COLLECTIVITE EUROPEENE D’ALSACE (C.E.A) : ERIC ELKOUBY PREND LE MAQUIS

COLLECTIVITÉ EUROPÉENNE D’ALSACE (CEA)

ÉRIC ELKOUBY PREND LE MAQUIS

Nous avons pris la liberté de voler quelques dessins de Tomi sur internet…

L’adoption par les deux conseils départementaux d’une résolution sur la CEA conduisant à l’unification du haut et bas- Rhin a mis ÉRIC Elkouby dans une trans intellectuelle peu banale. Il est persuadé que la CEA sera la future terre d’où rejaillira le « monstre » qui a meurtri l’Europe et le monde entre 1933 et 1945. Il s’est autoproclamé le premier des résistants à cette création diabolique.

La loi « NOTRe » (Nouvelle Organisation du Territoire de la République) qu’il a votée a entrainé la disparition de la région Alsace au profit du Grand Est.

C’était une création de son ami Manuel Vals et de son maitre à penser François Hollande surnommé Monsieur « petites blagues » par les bobos Parisien.

Après l’adoption de cette loi, François Hollande avait déclaré publiquement que « L’Alsace n’existait plus » et Manuel Vals de préciser qu’il n’y a pas de peuple Alsacien. Les choses étant définitivement actés on allait pouvoir passer à autre chose.

Éric était au zénith de son ambition politique et envisageait son avenir sous les meilleurs hospices, quand se produisit,  ce qui souvent arrive en politique, un séisme qui allait emporter la brillante carrière de notre jeune député. Pourtant il avait fait preuve d’une grande flexibilité idéologique en se déclarant Macron-compatible entre les deux tours des législatives, mais les électeurs lui ont préféré l’original.

Son titre de Conseiller départemental étant son dernier mandat, il allait pouvoir consacrer toute son énergie à ce qu’il considère être le combat de sa vie, la dénazification de l’Alsace. Car pour Éric, derrière chaque patronyme à consonance alsacienne (donc germanique) se dissimule un cryptonazi qui cache dans son grenier une œuvre originale de « Mein Kampf ».

La création de la CEA était la preuve indiscutable de l’émergence d’une volonté indépendantiste des Alsaciens, avec la création d’un territoire autonome qu’il a lui-même qualifié de  «  monstre ».

Emporté par sa verve il parle de la CEA comme d’un « bidule » ; quand il s’adresse aux deux présidents des départements du Rhin il souligne leur « étroitesse d’esprit », le mouvement pour l’ALSACE récemment crée par un certain nombre d’élus républicains est accusé d’autonomisme velléitaire et UNSER LAND est carrément traité de « nauséabond ». J’ai certainement oublié quelques fulgurances issues de son esprit en ébullition, voici donc, un bref résumé de son argumentaire opposé aux partisans de la région ALSACE .

ÉRIC EN MODE RAMBO

Bardé d’un casque, d’un gilet pare-balle (pas de couleur jaune) notre ex-député s’en va en guerre contre tous ceux qui s’attellent à construire l’objet de ses phantasmes à savoir l’ALSACE.

Pour lui le mot « ALSACE » résonne comme une menace, une menace sur sa sécurité,  sa culture et son environnement. Tous ceux qui parlent de l’ALSACE avec un peu d’affection sont des dangereux adversaires de la démocratie et surtout des adversaires de la République française.

Cette irréprochable République française, « Phare de l’Humanité » que sept milliards d’individus nous envient, est l’objet d’une vénération quasi mystique de la part d’Éric. Évidemment, pour ne pas embrouiller davantage l’esprit déjà passablement bousculé d’Éric, nous éviterons de parler de tous les travers de cette république et des crimes commis en son nom. Concentrons-nous sur l’essentiel, l’ALSACE .

UNE MENACE POUR LA FRANCE ?

Pour Éric pas de doute, la volonté alsacienne de pouvoir décider, un tant soit peu, des affaires qui la concernent est une manifestation autonomiste à volonté indépendantiste ayant pour objectif ultime la création d’un état progermanique. L’Allemagne étant de toute façon suspectée de duplicité encouragerait en sous-main ce désir d’indépendance politique, d’une région qu’elle domine déjà sur le plan économique.

Selon Éric, les élus alsaciens seraient tous acquis à ce funeste projet qui verrait le territoire national amputer de l’Alsace. Les fantasmes de cette nature ont été largement véhiculés sur les réseaux sociaux ces derniers jours. Aux yeux d’Éric, le  « Gauleiter » Bierry et sa complice Klinkert seraient les petites mains de cette entreprise de démantèlement.

En faisant le constat d’échec du centralisme parisien, et en créant le Grand Est les autorités françaises sous Hollande  et Vals, ont elles-mêmes trahis une certaine inquiétude, due  à l’abandon économique de l’ALSACE par la FRANCE . Ils pensaient pallier à ce manque d’intérêt pour notre territoire en faisant miroiter une décentralisation dans le cadre d’une grande région centralisée, ça a suffi pour faire rêver Rottner et ses amis.

LE POIDS D’UN ABANDON ÉCONOMIQUE

Si une réalité il y a, c’estbien celle-là, la majorité des emplois est d’origines allemandes ou Suisse et souvent se sont des emplois subalternes, les Alsaciens étant considérés comme de « l’arbeitskrafft » et rien de plus. L’avenir qui leur est proposé est donc le suivant : réapprendre à parler l’allemand pour avoir un boulot et maitriser suffisamment le Français pour regarder J.P. Pernaut sur TF1. Ça s’appelle le bilinguisme à minima et à usage utilitaire .  Il est évident que la situation actuelle de l’ALSACE est la conséquence d’un manque de volonté politique et d’imagination créative de la République française, qui a laissé l’économie alsacienne en jachère pour   confier aux industriels Allemands et Suisses la main-d’œuvre locale.

Alors, vouloirs exister face à nos deux voisins qui disent  « vouloir notre bien » est tout à fait légitime. Il est intolérable que certains tentent de manipuler l’histoire pour faire porter aux Alsaciens et Alsaciennes la responsabilité des horreurs issues des rivalités franco-allemandes du siècle dernier.

Notre passé industriel et artistique est là pour témoigner d’ une ALSACE rayonnante à travers l’Europe et le monde, sa volonté d’autonomie est donc tout à fait légitime dans un contexte de renoncement industriel de l’État français et de soumission aux injonctions de la Commission européenne.

Voir Éric enfourcher son treillis pour sauver « son ALSACE » alors qu’il a soutenu toutes ces politiques de désindustrialisation et d’abaissement de la culture locale menées par ses amis , ne le rend pas crédible du tout, et pour tout dire il se couvre de ridicule par   ses envolées à la Sancho Panza.

La guerre contre les moulins à vent ça lui va si bien. Encore que Sancho Panza, lui il avait de l’allure…

Marcel WOLFF

À Aix-La-Chapelle, la France et l’Allemagne nous tricotent un avenir….

La France et l’Allemagne nous tricotent un avenir….

