La Petite France : l’enfer du décor !

La Petite France : l’enfer du décor.

On l’oublie parfois, contrairement à Disneyland,  les zones touristiques strasbourgeoises sont habitées…

Quartier historique et prisé de Strasbourg, la Petite France est un véritable petit bijou d’architecture et de charme, un lieu où l’on parvient à oublier le tumulte de la ville.
Il y a toujours fait bon vivre, dans ce coin de campagne que l’on pourrait qualifier de sublime.
Dans ce lieu chargé d’histoire, on a juste envie dès les beaux jours de flâner dans les ruelles qui abritent d’étonnantes maisons à colombages, de prendre un verre sur une terrasse ombragée ou tout simplement de s’asseoir le long de l’eau avec un bouquin tout en admirant un vol de mouettes ou de canards sauvages.
Eh bien, aujourd’hui ce n’est plus possible.

La ville de Strasbourg accroît, chaque année un peu plus, son offre de loisirs pour animer nuit et jour, hiver comme été, un quartier dont le seul nom et la réputation suffiraient à attirer le monde.

 

Photo : Urielevy

Nos élus soutiennent cette évolution, car disent-ils « c’est bon pour le commerce et pour le bien-être des citoyens » !
Ils affichent une volonté délibérée de multiplier le nombre de lieux festifs et d’initiatives pas très heureuses pour attirer la foule et ceci, sans aucun respect des habitants.

Ci-après, un petit aperçu non exhaustif des nuisances subies et dénoncées par les habitants de l’hypercentre :

Le parc Louise Weiss ouvert 24h/24, semble devenu un lieu insalubre et de débauche nocturne : beuveries, hurlements, musique à fond, comportements violents, bagarres, trafic de drogue, déchets laissés sur l’herbe ou à côté de poubelles vides, déjections canines et humaines…
Le petit plus : quatre barbecues installés sous les arbres dégagent fumée et odeurs de saucisses grillées pour incommoder davantage -comme si cela ne suffisait pas- les riverains.
Des établissements de nuit, ouverts jusqu’à 7h du matin, favorisent le tapage nocturne.
En effet, de nombreux riverains se plaignent de jeunes fortement alcoolisés qui sortent de boîte .
Ne serait-ce pas une incitation hypocrite et pernicieuse à boire, alors que l’on ne compte plus les campagnes de prévention contre l’alcoolisation des jeunes ?

Un spectacle son et lumière qui, semble-t-il, favorise les insomnies. Avec un volume sonore très élevé et des basses assourdissantes, cette animation a lieu tous les jours de juillet à septembre et tourne en boucle à intervalle régulier.
De quoi taper sur les nerfs de ceux qui entendent cela tous les soirs.
Inutile de répéter que le bruit porte atteinte à la santé.
Enfin, à noter : l’interdiction aux riverains d’accéder au parking du quai Woerthel qui leur était en partie réservé. Et ceci uniquement pour permettre aux touristes de se promener tranquillement.
D’après notre enquête et les interviews que nous avons menées, les habitants de la Petite France et environs savent bien qu’ils vivent dans un quartier touristique, il est normal qu’il y ait des animations et des activités culturelles qui mettent en valeur le patrimoine, mais pas à outrance, pas n’importe lesquelles et pas n’importe comment.
Ils ont la sensation que Strasbourg se dirige tout droit vers un tourisme de masse et dont la Ville se fiche royalement et éperdument d’eux.

Alors ne faudrait-il pas que nos chers élus ne cessent de vendre par pur souci économique aux jeunes et moins jeunes, l’ouverture des villes 24h/24 comme étant le summum de la modernité ?

N’oublions pas que toute personne qui subit est privée de liberté.

Jackie Parker
Août 2018

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Manurhin : à Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

Manurhin : à  Mulhouse, le Grand Est préfère aider les entreprises qui gagnent des milliards !!!

L’ancien fleuron de l’industrie d’armement alsacien qui était en redressement judiciaire est repris par un groupe de défense des Émirats arabes unis (Emirates Defense Industries Company.

