Le travail, c’est la santé

Une étude de Malakoff Médéric dévoile que plus d’un salarié sur deux (56%) est en situation de fragilité professionnelle ou personnelle, une situation qui pèse sur leur engagement au travail selon quatre dirigeants sur dix. Difficultés financières, maladie, conditions de travail éprouvantes, etc…

Les salariés sont 37% à déclarer connaître une situation de “fragilité personnelle“, principalement une grande difficulté financière (14%), une situation d’aidant (9%), une maladie grave ou un deuil récent (8%).

Une proportion équivalente se déclare dans une situation de “fragilité professionnelle“, en majorité à cause de conditions de travail physiques ou psychiques éprouvantes (31%), une perte de sens et un sentiment fort de déshumanisation du travail (23%), ou une grande difficulté à concilier vie personnelle et professionnelle (11%).

Du point de vue “du salarié, mais également de l’entreprise et des partenaires sociaux, il y a de moins en moins de frontières (…) entre les fragilités dites personnelles et professionnelles“.

Plus d’un salarié sur deux… et les pouvoirs publics qui persistent à encourager les méthodes managériales quasi meurtrières, à augmenter la fragilité des “petits” (veufs, chômeurs, fonctionnaires, malades, etc…), à sabrer les services publics, à magnifier les comportements les plus débiles. C’est fatiguant, fatiguant. Et si c’était, en réalité, le vrai but ?

Nous n’avons pas les mêmes voleurs

La ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a indiqué dimanche que “tout est sur la table” dans le cadre de la réforme des retraites, y compris la question des pensions de réversion, même si leur suppression “n’est pas la question“. Certes, sauf qu’elle est quand même envisagée…

Donc, si j’ai bien tout compris dans le Macronisme, la justice sociale c’est la réduction des APL, le gel du point d’indice des fonctionnaires, l’augmentation de la CSG pour les retraités, la suppression de la pension de réversion, l’augmentation du prix du gaz, de l’essence et de l’électricité et, EN MEME TEMPS, n’est-ce pas, des voyages en avion pour faire 110 km, le remplacement de la vaisselle élyséenne pour 500.000 euros, la construction d’une piscine à Brégançon.

La pensée macronienne est décidément trop complexe pour le rural analphabète alcoolique assisté que je suis.

Actes Sudéveloppés

Le Canard enchaîné raconte dans son édition du 20 juin comment Françoise Nyssen et son époux auraient agrandi leurs biens immobiliers autour de la maison d’édition Actes Sud en dépit des règles strictes qui régissent le patrimoine et la sécurité à Arles, classée au patrimoine mondial de l’humanité. Le tout avant de vouloir régulariser la situation lors de l’arrivée de madame Nyssen au gouvernement.

Sur tout un pâté de maisons, le couple possède le siège d’Actes Sud, mais également une librairie, trois salles de cinéma, un restaurant, un bar, une salle d’exposition et un hammam. Construits sans permis, ou alors sur la base d’un permis périmé, sans respecter les prescriptions de l’Architecte des Bâtiments de France.

Voilà, c’est ministre, de la Culture de surcroît. Par conséquent, ça donne l’exemple, en plus des leçons de morale habituelles. Sûr que le Canard n’est qu’un ramassis d’infâmes mâles blancs.

Ecrans Toto

Anne-Lise Ducanda est médecin dans un centre de protection maternelle et infantile où elle reçoit des enfants de 0 à 3 ans pour des consultations de routine. Depuis quelques années, elle a vu apparaitre une épidémie silencieuse, des symptômes récurrents : des enfants dans leur bulle, qui ne la regardent pas quand elle leur parle, qui ont souvent des retards de langage et des troubles du sommeil.

Tous passent plusieurs heures par jour devants des écrans depuis le plus jeune âge. Et le plus frappant, c’est qu’il suffit de conseiller aux parents de couper tous les écrans pour que les choses commencent à s’arranger. Le petit Rayan, 3 ans, qui a été déscolarisé après seulement 20 minutes en petite section de maternelle, qui ne parlait presque pas et ne regardait personne dans les yeux, s’est remis à prononcer le mot « maman » depuis que cette dernière a cessé de lui prêter son téléphone pour regarder des comptines.

La dépendance aux écrans ne concerne pas que les enfants. Les adultes sont nombreux à avoir l’impression d’être accros aux réseaux sociaux. L’heure est grave, à tel point que des hauts dirigeants de cette industrie se mettent à parler et deviennent des lanceurs d’alerte. L’un des cofondateurs de Facebook, notamment, reconnait que le réseau social s’appuie, depuis le départ, sur le fonctionnement du cerveau et en particulier sur le circuit neuronal de la récompense. La récompense (par exemple la petite flamme que reçoit l’utilisateur de Snapchat s’il communique assidument avec ses amis) fournit au cerveau une dose de dopamine, qui est une hormone du bonheur.

Un psychologue américain, expert en addictologie, utilise cette image : mon smartphone, c’est une pompe à dopamine, que j’ai en permanence sur moi, et qui permet de prendre un petit shoot de dopamine à chaque fois que je le consulte (un like sur instagramm, une flamme sur Snapchat, ou autre).”

Dès les années cinquante, d’aucuns pensaient (à juste titre) que la télé rendait con. Ils étaient loin de se douter des ravages de d’Internet et de ses supports. C’est, paraît-il, le “progrès“. Le remède est pourtant simple – en tout cas aussi longtemps qu’on ne nous force pas à les utiliser – puisqu’il suffit d’éteindre les écrans ou, encore mieux, de ne pas les allumer. Enfin, pas tout le temps.

Et n’oublions pas non plus que les écrans sont devenus une des premières causes d’accidents en tout genre, notamment de la route. Pas sûr qu’il reste suffisamment de neurones disponibles pour le comprendre…

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