Inutile de rappeler les affrontements du passé avec leurs lot de malheur engendrés par la rivalité Franco-Allemande. Nous savons ici en Alsace que les deux états nous portent une affection dévorante, qui les a conduits à vouloir faire de nous des Français bon teint ou des Allemands pur jus. Sans jamais s’intéresser à ce ne que nous sommes ni à solliciter notre avis sur ce que nous souhaitons devenir.

UN PEU D’HISTOIRE :

Après 1945, la priorité affichée était d’inculquer le Français au populations Alsaciennes et d’extirper l’Allemand de nos têtes. L’éducation nationale a appliqué , avec le succès que l’on connait, la même pédagogie que sur l’ensemble du territoire Français. Alors que l’Alsacien était notre langue maternelle, nous n’étions confrontés à la langue Français qu’à partir de l’école primaire à l’âge de 6 ans. Pour motiver le petit peuple, le seul argument avancé par les autorités de l’époque, dans les années 50, était de dire : « C’est chic de parler Français » Tout un programme.

Du fait de cette difficulté à s’exprimer avec le chic de la langue Française nous étions, aux yeux de beaucoup de nos concitoyens de l’intérieur, des nostalgiques du 3ième Reich voulant s’accrocher à la langue de l’ennemi héréditaire. Dans l’inconscient Français, que nous le voulions ou non, nous sommes restés des boches. Et inversement des « Franzozen-Kopf » têtes de Français pour les Allemands

Bref rappel d’un vécu :

Pour preuve de ces aprioris, je me souviens, étant natif du Sundgau, que mes parents m’emmenaient à Sochaux voire les rencontres avec le Racing Club de Strasbourg.  J’ai découvert à l’Age de 12 ans des supporters sochaliens traitant les joueurs Strasbourgeois de « Sale boche ». Inquiet j’ai interrogé ma mère pour savoir ce que signifiait ce mot, elle m’a expliqué, en Alsacien, que pour beaucoup de Français de l’intérieur nous n’étions pas réellement Français.

Certes les stades de foot ne sont pas totalement le reflet de l’opinion de la majorité, mais souvent s’y exprime tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. C’est encore le cas aujourd’hui.

Plus tard, dans les années 80, lors d’une réunion au niveau parisien, au moment d’un tour de table ou je me suis présenté, j’ai dû répondre à l’interpellation suivante : « WOLFF ce n’est pas un peu boche ? »

Au début des années 90 ,c’était hier, lors d’une réunion Franco-Allemande, le PDG d’un grande Entreprise Française, devenu Ministre en 1995 m’a apostrophé en Allemand alors que je m’exprimais en Français. C’était une manière de signifier à mes camarades de la délégation Française qu’ils avaient un « boche » parmi eux.

On lui pardonnera il n’est que polytechnicien.

Ce bref rappel n’a que pour objet d’illustrer ce que beaucoup d’Alsaciens on subit et peuvent encore subir aujourd’hui.

UNE C.E.A. POUR LOT DE CONSOLATION:

Aujourd’hui donc, les deux puissances régnantes en Europe se penchent ensemble sur notre futur. Elles ont décidé de faire de l’Alsace un CEA (Collectivité Européenne d’Alsace) Derrière ce titre pompeux se cache un partage des rôles entre puissances dominantes.

Ce partage peut se résumer ainsi :

La France administre, elle s’occupe de faire appliquer les directives Européennes, et conserve l’éducation, en partie seulement,

L’Allemagne après avoir fait de notre région un « hinterland » arrière-pays dépendant économiquement de sa puissante et florissante industrie, ambitionne d’accroitre son emprise économique sur notre région . Et cela, avec la bénédiction du pouvoir central parisien, trop content de voir les industries Allemandes et Suisses voler au secours du gouvernement Français pour endiguer le chômage sur notre territoire. Les travailleurs frontaliers acquittent également leurs impôts en France ce qui n’est pas négligeable pour le fisc Français.

Que reste-il aux Alsaciens ?

Ils pourront gérer les routes et les Autoroutes, sauf le GCO qui est pour VINCI , ils auront le droit de gérer la misère avec l’action sociale, et maintenant qu’il est redevenu « chic de parler Allemand » ils pourront financer le réapprentissage de l’Allemand .

A ce propos je me dois de rappeler que,  dans les années 80 déjà, la Grande Education nationale fierté de la France suggérait au moment de l’entrée en 6ième la composition suivante des classes :

  1. Les élèves qui sont susceptibles de poursuivre des études supérieures doivent prendre l’anglais comme première langue étrangère.

  2. Les élèves qui n’ont aucune chance d’accéder aux études supérieures sont invités à apprendre l’allemand pour trouver un travail de l’autre cote du Rhin.

Ce sont là des paroles de proviseur représentant l’éduction nationale Française, le pragmatisme des fonctionnaires de l’Etat Français au service de l’économie Allemande fait plaisir à voir.

EN RESUME:

Les Elites seront Françaises et les autres iront travailler en Allemagne et en Suisse, voilà le schéma qui nous est proposé.

Est-ce cela le désir d’ALSACE ?

Marcel WOLFF

Un discours alsacien à la nation française

Un discours alsacien à la nation française

Pour une rénovation de la démocratie française : démocratiser la République, moderniser la démocratie. Par Pierre Klein[1]

Un discours alsacien à la nation française

Longtemps latente, voilà que surgit à l’occasion du mouvement des « gilets jaunes », outre la revendication sociale, la revendication de la participation citoyenne à la vie de la nation, mettant en question un pouvoir descendant et parfois condescendant, un pouvoir hyper centralisé et par trop hors-sol.

Dans ce discours alsacien à la nation française, nous appelons la France à une rénovation d’un système né de la centralisation monarchique et du raidissement révolutionnaire, afin de l’adapter aux dynamiques politiques et sociales contemporaines.

L’Alsace, qui voit ce qui se fait ailleurs, est bien placée pour appeler la France à une nouvelle gouvernance, à une régénération de la République fondée sur l’acceptation de la pluralité et de la multipolarité, de la démocratie délibérative et participative, non pour elle-même, mais pour la démocratie, par impératif catégorique.

On ne le souligne pas assez, mais le mode de gouvernance à la française a aussi un coût qui fait, en grande partie, que la France détient, notamment en raison des inerties et de l’entropie que le système génère, le record des prélèvements obligatoires en Europe.

Citoyen et citoyenneté[2]

La citoyenneté suppose une adhésion aux principes universels de droit et de justice et se concrétise par la participation démocratique à la vie de la cité, du pays, de l’Europe et du monde. Elle doit être conçue comme une cogestion (Mitbestimmung) qui entraîne une coresponsabilité (Mitverantwortung). En ce sens nationalité et citoyenneté doivent être repensées. Il ne peut y avoir de réduction de l’une à l’autre.