Fondée à Mulhouse, Manurhin (Manufacture de machines du Haut-Rhin) aura cent ans l’année prochaine.
À l’origine, la société produisait des machines destinées à l’industrie alimentaire et autres appareils de mesure, très vite elle s’oriente vers la fabrique de munitions et machines de fabrication de munitions dès 1922.
En 1945, Manurhin propose des armes légères, des machines-outils et le scooter Manurhin.
Le révolver MR 73 a été utilisé par le RAID, le GIGN et la Police nationale.
Dans les années 1990,  Manurhin se recentre sur la fabrication et l’installation de machines pour la fabrication de munitions. En 1999, elle cède son activité d’armes de poing à la société Chapuis.

L’erreur slovaque

En 2011, malgré un carnet de commandes bien rempli, Manhurin manque de fonds pour continuer son activité. L’état ramène quatre millions d’euros par le biais de sociétés telles que la Sofired (une structure du ministère des Armées), Giat Industries et trouvera un investisseur mystérieux : le groupe slovaque Delta Defence qui posera 3 millions d’euros.  Rémy Thannberger  et des investisseurs locaux réunissent plus d’un million d’euros.

Rémy Thannberger dirige l’entreprise.

Manurhin repart de l’avant, avec une belle progression  de son chiffre d’affaires et de son bénéfice. Le carnet de commandes est bien fourni.

En 2013, Manurhin  passe sous pilotage opérationnel des Slovaques.

La même année Rémy Thannberger, rencontre un gros client, la OMPC (Oman Munition Production Company). Une société liée au ministère de la Défense du Sultanat d’Oman. Un mégacontrat de 70 millions d’euros est signé. Ce sera curieusement  le dernier…

Paradoxalement, depuis Manurhin se porte mal. Le chiffre d’affaires baisse, il y aura même des périodes de chômage partiel.

Sous pilotage opérationnel slovaque, Manurhin manque de solutions financières pour produire. Rémy Thannberger explique “Les banques refusent de nous accompagner !”, il est vrai que les financeurs hésitent à investir dans les “vice businesses” (métiers sales) liés à la guerre. Mais c’est principalement l’opacité qui entoure l’actionnaire principal Delta Défence qui effraie les investisseurs.
De plus, les Slovaques se sont révélé être de mauvais gestionnaires, au point de se demander si leurs vraies intentions n’étaient pas de flinguer Manurhin. L’entreprise a déposé une plainte contre X. L’instruction est en cours.

En 2016, la société annonce une perte de 16,5 millions d’euros.

Septembre 2016. Bpifrance et Giat industries cèdent leurs participations à la Société Nouvelle d’Alsace, entité détenue par Robert Nguyen et Rémy Thannberger, respectivement directeur général et président du Conseil de Surveillance de Manurhin.

Les politiques locaux semblent baisser  les bras à l’image du député centriste du Haut-Rhin, Olivier Becht : “Hélas, il n’est pas sûr qu’à l’issue de la procédure de sauvegarde l’entreprise évite le redressement judiciaire. Mais cela permettra au moins de revoir l’actionnariat.”

La société mulhousienne est placée en redressement judiciaire en juin 2018 et reprise par Emirates Defense Industries Company sur décision tribunal de grande instance de Mulhouse

Que fait la Région Grand Est ?

Nous avons eu peu de réactions du côté de Metz… si ce n’est un communiqué du RN qui s’étonne :  « bien que ce soit à l’État d’intervenir dans ce type de situation, Jean Rottner préfère, via la compétence« développement économique » du Conseil Régional, aider les grandes entreprises rentables et en croissance pérenne plutôt que se préoccuper de celles en difficultés et dans l’impossibilité d’accéder au crédit bancaire ».
Il est vrai , comme nous l’avions déjà dénoncé dans les pages Heb’di, que les élus de la majorité régionale ont préféré verser 8 millions d’euros à Peugeot Mulhouse quand le groupe PSA fait un bénéfice de près de… 2 milliards d’euros !
Mais, y a-t-il encore des dépenses raisonnables à la région Grand Est ?

