Le guide Michelin assassine la gastronomie alsacienne

L’Auberge de L’Ill cultive la tradition et l’excellence depuis 150 ans. Dans un village alsacien du nom d’Illhaeusern, Marc Haeberlin reçoit ses convives dans un cadre chic, contemporain et gorgé de nature.
Depuis 4 générations, le menu de l’Auberge de L’Ill enchante les plus fins gourmets de gastronomie française. À l’image de Paul Haeberlin et sa célèbre mousseline de pêche et grenouille, son fils Marc continue de travailler l’équilibre des goûts actuels et d’antan : chaque assiette est juste, généreuse et élégante.

Au bord de L’Ill – dans une campagne verdoyante – cette somptueuse auberge dispose d’un cadre exceptionnel et chaleureux. Conçue par Patrick Jouin, la décoration du restaurant évoque des paysages forestiers au travers de matériaux nobles et pièces contemporaines. Une terrasse coiffée de saules pleureurs et prolongée d’un jardin est accessible en extérieur.

L’Auberge de L’Ill à Illhaeusern est une maison mythique qu’il faut visiter au moins une fois dans sa vie !
Critique 2019 du Guide Michelin

La haute gastronomie alsacienne est imprégnée de tradition culinaire locale.
La plupart des grands chefs locaux s’en inspirent pour créer des plats aux effets  gustatifs sans pareil.
En 2016, le magazine “Le Chef” a  placé trois Alsaciens (Marc Haeberlin de l’Auberge de l’Ill, Olivier Nasti du Chambard, et Jean-Georges Klein de la Villa René Lalique) dans le top 100 des meilleurs chefs de cuisine du monde.
Pour l’édition 2019 du guide Michelin, Jean-Georges Klein visait une troisième étoile, un trophée supplémentaire largement mérité selon de nombreux critiques gastronomiques.

Le couperet du Bibundum est tombé ce lundi, pas de troisièmes étoiles pour la villa Lalique. Pire, le seul restaurant « trois étoiles » alsacien restant l’Auberge de l’Ill a perdu son trio doré que l’illustre famille Haeberlin défendait avec classe depuis un demi-siècle.

L’Alsace n’a plus d’établissement trois étoiles

Marc Haeberlin

Les Haeberlin préféraient passer leur temps dans leurs cuisines pour le plus grand bonheur des gastronomes du monde entier, ils étaient peu adeptes des mondanités ‘’m’as-tu-vu’’ télévisées Parisiennes. Un tort ?
Le guide Michelin n’est plus le reflet des meilleurs fourneaux de France, son contenu est dicté par une direction qui tente de sauver une société plus que centenaire au bord de la faillite.

Pour augmenter ses ventes, le ‘’Michelin’’ a décidé d’employer une recette bien connue de certains médias. Privilégier le Buzz a l’honnêteté.
Et ça marche ! Taper en même temps sur Marc Veyrat et Marc Haeberlin, c’est payant. Le guide rouge fait la une de nombreux journaux.

Et tant pis pour Illhaeusern, ce petit village du fin fond de l’Alsace. Le Michelin semble à côté des réalités du terrain, loin des avis des amateurs de bonne chère  : son palmarès n’est en fait que le reflet de son état de santé financière.

L’auberge de l’Ill est donc une victime collatérale du rendement des guides culinaires. Le sacro-saint bénéfice des actionnaires à droit de vie et de mort sur les restaurants qu’ils jugent, entrainant des licenciements de personnel, baisse de fréquentation…

Aucune autre entreprise, quel que soit son secteur d’activité n’est ainsi soumis à la critique de juges anonymes dont on ne sait rien si ce n’est qu’ils peuvent sceller votre sort en vous faisant indifféremment monter au pinacle ou au contraire vous envoyer en enfer.

TH

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Une réaction à "Le guide Michelin assassine la gastronomie alsacienne"

  1. Jean a commenté:

    Ne mélangeons pas tout! Ce n’est pas parce qu’un établissement est étoilé depuis 51 ans qu’il doit le rester! Encore faut-il le mériter! Car, autant le père Haeberlin était était une vrai génie de la cuisine et préparait le repas pour son équipe dès 5H30 du matin, autant le fils n’a jamais réussi à sortir un plat signature et se complaisait dans des consultances au Japon ou en Suisse!
    IL se contentait de reproduire fidèlement l’acquis de son père…
    L’Auberge de l’ill est certes un monument et l’accueil et l’environnement y sont exemplaires mais le niveau de cuisine n’était plus au niveau d’un 3 étoiles Michelin. Depuis quelques années on disait de lui qu’il était le plus mauvais 3 étoilés de France….
    Pour preuve, il servait des pains d’un niveau misérable et certains de ses desserts étaient d’une simplicité affligeante…..
    Je suis désolé moi aussi qu’il n’y ait plus de grande table en Alsace mais plutôt que de regarder derrière nous, soutenons la jeune garde montante c’est-à-dire les Chefs trentenaires qui sont en train de prendre le pouvoir.
    La tradition a du bon mais à condition qu’elle sache se renouveler et vivre avec son temps!