Et n’est-ce pas parce que nous sommes nous-mêmes en crise que nous avons du mal à nous situer au niveau européen et mondial. Si la conception française de la citoyenneté consacre le triomphe de l’individu déconnecté de ses socialités de proximité et du citoyen branché sur la seule nation, elle la fait aussi résulter d’une homogénéisation culturelle des citoyens, citoyens auxquels il est permis de participer à la vie de la nation, non pour y exprimer un pouvoir individuel, mais pour y remplir par le vote un pouvoir intermittent confié par la nation.

Ce faisant l’individu n’est pas un Sujet et le citoyen ne peut être Alsacien. Il n’y a véritablement dans ce système de Sujets que le jour des élections. Il est temps que la démocratie intermittente cède la place à la démocratie délibérative et participative. Le désenchantement de la chose politique et publique s’explique pour beaucoup par la désappropriation du citoyen justement de la chose politique et publique. Le citoyen veut être sujet !

« Le citoyen suppose la cité. Or les États contemporains sont rarement à l’image de cités véritables. La plupart d’entre eux s’avèrent trop grands et centralisés pour que l’homme ait le sentiment de participer à leur fonctionnement et puisse effectivement le faire. Les libertés sont en outre bien trop réduites pour que l’on puisse appliquer aux sujets le noble mot de citoyen »[3].

Ce faisant, le souverain n’est pas le citoyen, mais l’État-nation. Cette construction démocratique se fonde sur l’idée qu’au-dessus des intérêts individuels ou collectifs s’érige non pas une nation, mais un État, l’État-nation, imposant son arbitraire[4] au nom de l’intérêt commun, c’est-à-dire essentiellement de la raison d’État. Sujet ou citoyen ? On pourrait ainsi résumer les débats sur le pouvoir politique. S’opposer à l’arbitraire, construire un savant édifice où poids et contrepoids viennent limiter l’exercice de l’autorité doit être le premier souci de tout démocrate.

Centralisme

La critique principale adressée au centralisme réside dans la mise à distance du pouvoir et dans sa forte concentration, un pouvoir qui se ferme sur lui-même, au détriment de ceux qui le subissent, individus ou collectivités, qui ne peuvent agir sur les choses dont ils n’ont pas la maîtrise.

« L’éloignement des centres de décision par rapport à ceux qui les appliquent, ou à ceux sur lesquels ils s’appliquent, engendre l’hypertrophie du centre, le dessèchement de la périphérie, et multiplie les obstacles à la circulation du sens commun. »[5].

Que l’on ne s’y trompe, ce système ne propose pas, aujourd’hui, plus de liberté, plus d’égalité ou plus de fraternité que les démocraties voisines fondées sur l’union dans la diversité, peut-être même moins. Ce n’est donc qu’un modèle, peut-être justifié historiquement, mais dont la raison d’être est d’ailleurs aujourd’hui largement remise en question, notamment par ce qui est désormais nécessaire ou revendiqué, à savoir l’extension de la citoyenneté à de nouveaux champs, la reconnaissance de la diversité culturelle, l’établissement de la démocratie délibérative et participative, la construction européenne[6]… Si la France était décentralisée, régionalisée, voire fédéralisée, la République ne serait-elle plus une république, la nation ne serait-elle plus une nation et la France ne serait-elle plus la France ?

La réponse des uns et des autres sépare ceux qui mettent en avant un pouvoir descendant et indivis, de ceux qui souhaitent un pouvoir ascendant et partagé, les républicains et les démocrates, ceux qui ne jurent que par la fusion de l’État et de la nation, de ceux qui préconisent leur dissociation.

Remettre le centralisme en question, c’est toucher au principe de l’État-nation et c’est toucher « à la tare la plus profonde de la pensée politique française : son jacobinisme latent. Celui-ci est une déformation de l’idéal de 1789 sous l’empire du complexe d’uniformité. Il nous présente le spectacle curieux d’une doctrine profondément démocratique dans son essence puisqu’elle proclame la primauté de la personne et place la liberté au premier rang des buts de la politique, aboutissant à des méthodes dictatoriales qui n’ont rien à envier à celles des systèmes les plus réactionnaires. Ainsi, dans le cas de l’Alsace, les mêmes hommes qui ne cesseront de proclamer leur attachement aux idéaux de la Révolution chercheront à ravir à des populations patriotiques leurs institutions, leurs traditions, leur langue, sans même se rendre compte qu’ils se trouvent en contradiction avec les principes dont ils prétendent s’inspirer. »[7]

 

La désétatisation de la nation et de la citoyenneté

L’État a dans nos sociétés un rôle éminent à jouer pour assurer l’ordre social (Nachtwächterstaat), et pour réaliser une juste répartition des richesses et garantir la protection sociale des citoyens (Wohlfahrtsstaat). La nation politique demeure un lien indispensable et le lieu de la solidarisation des individus. Ce qui pose problème, c’est la confusion entre l’État et la nation, c’est-à-dire l’État qui s’attribue la nation, l’État-nation. Le principal défaut de l’État-nation réside dans le nationalisme politique. Tant il est ubiquiste et tout-puissant.

Tant il s’insère dans la vie des individus et conduit celle de la collectivité. Tant il contient les germes de l’intolérance, du communautarisme et du totalitarisme. Il faut sortir de l’État-nation en dissociant l’État et la nation, l’État et la citoyenneté, la nation et la citoyenneté, afin que de permettre la pluralité de la nation et de la multiplicité de la citoyenneté.

Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose. C’est le grand défi que la France doit relever si elle veut survivre dans un monde en plein bouleversement. Dans un monde où les populations sont de plus en plus instruites (n’oublions pas que l’État-nation a été conçu à une époque d’illettrisme), où les revendications pour une juste prise en compte des diversités culturelles et un établissement de droits culturels y afférents se font de plus en plus pressantes, où l’établissement de nouveaux pouvoirs infra et supra nationaux exige une extension correspondante de la citoyenneté, où l’imposition d’un modèle culturel est de moins en moins tolérée, où les marchés se globalisent, où se créent des ghettos d’exclusion et des îlots de pauvreté et où les problèmes politiques, économiques, sociaux et écologiques dépassent de plus en plus souvent le cadre national, l’État-nation montre ses limites et son temps semble compté.

« Il faut le dire très clairement et d’emblée, l’État national tel qu’on l’a connu en Europe depuis la fin du XVIIIe siècle est en voie de disparaître. Il subsistera, certes, des États nationaux jouant des rôles importants dans les équilibres politiques et sociaux de l’ensemble européen, mais les modes d’intervention et les compétences des dits États vont être profondément transformés et commencent déjà à l’être. »  [8]

Démocratie délibérative et participative

Il s’agit de sortir d’une procédure de détermination de la volonté politique par la seule représentation/délégation. Le bien commun doit être légitimé par la formation discursive de la volonté, c’est-à-dire par le consensus obtenu par la libre et juste discussion des intéressés en vue d’une généralisation de l’intérêt de tous. C’est sur le débat que doivent reposer les décisions, débat qui doit être pris en compte juridiquement par les assemblées élues. La décision doit résulter d’un mode discursif de la formation de la volonté générale, c’est-à-dire qu’elle doit être le fruit d’une argumentation effectuée dans le but d’obtenir un consensus acceptable par tous au travers du dialogue.

