Aveugle et non-mangeant

Il y a quelques jours, Kevin, un jeune handicapé, s’était vu refuser l’entrée d’un supermarché toulousain à cause de son chien d’assistance. Mardi, ce triste scénario s’est reproduit dans les Bouches-du-Rhône, avec une femme malvoyante empêchée d’entrer dans un restaurant à cause de son chien guide.
“Ça prouve qu’on ne sert à rien”. Le sentiment de valoir moins que les autres ne quitte plus Brigitte depuis qu’on a refusé à Jump, son chien guide, d’entrer dans un restaurant asiatique. Pourtant, les chiens-guides sont autorisés dans tous les lieux ouverts au public, donc les restaurants, par une loi de 2005.
Des études très sérieuses démontrent que le QI moyen a nettement baissé en France au cours des quinze dernières années. Ça se confirme…Si ça se trouve, comme c’était un restaurant asiatique, c’était pour le bien du chien…

Ça capote

La presse a largement relayé le dernier exploit du ministère de la santé, consacré à la sensibilisation des jeunes à l’utilisation du préservatif.
“Pourquoi il faut toujours avoir un préservatif sur toi.” C’est l’intitulé de la campagne de sensibilisation relayée sur le compte Twitter du ministère de la Santé. Comme le dit le l’Obs, s’il est tout à fait normal que les autorités publiques communiquent à ce sujet, le message de fond, adressé à un public plutôt jeune, est jugé culpabilisant par les internautes.
La campagne se présente sous la forme de sept cartes fluo donnant à chaque fois une bonne raison de se protéger pendant un rapport sexuel. L’une d’entre elles, la carte n°3, a particulièrement choqué les internautes. A la question “pourquoi il faut toujours avoir un préservatif sur toi”, elle répond : “Parce que ça t’évitera d’annoncer à l’infirmière/le médecin que tu as eu un rapport non protégé.”

Au-delà  du ton désespérément abêtissant et puéril  (qui trahit une déplorable méconnaissance des “jeunes”), les ronds de cuir surannés qui peuplent nos ministères auraient pu ajouter, pendant qu’ils y étaient: “ça t’évitera d’être fille-mère”, ou “t’aurais pu prendre tes précautions connard/connasse”, “t’aurais pu avaler”; bref, il y avait de la matière.

Souriez, vous êtes fichés

Une ONG belge (il y en a)  DisinfoLab, a analysé les tweets traitant de l’affaire Benalla car elle observait sur la période une «hyperactivité». Son but, indique-t-elle, était de comprendre ce phénomène. «S’agit-il de partages militants ou est-ce, également, un gonflage numérique contaminé par de la désinformation?».
À l’issue de ces recherches, celle-ci a produit des listes. L’une d’entre elles classe 55.000 comptes Twitter par ordre décroissant, en commençant par celui qui a le plus tweeté sur l’affaire. Un autre fichier classe les comptes en fonction de leur couleur politique. Choqués, des élus ont déjà fait savoir qu’ils porteraient plainte auprès de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).
Ils sont peut-être choqués, mais ils continuent à twetter le moindre pet qui leur passe dans la tête comme n’importe quel ado pré-pubère.
Heb’di vous avait déjà parlé des dangers des réseaux sociaux, notamment ceux qui ont l’air d’être les plus conviviaux. Sachez que le moindre message, quelle qu’en soit la forme, audio, viéo, SMS, images, etc peut être vu, lu, copié, enregistré, transmis, vendu, exploité, déformé, utilisé contre vous à tout moment par n’importe presque n’importe qui. C’est vous qui voyez, mais ne venez pas pleurez le jour où vous serez pris.

Raies bannies

L’Express nous alerte : il y a une invasion de raies venimeuses près des plages de la Méditerranée.
Tu parles d’un scoop ! S’il n’y en avait qu’en Méditerranée…

Débit de poison

Le Figaro nous apprend que le laboratoire Fresenius Kabi accuse le Nebraska de s’être procuré «de façon inappropriée ou illégale» des substances non destinées aux exécutions capitales.
Carey Dean Moore doit être exécuté le 14 août, au pénitencier de Lincoln dans le Nebraska. Pour la première fois de son histoire, cet État du centre des États-Unis a choisi d’opérer par injection létale. Le laboratoire pharmaceutique allemand Fresenius Kabi en est convaincu: le Nebraska s’est procuré «de façon inappropriée ou illégale» des substances qu’il fabrique (un dérivé du curare et du chlorure de potassium) non destinées à être utilisées pour des exécutions capitales. La société s’est donc lancée dans une course contre la montre, en engageant une procédure au civil pour stopper les autorités pénitentiaires du Nebraska. Dans sa plainte, le pharmacien allemand, coté en Bourse, assure «ne pas prendre position contre la peine de mort» mais s’inquiète que cela ne porte «grandement atteinte à sa réputation».
La société s’est donc lancée dans une course contre la montre, en engageant une procédure au civil pour stopper les autorités pénitentiaires du Nebraska. Dans sa plainte, le pharmacien allemand, coté en Bourse, assure «ne pas prendre position contre la peine de mort» mais s’inquiète que cela ne porte «grandement atteinte à sa réputation».
C’est pas drôle, mais c’est quand même un labo allemand qui est dans le coup…

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