Colmar : home sweet home

Blanchiment et terrorisme, le Crédit Mutuel condamné à un million d’euros d’amende

Blanchiment et terrorisme, le Crédit Mutuel condamné à un million d’euros d’amende

Le Crédit Mutuel CM11* a écopé d’un blâme et d’une amende d’un million d’euros de la part de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR ) de la Banque de France.

À notre connaissance aucun média alsacien, et a fortiori les DNA et L’Alsace, qui appartiennent tous deux au Crédit Mutuel, n’ont relevé ces faits.

Selon le document de l’ACPR en date du 6 juillet, que nous nous sommes procuré, le groupe Crédit Mutuel  n’a pas respecté les obligations qui sont les siennes de vérification d’identité de ses clients.
En effet, les banques sont supposées vérifier l’identité de leurs clients dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.
Le document précise en l’occurrence que : « …Il est prononcé à l’encontre de la Caisse fédérale de Crédit Mutuel un blâme et une sanction pécuniaire d’un million d’euros ».
La banque a, en quantité limitée certes, réalisé des opérations ou accordé des moyens de paiement à des clients sans qu’il n’y ait eu de vérification d’identité. Ce qui fait dire à l’ACPR que le Crédit Mutuel n’est « pas en situation de détecter ceux qui faisaient, le cas échéant, l’objet d’une mesure de gel des avoirs. »
Le rapport détaille plusieurs exemples, comme celui d’un client qui avait l’intention d’aller combattre en Syrie, qui a fait transiter sur son compte des sommes « d’un montant atypique » (sic). Le Crédit Mutuel a mis près de six mois à réagir.
La banque a ainsi oublié de signaler à des organismes comme Tracfin (Traitement du renseignement et action contre les circuits financiers clandestins) d’importants mouvements en espèces alors qu’elle en avait l’obligation.
À titre d’exemple, parmi des dizaines de dossiers cités, il y a cette dame qui a versé 116 000 euros en espèces sans justificatif précis, une personne qui a effectué deux retraits en espèces respectivement de 30 000 euros et 40 000 euros chacun en coupures de 500 euros, ou encore ce compte société crédité de 282 000 euros en provenance d’Estonie, détenu par deux ressortissants russes et géré par un agent immobilier local, ou le compte de cette entreprise domiciliée dans les Iles Vierges britanniques faisant l’objet d’un virement de 60 000 euros en provenance d’une fondation domiciliée au Liechtenstein, ainsi qu’une multitude de retraits en espèces effectués sans que cela n’interroge la responsable de la banque.

Parallèlement à cela, de nombreux lecteurs nous contactent régulièrement pour dénoncer l’intransigeance sans appel de certains gestionnaires de comptes pour quelques centaines d’euros parfois.
De toute évidence, tous les clients de la banque n’ont pas droit au même traitement.

*Le groupe Crédit Mutuel-CM11 est le principal groupe bancaire au sein du Crédit Mutuel. Il est constitué de 11 fédérations de Crédit Mutuel et des caisses qui les composent, de la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (BFCM) et de ses filiales notamment des Assurances du Crédit Mutuel (ACM), du Crédit Industriel et Commercial (CIC) et des filiales informatiques et technologiques.
La Banque fédérative du Crédit Mutuel est une société anonyme dont le capital est détenu à 93% par la Caisse Fédérale de Crédit Mutuel, commune à onze des dix-huit fédérations du Crédit Mutuel. Son siège est situé à Strasbourg. (Wikipédia)

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di

Un coup de pouce du tribunal pour Heb’di ?