Ce dialogue idéal est basé sur l’intersubjectivité, l’intercompréhension et la raison communicationnelle. C’est la coopération entre des opinions différentes et des intérêts divergents qui permet de dégager une homogénéité de l’hétérogène, c’est-à-dire un consensus. Chacun doit pouvoir présenter son argumentation et reconnaître les arguments alternatifs et être en mesure de les faire siens, c’est-à-dire d’accepter les normes et les règles. Ce qui nécessite une éducation à l’empathie ou Einfühlung.

Visuel mire commission – Le peristyle, la colonnade et le fronton du Palais Bourbon avec drapeaux – photo retouchée

Cet « agir communicationnel » ou kommunikatives Handeln fondé sur une « éthique de la discussion » une Diskursethik, ou règles permettant de produire des normes et de justifier les décisions, conceptualisé par Jürgen Habermas et Karl Otto Apel, doit pouvoir s’inscrire dans un espace public le plus étendu possible. Il implique que les instances décisionnelles s’ouvrent largement aux instances délibératives ou de formation de l’opinion.

Le peuple doit être le véritable porteur de la politique, même s’il ne décide pas directement, un peuple participant, délibérant et permanent et pas uniquement votant, râlant et intermittent. L’accomplissement de l’individu passe par celui d’autrui. L’accomplissement de l’union passe par celui de la diversité. L’accomplissement de la démocratie politique passe par celui de la démocratie délibérative et participative.

Pouvoir et responsabilité

La démocratie représentative a montré les limites de son efficacité. Une évolution s’impose, sauf à vouloir laisser la porte ouverte à tous les extrémismes. Mais à quoi doit ressembler la démocratie dans une société pluraliste, complexe, dynamique et progressive ? À l’évidence, les conceptions traditionnelles du pouvoir et de la façon dont il s’applique doivent être révisées et complétées.

Un changement de paradigme en faveur de la prise de responsabilité et de l’engagement doit donner de nouvelles chances à la démocratie. Il faut sortir du cercle vicieux de la frustration politique et remettre en question l’acquisition égoïste du pouvoir et la manipulation du citoyen et faire entrer la responsabilité citoyenne et l’engagement citoyen dans le système politique en tant que fondement et élément structurant de la démocratie. La responsabilité et l’engagement ne sont pas à comprendre comme relevant d’une fonction d’élite, mais comme préalable de chaque agissement individuel et comme condition de l’activité politique.

Le cœur de la politique ne doit plus être la concurrence pour le pouvoir, mais la concurrence pour la meilleure solution aux problèmes, non plus la seule élection, mais la responsabilité et l’engagement. Ce principe peut opérer si la responsabilité et l’engagement sont dissociés de la personne et associés prioritairement à la chose, c’est-à-dire aux décisions. L’objectif premier des démocrates devrait être, non pas la prise et la conservation du pouvoir pour exister personnellement, mais la prise de responsabilité et l’engagement pour la protection des libertés individuelles et la gestion du bien commun.

Le post-nationalisme

 

Il est possible d’être uni dans la diversité. C’est même une nécessité. La diversité, lorsqu’elle est reconnue et pratiquée rejette l’exclusion ou la séparation, comme elle repousse l’homogénéisation. Pour cela, il convient de relever le défi du pluralisme culturel en combinant l’unité politique avec la multiplicité des appartenances. En France, la nation est affaire d’État. Et la forme de culture nationale développée par l’État ignore les subcultures et la diversité linguistique. Il ne peut pas en être autrement selon cet ordre des choses.

Car dans ce concept le fondement de la nation n’est qu’insuffisamment la culture politique ou la loi fondamentale, et bien plus la culture dominante, « die Leitkultur », c’est-à-dire une culture nationale qui marginalise, les appartenances secondaires, un concept de la nation qui ethnicise celle-ci par la construction de l’unicité de la langue, de l’histoire et de la culture. La République connaît, mais elle ne reconnaît pas.

Le post-nationalisme qui fait du pluralisme un impératif est une approche de la chose politique, qui compose la nation politique, juridique ou contractuelle avec la diversité nationale et qui concilie l’universalité des droits de l’homme avec la singularité des identités culturelles, pour construire l’union dans la diversité, réaliser l’intégration sans la désintégration, conjuguer l’universel et le particulier, et lier la diversité et l’égalité.

Le patriotisme constitutionnel

C’est ainsi qu’en particulier Jürgen Habermas a défini un constitutionnalisme vivant, ancré dans une histoire assumée et une culture propre et porté par un engagement responsable et par un attachement à une culture politique commune inscrite dans les principes universels des Droits de l’homme, de la liberté, de l’égalité des droits, notamment culturels, de la justice

sociale et de l’équité, favorisant la légitimation de la démocratie et l’émergence d’une culture cosmopolite et engendrant la solidarité des citoyens. Il dépasse les notions de « Heimat » et de « Vaterland » perverties par le nationalisme et le nationalisme lui-même. Autrement dit, il est question d’amour, d’un amour de la patrie commune qui prend appui sur le droit commun placé au-dessus de toute autre considération, notamment nationaliste. Le sacré devient ainsi le droit.

L’un et du divers

Poser la question de l’identité collective, c’est aussi poser la question de l’universel et du particulier et de leur interaction. Le particulier se suffit-il à lui-même et l’universel est-il incompatible avec le particulier ? La raison peut-elle se passer de l’imaginaire ? Il s’agit de sortir de ce faux débat et renvoyer dos à dos l’illusion cosmopolite et l’angélismecidentitaire, car à vrai dire l’universel est rempli de particularités, universel et particulier ont partie liée. L’universel naît de l’interaction des particularités, qui au travers de cet échange s’ouvrent à la pluralité. L’universel ne peut se couper du particulier, sauf à vouloir devenir un lieu vide et déconnecté de la réalité, comme la raison ne peut se couper du sentiment. De son côté, le particulier ne vaut qu’inscrit dans la relation à l’altérité. C’est en cela qu’il devient universel.

Le particulier ne vaut qu’articulé avec la part universelle de l’homme et avec les valeurs universelles, communes et irréductibles. Il s’agit d’intégrer l’autre et l’universel, c’est-à-dire, au travers du modèle postnational de l’union dans la diversité, d’opérer la synthèse entre ce qui est commun à tous, en même temps que de permettre à ce qui est particulier à chacun d’exister. Pour ce faire, le principe de la particularité doit devenir un principe universel dans la mesure où il doit être universellement admis, notamment par l’inscription des droits culturels dans la loi fondamentale, au même titre que les droits politiques et sociaux.

