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Comme cette “visite” précédait celle du président de quelques jours, il est difficile de ne pas voir un lien entre les deux. Monsieur Benalla fait désormais, paraît-il, des “affaires”. On peut dire que ça, on le savait. Ce qu’on sait moins et qu’on aimerait savoir c’est pourquoi il fait des affaires au Tchad au moment où le Chef de l’État y est et pourquoi monsieur Benalla, soi-disant viré par l’Élysée et toujours sous le coup d’une mise en examen pour violences, circule encore avec un passeport diplomatique. On peut accessoirement s’interroger sur l’alimentation de la carte bleue, car une dizaine de personnes voyageant en avion privé et logeant dans un cinq étoiles coûte quand même un peu plus cher qu’un vol charter et chambre dans un Ibis.

L’Élysée s’est empressé de préciser (un peu vite, non?) que, ” Quelles que soient les démarches qu’entreprend M. Benalla, il n’est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S’il se présentait comme tel, il est dans le faux” et que “nous n’avons jamais d’intermédiaires dans les relations que nous entretenons avec les chefs d’État africain. Si le président donne un mandat, c’est soit à son ministre des Affaires étrangères, soit à sa cellule diplomatique”.

Ok, sauf que ça ne règle pas le problème, d’autant moins que Benalla se sent assez sûr de lui pour claironner “Je ne peux accepter de tels propos prononcés par certaines personnes de l’entourage du président de la République, que “l’ensemble des frais concernant ce voyage a été pris en charge par le chef de la délégation” et que ” les précisions de l’Élysée sur son voyage n’auraient que pour “but ultime de saccager ses vies familiale et professionnelle, de lui nuire”.

Comme s’il n’était pas assez grand pour se nuire à lui-même! Rappelons-nous que personne ne l’a obligé à tabasser des manifestants, pas plus qu’à mentir à la commission d’enquête parlementaire, puisqu’il a dit avoir rendu le ou les passeports dont il disposait. Ceci dit, qui peut croire à l’ignorance de l’Élysée sur les extravagances de Benalla, ou sur la destination d’un certain coffre? D’ailleurs, ce serait bien qu’on ne l’oublie pas celui-là…

 

SuperTrump

Irak : “Trump révèle par erreur l’identité de membres d’une unité top secrète”

Wouah! Trop fooort!

 

Faut pas charia!

En 2003, la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) avait validé la dissolution d’un parti politique islamiste – pourtant vainqueur aux élections – au motif qu’il souhaitait instaurer la charia en Turquie. Les juges avaient alors conclu à l’incompatibilité de la charia avec les principes fondamentaux de la démocratie et avec les normes de la Convention européenne des droits de l’homme (arrêt Refah Partisi et autres contre Turquie du 13 février 2003). Dans son arrêt Molla Sali contre Grèce du 19 décembre 2018, la Cour a omis de réitérer cette condamnation de principe de la charia, et en a accepté l’application en marge du droit commun grec. Par conséquent, elle reconnaît que la Charia pourra s’appliquer en Europe, certes à certaines conditions, mais sans avoir pris la peine de les préciser.

Certains argueront qu’il ne s’agit que de la Grèce dont l’Histoire est imprégnée de l’héritage Ottoman dont une des particularités était que la Charia devait être appliquée aux populations musulmanes passées sous juridiction grecque, etc. Mais quand même, dans le contexte actuel, ce n’est pas très malin. Enfin si, c’est malin. Très malin.

La Cour européenne estime qu’un État n’est pas tenu, mais peut s’il le souhaite, «créer un cadre juridique déterminé pour accorder aux communautés religieuses un statut spécial impliquant des privilèges particuliers». En d’autres termes, un État européen peut accorder à sa communauté musulmane la liberté d’être régie par des normes de la charia, sans que cela soit, en soi, contraire à la Convention européenne des droits de l’homme. Deux conditions sont posées quant à un tel statut spécial: le respect de la volonté des intéressés (tu parles!) et celui, des «intérêts publics importants».

Elle précise que l’Etat doit respecter “l’identité minoritaire d’un groupe spécifique” et ne doit pas porter préjudice au “droit des membres de ce groupe de choisir de ne pas appartenir à ce groupe” ou “de ne pas suivre les pratiques et les règles de celui-ci”.

Mais bien sûr, c’est comme si c’était fait.

Agissant ainsi, la CEDH sacralise en réalité la conception libérale et communautariste de la société, susceptible d’accommoder la coexistence de communautés diverses, dotées de privilèges juridiques au sein d’un même État.

