Merci, Penelope !

C’est ce que doit penser très fort la rédaction de France 3 Alsace, qui nous propose de découvrir qui sont les assistants de nos députés : « Effet collatéral du Penelope Gate, l’Assemblée Nationale a décidé de rendre publics les noms des collaborateurs parlementaires des députés. La liste est désormais consultable sur le site internet de l’Assemblée. »

Eh bah voilà, c’est pas bien compliqué d’expliquer au contribuable comment l’argent public est dépensé et surtout qui bosse réellement à l’assemblée… Sachant que, s’il y a des assistants, c’est qu’il y a forcément des assistés, non ?!

 

Flop

Belle plantade de la déradicalisation, échec décrit en long en large et en travers par toute la presse depuis hier soir… Par exemple : dans L’Alsace, on parle de “ratés” –  « Les sénatrices Catherine Troendlé (Les Républicains, Haut-Rhin) et Esther Benbassa (écologiste, Val-de-Marne) ont publié un bilan d’étape sur les dispositifs mis en place par le gouvernement, depuis la mi-2014, pour lutter contre la radicalisation. Elles pointent les faiblesses des dispositifs, à l’une ou l’autre exception près » – et, dans Le Figaro, c’est carrément “un échec” – «Nous savons que nos programmes sont inutiles pour les djihadistes radicaux de conviction » avoue donc Catherine Troendlé qui dénonce l’amateurisme ainsi que des associations uniquement «en quête de financement ».

Heureusement, les Alsaciens sont là pour relever le niveau, grâce à leur «programme de prise en charge des personnes radicalisées» mis en place par la cour d’appel de Colmar et démarré avant les attentats de janvier 2015 : « Nous avons choisi comme base celle de la lutte contre les dérives sectaires en accentuant notre dispositif sur l’individu », explique Jean-François Thony, le procureur général de Colmar.

 

De l’Alsace, tu t’inspireras

Alors que le candidat des « Républicains », François Fillon, proposait il y a quelques mois de faire reculer la protection sociale en détricotant la branche assurance maladie de la Sécurité sociale, les Alsaciens et les Mosellans nous prouvent qu’il est possible de mieux protéger, de mieux rembourser les malades, tout en gardant des comptes à l’équilibre” peut-on lire sous la plume de Christian Troadec et Nil Caouissin. Tous deux sont les porte-paroles des deux partis qui composent la plateforme “Oui la Bretagne” et ils proposent dans un communiqué commun d’expérimenter en Bretagne le régime local d’assurance maladie d’Alsace-Moselle…

 

L’Univers : le nouvel horizon

Mais il paraît que l’Alsace-Moselle, elle, voudrait expérimenter l’assurance maladie universelle. Petit défaut de synchronisation avec l’info précédente…

Donc, des gens très sérieux se posent la question : « Et pourquoi pas en créant une couverture maladie universelle qui s’inspirerait du régime local ? (…) Aujourd’hui, les syndicats gestionnaires du régime local (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et l’Unsa) proposent d’expérimenter la couverture maladie universelle et vont demander aux candidats à l’élection présidentielle (dès que la liste en sera officiellement arrêtée) de se prononcer sur ce projet. (…) Certains persifleront que les liens de quelques-uns avec les mutuelles ou les assureurs privés les dissuaderont peut-être de prendre une mesure qui pourrait ne pas être adoubée par ces partenaires. Au-delà de ces éventuels conflits d’intérêt, tous pourraient ne pas être convaincus. Comment d’abord évaluer l’impact d’une hausse des cotisations sur les revenus des ménages et sur les budgets des entreprises ? Ensuite, certains mettront en avant qu’en dépit de ces atouts, le régime local d’Alsace-Moselle connaît quelques bémols. La prise en charge des dépassements d’honoraires est notamment inexistante. »

Revenu universel, couverture maladie universelle… Et l’individu, dans tout ça ?

 

Nico les gants blancs

Dans la rubrique «renvoi d’ascenseur», on apprend que l’ancien Président de la République Française, Nicolas Sarkozy, a trouvé l’hospitalité chez Accor. “Accor, premier hôtelier européen avec les enseignes Pullman, Sofitel, Novotel ou encore Ibis et Formule 1. L’ensemble pèse 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 525 000 chambres réparties dans plus de 4 000 hôtels” nous précise Libé.

L’ex-président a été choisi personnellement par le PDG, Sébastien Bazin pour présider le comité de stratégie internationale du groupe, créé spécialement pour son arrivée… «Lorsque Sébastien Bazin était le patron, pour la France, du fonds d’investissement Colony Capital, il avait pris le contrôle du PSG, essentiellement pour des raisons immobilières, compte tenu du patrimoine du club. L’affaire ne s’est cependant pas déroulée comme prévu et Sébastien Bazin se faisait régulièrement taper sur les doigts par le boss mondial de Colony Capital, Tom Barrack. Sarkozy a alors aidé Bazin à trouver un acquéreur pour le PSG.» Comprenez le Qatar Sport Investment (QSI), acquéreur du club en 2011

Fallait bien faire un geste pour dire un grand merci à Nico, normal ! Heb’di conseille tout de même à Mr Sarkozy de faire attention à lui s’il croise Mr DSK dans un des couloirs de l’hôtel.

 

Dernière démarque

Alors comme ça, entre fin 2015 et courant 2016, 19 entreprises d’e-commerce se sont fait remarquer pour tromperie commerciale ? Bah oui. La direction de la répression des fraudes (DGCCRF) les a verbalisées pour pratiques commerciales trompeuses et la procédure est encore en cours… «Au total, nous avons proposé des transactions pénales dépassant 2,4 millions d’euros. 1,5 million d’euros a déjà été payé par Amazon, Zalando et le Comptoir des cotonniers, 490.000 euros ont été refusées par H&M, GrosBill, Darel et Netquattro » déclare Vincent Designolle, directeur de cabinet de la DGCCRF.

Vous pouvez faire votre  shopping où vous voulez, mais maintenant nous savons que vous savez !

 

 

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