De même, le principe de l’égalité doit s’établir autour de l’égal respect et de l’égale reconnaissance de tous. Si la liberté et la justice, le droit et la tolérance sont des valeurs universelles, il n’en va pas de même de leur respect. De même, ce n’est pas une valeur universelle que de ne pas reconnaître l’altérité, surtout lorsque l’autre inscrit sa différence dans les valeurs universelles. La reconnaissance est indispensable à l’épanouissementet à la formation de l’identité collective. Elle est un espace de respiration laissé à l’expression des diversités. Elle alimente la quête identitaire. Le déni de reconnaissance conduit au repli, au renoncement, à l’instabilité et à l’insécurité identitaires.

Une autre politique du vivre ensemble

Il y a un réel problème du vivre ensemble dans nos sociétés post-modernes, en particulier dans nos villes. L’importante croissance des revenus au cours des décennies de l’après-guerre et du temps libre ont permis d’élargir considérablement les potentialités de l’individu et ont, en même temps, réduit la prégnance du groupe social.

Tout cela, accompagné par les effets d’une fréquentation télévisuelle et cybernétique boulimique, de l’urbanisation, de la régression des réseaux de vie sociale et de tendances « pernicieuses » de la recherche de la réussite économique, a conduit à une individualisation qui prend de plus en plus la forme d’une rupture des rapports sociaux traditionnels conduisant dangereusement à la « mort du social » et d’une indépendance revendiquée installant souvent un esseulement de l’individu propice à toutes les manipulations et à toutes les dérives politiques. Que signifie vivre bien ?

Qu’est-ce qui est important au-delà des intérêts privés ? Sinon vivre ensemble ! Et pour que le vivre ensemble demeure une valeur, il est urgent de s’engager et de lutter pour elle. Les tendances à la désolidarisation et le désintérêt de la chose publique ne sont pas chose naturelle. Confiance et solidarité doivent avoir de l’avenir. Seul le vivre ensemble rend la vie vivable. Il importe donc plus que jamais que la société se dote des ressources humaines et financières pour développer une culture du vivre ensemble créant du lien social et du respect entre individus égaux et différents.

Pour une véritable régionalisation

« Dans l’intérêt même de Paris, il faut rééquilibrer la France : on s’excuse de rappeler ces banalités. Mais ce n’est pas simple et revenir sur l’histoire pour la sauver est le plus difficile des chemins. L’idée de régionalisation, de décentralisation a rencontré au XIXe siècle et jusqu’à nos jours des adversaires heureux. Celui qui a pressenti le problème, c’est sans doute Montesquieu qui déplore que le souverain ramène tout à sa capitale et à sa cour. Dès avant la Révolution, il est girondin.

Précisément la Révolution se hâte de démentir ces espérances… elle incarne l’esprit jacobin, nécessaire en cas de guerre, mais intolérant, sectaire, inquisiteur, comme l’estimait Proudhon qui le détestait, aux heures de la paix… Mais il été un troisième et plus important obstacle à la mise en place de structures d’équilibre national et de décision régionale : c’est la commodité de la centralisation. Tocqueville en avait conscience qui estimait que la décentralisation serait toujours un effet de l’art. ».[9]

Tout en opérant des avancées considérables en matière de droits, de libertés et de progrès social, la France sera tour à tour, et tantôt simultanément, centraliste, hiérarchique, colbertiste, césariste, assimilationniste, nationaliste et moniste. Et jamais elle n’envisagera une véritable prise en compte du fait régional. Au contraire, elle la rendra impossible ; les collectivités territoriales ne constituant, pour le mieux, que des modalités d’organisation administrative, même si des ouvertures ont été obtenues dans le cadre de la décentralisation et de la déconcentration. Décentraliser et déconcentrer n’est pas régionaliser.

Pour les régions, tout en gagnant la participation à une grande culture, ces données se sont aussi traduites par une certaine entropie culturelle, par un certain étouffement des initiatives et des potentialités. La sous-estimation de la permanence du besoin de solidarité et d’appartenance de proximité a également contribué à l’affaiblissement du lien social.

La France a perdu de vue ou n’a jamais su que la légitimation de l’État et son efficacité pouvaient aussi résulter du partage du pouvoir, de son rapprochement avec ceux qui le subissent et de la participation que ce partage génère. Pour ce faire et pour enfin lever les tutelles administratives et les incapacités juridiques qui demeurent, il s’agirait, en amont, d’inscrire la diversité dans le droit. En aval, il faut réaliser l’inclusion du fait régional par la différenciation infra politique (régionalisation) et infra administrative (déconcentration) de l’Etat, en conférant aux régions un pouvoir normatif pour ce qui les concerne et une réelle responsabilité-solidarité dans la vie de la nation. C’est la « consociation »[10]. Par ailleurs et dans le même ordre d’idées, l’Europe appelle à une nouvelle gouvernance, à un renouvellement démocratique fondé sur l’acceptation de la pluralité et de la multipolarité.

Face à tous ces enjeux, une révision du modèle républicain français s’impose. « Rien ne s’y oppose. En tous les cas pas la Constitution… qui, en son article 72, prévoit que les collectivités (territoriales) s’administrent librement par des conseils élus dans les conditions prévues par la loi et dont la rédaction de l’article 37 relatif au pouvoir réglementaire n’interdit pas par sa rédaction d’imaginer une certaine dévolution d’un certain pouvoir normatif dérivé à des assemblées politiques territoriales. A condition d’interpréter de manières moderne et dynamique les termes de libre administration des collectivités locales et la caractère réglementaire des normes. »[11] .

Cette révision ne saurait, cependant, être obtenue sans l’investissement des citoyens et pour ce faire sans un travail sur les représentations mentales et sans une adaptation des contenus de la construction des identités et de la socialisation. Impossible n’est pas français…


[1] Ce discours est largement extrait de mes ouvrages : L’Alsace est morte, vive l’Alsace : du jacobinisme vers l’union dans la diversité, Allewil, Fegersheim, 2017 et de Comment peut-on être Alsacien, essai sur l’identité française, Salde, Strasbourg, 2012
[2] « Le mot citoyen a voulu désigner ceux qui créaient une nation libre. Mais, aujourd’hui, on utilise le mot dans le sens contraire : – je défens la citoyenneté dans son universalité pour éliminer, c’est-à-dire enfermer dans la sphère privée les droits culturels – . C’est cela qu’on appelle l’esprit républicain. En France, beaucoup de gens refusent d’accepter les différences.»15  Alain Touraine in Le Nouvel Observateur n° 2015 du 19/6/2003
[3] Guy Héraud in Peuples et langues d’Europe, Denoël, Paris, 1968
[4] « L’État-nation devient le lieu où s’opère la synthèse du singulier et de l’universel, du particulier et du général. Pour remplir cette fonction, il oblige l’individu, devenu citoyen, à se fondre dans la masse, à devenir cet être universel qu’il prétend, lui, représenter. En plaçant de la sorte le collectif au-dessus du particulier, l’État-nation, même démocratique, tend vers l’arbitraire, in fine. » (Thierry Wolton).
[5] Michel Michel in Les communautés, une question posée à la France, L’Âge d’Homme, Lausanne, 2002
[6] Celle-ci est toujours critiquée, voire remise question, par les tenants de l’Etat-nation, parce qu’elle remet en question leur national-républicanisme
[7] Frédéric Hoffet in Psychanalyse de l’Alsace, réédition, La Nuée Bleue, Strasbourg, 2018
[8] Jean-Marie Vincent in Quand la politique n’est plus une manifestation interne de la souveraineté, Fractures de l’Etat-nation, dir. Noëlle Burgi, Kimé, Paris, 1994
[9] P. Guiral in Anthinea n°9/10/1976
[10] Par consociation, l’on peut comprendre une  démocratie qui forge des institutions qui encouragent la négociation et le compromis, mais aussi le partage du pouvoir entre les entités qui la compose. On parle alors de démocratie consociationnelle, aussi appelée démocratie de la concordance. La Suisse en est un exemple, mais pas le seul.
[11] Bruno Rémond in De la démocratie locale en Europe, Presses de Sciences Po, 2001

