La liberté d’expression opprimée dans la ville des «droits de l’Homme»

Après un premier accueil en octobre 2015, la ville de Strasbourg ne veut pas renouveler le meeting du président turc Recep Tayyip Erdogan. La direction du Zénith aurait été contactée à ce sujet. Roland Ries s’y oppose «en tant que maire de la ville des droits de l’homme». Si le pays des droits de l’homme ne le fait pas, qui le fera ? D’après le rapport annuel du comité de protection des journalistes, la Turquie compte près d’un tiers du total mondial des journalistes emprisonnés dans le monde entier, soit plus de 80 d’entre eux. Dans ce contexte, peut-on considérer que la presse turque est libre et ses ressortissants bien informés ? Permettre au président turc de réaliser ces meetings en France où, en principe, la presse est libre, c’est permettre d’informer le monde et les turcs vivants en Europe des risques que comprend le referendum visant à renforcer les pouvoirs du président.

 

Trouver un nom….

Guebwiller est en mode «démocratie», comme ne disent déjà plus les jeunes. La ville propose à ses habitants de choisir le nom de l’édition 2017 pour les «Villes fleuries». Elle obtenu le label 4 fleurs en 1996. Pas de débat cependant sur le choix du thème : les insectes. Dommage. L’an dernier c’était les tomates avec le nom « Tomato’Folies ». Ça fait rêver. La boîte à idées installée à l’accueil de la mairie n’attend plus que vos suggestions. Attention plus que 10 jours ! Le suspense est intenable.

 

…Et ne pas en oublier d’autres

Depuis huit ans, le Mémorial de Schirmeck attend son Mur des noms des victimes de la deuxième guerre mondiale. Philippe Richert est à la manœuvre de ce projet. Il était prévu que l’ensemble des morts soient répertoriés avec leurs noms et leurs dates de naissance, par ordre alphabétique. Organisation validée par le secrétaire d’État. Aujourd’hui, le journal L’Alsace donne la parole au frondeur : Philippe Breton, professeur au Centre universitaire de journalisme de Strasbourg. Il conteste « le projet de Philippe Richert, sans débat, en quasi-catimini, qui fait coexister sur ce mur toutes les victimes ». Mélanger victimes civiles, résistants, déportés juifs et tziagnes, ça ne passe pas pour lui. Diviser les morts. Il ne manquait plus que cela au président de région.

 

Prendre de la hauteur…

Si les distorsions continuent à tirailler les morts, commençons par les vivants ! Jeudi 30 mars, l’association Coexister Mulhouse propose une visite de la synagogue de Mulhouse par son rabbin Elie Hayoun. Cette initiative est ouverte à toutes les convictions (juifs, chrétiens, musulmans, athées, agnostiques, etc), pour mieux se connaître. Ça ne peut pas faire de mal dans le contexte actuel. Inscription obligatoire avant le lundi 27 mars auprès de : responsable.mulhouse@coexister.fr

…Et savoir où rentrer le soir

L’arrivé du printemps marque la fermeture des hébergements d’urgence, mais pas la fin des problèmes des sans-abri. 20minutes Strasbourg nous rappelle que le collectif SDF Alsace lance une cagnotte sur le site Internet Leetchi. L’objectif est de récolter des fonds pour acheter des tentes. À Strasbourg, un SDF est décédé dans la nuit de dimanche à lundi.

 

Laisser un commentaire