Spice de counasse !

Mounia Haddad, 29 ans, conseillère départementale de La République en Marche en Indre-et-Loire a été séquestrée par sa famille qui, selon son avocat, refusait son mariage et souhaitait lui imposer un époux en Algérie. La jeune femme, cadre administratif au CHU de Tours, a été retrouvée, jeudi dernier, dans une chambre du domicile parental. Son père, deux oncles ainsi que son frère comparaîtront devant le tribunal correctionnel de Tours. Ils sont poursuivis des chefs d’«enlèvement et séquestration de moins de sept jours» pour les trois premiers, et de «menace de mort écrite» pour le dernier.
Voilà encore un bel exemple d’intégration.
Le Figaro

La preuve par l’exemplarité

Avant, je ne savais pas ce qu’était une république exemplaire. Mais c’était avant. Maintenant je sais : c’est une république dans laquelle les personnes chargées des intérêts (supérieurs) de la Nation ont conservé des liens très forts avec des groupes économiques ou financiers qui profitent de leurs avantages pour demander et obtenir des prébendes. Il suffit de voir les accointances de la ministre de la Santé et de son époux en cas de doute. C’est une république qui, pour assurer des services auprès de la Présidence, on recrute une (voire des) petite frappe qui frappe des petits. Je dis bien “pour assurer des services auprès de la Présidence”, car à l’heure où nous publions ces lignes, personne n’a encore réussi à savoir quelles étaient ou sont les fonctions véritables du sieur Benalla.
C’est une république dans laquelle le Président, principal responsable (puisqu’il le dit) d’une affaire qui déshonore sa fonction, et dont la complexité de la pensée le conduit à juger inutile de s’en expliquer au peuple de France (pour mémoire : les alcoolos à l’Ouest, les analphabètes au nord, les flemmards édentés à l’est et ceux qui ne sont rien au sud) s’adresse à la représentation nationale en lui disant : “Qu’ils viennent me chercher!”.
On pourrait continuer comme ça longtemps, mais je crois que c’est bon, j’ai compris ce qu’était l’exemplarité.
Marianne

A Président exemplaire, presse exemplaire.

Dans la même veine  que précédemment, le Canard nous révèle qu’en matière d’exemplarité, la presse audio-visuelle française n’est pas en reste, loin s’en faut. Ainsi, alors qu’il était en train de décrire les scènes d’émeutes et de grande violence et de saccage massif auxquels s’adonnaient gaiement de braves jeunes gens issus de quartiers défavorisés, le l’envoyé spécial de France 3 a vu son reportage coupé net.
Savez-vous pourquoi?
Parce “qu’il exagérait l’ampleur des violences et des dégradations et qu’il ne rendait pas assez compte de l’atmosphère de liesse” (!). France 3 ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
Avant je ne savais pas ce que signifiait: liberté de la presse. Maintenant je sais.

Mûritude

M’Bappé a été un des rares français à ne pas utiliser son smartphone sur la pelouse et dans le vestiaire après le sacre au Mondial pour profiter du moment. Un choix original et mûrement réfléchi pour ce joueur pourtant issu de la génération smartphones accrochée aux réseaux sociaux. «J’ai tout regardé, pour ne rien perdre. Dans ces moments-là, je n’aime pas prendre mon téléphone pour envoyer des messages et faire des vidéos. C’est une perte de temps, il faut profiter de ces instants uniques».
Contrairement à ce qu’on peut lire dans la presse extatique, ce garçon n’est pas “mûr pour son âge”. Il est comme on doit être à cet âge-là. Ce sont tous les autres qui sont parfaitement immatures ! Le Figaro

 

Lire!

Lire de la fiction procure joie et plaisir, en plus d’être une échappatoire au stress et à l’ennui. D’après Mélanie Green, lire nous permet de penser et ressentir les choses de façon différente, on abandonne certaines de nos habitudes et pensées, et cela permet de se projeter dans une personne différente dans des circonstances qu’on n’aurait pu ne jamais rencontrer.»
En 2009, Oatley a tenté une petite expérience. Il a fait lire deux versions de la même histoire, l’une en écriture fictionnelle, l’autre vendue comme un documentaire. Les participants et participantes ayant lu la fiction avaient beaucoup plus tendance à changer certains traits de leurs personnalités, en réaction aux émotions ressenties à travers l’écriture artistique de la fiction, que ceux et celles confrontées à la version documentaire.
Ces résultats prouvent l’importance de la lecture pour comprendre les autres, apprendre à se mettre à leur place et se comprendre soi-même, explique Oatley. Il est persuadé que plus d’importance devrait être accordée au pouvoir de l’art dans la construction de la personnalité et l’évolution de la maturité.
En s’identifiant à un personnage, on en vit brièvement les émotions. L’équipe de scientifiques d’Oatley a prouvé que les mêmes zones du cerveau s’illuminent quand une personne lit et comprend une fiction que quand elle comprend quelqu’un d’autre. Quand on lit Heb’di, toutes les zones du cerveau s’illuminent et bien plus encore!

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