La 1re chambre commerciale du TGI de Strasbourg examinait, le 23 juillet, le dossier de la société Heb’di actuellement en redressement judiciaire.
L’avenir de la presse « libre » et non subventionnée est généralement complexe en France.
Il semblerait que nos efforts aient porté leurs fruits puisque les magistrats, a priori sensibles à la pérennité d’un média alsacien totalement indépendant, nous ont accordé un délai supplémentaire d’un mois pour finaliser notre plan de survie.

Notre équipe s’engage

Nous, auteurs, dessinateurs, infographistes, investis et convaincus par l’absolue nécessité de cette petite voix alsacienne, dissonante et libre, fourniront désormais notre travail gracieusement en attendant des jours meilleurs.
Une majorité d’entreprises, avec lesquelles nous travaillons, se sont engagées à faire de gros efforts sur les montants a nous facturer.
Un grand nombre d’annonceurs ont d’ores et déjà choisi Heb’di pour leurs annonces publicitaires et ce jusqu’a la fin de l’année. Et vous ?

Nous avons besoin de vous

 

Nous avons également  prévu de lancer une ultime campagne de dons « 100% remboursée si le plan  échoue »  qui témoignera de la force de conviction des Alsaciens pour sauver leur journal.Outre les dons, nous organiserons une vente de T-shirts et mettons en place des abonnements de soutien qui seront intégralement remboursés si l’activité de Heb’di devait s’arrêter le 20 aout. Ce que nous n’osons même pas imaginer.

Aidez-nous à rester libres et vivants !

Pour un don simple CB ou chèque (somme intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà 20 aout)




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– Pour un T-shirt « Heb’di »  au « tarif de soutien » de 35 euros – CB ou chèque, (si le Tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du 20 août vous serez intégralement remboursé à moins que vous souhaitiez conserver le Tshirt collector, un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Un catalogue vous sera envoyé


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Pour un abonnement de soutien  + un T-Shirt Heb’di à partir de  50 euros par CB ou chèque (somme  intégralement remboursée si le tribunal ne devait pas autoriser la poursuite d’activité au-delà du  20 aout – un catalogue vous sera envoyé pour le choix des tailles, motifs et couleurs)


Formules



Pour  un don déductible  à 66 % des vos impôts ( à 60 % pour les entreprises) :

Cliquez ici

L’équipe et Heb’di vous remercie de tout cœur et ….

Que Vive la Liberté de la Presse !!!

( Chèque à l’ordre d’Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau, sauf pour les dons défiscalisé : Spiil/Heb’di, 10 rue de Luxembourg 67 610 – La Wantzenau)

Dialogues de vagins

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

 

Maison de l’Alsace : le coup bas de Jean Rottner

Lobbying ou ego ?

Dans les faits, Grand-Est met en place une stratégie d’influence. S’agit-il de permettre à la région de rayonner ou à deux de ses élus les plus importants, Jean Rottner et Valérie Debord ? Un expert en « réseaux » nous avoue que pour faire rayonner le Grand-Est, il vaudrait mieux investir dans des experts en lobbying que dans de la brique.

« Nous sommes à l’ère des stratégies d’influences menées directement, pas à celle des 5 à 7, café et bredele » nous précise-t-il ?

Poussée dans ses retranchements, la Majorité laisse à imaginer qu’en trois ans, le bien sera amorti ! L’institution louerait en effet pour un millions d’Euros en locaux parisiens !

3300 € par jour de location de bureau ?

Ainsi si la région Grand-Est louait 1 bureau par jour à Paris, le coût quotidien serait de l’ordre de 3.300 € ! Bien plus cher que les prix trouvés sur Internet pour des appartements au mois ! Qu’à cela ne tienne ! La région république et annonce passer son temps à faire des économies ! A ce rythme, on va finir par penser que nos impôts nous serons reversés.

La guerre contre les départements !

Plus sérieusement, la logique voudrait que si la région Grand-Est loue pour 1 million de locaux à Paris, elle commence par le faire à la Maison de l’Alsace, l’un des équipements les plus modernes des Champs Elysées.

