Pôle en quoi ?

Un conseiller Pôle Emploi à Rennes a été convoqué à un entretien préalable à un éventuel licenciement parce qu’il avait aidé des chômeurs à récupérer des allocations non versées.

Il avait été recruté en 2006 comme salarié de droit privé.  Il a expliqué à l’AFP avoir découvert «de vraies anomalies couvertes par une chaîne de décideurs, par exemple des salaires exclus automatiquement par le système de calcul des allocations chômage», ou encore des informations «sur les droits des allocataires que l’on donne très peu, voire quasiment jamais aux intéressés». «On me reproche d’avoir trop bien fait mon travail et de dépasser mon périmètre, mais il n’y a pas de périmètre clos dans mon contrat de travail»

C’est formidable, non ? Voilà un organisme dont la mission principale est d’aider les chômeurs, en s’assurant notamment qu’ils obtiennent bien les prestations sauquelles’’ ils ont droit et qui fait tout pour que ce ne soit pas le cas, pour que les gens qui galèrent rament encore plus ! (AFP)

Bidovid-19

Il y a quelque temps, Marianne a publié un joli scoop en montrant que le ministère de la Santé du gouvernement Macron avait confié la gestion du déconfinement au cabinet de “management” américain Bain & Company.

Décidément, en France on manque vraiment de tout, on n’a même plus personne pour s’occuper des questions stratégiques. On se demande bien à quoi servent les « grandes écoles » dont nous sommes si fiers.

Bain & Co, qui n’installe pas des baignoire, a fait sa fortune dans le “downsizing”, c’est-à-dire les opérations de licenciements massifs. Quand une entreprise veut se « séparer » de milliers de salariés ou plus d’un seul coup, elles font appel à Bain. Bain œuvre dans tous les secteurs, de l’aéronautique à l’hôtellerie en passant par la chimie, la banque ou la logistique. Et la petite entreprise n’est pas réputée pour la modicité de ses factures, en général c’est du lourd. Comme la société est active dans tous les secteurs et un peu partout dans le monde, elle a accès à tous les chiffres clés des plus grandes entreprises qui lui confient un dossier.

Il est donc surprenant (même si on ne peut plus s’étonner de rien) et difficile à comprendre que  le ministère de la Santé français ait confié cette mission à une société dont presque tout le monde sait qu’elle a des liens avec les services secrets israéliens.Sa patronne est Orit Gadiesh, une ancienne cadre supérieur dudit Mossad et fille d’un général israélien ! Ce n’est pas voir des complots partout que de se poser des questions sur l’étrangeté de ce choix…

Gogos

Petite info passée inaperçue bien que publiée par le Canard (mais bizarrement relayée par aucun autre média) et qui pourra (peut-être) intéresser ceux qui croient tout ce qu’on leur raconte : contrairement à ce qui a été claironné sur tous les tons et tous les médias, l’appli StopCovid contient bien un espion !

Eh oui, des informaticiens ont découvert un programme de sécurité fabriqué par Google, appelé « Captcha », qui permet de s’assurer que l’utilisateur est bien un être humain et qui en profite au passage pour récupérer l’adresse IP du téléphone. D’après Arthur Messaud, de la Quadrature du Net, cela signifie que, potentiellement, Google connaît l’identité de tous les portables qui utilisent StopCovid.

À part ça on ne se fout pas de nous, notamment Cédric O, le secrétaire d’État au numérique, qui assurait la main sur le coeur et la bouche en cul de poule que l’appli « garantissait l’anonymat » et qu’elle était 100 % française !

Zéro héros

Dans la même veine (si je puis dire), on apprend que pour le fameux « Ségur de la Santé », censé remettre tout le système de soins à plat « parce que rien ne peut plus être comme avant » et qu’on s’est engagé à revaloriser le salaire des soignants, le Gouvernement n’a même pas jugé utile d’inviter les syndicats d’infirmiers et infirmières ! Ce sont pourtant les premiers concernés !

Circulez, il n’y a rien à voir, retournez à vos casseroles, vos malades qui ne rapportent rien et vos ustensiles insuffisants.

Ben voyons…

Jacques Attali expliquait l’autre jour dans les Échos que les Français devront faire des efforts :  “Nous devrons être altruistes, de gré ou de force. La nécessité de tenir compte de l’autre pour se protéger soi-même est devenue incontournable pour limiter la propagation de l’épidémie. Et les pays qui l’ont le mieux compris sont aussi ceux dans lesquels les sociétés sont les plus soudées.

Les pays qui ont le mieux résisté à la pandémie sont ceux qui ont le mieux compris l’intérêt égoïste de l’altruisme. Et l’ont mis en pratique. Au premier rang, la Corée du Sud, Taïwan, le Vietnam. Parce qu’ils ont compris que c’est en protégeant les autres qu’on se protège le mieux soi-même : qu’on a intérêt à porter un masque pour protéger les autres, qui nous protègent en en portant un aussi ; qu’on a intérêt à ne pas contaminer l’autre en restant distant, pour ne pas être atteint.

C’est mignon, non ? Attali explique aux réfractaires complètement bouchés que ceux qui ont le plus souffert de la crise sont les mieux placés, finalement, pour en payer le prix « après ».

En clair, il annonce sans le dire que pour surmonter les conséquences dramatiques de la crise de la Covid, il faudra accepter des baisses de salaire, un allongement du temps de travail, un rabotage des congés, la suppression des RTT, et probablement une hausse de la fiscalité. J’ai bien écrit « de la fiscalité » et non « des impôts », car, comme d’habitude, on nous dira « qu’on n’augmente pas les impôts » tout en créant et en augmentant des taxes.

Les b….., comptez-vous.

Ratsphyxie

Dans le Figaro on peut lire que dans le XVIIe arrondissement, une brigade citoyenne de bénévoles tente de stopper la prolifération des rats à l’aide d’un procédé importé des États-Unis qui utilise de la glace carbonique, c’est-à-dire du gaz carbonique refroidi et qui, injecté dans les canalisations, asphyxie les rats.

Le propos ici n’est pas de parler de la technique utilisée, mais du fait que nous parlons d’un phénomène, la prolifération exponentielle des rongeurs dans une des villes les plus emblématiques du monde ! Ça en dit long sur l’état de « modernité » et d’avancement de notre société.

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