 

”Raconter l’histoire” avec Heb’di au Salon du livre de Colmar

”Raconter l’histoire” avec Heb’di au Salon du livre de Colmar

Cette année, le Salon du livre de Colmar a pour thème ”Raconter l’histoire”

Pour l’occasion, Heb’di s’associe avec l’éditeur d’Alsatiques le plus courageux  : le breton Yoran Embanner

La maison d’édition de Yoran Delacour  est installée à Fouesnant, près de Concarneau dans le Finistère. Plus de 200 ouvrages ont été publiés, dont une part non négligeable de livre engagé sur l’histoire, le patrimoine breton ainsi que des essais politiques sur la Bretagne et d’autres régions de France. L’Alsace y est particulièrement représentée.

Yoran Delacour sera en Alsace au printemps, l’occasion de vous proposer d’aller à sa rencontre.

L’objectif de ce militant culturel  et passionné est de « mettre en avant les minorités régionales et nationales souvent effacées ». « Je me revendique nationaliste et internationaliste. Je manifeste toujours et je m’intéresse à tous ceux qui ont des situations comparables à la Bretagne, pas seulement en Europe. Je travaille sur un dictionnaire kabyle-français et j’ai en projet une histoire des Touaregs…/…Les histoires que j’édite ne sont pas des histoires neutres. Ce n’est pas la version officielle de la Bretagne ou de l’Alsace, ce sont des points de vue ». (Ouest France)

Sur notre stand (Plan de salon) seront présents, entre autres ; Moritz Gerber,  Bernard Wittmann, Joseph Schmittbiel…

Moritz Gerber dédicacera en avant-première son tout nouveau livre :

”Turenne, héros ou criminel de guerre ?”

Un ouvrage fondé sur de longues recherches d’archives, une étude passionnante où l’auteur nous révèle l’autre face de Turenne ainsi que la sombre origine de l’obélisque de Turckheim.  Turckheim fut pillée, les femmes violées, le village mis à sac après une victoire. Néanmoins, un monument à la gloire de Turenne a été élevé au coeur de la ville !

D’autres titres de la même trempe seront disponibles.

”Alsace, des questions qui dérangent”

Ce livre de Joseph Schmittbiel est une excellente base pour ceux qui veulent connaître l’histoire et les malaises qu’a connus la région. Aujourd’hui, il est primordial de connaître son histoire pour mieux comprendre celle des autres.

”Histoire d’Alsace – le point de vue alsacien” et “Histoire de la Moselle – Le point de vue mosellan”

François WAAG, présente les faits historiques du point de vue alsacien ou mosellan en remettant en cause certaines versions dont l’histoire de France s’est arrangée. De l’issue de la guerre de Trente Ans à l’intolérance des autorités académiques après 1945, rien n’est oublié.

 

Et bien sûr, retrouvez l’équipe Heb’di !!!

“Épuration ethnique à la française”

En Alsace-Moselle, la question de la nationalité a laissé des traces douloureuses . Dans les années 1918 à 1924, l’état français cédait alors aux sirènes de l’« antibochisme » et du racisme ! L’Alsace était livrée au nettoyage ethnique, aux cartes d’identité sélectives selon des critères héréditaires et à une politique de francisation despotique. Des Commissions de triage étaient chargées de châtier les « germanophiles » alsaciens.
Pour les Alsaciens, accéder à la « réintégration dans la nationalité française »fut souvent un parcours difficile. Ils durent effectuer des démarches et des recherches généalogiques humiliantes. Au moindre soupçon de « germanophilie », ils pouvaient être expulsés.
Mais pour les Allemands « indésirables », nés ou résidants en Alsace-Moselle, qui s’étaient entièrement identifiés à l’Alsace, ce fut un véritable drame :  l’expulsion manu militari vers l’Allemagne. Leur crime : être nés de parents allemands !
Grisée par une victoire inespérée, obnubilée par la haine du « Boche » et désireuse d’imposer rapidement son autorité en Alsace-Moselle, la France reniait ses prétendues convictions républicaines du droit du sol, de la fraternité, de l’égalité et de la tolérance.
Bernard Witmann est né en 1948 à Strasbourg. Partisan de longue date d’une Europe fédérale des Régions, il est aussi un fervent défenseur de l’identité alsacienne et des minorités niées ou opprimées.

 

Parmi les autres ouvrages présentés :

 

Et bien sûr, retrouvez l’équipe Heb’di !!!

Collectivité européenne d’Alsace : Un bredele à ronger pour les Alsaciens

Collectivité européenne d’Alsace : Un bredele à ronger pour les Alsaciens

Depuis l’annonce de la Collectivité européenne d’Alsace, ils sont tous là, à se congratuler, les élus, la presse quotidienne, les créateurs de pétitions…

Paris a décidé! Vae victis !

Alors qu’un désir d’Alsace était unanimement revendiqué, le Premier ministre Philippe propose de supprimer ou fusionner les départements du Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

A la place, il nous est proposé un ersatz d’Alsace.

Selon les derniers sondages publiés pas différents organismes, 83 % des Alsaciens seraient favorables à ce que l’Alsace renaisse et retrouve un statut de collectivité territoriale.

La réponse apportée par Paris répond parfaitement à ce sondage puisque  l’Alsace renait et retrouve un statut de collectivité territoriale. Mais la question posée n’était finalement pas si claire.

67 % des alsaciens souhaitaient sortir de Grand Est

La question suivante portait sur  « La nécessité pour la nouvelle collectivité Alsace de sortir du Grand Est »

67 % des alsaciens souhaitaient sortir de Grand Est, et la, force est de constater que la rescision unanimement saluée d’Édouard Philippe est à côté de la plaque.

D’ailleurs, le machin proposé ce lundi n’a pas de statut particulier. En gros, on fait moins confiance aux Alsaciens, qu’aux Corses. Rien de réjouissant, en témoigne le large sourire de Jean Rottner et le satisfecit de Valérie Debord, les bonds de cabri de Lilla Merabet pensant prendre la main sur l’économie du Grand-Est.

Par contre les réactions d’autosatisfaction de Brigitte Klinkert et de Frédéric Bierry laissent pantois !

