Lundi 16

Je parle francé très mieux que vous et je vous merde…

Dans Direct Matin du 11 janvier, Madame la Ministre de l’Éducation Nationale et des Fôtes de Francé a expliqué doctement (comme toujours) qu’il est très important de “transmettre les valeurs de la République à la jeunesse”. Dans le même temps, les enseignants ont été priés d’accepter le principe de la “négociation de la grammaire et de l’orthographe”. En clair, un élève qui écrirait par exemple : “le gato que vous avaient manger”, ne pourra pas être sanctionné s’il explique pourquoi il a écrit de la sorte. S’il explique qu’il a mis aient au lieu de ez parce ce que “vous” est un pluriel (donc il a mis un pluriel) et er à la place du passé composé é parce que deux verbes se suivent, eh bien l’enseignant est invité à ne pas le sanctionner !

Je ne vois pas comment on peut transmettre quoi que ce soit à des gens qui sont censés (ça c’est une allitération) apprendre, s’ils ne saisissent pas la moindre nuance de la langue, les nuances étant indispensables pour affiner le raisonnement et l’expression.

Mais moi je dis ça, hein…

Vigilance

L’Express nous met en garde : au Brésil, des chauves-souris vampires à pattes velues attaquent l’homme…Les scientifiques sont perplexes, car cette espèce préfère en général se laisser mourir que de sucer le sang des cochons ou des chèvres.

Bon, DSK et ma belle sœur n’ont donc rien à craindre, mais quand même…

 

Mardi 17

Philippe Richert moins bien que Xavier Bertrand

Selon Le Républicain Lorrain, « la députée mosellane Marie-Jo Zimmermann et le sénateur Jean Louis Masson montent au front de concert pour alerter Philippe Richert et Patrick Weiten sur les incertitudes qui pèsent sur les usines PSA de Metz et de Trémery. L’une est impactée par la question pendante de la localisation du projet de boîtes de vitesses automatiques, l’autre subit le contrecoup des mesures gouvernementales à l’encontre du diesel ».

Les deux élus lorrains aimeraient bien que Philippe Richert et Patrick Weiten, président du conseil départemental 57, fassent preuve du même volontarisme économico-politique de Xavier Bertrand prêt à mettre le prix pour rapatrier en France – et plutôt dans sa région- la production des boîtes automatiques achetées à un groupe asiatique. Il y a quelques jours, il déclarait même à un quotidien du Nord qu’il était « prêt à mettre de l’argent sur la table pour que PSA produise en Hauts de France, plutôt qu’en Lorraine ». Et les élus lorrains de rétorquer : « Il n’y a pas de raison que le Grand Est qui a dorénavant compétence totale en matière économique, soit en retrait par rapport aux actions concurrentes qui ont été entreprises par le président de la Région Hauts de France ».

Il est urgent d’assurer l’avenir des deux sites lorrains. Les Nordistes ont déjà un coup d’avance.

 

Mercredi 18

La peur au ventre

C’est sans doute ce que ressentent les élus strasbourgeois qui ont rédigé une lettre à l’intention des candidats à la présidence du Parlement Européen qui se sont prononcés en faveur d’un siège unique à Bruxelles… Heb’di imagine déjà le ton de la missive, qui tient sans doute plus de la supplique que du contre-argumentaire du genre “Mais que deviendrai-je sans toi ?” Un paquet de salariés de la rue de la Haute-Montée se retrouveraient sur le carreau et la moitié du quartier Wacken-Contades-Orangerie serait inhabitée… Pour les parlementaires, c’est une simple question pratique : “Strasbourg est le siège officiel du Parlement européen, et l’hémicycle de Bruxelles permet le travail en commission et l’organisation de mini-sessions. Mais en pratique, Strasbourg n’est utilisé que quatre jours par mois et nombre d’élus se plaignent des difficultés pour se rendre dans la capitale alsacienne et des coûts générés par ces déplacements.”

On comprend le point de vue, mais pour l’Eurométropole, c’est l’angoisse !

Vers injuste dénouement ?

La justice s’est penchée ce mardi sur le dossier Sotralentz, société placée en redressement judiciaire à l’automne dernier. Sur les deux offres de reprise, l’une s’est rétractée et l’autre prévoit 46 licenciements. L’entreprise de Durlingen est donc toujours dans l’incertitude pour plusieurs de ses filiales… Hier matin notamment, la justice s’est intéressée au sort de Sotralentz Métal Industrie et au siège. Difficile de ne pas être pessimiste quant au sort des salariés alsaciens.

 

Jeudi 19

Ne pas oublier la menace terroriste en Alsace !

