Vas-y, Arlette !

La députée LR du Haut-Rhin, Arlette Grosskost, est l’une des rares parlementaires de la droite alsacienne à ne pas quitter le navire en pleine crise Fillon. D’ailleurs, elle n’épargne pas ses collègues : « Il va sans dire qu’ils sont pour la plupart coutumiers du fait de toujours privilégier leur intérêt personnel en lieu et place d’un intérêt général bien compris ».

Quoi que l’on pense de cette affaire du Penelopegate, nous ne pouvons que féliciter cette députée qui ne retourne pas sa veste… à trois mois de sa retraite politique !

 

Des Alsaciens à Paris

Le site « Rumeur Publique » nous propose un classement de l’influence de l’ensemble des députés français…

Ce n’est qu’à la 97ème place que nous trouvons le premier député alsacien, Philippe Bies. Seuls deux autres parlementaires locaux se trouvent dans la première moitié du tableau : à la 204ème place, Patrick Hetzel suivi de près par Eric Straumann, 208ème.

La Bas-Rhinoise Sophie Rohfritsch est 346ème et les 11 députés qui restent sont tout bonnement dans les 100 derniers : Antoine Herth 478, Arlette Grosskost 480, Eric Elkouby 489, André Schneider 492, Laurent Furst 499, Michel Sordi 501, Francis Hillmeyer 523 , Jean-Louis Christ 538, Frédéric Reiss 539.

Même s’il fait bosser toute sa famille, Jean-Luc Reitzer n’arrive qu’à la 549ème place ! Il devrait peut-être encore embaucher un cousin ou une vieille tante…

Le dernier de notre classement, Claude Sturni, est à la 555ème place sur 577, ce qui fait que nous avons en Alsace le premier député fictif

 

Mur des Noms

S’il y a un point sur lequel nos élus sont forts, c’est bien la construction en tout genre :  des sièges pour les départements et pour la région qui n’existe plus, des nouvelles mairies, des bâtiments pour les comcoms, des parcs d’attractions qui font faillite et plein d’immeubles tout partout…

Prochain projet BTP, le “mur des noms” qui va regrouper les 52.000 noms des Alsaciens et Mosellans victimes civiles et “militaires”, sous prétexte que parmi les victimes il y a également 2.000 incorporés de force dans les SS…

En fait, il y a un autre point pour lequel, il se débrouille bien, réveiller de vieille polémique inutile.

 

Les chiffres de la radicalisation en Alsace

Le fichier de traitement des signalés pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) a été créé en mars 2015.

Contrairement au fiches « S », le FSPRT n’est pas réservé à la police ; il est entre autre alimenté par un numéro vert et par les signalements des services de l’État.

Selon Le Monde,  227 personnes ont été signalées dans le Bas-Rhin et 127 dans le Haut-Rhin. Ça en fait quelques unes, tout de même.

 

À Strasbourg, le directeur de la CAF viré !

Le directeur de la caisse d’allocations familiales du Bas-Rhin a refusé de diffuser un texte, ce qui provoque un trouble au niveau national.

Les caisses d’allocations familiales se sont doté d’une charte de la laïcité. Elle sera prochainement affichée dans tous les accueils des CAF de France. Elle s’adresse aux employés qui ont « une stricte obligation de neutralité » et de ce fait « ne peuvent manifester ni afficher leurs convictions politiques et religieuses ». Des employés qui doivent dans le même temps  faire face à des usagers qui ont le droit d’arborer des signes politiques et religieux dès lors qu’ils respectent « l’ordre public établi par la loi ».
À Strasbourg, cette charte de la laïcité, qui devait faire l’unanimité, pose de sérieux problèmes et crée un gros hiatus entre la CAF du Bas-Rhin et la Caisse Nationale (Cnaf) : Michel Reyser, le directeur de la CAF de Strasbourg, a refusé de diffuser la charte pour des raison de risque juridique : « Ce document n’a pas de valeur légale, mais en aurait une si je l’avais diffusé. S’il y a un problème, c’est à moi d’en répondre aux prud’hommes ou au pénal. Si j’ai cette responsabilité, qu’on me laisse définir ce qui est à diffuser »… La CAF a mis fin aux fonctions de son directeur Strasbourgeois le 26 février, remplacé et affecté à une autre mission.

L’association des directeurs de CAF (Adircaf) n’accepte la mise à l’écart de Michel Reyser, qui met en cause l’article 6 de la charte, et ces deux phrases : « Les salariés ne peuvent pas manifester leurs convictions philosophiques, politiques et religieuses. Nul salarié ne peut se prévaloir de ses convictions pour refuser d’accomplir une tâche. »

« Les mots ont un sens. Il aurait fallu écrire ces convictions, pas ses convictions. Si je la diffuse, on peut très bien m’opposer des convictions syndicales par exemple », explique Reyser. « Il n’y a pas d’ambiguïté », affirme Daniel Lenoir, directeur général de la Cnaf, « Mr Reyser n’a pas fait état de difficultés mais d’un refus revendiqué et réitéré. Cette charte fait de la pédagogie de la laïcité, c’est un symbole fort. Tout comme c’est un acte fort de refuser de la diffuser, que je ne peux accepter. Les Caisses sont autonomes, pas indépendantes.» D’où sa décision « qui n’est ni un licenciement ni une sanction ». Détails à lire dans Le Parisien.

 

Cuisine interne

La recette des élections primaires de la gauche a disparu ! Non, pas la recette du succès mais l’enveloppe contenant les sous de la participation des votants au second tour de la primaire. Elle était dans la pièce du fond des bureaux du parti socialiste de Mulhouse. Il n’y a aucune trace d’effraction, une enquête est en cours. Mais qui a donc pu voler ces… 12 euros ???

 

 

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