Serait-ce la une manière de sortir la tête haute de ce combat contre les jacobins d’outre- Vosges ? On pourrait le comprendre, l’accepter mais un peu de recul s’impose.

Rien de neuf sous le soleil, si les plaques d’immatriculations

Que nous propose exactement l’Hôtel Matignon

Un nouveau département a la place de deux, tout en annonçant que les deux préfectures seront maintenues… et l’attribution de compétences supplémentaires.

Ce dernier point est d’avance litigieux, puisqu’en France, les départements doivent avoir le même statut et assumer les mêmes compétences comme l’indique le Conseil d’État.

Pour passer outre, il aurait fallu créer une collectivité à statut particulier comme pour les Corses, ce que refuse le Paris.

Bref, on nous propose un bredele à ronger, en nous expliquant que ce n’est qu’un début. Qui peut encore croire nos gouvernants sur ce point ?

Le bredele est agrémenté de quelques petits morceaux destinés à faire durer l’attente avec des libertés a venir sur le transfrontalier, le bilinguisme, l’A35 qui sera entretenu au frais de la nouvelle collectivité…

Il est avancé le mot de Collectivité européenne.  Mais c’est quoi ce truc ? Rien trouvé dans les manuels de droit administratif là-dessus !

Une collectivité européenne tournée vers l’Est ? Pourquoi pas ?

Mais est-ce que les allemands et les Suisses souhaitent travailler avec une collectivité portée malgré tout jusqu’à Reims et Nancy. Avec un département Alsace appauvri qui ne sert plus que de bassin d’emplois pour leurs entreprises florissantes.

Comment osent-ils nous proposer une collectivité européenne alors qu’ils ne sont même pas capables de défendre la capitale européenne qu’est Strasbourg.

Et cerise vicieuse sur le bredele, nous pourrons afficher l’Alsace sur nos plaques d’immatriculation ! Quelle consolation, en effet !

Et quelle sera l’image ? Le Rot & Wiss ou le blason ?

Bon travail, Madame la ministre Gourault, mais il suffisait de créer un référendum, une seule question : Voulez-vous quitter le Grand Est pour une collectivité Alsace à Statut particulier ?

Cette proposition pour l’Alsace n’est ni un aboutissement, , ni un commencement. C’est un grand bluff.

Qui dirigera l’Alsace ?

Là est le vrai problème. En tant que département les futurs conseillers régionaux seront élus au suffrage majoritaire à deux tours. Ce qui privilégiera comme par le passé les grands partis nationaux.

Ce seront des élus majoritairement des notables et élus de droite, de la république en marche, quelques exceptions à gauche, voire le FN.

Ce mode de scrutins ne laisse que peu de chance aux partis locaux.

Bref ceux qui n’ont pas su vendre l’Alsace à Paris garderont le pouvoir.

Peu importe, la page semble tournée, les élus alsaciens se battent maintenant pour la future capitale alsacienne… Histoire d’oublier le vrai combat.

Une blague à la Chilles

Bon, bon, il est comme cela « Chilles ». Il aime Colmar. A tel point qu’il en est membre du Conseil Municipal depuis 1989 ( Quel âge aviez-vous ?) et Maire depuis 1995, soit 23 ans ! Plus d’une tiers de siècle de vie consacré à sa ville et le voilà de la vouloir capitale.

Capitale des vins d’Alsace ? Non, capitale de la Collectivité Européenne d’Alsace !

Et le voilà de nous refaire le coup de 2013… “Si Colmar n’est pas capitale, on votera contre le référendum… ” En gros, cette pensée lui vaut une part de responsabilité dans l’échec du référendum mal préparé par Philippe Richert. On en rit encore …

Jusqu’où va-t-on aller ?

De rares têtes sortent du lot et critiquent ce nouveau statut. Les députés Hetzel et Furst à suivre…

Et Fabienne Keller a même réussi à être sur la photo…

Bref, lundi l’état semble avoir donné la réponse a la question posée dans notre dossier du mois d’octobre ; “Le Grand Est at-il gagné ?”

Alsace humiliée : le mépris Lorrain !

Alsace humiliée : le mépris lorrain !

L’Alsace et la Lorraine … Les plus diplomates vous diront que cela passe, mais les autres sont formels : la création, de force, de la région Grand Est permet de (re)découvrir les rancoeurs lorraines contre les Alsaciens…

Les colères de Valérie …

Valérie Debord

On pourrait évoquer la colère sourde de certains élus lorrains, d’avoir dû concéder deux présidences de Grand Est à des Alsaciens. On pourrait évoquer les colères de Valérie Debord, ses « messages » vengeurs sur Whatsapp, sa façon de recadrer les élus d’Alsace et d’ailleurs.
On pourrait évoquer l’Histoire des deux régions. Mais on se contentera de lire les propos d’élus de la région Lorraine, se réjouissant que la fusion des conseils départementaux se fasse à minima et dans la douleur.

David Balance !

Commençons par le maire de Saint-Dié, David Valence, surnommé David Balance. Qu’écrit-il sur sa page Facebook  : « L’Alsace est et restera pleinement dans le Grand Est : c’est le premier enseignement à tirer des réflexions du gouvernement, qui ont été rendues  partiellement publiques aujourd’hui par la ministre Jacqueline Gourault.

David Valence

Seconde enseignement : le fait alsacien pourra s’incarner à nouveau dans une collectivité singulière.
Troisième enseignement : cette collectivité n’aura pas, pour autant, de statut particulier. 
Elle prendra donc probablement une forme départementale, même si le nom affiché est différent pour ménager les susceptibilités.
Dernier enseignement : de vraies compétences spécifiques seront reconnues à cette entité,
mais le développement économique, les transports, les lycées, qui sont à la fois les compétences mères et renforcés récemment de la Région, 
ne seraient pas concernés ».
Que dirait-on d’un Alsacien usant ce ton contre la Lorraine ?
Mieux, il laisse écrire par un commentateur : « OK c’est bien ! Mais quand n’est-il des privilèges du droit Local ?

Ça semble plus facile de Tomber le mur de Berlin , que de ramener la Moselle et l’Alsace dans le statut commun de la France.

Traitement de faveur ?

Le Républicain Lorrain avait ouvert le tir avec un pseudo sondage à la question assassine : « Trouvez-vous normal que l’Alsace bénéficie d’un traitement de faveur ? ».

André Rossinot

On aura bien compris que l’Alsace est l’ennemie. Ce que visiblement, seuls des élus alsaciens n’ont pas compris.
« Leur désir d’Alsace, du réchauffé ! »
« Leur désir d’Alsace, du réchauffé ! », déclare André Rossinot à propos de la fusion entre Haut-Rhin et Bas-Rhin à la presse locale .

On aura compris, l’humiliation des Alsaciens doit être totale pour les grands élus lorrains.

Une arrogance permise par le fait qu’ils savent que les prochaines élections régionales imposent la présence de toute liste régionaliste dans les 10 départements. Un défi impossible pour Unser Land.
Voilà pourquoi, une vraie réflexion s’impose sur la manifestation politique de l’Alsace aux Régionales.
Des chiffres ?