Des habitués des lieux nous confirment avoir peu d’échos de locations « régionales » ! On comprend bien donc que la région veut éviter de contribuer aux succès de l’outil appartenant initialement aux départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

Peu maline, l’institution oublie qu’elle sanctionne plutôt des entreprises alsaciennes qui ont désormais à charge la location des locaux !

Bref, avec ce million de location, les impôts notamment alsaciens, enrichissent désormais des loueurs et bailleurs parisiens… Un temps, c’est l’éloignement de la Maison de l’Alsace des « lieux de décisions » parisien qui est évoqué…

Nos tests disent le contraire : 2 kilomètres séparent ainsi la Maison de l’Alsace de l’Assemblée… 5 minutes en voiture, 15 minutes à pied et quelques stations en métro.

Et un, et deux, et trois millions !

Assez pour justifier une dépense nouvelle de 3 Millions d’Euros pour des locaux parisiens ! Des locaux qui seront forcément remis à neuf et occupés par des salariés en permanence ! Après l’affaire Merabet, après les budgets de communication, les investissements parisiens laissent à penser que le Grand Est n’a pas fini de coûter aux Alsaciens !

Pendant ce temps, le cabinet de Rottner cherche des arguments pour les élus qui sont interrogés sur le sujet :

(photo en une©Albertus teolog)

 

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Valérie Debord, l’autre Jean Rottner

Le retour de la “Kitsch lorraine

On n’évoquera pas de remarques douteuses pour éviter toutes attaques sexistes mais comme le disait un ex – élu du Conseil Régional :

Valérie Debord est de ces fans qui vous donnent envie de passer une soirée avec Nadine Morano. Mieux vaut la fraîcheur et la franchise de la seconde, que les coups bas de la première.”

Valérie Debord est naturellement « fan » du Grand-Est ! Sans doute n’a-t-elle pas compris que ces institutions sans fondement tenaient finalement de la « société du spectacle » qu’un membre de sa famille aimait à dénoncer.

Elle, elle communique. Elle est aussi chargée des basses œuvres.

Contre Unser Land et les régionalistes !

C’est elle, une Lorraine, qui fut chargée de répliquer à la campagne d’affichage d’Unser Land :

Je trouve parfaitement indigne d’utiliser une imagerie qui est celle du forçat, du boulet pour la coller à une région administrative qui est le résultat d’un processus démocratique.”

Elle oublie qu’il n’y a eu aucun processus démocratique dans la fusion des régions. Elle en oublie même les propos de Nicolas Sarkozy sur le sujet. L’écoute du discours de Mulhouse devrait lui rappeler des souvenirs.

Un Nicolas Sarkozy qui lui avait pourtant remis sa légion d’Honneur en 2017.

Aujourd’hui, fonctionnaires et élus rappellent « en off », qu’elle tiendrait des fiches, des copies de statuts Facebook qu’elle ressort aux élus qu’elle reçoit pour des entretiens ou des appels !

C’est elle, LA boss ! Qu’on se le dise. Elle tient des listes et, en Moselle comme en Alsace, il se dit qu’il existe une liste noire.

Sortir les sortants !

(photo page officielle Facebook)

Certains prétendent qu’elle suit de près les élus d’Alsace et qu’elle profitera de son influence parisienne pour limiter les investitures d’élus rebelles ou pro-Alsace !

Pour cela, encore faut-il que les LR gagnent les régionales en 2021. Certains élus centristes attendent la confirmation de listes LREM pour choisir leurs futurs partenaires. La gauche se verrait bien en alternative et le RN attend son heure, promettant la mise en avant de jeunes femmes têtes de liste et en Alsace, la défense du territoire.

Unser Land présentera des listes en Alsace, sans pouvoir gagner mais en promettant de tout faire pour faire perdre, comme pourrait le faire une liste de « droite » dissidente, prompte à défendre le retour à une « région Alsace ».

D’ici là, Valérie Debord dresse ses listes. De quoi rendre Nadine Morano de plus en plus sympathique. Une Nadine Morano qui l’a compris, en invitant de plus en plus des militants alsaciens à visiter et déjeuner au Parlement Européen.

