Une rencontre à trois

L’histoire se passerait à Illkirch-Graffenstaden, loin de la ville « mère ».  Un conseiller municipal y  rencontre clairement les deux anciens maires, larrons en foire. L’objectif, autour d’un déjeuner, et bien de le faire basculer.

L’entretien est cordial. Il fut précédé d’échanges téléphoniques. Le budget ne tenant qu’à une voix, toutes les amabilités sont de sortie. L’objectif est de mettre la pression sur des élus intermédiaires, parés, tout d’un coup, de toutes les qualités.

La manip’ ne passe pas !

Le tandem Nisand-Kutner

Le vrai souci, y compris chez des colistiers, fidèle à Jean-Marie Kutner, c’est d’abord la bétonisation à outrance mais désormais surtout la lune de miel avec l’ancien maire.

Les cicatrices de la campagne municipale sont encore là ! Les coups ont volé bas, la rupture était totale et là, voilà l’ancien maire paré de toutes les sagesses, « pour le bien de la ville ».

Certains ont compris que si l’équipe Ball passait dans l’opposition, la « nouvelle » majorité serait alors l’otage, numériquement et politiquement de l’ancien maire PS, désormais «En Marche ».

Dans les faits, souligne un chef d’entreprise du secteur : «  Le souci n’est même pas l’étiquette de Raphaël Nisand  mais sa présence. L’alliance Nisand-Kutner laisse à penser que leurs affrontements n’étaient que du cinéma ».

Du côté des élus ralliés à Jean-Marie Kutner, on souligne la nécessité d’assurer la continuité républicaine. Un verbiage qui cache souvent, des intérêts personnels ou des querelles d’égo.

2 maires « ami-ami »

La ligne PS est désormais claire, celle de Danielle Dambach aussi : laisser la majorité se déchirer et préparer l’alternative.

De l’autre côté, il ne restait plus qu’à Raphaël Nisand, adhèrent « En Marche », de faire la paix avec son ennemi intime… C’est chose faîte !

Du côté de Christian Ball et Fabien Bresson, on affiche le calme des vielles troupes. D’abord assurer le suivi des dossiers municipaux, puis acter de la volonté d’une majorité des membres du Conseil Municipal d’écrire une autre histoire.

16 élus seraient prêts à en venir au vote !

Barbara DesVilles

 

 

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