L’objectif d’En Marche, est, en Alsace, de gagner l’une ou l’autre circonscription. Mais la logique est d’entamer une campagne de fond, de structurer un mouvement et d’aller ainsi jusqu’aux municipales en ralliant de nouveaux entrants en politique et des déçus des partis classiques.

Détruire les partis classiques

Le premier objectif d’En Marche est d’abîmer ou détruire les partis en place. Objectif atteint avec le PS, divisé au sortir de la présidentielle. Objectif atteint avec le LR, dont les premier ralliement sonne le glas. Objectif atteint avec EELV, absent des présidentielles et désormais coincés avec l’entrée au Gouvernement de Nicolas Hulot.

Au sortir de élections présidentielles, l’autre parti ciblée, n’est pas tant Le Républicains, mais l’UDI. Pour se faire, Emmanuel Macron relance fortement le MoDem : 3 ministres, une centaine d’investitures.

Le but est clair : réduire le poids politique de l’UDI pour pouvoir affirmer que le centre est désormais pro-Macron. Les réponses d’élus LR-UDI à la main tendue sont ici, un piège habile et médiatiquement forte.

Après les législatives…

« On peut être écologiste et macronien, de gauche et macronien, du centre et macronien, de droite et macronien… et même sarkozyiste et macronien » explique un cadre politique interrogé par nos soins.

On comprend ainsi vite que la jeunesse d’Emmanuel Macron, celle de son mouvement, vise à inscrire le mouvement « En Marche » dans une présence politique « longue ».

La bataille des élections législatives est ainsi menée. L’objectif est d’avoir une majorité à l’Assemblée Nationale, de fracturer celle du Sénat pour pouvoir faire passer des réformes fortes notamment sur le domaine social et celui du travail.

L’objectif est de ne conserver comme opposants, au final, qu’un PS et une alliance LR-UDI fragilisés mais surtout une gauche « insoumise » forte et un FN suffisamment « présent » pour servir d’épouvantails politiques.

En Marche, vers les municipales ?

Si tout le monde se réjouit du « sens » de la marche : l’union de gens d’horizons différents, et si certains y trouvent des similitudes avec la gestion de l’Euro-métropole de Strasbourg, En Marche poursuivra logiquement son enracinement par le niveau local et strasbourgeois.

A Strasbourg, les législatives permettront de redessiner un carte politique nouvelles.

Après les expériences « Nuit Debout », la réussite d’En Marche vise à capitaliser dans les communes et quartiers, afin de créer des « majorités de projets » dans les villes.

Schiltigheim, Illkirch-Graffenstaden, Bischheim, Ostwald et d’autres villes de 10.000 habitants dans le Bas-Rhin pourraient être des terrains d’implantations propices.

L’objectif est de faire tomber les « vieilles majorités ». En Marche y pense : aujourd’hui et demain !

 

Danielle de Papillons

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