En attendant, le mépris lorrain est inacceptable ! On s’interroge en attendant. Quelles sont les anciennes régions qui tirent le plus avantage de Grand Est ? Quelles sont les villes aussi ?

Barbara DesVilles

NB : Vous aimez notre liberté de ton ?

Soutenez-nous face à ceux qui en Alsace, comme dans Grand Est, rêvent de nous faire taire.

Dessin paru dans “Tout le Bas-Rhin n°91 sep/oct 2014”

 

Nouvelle Alsace ?

Alsace : l’accent de Bruno Studer

 

Alsace : l’accent de Bruno Studer

Mais qu’a-t-il pris à Bruno Studer. Hier le député LREM de la Circonscription de Strasbourg 3 a imité, forcé, singé, selon les uns et les autres, un accent alsacien pendant les questions au Gouvernement. Malaise, mépris, coups médiatiques, mise en avant de l’alsacien. Le buzz semble passer à Paris et être indigeste en Alsace.

Ça commence comme un plan média ! Le député LREM  force un accent qu’il n’a pas … Allusion à l’attaque de Jean-Luc Mélenchon, l’intervention démarre comme un sketch des inconnus … On est loin du Journal Région et de Monsieur Stoppele !
Les députés de l’opposition LR ont bien senti que le buzz pourrait se retourner contre son auteur.
Indigestion accentuée en Alsace
Eric Straumann tire en séance et sur Facebook : « Le député Bruno Studer singe de manière méprisante l’accent alsacien. Quelle honte pour notre région ! » provoquant la réponse de l’élu radical de Haguenau, Luc Lehner : «  je viens d’écouter. Mon Dieu, mon Dieu ».
« Cette attitude est indigne d’un représentant alsacien au Parlement. Défendre l’Alsace ce n’est pas la caricaturer ! Je suis Alsacien, je parle alsacien, mon intonation, comme le disait Germain Muller, révèle d’où je viens. Mais je ne suis pas la caricature de moi-même.
La langue et la culture de l’Alsace ne se limitent pas à un accent. Cet accent a du charme quand il est naturel. Quand il est simulé et devient une contrefaçon, comme l’a fait Bruno STUDER aujourd’hui, cela nous empêche de projeter nos territoires dans le futur et d’exprimer une vision pour cette si belle région » ose Raphaël Schellenberger le député LR de la 4e circonscription du Haut-Rhin.

Les commentaires vont bon train.

Stéphane Bourhis, conseiller municipal LR et fondateur de Touche Pas à l’Alsace, accentue aussi l’humour : « Je ne lui jette pas la pierre, mais lui propose de partager une bière, dans notre 3e circonscription afin de voir comment mettre, ensemble, vraiment l’accent sur l’Alsace, en incitant le Gouvernement à aller vers une collectivité territoriale unique permettant la fusion des départements et des compétences la région ». Histoire de ne pas perdre le nord ou de retrouver l’Alsace !
Sur sa page Facebook, l’élu ne mentionne pas les faits. LREM en Marche Strasbourg n’échappe pas aux critiques malgré son post « Vive l’Alsace, vive la République et vive la France !

🇮🇩🇫🇷

Quand certains se moquent publiquement des accents qui font notre patrimoine culturel, d’autres les défendent ! #BravoBruno #TeamStuder ».

« Il a voulu se costumer en l’ami Fritz, il finalement joué à papa Schultz » commente un dénommé Loic Mahé sur un des nombreux murs des réseaux sociaux qui évoquent les faits.

La réponse de Bruno Studer à France 3

“Je savais que je me mettais en danger en faisant cela, mais je l’ai fait pour défendre mon territoire pour lequel je suis engagé puisque je défends une collectivité territoriale pour l’Alsace. C’est d’ailleurs le sens de ma question …/…. Je trouve important d’affirmer ses racines à l’heure où l’on commémore le centenaire du rattachement de l’Alsace-Lorraine à la France »

Désir d’Alsace

Le Buzz, on l’aura compris, devient « bad » une fois le col de Saverne passé. Le député a-t-il compris que l’Alsace, jamais sortie de sa psychanalyse, souffre, dans son âme d’avoir été fusionnée de force dans un Grand Est où elle n’a ni ne trouve sa place ?

La question est posée…

L’élu assure de sa fierté de l’accent !

Et la voilà de pousser un « vive l’Alsace » au cœur de l’Assemblée Nationale.
Chiche, Monsieur Studer, vous voulez que « Vive l’Alsace » !

Permettez sa renaissance institutionnelle ! Mieux soutenez-là… On vous croira alors.

Barbara DesVilles

Taxe d’habitation, les 255 communes et 15 comcoms alsaciennes qui ont augmenté leur taux !

 

Le gouvernement avait promis une baisse de 30 % de la taxe d’habitation pour les ménages les plus modestes, il l’a fait !

Cet impôt sera compensé à “l’euro près” pour les communes, a annoncé récemment Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale.

Mais des élus municipaux alsaciens ont profité de cette baisse pour augmenter discrètement le taux de base.. Résultat : la baisse sera moins importante dans certaines communes.

Voici la liste des communes et comcoms qui augmentent leur taux de taxe d’habitation :
 

Les comcoms :

Sources impots@gouv.fr

On est grillé !

Dernière minute : Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

 Georges Schuler : l’homme qui a dit « non » à Rottner !

« … 83 % des Alsaciens veulent autre chose. Ce sont des personnes qui nous ont élus et je ne peux ignorer leur demande ».

On connaît la liberté de ton, du Secrétaire Départemental des LR 67, on connaît aussi son désintéressement personnel et son soutien dès 2015 aux premières manifestations contre la Réforme territoriale.

Il vient d’annoncer à Jean Rottner et Valérie Debord qu’il quitte la majorité régionale, à date du 11 septembre 2018,  et qu’il siégera « comme conseiller régional alsacien non inscrit » !

Une démission qui devrait faire grand bruit.

La langue de bois,  Georges Schuler ne connaît pas !

Une question taraude les esprits : que feront les autres élus qui disent « défendre l’Alsace »

Un Mouvement pour l’Alsace en gestation ?

La création d’un « Mouvement Pour l’Alsace », devait être annoncé ce samedi 15 septembre du côté de Sélestat.

Il semblerait que l’initiative prenne plus de temps que prévu pour le sénateur LR André Reichardt et le député LR Patrick Hetzel  qui sont à la manœuvre.

L’objectif serait d’appuyer la démarche des départements alsaciens et de créer un mixte entre un « Think Tank » et une « CSU alsacienne »(Union chrétienne-sociale en Bavière qui agit exclusivement en Bavière), le vieux rêve des droites alsaciennes.

On se souvient naturellement du Rassemblement Pour l’Alsace d’André Bord.

« L’Alsace, combien de divisions » pourrait être la première question de la ministre, Jacqueline Gourault, annoncée ce week-end en Alsace…

Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

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