Le bio touche le fond mais pas les fonds

Le Ministre de l’Agriculture a annoncé le désengagement de l’État de l’aide au maintien pour la filière bio, qui est pourtant le seul dispositif public qui soutient les producteurs, refilant désormais le bébé aux régions qui devront s’en charger dès janvier 2018 ! Aujourd’hui, le Conseil Régional du Grand Est reste dans le flou : sans doute se souvient-il que l’encore-président Philippe Richert, à la foire agricole de Chalons-en-Champagne, avait déjà prévenu que la région ne prendrait pas le relais…

Face à ce non-sens, la colère monte parmi les agriculteurs bio. C’est Frédérique qui le dit à nos confrères de L’Est Républicain : cette productrice de fromages de chèvre à Lapoutroie n’a pas hésité une seconde à faire deux heures de route pour manifester son désaccord à Nancy hier : « Notre façon de produire, respectueuse des hommes qui travaillent, des consommateurs, de la santé des gens, des nappes phréatiques, mérite d’être défendue », explique-t-elle tandis que Jean-Michel s’insurge : « Pourquoi n’aiderait-on plus un modèle d’avenir alors qu’on subventionne l’agriculture conventionnelle ? »

La liberté de dénonciation

Lu dans le 20Minutes de ce jour :

Marine Le Pen a perdu mercredi son immunité de députée dans l’affaire de la diffusion en 2015 sur Twitter de photos de victimes de l’organisation de l’État Islamique. Cette levée d’immunité doit permettre qu’un « mandat d’amener » soit délivré par le juge et que la présidente du FN soit contrainte, si nécessaire, de se rendre à un interrogatoire de première comparution. « La liberté d’expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne », a réagi l’élue du Pas-de-Calais, avant de dénoncer une tentative de « museler celle qui incarne l’opposition et l’alternative au pouvoir en place »

Non, non, vous avez bien lu : Mâdâme “l’alternative au pouvoir” parle d’elle à la 3ème personne, c’est plus facile pour dénoncer.

Il n’est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions

Mardi soir, les députés et sénateurs alsaciens ainsi que les présidents des conseils des 2 départements se sont retrouvés en fin d’après-midi à l ‘Assemblée nationale. D’après le média « libéral, européen et pro-business » L’Opinion, ces élus alsaciens enchaînent discrètement les réunions depuis quelques semaines pour se demander tous ensemble : « Quelle Alsace voulons-nous ? ».

Ces très honorables messieurs législateurs auront donc attendu la venue du président de la République et de celui de la République fédérale d’Allemagne à l’inauguration du site mémoriel franco-allemand du Hartmannswillerkopf à Wattwiller demain vendredi, dans le cadre du centenaire de la grande guerre…

Bah, nous, ça fait déjà un bon moment que nous nous demandons ce qu’ils veulent, eux, au juste, pour l’Alsace. Nous finirons bien par le découvrir, un jour.

Bientôt des vacances pour Monsieur Hulot ?

C’est Sébastien Chenu, député FN (comme quoi, Heb’di n’est pas sectaire) qui lance le bon mot lors d’un point-presse :

Visiblement il a commencé à reculer mais Nicolas Hulot, ce n’est pas la première fois qu’il avale quelques couleuvres. Il apprend ce que c’est de faire de la politique dans un gouvernement En Marche quand on est écolo. (…) On va observer Nicolas Hulot, si tant est qu’on l’observe encore très longtemps (…), les vacances de M. Hulot sont peut être assez proches finalement »

En effet, après l’annonce par le Ministre de l’Écologie que la France ne tiendra vraisemblablement pas l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% en 2025, le monde politique est en ébullition, à la limite de la fission. Ainsi, Jean-Christophe Lagarde (président de l’UDI), les porte-parole nationaux d’Europe Ecologie – Les Verts ou encore la Commission des Affaires économiques du Sénat (euh, les affaires écologiques plutôt, non ?), tout le monde donne son avis, jusqu’à notre Lady Keller alsacienne à travers un communiqué de presse :

Je salue le sens des responsabilités du ministre Nicolas Hulot, qui répond à la démagogie de l’ancienne ministre Ségolène Royal. L’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici 2025 n’était ni construit, ni tenable. Cette mesure ne s’est pas accompagnée d’un plan suffisant de développement des énergies renouvelables. (…) Alors oui il faut réduire la part du nucléaire, mais il faut le faire dans des délais raisonnables et de manière construite pour être réellement efficace pour notre planète »

Ça y est, maintenant, le job est fait alors Nicolas va pouvoir enfin se mettre… au vert !

 

 

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