Un Rottner en jupe, c’est sûr, les Alsaciens n’en voudront pas plus que d’un en pantalon ! Et vous ?

A partager…

Il ne reste pour sauver Heb’di !


Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
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Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

Grand-Est : vos impôts pour le palais du prince Rottner !

Le rapport qui sera voté le précise « Le Conseil régional Grand Est a pour projet d’acquérir des locaux aux fins de représentation de la Région Grand Est à Paris, à proximité notamment de l’Assemblée Nationale, de divers ministères et du siège de Régions de France (ARF) ». Dans les faits, « l’Ambassade » que s’offre la Région est un pied de nez à la Maison de l’Alsace.

Un pied de nez à la Maison de l’Alsace !

L’achat concerne « ’un appartement en duplex, actuellement à usage d’habitation, situé au rez-de-chaussée et sous-sol d’un ancien hôtel particulier. Assortis d’une cave privative et faisant partie d’une copropriété de taille moyenne, sise 270 et 272 Boulevard Saint-Germain sur la parcelle cadastrée section AP N°35, les locaux concernés sont les lots n°15, 35, 36 et 37. Ils représentent une surface carrez de 225,45 m². L’appartement développe une surface de plancher globale de 267 m² ».
Le prix, travaux compris, va s’approcher des trois millions d’Euros !
L’idée sera d’offrir « à nos élus et à nos agents missionnés à Paris de meilleures conditions d’accueil, de réunion et de travail ».
Immédiatement, on se demande d’ailleurs où travaillent ces élus et agents jusqu’à présent lorsqu’ils sont à Paris. Louent-ils des locaux ? A quel prix ?
La légende urbaine qui prétend que des fonctionnaires de Grand Est en arriveraient, pour des raisons pratiques à se réunir plus facilement à Paris est-elle fondée ?

Et un et deux et trois millions…

La vraie question est de savoir si cet investissement grandestien est nécessaire ? Avant Grand Est, les élus régionaux alsaciens fréquentaient la Maison de l’Alsace. Ils pouvaient y disposer d’un bureau, voire plusieurs.
Et voilà que Jean Rottner oublie les Champs Élysée et cette Maison de l’Alsace … Il rêve donc de « sa maison du Grand Est » à deux doigts du Parlement.
Est-ce pour permettre le rayonnement du Grand Est ou celui de son président qui se rêvait ministre LR, mais qui doit maintenant se rêver ministre en Marche ? La question peut légitimement se poser.
Comme cette dépense somptuaire d’ailleurs. N’aurait-il pas mieux valu conforter la Maison de l’Alsace ?
A cela, la réponse est non ! Non, car l’égo de JR n’imagine pas permettre l’enrichissement d’un projet entre des investisseurs alsaciens et les départements. Et puis, il y a marqué « Alsace ! » Une région plus assez grande pour celui qui se voyait roi d’un machin plus grand que la Belgique.

Et tant pis pour ceux qui se sont battus pour la maison d’Alsace !

Ego et influence

Trois Millions d’Euros !

Tout cela pour influer nous dit-on ? On sait aujourd’hui que l’influence passe par des conseillers et des entreprises privées. Et non par la présence de quelques élus du Grand Est dans des sauteries parisiennes.
Voilà pourquoi nous vous appelons à l’action !

Appelez votre conseiller régional avant le 13 juillet !

Voilà pourquoi, on vous conseille, à l’heure où les subventions baissent en Alsace, où le Grand6Est claque un « fric » en communication (vers la jeunesse), à l’heure où vos impôts augmentent, d’écrire ou de téléphoner à vos conseillers régionaux   !
Appelez votre conseiller régional avant le 13 juillet !

Et demandez-lui d’oser dire « non » au palais parisien de Jean Rottner.

Le document proposé ce vendredi 13 aux élus de Grand Est : C66C7CEB-2A

A partager…

Il ne reste pour sauver Heb’di !


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