Non, la menace terroriste n’a pas disparu avec les sapins et les chalets. Schiltigheim, Strasbourg et Wissembourg ont ainsi vu, mardi au petit matin, des forces d’élites de nos services de police et de gendarmerie venir faire le ménage.

« La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) avait ciblé trois objectifs pour l’opération bas-rhinoise de mardi matin : Mustafa Savas à Wissembourg, Alperone Can à Schiltigheim, Saïd Ighli dans le quartier de Neudorf à Strasbourg. Les trois hommes ont été interpellés sans difficulté à leurs domiciles respectifs. Ils ont immédiatement été placés en garde à vue à l’hôtel de police de Strasbourg et leurs logements ont été perquisitionnés » lit-on dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

La personnalité et le parcours d’un des hommes sortent du lot : « Mais le parcours de cet homme âgé de 30 ans a de quoi étonner. Après avoir travaillé au sein de la police municipale de Wissembourg, il a réussi le concours d’adjoint de sécurité (ADS) et intégré les rangs de la direction départementale de la sécurité publique du Bas-Rhin ». Radicalisation ou entrisme ?

En Marche

Sinon, les Macronistes s’installent en Alsace. On y découvre des noms connus. Dans l’organigramme, on croise un contrôleur des finances, un libraire, un ingénieur commercial, le cadre d’une brasserie, une consultante en management, une infirmière en Ehpad, un professeur d’université et un entrepreneur, Stéphane Gross, proche de Fabienne Keller lors des municipales. « Dans les débats, on sent plutôt une proximité avec la gauche », note un observateur.

Pour l’heure, trois élues ont rallié la section bas-rhinoise : les deux adjointes du maire de Strasbourg Roland Ries, Nawel Rafik Elmrini et Christel Kohler, et une nouvelle recrue, la conseillère départementale de la Robertsau Françoise Pfersdorff, qui s’était présentée en binôme avec Yves Le Tallec (LR). « Juppéiste, ne se retrouvant pas dans le programme de Fillon », elle a rejoint En Marche…

Autre arrivée, celle de Guillaume d’Andlau, candidat à la législative à Strasbourg 1, dévoilée dans les DNA.

Une belle auberge espagnole finalement. À quand des nouveaux venus ?

 

Vendredi 20

Le sourire de la choucroute

Le quotidien 20 Minutes l’affirme : la choucroute redonne le sourire ! Et cela pour plusieurs raisons selon la journaliste strasbourgeoise Alexia Ighirri :

– Une enquête menée par un psychiatre auprès de milliers d’étudiants américains (???) mangeurs de choucroute démontre « une corrélation entre leur alimentation et leur bonne humeur »

« Parce qu’on la mange en bonne compagnie (…) un bon verre à la main (…) Personne n’imagine la manger en solo dans son coin ».

« Parce que c’est une madeleine de Proust. Combien de quadras ou quinquas vous le diront : “Il n’y a pas meilleure choucroute que celle de ma mère/ma grand-mère !” ».

« Parce que Delphine Wespiser, Miss France 2012, en tant qu’ambassadrice des Fruits et Légumes d’Alsace, prête son image à l’événement “Folle choucroute d’Alsace”. Avouez que le sourire affiché par l’une des plus jolies femmes de France, en train d’enlacer ce chou à choucroute, est communicatif ! ».

Seul problème, trop peu de personnes mangent de la choucroute, j’en veux pour preuve tous ces éternels râleurs insatisfaits au bureau, dans les cafés, sur les réseaux sociaux. Le psychiatre a encore du boulot.

Le côté obscur de la betterave…

Selon Le Figaro, des intoxications alimentaires collectives liées à la consommation de betteraves crues ont été constatées par la Direction de la Répression des Fraudes (DGCCRF). Ces intoxications se traduisent par des troubles digestifs, de type diarrhées ou vomissements, rapidement après la consommation de betteraves crues.

Bref, on vous le répète : mangez de la choucroute !

… et du maïs !

20 Minutes nous apprend ce matin que le maïs met en danger notre grand hamster. Décidément, c’est tout l’univers qui s’est ligué contre la pauvre petite bête. C’est en cherchant à comprendre les effets du maïs et du blé sur la reproduction du grand hamster, que des chercheurs du CNRS de Strasbourg ont constaté que les femelles nourries avec des régimes essentiellement composés de maïs développaient des comportements maternels inappropriés. Ces derniers ayant pour résultat un taux élevé d’infanticides, qui flirte avec les 95 %. Et ces chercheurs sont bien sûrs que ces femelles hamster n’ont pas plutôt été nourries au crack ?

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