ÉLECTIONS à CUS HABITAT

Philippe BIES, sa vraie passion pour les URNES

L’élection des représentants aux conseils d’administration des organismes HLM, qui vient d’avoir lieu en décembre 2018, n’a pas  mobilisé  massivement les locataires.  Nous avions, au mois de mai, dans les colonnes d’HEBD’DI abordé ce sujet sous l’angle des manœuvres préélectorales.

Quelques chiffres pour illustrer le sujet : sur quatre des grands bailleurs sociaux qui regroupent environ 48000 locataires (CUS Habitat 20000 , Habitation Moderne 10 000, CIBAR 8700, OPUS 67 8700 ), seuls 17% se sont exprimés.

Le pompon du taux d’abstention le plus bas appartient à CUS HABITAT, avec 13% de bulletins valablement exprimés; ce qui veut dire qu’un élu représente entre 2,5 et 4% des locataires. Peut-on encore parler de représentativité ?

La bonne volonté de ces élus n’est pas en cause, mais à ce niveau de soutien électoral ils doivent s’interroger sur le poids de leur parole au conseil d’administration.

Si on en est là en fait, c’est que les dirigeants d’associations entretiennent des relations complaisantes avec les directions des organismes HLM. La conséquence de cette proximité conduit au traitement en coulisse et dans le dos des élus des problèmes soulevés . Mais pas forcément dans le sens voulu par les locataires qui, bien souvent, sont mis devant le fait accompli d’une décision prise en comité restreint.

À titre d’exemple: Ces relations ambiguës ont conduit le président de la CNL, en compagnie de Philippe BIES, à nier les conclusions du rapport de l’ANCOLS concernant la gestion de CUS HABITAT. Alors que les DNA, qui n’ont pas l’habitude de critiquer l’action de Philippe BIES à la tête du Pôle Habitat de l’EUROMÉTROPOLE ont écrit en grand, titre « CUS HABITAT en demande trop à ses locataires  ». Le président de la CNL a expliqué tort, que l’ANCOLS n’avait jamais mis en cause la gestion du bailleur.

Petit rappel, la gestion « atypique » dénoncée par l’ANCOLS avec des dépenses hors normes et des dépassements de budgets faramineux s’est faite avec l’assentiment des associations sur le dos des locataires soumis à des augmentations de loyer exceptionnelles de 12%.

Mais, revenons aux élections et à leur organisation. Les services de communication des organismes HLM s’occupent de tout.  Dans le monde HLM « tout le monde il est beau tout le monde il est gentil »

Les protocoles électoraux sont disparates, chaque bailleur y met ce qu’il veut, bien des protocoles ne satisfont pas aux exigences du code électoral, pourtant ils sont signés par des présidents d’Associations au  « top » de leurs compétences juridiques. Il y a les organismes qui communiquent la liste des électeurs et ceux qui refusent. En clair, c’est une totale incohérence .

Intéressons-nous au cas particulier de CUS HABITAT et à son président, qui s’est investi de longue date dans ces élections puisqu’en tant que député, il a fait modifier la loi pour empêcher certains locataires de s’exprimer. En tant que président, il a également manœuvré pour empêcher les candidats de l’association ALIS de se présenter, et cela avec l’appui de la « Commission électorale »

Son affection pour l’ URNE l’a amené à s’ investir avec une ferveur inégalée au niveau de CUS HABITAT et d’HABITATION MODERNE. Cette passion s’apprécie aux nombreuses responsabilités qu’il s’est attribuées au bureau de vote.

Ainsi, selon le procès-verbal des élections Philippe BIES est :

  1. Président de Bureau de vote

  2. Assesseur

  3. Scrutateur

  4. Il détient les clés du vote électroniques

  5. Responsable des votes par correspondance

En clair,  il est un bureau de vote à lui tout seul, comment expliquer un tel besoin de s’accaparer l’URNE symbole de la démocratie.

Il doit être convaincu que la démocratie c’est lui a l’instar de ce Roi de France qui avait affirmé que « l’état c’était lui ».

On constate là une réelle dérive monarchique chez notre ex-Député, qui pressé de revenir sur le devant de la scène politique locale, veut forcer le destin en faisant main basse sur les urnes avant de faire main basse sur la ville.

Et tout cela évidemment sous le regard consentant des Présidents d’associations et de ses collègues élus socialistes de l’Eurométropole de Strasbourg.

 

Marcel WOLFF

 

 

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