Boire la tasse ou vieillir, il faut choisir.

Selon les premiers résultats de l’enquête Noyades 2018 de l’agence scientifique et d’expertise Santé publique France, 552 personnes se sont noyées entre le 1er juin et le 5 juillet derniers, et 121 ont perdu la vie. La population la plus touchée concerne les 65 ans et plus.

C’est une génération qui, finalement, ne sera jamais sortie de ses couches-culottes et qui fera les mêmes conneries de 15 à 105 ans. Il y a quelques années, Agathe Fourgnaud, journaliste et écrivain, disait que la génération des enfants des baby-boomers était la première à avoir été obligée d’élever ses parents. Nous n’avons pas bien élevé nos parents.

Fat foot

Neuf kilos de sucre, cinq kilos de graisse, 85.000 calories et 97,65 euros pour gagner un ballon signé par une équipe de foot. Allemande d’accord, mais quand même…

Ferrero (qui fabrique la fameuse pâte spéciale diabète) a fait tout en finesse en proposant près de 16 kg de Nutella pour gagner un ballon de foot.

Des députés ont adressé une réclamation à un organisme de régulation des publicités contre cette campagne encourageant selon eux les enfants à une consommation exagérée du produit.

C’est un coup de pub qui ne passe pas vraiment chez nos voisins qui le jugent malsain – et on serait tenté de dire que c’est tant mieux -, mais ça en dit long sur l’état d’esprit dans l’industrie alimentaire.

Dangers Publics

“En même temps” pourrait-on dire, madame Jugeote et monsieur Bonsens s’arrachent ce qui leur reste de cheveux devant le cas de deux ressortissants japonais menacés d’expulsion.

En effet, le 6 septembre, le tribunal administratif de Montpellier va devoir décider s’il convient d’expulser du territoire national Rié et Hirofumi Shoji, un couple de vignerons japonais trentenaires de Banyuls-sur-Mer (Pyrénées-Orientales), arrivé en France en 2011. C’est en tout cas ce que réclame la préfecture des Pyrénées-Orientales depuis avril. Quel crime ont-ils commis ou seraient-ils sur le point de commettre ? Il cultivent 3,5 hectares de vigne pour produire le pedres blanques, un vin rouge “nature” d’exception, star du dernier salon Indigènes et désormais référencé chez El Celler de Can Roca, à Gérone, en Catalogne, plus grand restaurant du monde en 2016. Pour demander à ces deux travailleurs de la terre de quitter la France, la préfecture met en avant l’absence de rentabilité de leur entreprise. Les experts (sic) de l’administration (re-sic) estiment que leur exploitation n’est pas viable, qu’ils n’auront pas les moyens de subsister alors que le prix de leurs bouteilles s’envole. Alors qu’ils sont à jour de toutes leurs cotisations et versements, qu’ils ont investi 100 000 € sur leurs deniers personnels et emprunté 50 000 € à la banque.

Leur avocat évoque le parcours exemplaire de ces passionnés de vin. Ils se sont livrés à un véritable tour de France, comme ouvriers agricoles ou employés de cave pour se former dans les grands domaines de Bordeaux et de Bourgogne, pour devenir œnologues et exploitants agricoles diplômés. Puis, ils ont posé leur talent incontestable sur les parcelles séculaires et vertigineuses de la Côte Vermeille. “Si la France ne veut pas de nous, alors, nous partirons“, disent-ils simplement, humiliés et choqués.

En France, pays où on se méfie de la réussite et où on déteste l’argent (enfin, celui des autres), on demande à des gens qui n’ont jamais vu une entreprise de près de calculer sa rentabilité et on préfère dépenser à fonds perdus dans des politiques de la ville funestes et futiles qui ne donneront rien. A moins que ce ne soit, justement, le but recherché : éviter que les gens réussissent. En effet, ce serait louche.

 

Il ne reste pour sauver Heb’di !


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