Relisons l’un ou l’autre de nos articles, pas démentis une seule fois :

La vérité est dure, mais c’est la vérité. Il n’y a pas de « mouvement alsacien » comme il existe un « mouvement normand » ou un « mouvement breton ». En Alsace, le régionalisme est pluriel puis inaudible.

L’Alsacien ne sait pas ce qu’il veut, mais surtout, il a du mal à faire confiance aux leaders des mouvements locaux. Parfois par idéologie, parfois par refus de l’égo de ces derniers.

 

Présidentielles : la chute finale !

On remarquera d’abord qu’aucun candidat régionaliste n’a pu rassembler les 500 signatures ! Ça en dit long sur la crédibilité de l’idéal régionaliste dans l’ensemble de nos régions. Certes, trois candidats étaient sur le même créneau. Moralité : zéro qualifié !

Même Dupont Aignant veut supprimer les régions

L’autre querelle serait, en Alsace, idéologique. On reproche au plus ancien mouvement, Alsace d’Abord, d’être trop à droite. On reprochera à Unser Land de flirter avec le centre gauche et voilà que les Alsaciens Réunis se laissent charmer par Nicolas Dupont Aignan.

Pourtant, comme Marine Le Pen, l’homme veut supprimer les régions, renforcer la présence de l’Etat, départementaliser la France. Il ne l’écrit pas, il le dit.

Au-delà de ces querelles, on remarquera qu’aucun de ces mouvements n’arrivent aujourd’hui à décoller et que si Unser Land a profité des campagnes contre la réforme territoriale, c’est surtout pour vendre des drapeaux et des manches en PVC.

Combien de divisions ?

Les égos rajoutent les groupes facebook, les associations dans lesquelles on peine à rassembler plus de 100.000 personnes dans une région de 2 millions d’habitants.

Naturellement, les égos, toujours, font que l’on s’exclue, se jette des noms d’oiseaux ou que l’on se sent naturellement supérieur à l’association voisine.

On l’aura compris, si le régionalisme, idée moderne ne prend pas en Alsace, c’est peut-être à cause des régionalistes eux-mêmes.

Le devoir de mémoire

On a lu récemment qu’après Alsace d’Abord, Unser Land, les Alsaciens réunis entendaient se présenter sous l’étiquette « Debout l’Alsace ».

3 mouvements dans certaines circonscriptions, voilà qui, à coup sûr en laissera plusieurs sous la barre des 5 % ! Sans remboursement et avec des dettes en primes … même pour ceux qui croient possible de s’affilier à un parti parisien.

Gageons que certains ne se rendent pas compte de ce qu’ils font ! Espérons-le pour les compter encore parmi les gens capables de penser à ceux qu’ils font !

Incapables de rassembler plus de 10.000 personnes en une fois, les leaders régionalistes font croire, dans une élection ultra politisée, au sortir de l’élection présidentielle, qu’ils peuvent percer en étant divisés.

Pas étonnant donc que Paris se moque de l’Alsace

Il s’agit soit de bêtise, soit d’irresponsabilité, soit de trahison de leur propre cause.

Pas étonnant donc que Paris se moque de l’Alsace ! Pas étonnant qu’il n’y ait qu’une poignée d’élus régionalistes. Pas étonnant que l’on préfère écouter les Corses, les Bretons. Pas étonnant que finalement, la majorité alsacienne soit parfois plus crédible.

Au cœur de l’Europe, l’identité rhénane et alsacienne pourrait être aussi forte que l’identité bavaroise, catalane, tyrolienne.

Elle ne l’est pas ! La faute n’en incombe finalement pas aux partis parisiens, mais bien aux mouvements locaux où l’égo domine l’idée et l’ambition personnelle la cause alsacienne.

Cela ne fera pas plaisir à tout le monde, mais que l’on nous prouve le contraire aux législatives. Après, il sera trop tard !

 

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