Je sais, il s’agit d’une info, qui ne passionne pas les foules, mais…​ Il s’agit d’une information qui concerne les déjections canines dans les espaces publics à Strasbourg et notamment dans les aires de jeux pour enfants.

J’ai fait parvenir un message avec photos ​à plusieurs ​adjoints de la ville (Dreyer le quartier, Kohler les parcs, Hermann la police, et des responsables de l’hygiène, salubrité, etc..). Mais aucun retour à ce jour.

En effet,  le 22 mai matin, en accompagnant mon fils à l’école primaire de la Robertsau (Adler), j’aperçois un petit monticule marron dans le bac à sable du petit parc pour enfants ou l’aire de jeux Amélie de Berckheim. En m’approchant, je découvre qu’il s’agit d’un cadeau déposé par un animal de compagnie.

En clair, une crotte de chien en plein milieu de ce bac à sable destiné aux enfants.

J’aime beaucoup les animaux, mais il n’y a pas de place pour eux dans une grande ville, à moins d’avoir des propriétaires d’animaux de compagnie respectueux et ayant un sens civique développé.

Il faut savoir que les chiens sont de plus en plus nombreux dans cette zone, surtout depuis la construction de nouveaux de logements à la Robertsau.

Combien de fois, dois-je dire à mon fils, quand je joue avec lui dans les environs de cette aire de jeux, « fait attention aux crottes de chien », à la longue ce n’est plus drôle,  mettez-vous à ma place !

La seule réponse de la municipalité est d’apposée des affichettes cartonnées  « C’est qui qui fait pas ici ?  c’est Kiki » ! Communication inutile et enfantine pour cibler des adultes.

Il y a un moment pour l’information et un autre pour responsabiliser.

Responsabiliser, veut dire ne pas prendre les adultes pour des enfants et qu’il faut appliquer une législation juste et pénalisante. Appliquer une verbalisation qui ne soit pas que symbolique.

En effet, toucher au portefeuille des promeneurs de chiens ou autres animaux de compagnies devraient amener plus de propreté dans le quartier. L’article R633-6 du code pénal* est à disposition des communes pour verbaliser les contrevenants. La municipalité n’ose peut-être pas !

Observons d’autres villes, comme Cannes par exemple : la municipalité y développe depuis quelques années une politique contre l’incivisme avec une communication percutante non dénuée d’humour et qui semble fonctionner.

En mettant notamment à disposition un mode d’emploi, des distributeurs de sacs et des poubelles dédiées. La contravention en cas de non ramassage des déjections est de 450 euros dans cette ville.

(*article R633-6 du code pénal : “Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 3e classe le fait de déposer, d’abandonner, de jeter ou de déverser, en lieu public ou privé, à l’exception des emplacements désignés à cet effet par l’autorité administrative compétente, des ordures, déchets, déjections, matériaux, liquides insalubres ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, y compris en urinant sur la voie publique, si ces faits ne sont pas accomplis par la personne ayant la jouissance du lieu ou avec son autorisation.”)

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