Mardi 27 décembre

Lendemain de fête : bouche pâteuse et gueule enfarinée

Manuel Valls, en déplacement à Strasbourg (Bas-Rhin), a été victime jeudi dernier d’une attaque à la farine. Le jeune enfarineur a été placé en garde à vue mais aucune plainte n’a été déposée, selon Marianne.

Candidat à la primaire de la Gauche, Manuel Valls faisait tranquillement son petit tour de Strasbourg à la recherche d’électeurs… Alors que l’ex-Premier Ministre entrait au Café Broglie où il avait rendez-vous avec des élus locaux à 14h, un individu a surgi. Ce dernier, armé d’un sac de farine, a fait ce qu’il avait à faire avant d’être arrêté par la police. Ses motivations semblent être politiques. Au cri de « 49.3 on n’oublie pas ! » l’enfarineur a sans doute voulu faire passer un message… Peut-être souhaitait-il faire remarquer au candidat qu’il doutait fortement que cet article de la Constitution (utilisé 6 fois par le premier ministre d’alors, Manuel Valls, pour faire passer en force les lois Macron puis El Khomri) soit supprimé s’il est élu en 2017 ? Cela ne semblait pas si clair pour Manuel, le pauvre a tout compris de travers : « La farine sans gluten, c’est un bon présage ». Pas le choix, va falloir lui faire un dessin !

 

Mercredi 28 décembre

Ligue de football du Grand Est : la fine équipe

Dans un mois, le 28 janvier prochain, à Villers-lès-Nancy, l’Assemblée générale de la Ligue du Grand Est de football mettra un terme à la période transitoire qui se sera écoulée entre la dissolution des trois anciennes Ligues (d’Alsace, de Champagne-Ardenne et de Lorraine) et l’élection du nouveau comité directeur. À la veille de la clôture du dépôt, une seule liste sera en lice, conduite comme prévu par Albert Gemmrich. Ancien du Racing de Strasbourg, il vient d’achever deux mandats de quatre ans à la tête de la Ligue d’Alsace et demeure membre du Comité exécutif de la Fédération française et là, il se prépare à prendre du galon. Jusque là, pas de surprise. C’était « téléphoné », comme on dit dans la surface de réparation. Mais, quelle sera l’identité du futur vice-président délégué ? « C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup. Nous sommes amis depuis longtemps. Il s’intéresse à tous les dossiers, il est très curieux de tout et nous partageons les mêmes valeurs. Il s’imposait sur ce poste », plaide Gemmrich. Non, contre toute attente, ce n’est pas Philippe Richert qui a été sollicité mais le Lorrain Joël Muller ! C’est qu’on finit par prendre des habitudes, nous…

 

Jeudi 29 décembre

Un effet 2M « Macron-Marine »

Bref, 2017 arrive !

On apprend que le premier effet de l’année nouvelle est le bond des inscriptions sur les listes électorales. « En attendant, on assiste au traditionnel rush des inscriptions de fin d’année. Déjà en 2011, sur les 15 795 Strasbourgeois qui s’étaient inscrits, 8 987 l’avaient fait en décembre dont 5 059 la dernière semaine, « soit près du tiers des inscriptions de l’année », souligne Éric Schultz » dans les Dernières Nouvelles d’Alsace ( ) . Le même élan est constaté partout. Certains y voient un effet « Primaires », d’autres une réaction à l’élection de Donald Trump ( sic). D’autres un effet 2M « Macron-Marine ».

Attention givre et verglas, merci qui ?

Les quotidiens locaux nous rappellent que le froid peut entrainer des perturbations sur les routes alsaciennes. Comme chaque hiver, avec néanmoins une différence notoire, le département du Haut-Rhin a décidé de ne pas déneiger 665 km de routes pour faire 500 000 euros d’économie.

Glissades et accidents en perspective, ce qui va engendrer bouchons et retards dans les meilleurs cas, files d’attente dans les urgences voire décès… combien cela va-t-il coûter à la Sécu ?

 

Vendredi 30 décembre

L’after de l’Alsace

On reliera la dernière atteinte à l’Alsace en pensant à Philippe Richert justement. C’est le droit local qui en fait les frais.

Retoucher le droit local, même quand on a l’accord des acteurs locaux et des parlementaires de droite et de gauche en Alsace-Moselle, devient de plus en plus difficile. Au point qu’Eric Sander, secrétaire général de l’Institut du droit local, parle d’une « réelle difficulté » dans le dernier numéro de la revue de l’Institut.

« Le plus gros grain de sable, c’est l’arrêt Somodia du Conseil constitutionnel (5 août 2011). Celui-ci a fait du droit local un « principe fondamental reconnu par les lois de la République », ce qui le « labellise ». Mais en même temps, le Conseil a verrouillé son évolution : il interdit de l’aménager si cela risque d’élargir son champ d’application ou d’accroître l’écart avec le droit général… » écrit Jacques Fortier.

Bref, on comprendra que l’avenir n’est rose que s’il est socialiste, bleu clair que s’il est LR et bleu foncé s’il est marin … Cet avenir commence en 2017. Il vous reste 48 heures pour voter où laissez d’autres choisir votre destin.

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