Je m’avance peut-être un peu, et je suis même prêt à admettre que je suis rétrograde, frileux, pessimiste, mais si ce modèle de société était viable et pérenne je crois que cela se saurait déjà. Par ailleurs et pour en finir avec ce sujet, je ne suis pas certain de l’adhésion des peuples, je veux parler des peuples majoritaires, normalement seuls habilités à dire ce que doit être la société.

Heb’di (guet) Manama (= “tiens-toi bien mémé” pour les pas encore alsacianophones)

Le Figaro a fait une petite liste des signes annonciateurs d’un temps qui s’annonce très nuageux sur nos têtes pour dans pas longtemps. À la veille de Noël, Wall Street s’est enfoncée dans le rouge, tandis que le CAC 40 continue sa lente descente. Lente certes, mais descente quand même.

Entre les attaques de Donald Trump à l’encontre de la Fed, le «shutdown», le flottement autour de la communication de la Banque centrale, la chute du cours du brut, les gilets jaunes qui semblent s’installer durablement et le moral des Français qui ne s’arrange pas…

La soudaine colère de Trump contre la Réserve Fédérale américaine, qui sort de la pratique habituelle du strict respect de l’indépendance de cette institution incontournable, est liée à la décision de cette dernière de relever les taux d’intérêt. C’était une décision attendue, mais pas espérée par tout le monde, car certains craignent une trop forte appréciation du dollar par rapport à l’euro, et par conséquent un ralentissement des exportations US, ce qui a fait dire à Trump que “le principal problème de l’économie américaine c’est la Fed, qui ne sent pas le marché”.

Il faut dire que la banque centrale américaine ne fait rien pour être lisible sur ses intentions en ce qui concerne les taux d’intérêt dont la hausse renchérirait tous les crédits à la consommation et les crédits immobiliers (coucou 2008…), ce qui aurait donc un impact direct sur l’économie américaine, traditionnellement tirée par la consommation. La décision de la Fed de relever les taux d’intérêt était jusqu’alors justifiée par le fait qu’il fallait éviter une surchauffe de l’économie déjà au plein-emploi, mais la dernière hausse a semblé entrer en contradiction avec un abaissement des prévisions de croissance et d’inflation pour 2018 et 2019.

Pour ne rien arranger ni mieux éclairer,  le Secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin a tweeté de son lieu de vacances que les six principales banques du pays disposent “d’amples liquidités”, mais cette info a été interprétée comme une communication de crise remuant un peu plus les marchés au moment où les administrations fédérales sont en partie fermées pour cause de shutdown, c’est-à-dire faute d’accord au Congrès sur le financement du mur à la frontière mexicaine voulu par Donald. Le président lui a renouvelé mardi sa confiance, le qualifiant de «très talentueux, très intelligent».

Bref, ce que les économistes craignent c’est un ralentissement économique mondial, puisque dès octobre, le Fonds monétaire international (FMI) avait abaissé ses prévisions de croissance de l’économie mondiale pour 2018 et 2019 (3,7% contre 3,9% précédemment). La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a laissé entendre fin novembre que ces données seraient encore abaissées en janvier. S’agissant de la seule économie américaine, le FMI souligne depuis des mois que les effets positifs de la réforme fiscale, adoptée il y a tout juste un an, vont s’estomper.

Enfin, la guerre commerciale entre les USA et la Chine inquiète d’autant plus que la Chine montre, elle aussi, des signes d’essoufflement. Et si les deux premières puissances économiques s’essoufflent, voire se cassent la figure, elles entraîneront tout le monde avec elles.

Ceci dit, vu que la fiabilité des économistes n’est pas meilleure que celle des météorologues, on peut toujours espérer…

Halala!

La presse allemande a révélé que la célèbre barre de chocolat Toblerone est devenue halal… La certification a été obtenue en avril 2018, le Toblerone est donc conforme à la loi islamique et peut de ce fait être consommé sans modération par les musulmans.

La société américaine Mondelez, propriétaire de Toblerone, a fait certifier son site de production à Berne-Brünn en Suisse. Les ingrédients et les machines ont été adaptés de sorte qu’aucun contact avec de l’alcool ou du porc ne soit possible.

Selon Mounir Khouzami, représentant des Arabes de Suisse (sic), l’halal “c’est plus que le renoncement au porc, c’est une philosophie de la vie. L’halal s’applique non seulement à l’alimentation, mais aussi à de nombreux autres domaines de la vie quotidienne “, a-t-il expliqué au SonntagBlick.

En fait, c’est comme le  .

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