimenté dans la gestion des affaires autant que totalement convaincu de la justesse de ses analyses ex cathedra.

Il faut toujours se méfier des gens qui apportent des solutions toutes faites aux problèmes et qui n’acceptent pas la contradiction. Cela vire rapidement à la dictature. Le communisme cette belle idée inapplicable à quelque société que ce soit s’est toujours construit sur de bonnes intentions et a systématiquement débouché sur des massacres de population.

Le communisme c’est la mort à court terme. Tout le monde l’a compris depuis longtemps, sauf en France où il reste des nostalgiques d’une époque révolue, espérons le, à jamais.

Je crois que M Mélanchon profite d’une certaine méconnaissance de l’histoire de ce mouvement politique dans son public. Je les invite à comprendre ce mécanisme terrible qui transforme une belle idée en machine à tuer. C’est sans doute parce que lorsqu’on est certain d’avoir la seule solution politique possible, qu’au bout d’un moment, ceux qui ne le comprennent pas deviennent, soit des fous, soit des ennemis du peuple qu’il convient d’éliminer. Ce qui fut fait à chaque fois.

Cédric Villani, c’est l’antithèse de Mr Mélenchon. Ayant reçu la médaille Fields (équivalent du prix Nobel à cause de l’infidelité de Mme Nobel) Directeur de l’Institut Poincaré (encore un génie français sans qui Einstein n’aurait peut être pas abouti sa théorie de la relativité générale), Cédric Villani est une sorte de génie. Un homme modeste mais malin qui a su transformer l’image du “matheux”, comme l’a nommé M Mélenchon, (Quel mépris pour tous les enfants qui sont bons en maths ! Quelle bêtise de la part d’un ancien prof d’utiliser ce mot avec une connotation négative !) en celle d’un homme bien dans sa peau et dans son temps.

La formation scientifique et particulièrement les mathématiques nécessitent de la rigueur et de la réflexion. Avant de valider un théorème, on le teste, on le décortique et on ne le valide que lorsqu’on est convaincu de son bien fondé.

Je préfère franchement l’approche de M Villani à celle de Mr Mélenchon et cela n’a rien à voir avec la politique. C’est en rapport avec la manière de penser.

En s’attaquant bêtement à M Villani, Mr Mélenchon a montré son étroitesse d’esprit en s’appuyant sur tous les clichés répandus dans l’éducation nationale. Penser qu’un mathématicien aussi brillant n’a plus assez de place dans son cerveau pour connaître l’histoire ou comprendre le droit du travail, c’est stupide.

A l’instar de Marine Le Pen qui a montré ses limites lors du débat présidentiel, M Mélenchon vient de nous prouver qu’il n’a pas, lui non plus, l’étoffe d’un homme d’Etat. Même si on s’en doutait, on ne peut que le remercier nous l’avoir certifié.

 

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