Snif

A l’ouest de Boston, un enfant de cinq ans s’est rendu à l’école avec de la cocaïne… afin de se sentir comme un héro. D’après la police il n’en aurait pas ingéré mais il a tout de même été conduit à l’hôpital par précaution. Pendant ce temps, la police s’est rendue au domicile des parents où elle a trouvé son père, endormi, et pas moins de 38 sacs de cocaïne et 70 sacs d’héroïne. L’homme, déjà sous le coup d’un mandat d’arrêt non exécuté pour possession de stupéfiants, a été interpellé et placé en prison.

Eh oui, que voulez-vous, c’est comme pour tous les métiers et celui de dealer n’échappe pas à la règle : il faut s’inspirer (inspirez) des aînés et commencer tôt si on veut devenir un bon artisan.

American way of life

Le site PRESSENZA décrit les terribles conditions dans lesquelles travaillent des enfants dans l’agriculture américaine, notamment dans les plantations de tabac. Pour la plupart immigrés mexicains, âgés de 10 à 17 ans, ils sont contraints à des cadences infernales, exposés aux pesticides sans protection ni information. Ils travaillent avec des machettes, là aussi sans protection, et quand ils se coupent on leur dit qu’ils n’avaient qu’à faire attention.

Que dire de plus ? C’est un des aspects du monde que nous offrons à notre jeunesse en 2019.

Ça glisse au pays des merveilles.

Orange Sport nous annonce que Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron sont devenus vendredi à Sapporo (Japon) à l’occasion du Trophée NHK le premier couple de l’histoire à terminer la danse rythmique avec plus de 90 points. Les deux Français ont signé un score de 90,03 points qui lui a permis de prendre une sérieuse option sur la victoire finale avant le libre de samedi.

Je ne suis vraiment pas fan de patinage artistique, notamment parce que les costumes me donnent le mal de mer, mais tout de même, ils mériteraient qu’on parle davantage et mieux d’eux ! Quand M’Bappé se foule un orteil ou quand Neymar change de coupe de cheveux, ça fait la une de tous les journaux.

En Bern

D’après le Figarôôô, Stéphane Bern est « colère ». Ouh la la, qu’il est colère ! Il a l’impression de s’être fait, euh…, comment dire… introduire un truc assez volumineux quelque part. Il savait que ça commençait bien mais il ne pensait pas qu’au final il aurait du mal à s’asseoir.

Chargé par l’Elysée d’une mission sur le patrimoine en péril, il a appris (et nous avec lui) la décision du gouvernement “d’annuler discrètement 25 millions d’euros de crédits alloués au patrimoine”, dans le projet de loi de finances rectificative 2019 (source : site internet de la chaîne Public Sénat).

Cette somme est un peu plus élevée que les 22 millions d’euros rapportés en 2018 par le Loto du patrimoine. “On me saborde. On m’envoie au combat et on me tire une balle dans le dos !”, déplore Stéphane Bern.

Ce qui est encore plus étonnant, c’est que Stéphane BERN soit étonné de s’être fait avoir. Si la volonté du Gouvernement était de lutter vraiment et efficacement contre le délabrement du patrimoine national, il s’y prendrait autrement, par exemple en dotant le Ministère de la Culture d’un budet spécifique et certainement pas en faisant un loto dont plus de 75 % des fonds récoltés sont consacrés à autre chose. Voilà à quoi sert d’être un « ami proche du président ».

Au placard

Le Canard nous expliquait dans son numéro du 30 octobre, comment les règles du « vivre ensemble » étaient mises en application au sein des ministères et notamment à Bercy, ou dit autrement : comment Bercy se lance dans la fabrication de placards,

Il révèle que plus d’une centaine de cadres supérieurs – et une cinquantaine d’administrateurs civils (le gratin de l’administration) – travaillant au ministère de l’Economie et des Finances se retrouvent sans boulot, mais avec salaire, en attendant une hypothétique affectation. Certains de ces fonctionnaires croupissent depuis plus de deux ans dans les placards de la République. La CFDT signale que 92 agents supplémentaires de la seule direction des entreprises du ministère de l’Economie se sont retrouvés, cet été, privés de toute fonction et ont été invités à poser leur candidature au sein d’un autre service .

Mais le plus important n’est pas là, il est dans la médiocrité des méthodes employées. A une époque où les dirigeants ont le culot de prétendre lutter contre les discriminations « sources d’injustices », la disgrâce infligée au x salariés est parfois liée à des aléas politiques ou à l’outrecuidance d’avoir osé donner son avis. Certains placardisés ont dirigé des services entiers sous d’anciennes majorités, ils faisaient leur boulot, ils étaient simplement au service de l’État. « Il faut exécuter mais surtout ne pas penser. » «Sous peine d‘être mis en quarantaine» . . . Les placardisés ont tous plus de 50 ans . Les “jeunes vieux” sont dans le viseur , vitupère un syndicaliste. L’âge idéal, maintenant, pour un poste à responsabilité, est de 35 ans. «Vous n’ avez pas le profil. Moi, je ne recrute que des candidats jeunes et frais ». Voilà ce qu’un quincagénaire entend aujourd’hui. Mais la personne qui le lui dit oublie simplement qu’elle aura aussi, un jour, cinquante ans…

Ces « nouvelles » méthodes de management ne se trouvent pas qu’au sommet de l’État. On les retrouve dans les échelons inférieurs, en province comme à Paris, dans les entreprises comme dans les administrations. Le management par le mépris, l’ingratitude, l’injustice (parfois au nom de la lutte contre les discriminations!), l’intimidation, la peur. Dans quel but ? On cherche toujours.

L’empire d’essence

Comme le dit le Fig, taxer les produits dont les consommateurs ne peuvent pas se passer, cette ficelle est presque aussi vieille que la fiscalité elle-même. En France, elle est notamment appliquée sur le tabac – officiellement dans un but de santé publique – et sur les carburants.

Le think-tank libéral Molinari a fait une étude dont il tire une conclusion qui ne surprend personne: «la fiscalité sur les carburants et les cigarettes, comment l’automobiliste et le fumeur ont été transformés en vaches à lait ». Le total des taxes appliquées aux cigarettes pèsent ainsi jusqu’à 554 % du prix de vente hors taxe, celles appliquées au tabac atteignent 166 % du prix HT à la pompe pour le SP 95 et 141 % pour le gazole. Ces prélèvements rapportent 60 milliards d’euros de recettes fiscales aux finances publiques, un chiffre sans commune mesure avec l’importance économique des produits concernés. « C’est 21 % de la fiscalité des biens et services alors que les carburants et le tabac représentent 3,6 % de la consommation des ménages », souligne Cécile Philippe, présidente de l’institut Molinari.

Vous savez quoi ? Meuh !

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