SFR n’aime pas les râteaux

Il paraît que SFR s’intéresse beaucoup aux communautés de communes. L’opérateur a en effet contacté plusieurs d’entre elles en Alsace : « Au moins une dizaine auraient été approchées, parmi les plus peuplées, sur les 40 que compte la région historique »… Au passage, on notera la jolie formule pour évoquer ce qui ne se reconnaît pas dans la “nouvelle” région.

Selon le site spécialisé nextinpact.com, SFR a bien confirmé des démarches de ce genre auprès de collectivités des deux départements alsaciens. Mais pourquoi cet intérêt si appuyé ? Parce que tout le monde veut sa part du gâteau alsacien ? Oui et non. Début d’explication :

« Il y a quatre mois, l’entreprise perdait le contrat de construction du réseau public du Grand Est, pour 900 000 lignes et un budget de 1,3 milliard d’euros. Un camouflet que n’a pas apprécié l’opérateur, qui a déposé un recours contre le choix de l’autre finaliste, NGE-Altitude. Ce revers l’avait amené à promettre de fibrer l’ensemble du pays sur ses deniers, d’ici 2025, soit « Fibrer La France ». »

Si l’on en croit l’article (attention, article fort bien détaillé mais payant), cette promesse a tout d’« une menace, principalement pour les réseaux d’initiative publique (RIP), en plein démarrage commercial aujourd’hui, avec peu d’appui des fournisseurs d’accès nationaux. Qu’un opérateur privé amène sa fibre en parallèle de celle des départements et régions, pourrait bien nuire à la santé de cette dernière. »

N’est-ce pas là justement le but recherché par l’éconduit rancunier ?

(extraction du grès rose en Alsace / photo©France3 Alsace)

Pour voir la vie en rose

C’est L’Alsace qui se pose la question : « Qu’est-ce qui pousse des milliers de femmes à courir pour lutter contre le cancer du sein, comme dimanche à Strasbourg ou le 24 septembre dernier à Mulhouse ? »

D’après le sociologue Gilles Vieille-Marchiset, interrogé par le Crédit Mutuel journal alsacien, il s’agit d’une « tentative de “se dédouaner” face aux dérives des sociétés libérales » :

« Comme si la quête financière ne suffisait pas. On se culpabilise vis-à-vis de ce système et on compense par un engagement pour une cause. C’est typiquement anglo-saxon : on a une main droite du côté de la finance, du pouvoir et une main gauche pour compenser l’effet excessif du libéralisme. »

Bon. C’est quand même mieux que d’en avoir ouvertement rien à foutre, non ?

La com’ des com et des comcom

L’on apprend qu’avec 17.000 tweets, Strasbourg arrive largement en tête du classement des villes du Grand-Est qui tweetent le plus sur les réseaux sociaux, suivie de Mulhouse et de Saint-Dizier. « Ce classement a été élaboré par eTerritoire, qui a pour but, selon son descriptif Twitter, “d’aider les territoires à mettre en avant leurs atouts et les citoyens à découvrir la commune de leurs rêves !” » ou de leurs cauchemars.

Eh oui ! Le réseau social est de nos jours un outil de communication à part entière pour les communes, si ce n’est l’outil suprême… Les communes tweetent, partagent, diffusent, likent et nombreux sont les maires à avoir un compte… Sans doute cela leur donne-il l’impression d’être visiblement occupé.

Les Alsaciens aux commandes

À noter la victoire de la SIG : « Strasbourg s’est offert une première victoire encourageante, mercredi face à l’Olimpija Ljubjana (83-69), pour son entrée en lice en Ligue des champions de basket » lit-on sur le site de L’Équipe, où il est précisé que « les Alsaciens peuvent se targuer d’avoir gardé les commandes du match jusqu’au buzzer final (83-69), notamment grâce à une énorme domination au rebond (44 à 26). »

Attention ! Nous parlons de basket-ball, rien à voir avec la présidence de la région Grand Est !

Carnet rose

On est fier et heureux d’apprendre que de nouveaux véhicules seront fabriqués sur les sites de Sochaux et Mulhouse. Le groupe PSA en a fait l’annonce ce mardi, tout en refusant de dévoiler de quels modèles il s’agira, selon le Crédit Mut les DNA.

Quoi qu’il en soit, « ces véhicules assureront un niveau d’activité robuste à Sochaux et Mulhouse pour la prochaine décennie », indique le constructeur, des véhicules avec des roues et un moteur et « à forte diffusion et complémentaires de ceux produits actuellement »…

Quelle machine sortira des usines dans la prochaine décennie, d’après vous ? SUV, berline, citadine… Les paris sont ouverts !

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