Péchenard, son fils et le respect

En attendant la nomination. Du remplaçant de Gérard Collomb au ministère de l’intérieur, les spéculations vont bon train et quelques noms reviennent plus souvent que d’autres. Parmi eux, il y a quelques « candidats » plus techniques que politiques.

Frédéric Péchenard en fait partie. Ancien commissaire de police, préfet hors cadre, il a aussi été Directeur Général de la Police Nationale puis Président du Conseil Supérieur de l’Education Routière.

On peut donc dire que ce proche de Nicolas Sarkozy connaît la Maison.

Un petit détail, extraprofessionnel, vient cependant assombrir ce brillant tableau :  le 17 février 2009, vers 23 heures, des policiers interpellent sur les Champs-Elysées le conducteur d’un scooter. Il s’agit du fils de Frédéric Péchenard, manifestement en état d’ébriété.

Agressif, le jeune homme menace un agent : «Tu fais qu’un métier de con, je vais te muter à la circulation». Au commissariat, l’officier de police judiciaire, à qui l’adolescent a été présenté, y reçoit rapidement des instructions très «directives» du commissaire de permanence. «J’ai reçu pour consigne de ne pas placer l’interpellé en garde à vue, de ne pas aviser la permanence de nuit du Parquet, et de ne pas auditionner le mis en cause»…

Un gardien de la paix, s’estimant outragé par le fils de Frédéric Péchenard lors de l’interpellation, décide malgré tout de porter plainte. Il est 2h50.

C’est alors qu’arrive le patron de la Direction Générale de la Police Nationale pour récupérer son fils. La plainte de l’agent de police restera sans suite. Convoqués pour une réunion le matin du 18 février, les fonctionnaires sont invités à oublier l’événement. «Il ne s’est rien passé cette nuit», leur lance-t-on.

Frédéric Péchenard a montré cette nuit-là que l’exemplarité, c’était pour la valetaille et que son statut privilégié pouvait bénéficier à ses proches, même au préjudice de la morale et de la loi. Lors de votre prochain écart sur la voie publique, je vous souhaite d’avoir des relations ou un père bien placé dans la hiérarchie policière. Si ce n’est pas le cas, faites comme d’habitude, profil bas.

Quant au fils Péchenard, qui doit avoir 25 ans cette année, j’espère qu’il a passé son permis et appris le respect…

Jean Arthuis se met En Marche

Jean Arthuis, député européen qui fêtait hier 7 octobre son 74ème anniversaire, ancien sénateur, ancien ministre de Chirac (1986-1988) et de Juppé (1995-1997) a annoncé qu’il quittant l’Alliance Centriste pour rejoindre La République En Marche.
Cet expert-comptable de formation, ventre mou du centrisme des années 80 et 90, rejoint LREM et la Startup Nation… L’immobilisme est en marche, et rien ne pourra l’arrêter !

Elisabeth Borne et le vélo

Notre ministre des transports, par ailleurs diplômée de l’école du rire, a précisé dernièrement que le bénéfice du « forfait mobilité durable » (jusqu’à 400 euros en franchise d’impôt pour les salariés se rendant à leur travail à vélo) serait conditionné à la fourniture d’une facture d’entretien du dit vélo… Je ne sais pas si on doit rire ou pleurer, mais une chose est sûre, Mme Borne n’a pas dû enfourcher un vélo depuis l’école primaire et ne sait pas comment cela s’entretient.

Monflingue.fr

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