Jean-Luc Reitzer anticipe-t-il une prochaine condamnation ?

Sa dernière sortie devant les caméras de la chaîne LCP a fait le buzz. Le député du Sundgau a profité d’une audition devant la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) à l’Assemblée nationale pour faire son show. Le député alsacien a pesté contre les opérations de contrôles que subissent les élus pendant et après leur(s) mandat(s) : « Y’en a marre, on n’est pas des truands » et leur faible rémunération : « J’en vois pas mal parmi les petits nouveaux de l’Assemblée nationale qui avant gagnaient 10 ou 15 000 euros et maintenant se retrouvent avec 5 300 euros… Est-ce qu’un moyen de lutter contre les tentations diverses, il ne faudrait pas payer un peu mieux les députés et leur donner un vrai statut, pour leur assurer une meilleure réinsertion professionnelle ? »

Selon l’ancien maire d’Altkirch, la rémunération d’un député est trop faible

Cette rémunération se compose actuellement de l’indemnité mensuelle brute qui est de 7185,60 euros (5581,05 € d’indemnité de base fonction + 1437,12 €  d’indemnité de base fonction + 165,44 euros d’indemnité de résidence), soit un montant net de 5 362,92 euros par mois.

Rien de choquant au vue de la fonction, mais certains haut fonctionnaires territoriaux gagnent nettement plus.

Un député perçoit également une indemnité représentative des frais de mandat (IRFM) de 5 373 €, lui permettant de prendre en charge les dépenses liées à l’exercice de ses fonctions (sans justificatif). Depuis le 15 septembre 2017, la loi pour la confiance dans la vie politique a supprimé cette indemnité. Les députés sont désormais défrayés sur la base des frais réellement engagés… Ce qui provoque également le courroux du député alsacien : « On passe notre temps à collecter les factures, les notes de restaurant ! ». Le député Reitzer oublie sans doute que c’est ce que font tous les employés dans toutes les sociétés…

Les députés bénéficient également d’un accès gratuit à l’ensemble du réseau SNCF en 1ère classe, de la prise en charge de 80 vols par an entre Paris et sa circonscription, d’un bureau individuel au sein du Palais Bourbon, de la prise en charge de ses frais de communication (Internet, téléphone, courriers…).

Député depuis 1988, Jean-Luc Reitzer a touché 1,8 million d’euros d’indemnités et autant d’IRFM non justifiée. De nombreux députés ont profité de l’IRFM pour acheter des bureaux en province, il se sont alors facturé des loyers souvent par le biais d’une société civile immobilière (SCI). Deux mandats suffisent à rembourser le crédit et le bureau appartient au député. Sur ce dernier point, Anticor a saisi le procureur et des enquêtes sont en cours.

Comme certains de ses confrères, Jean-Luc Reitzer a également cumulé ses fonctions nationales avec des mandats locaux : conseiller général de 1979 à 2002 et maire d’Altkirch de 1983 a 2017. À la mairie, il s’est fait attribuer un beau véhicule de fonction et utilisait un fonctionnaire de la ville pour se faire promener pour des déplacements personnels… ce qui est, bien sûr, illégal.

En parlant d’illégalité, rappelons que Jean-Luc Reitzer est également accusé d’avoir employé son épouse et ses enfants, sans qu’il soit prouvé que tous aient vraiment travaillé. Fillon, Reitzer : même combat !

Est-ce pour se défendre à ce sujet que Jean-Luc Reitzer prétend, comme pour s’excuser, qu’il est “mal payé” ? Du style, “vous comprenez, monsieur le juge, avec ce que l’on gagne, on est obligé de bidouiller…”

Il abandonne le Sundgau et provoque une pétition contre lui !

En 2017, non-cumul des mandats oblige, Jean-Luc Reitzer abandonne sa ville (lui qui se dit si attaché à son territoire) pour garder un mandat de député bien plus avantageux et lui permettant des escapades parisiennes. On ne peut pas dire qu’il ait choisi l’Assemblée générale pour y bosser : selon le site nosdeputes, il fait partie des députés les moins travailleurs !

Son passage télévisé devant l’HATVP semble avoir choqué de nombreux Alsaciens, même chez ses fans dans le Sud de l’Alsace, ou les citoyens l’on toujours réélu les yeux fermés. Seuls quelques conseillers municipaux altkirchois le soutiennent encore et… les membres de l’association Sundgau Carpes Frites dont il est le président bénévole !

L’économiste-essayiste haut-rhinois, Jean-Luc Ginder, qui intervient sur BFM, dans les colonnes de Les Échos et dans celles de Heb’di,  lance « un cri en faveur de la justice, de la fraternité, pour un monde meilleur et pour que la France devienne un peu plus solidaire ». Il précise ainsi :

J’ai attendu en tant que Français de base que le député s’excuse de sa non-conscience, de sa non-responsabilité, de son arrogance, de son manque de bienveillance, de son manque d’humilité (…) Comment s’étonner que nous Français, consciemment ou non, que nous Français nous nous identifions et adoptons les postures entendues par ceux qui ont le pouvoir de parole. Alors qu’on devrait trouver un comportement exemplaire indiquant une ligne conductrice exemplaire et fondée sur de vraies valeurs humaines et une profonde sensibilité sociale et économique (… ) Et c’est comme si pour aller plus vite il prônait à ses fins déjà une culture parlementaire à plus de 5’300 euros ou sinon « corruption ».”

Sur les indemnités, Jean-Luc Ginder fait un rappel nécessaire :

Le député Jean-Luc Reitzer dans le cadre de son mandat représente 3’000’000 de petits Français pauvres disposants souvent de moins de 2 euros par jour (moins de 88 fois ses indemnités) et environ 8,9 millions de pauvres selon le seuil de pauvreté utilisé par l’Insee (moins de 769 euros par mois pour une personne seule). Près de 12 % des Français sont dans ce cas et vivent quotidiennement l’absence d’un repas. Pour mémoire encore 50% des Français gagnent moins de 1538 euros par mois pour une personne seule, 2061 euros par mois pour une famille monoparentale, pour rappel aussi 50% de nos compatriotes gagnent moins de 1820 euros par mois (…) Combien de petits élus conseillers municipaux sans indemnités, combien de membres d’associations, combien de français bienveillants donnent de leur personne sans limites luttent au quotidien sans contrepartie financière, sans corruption, juste pour un regard, un sourire, un bien commun.”

L’économiste dénonce la responsabilité du député et propose une pétition pour la démission de Jean-Luc Reitzer.

(photo en une @LCP)

Alsace : Jean Rottner s’en prend au drapeau

Pas de drapeau ? Oui, mais lequel ?

« Apparaîtront notamment l’interdiction en séance des signes distinctifs (drapeaux, écharpes…), l’interdiction de captation vidéo par les élus et leurs collaborateurs, un encadrement des vœux, motions, questions orales et résolutions » lisait-on dans les DNA du 21 avril dernier.

Cette interdiction de signes distinctifs vise-t-elle les syndicalistes venus déjà manifester ? Si tel était le cas, on attendra avec impatience les réactions de ces derniers. Mais, dans les faits, ne viserait-elle pas plutôt la manifestation d’une appartenance régionale – entendons l’Alsace ? L’objectif viserait donc des élus de son opposition comme de sa majorité.

Si l’interdiction vise bien le drapeau alsacien, une plongée dans l’Histoire imposerait de faire comprendre au « Président », quels ont été les moments où la bannière alsacienne, quelle qu’elle fût, fut interdite. Le dernier régime politique à avoir considéré le drapeau alsacien comme séditieux était bien une dictature, l’un des totalitarismes du XXème siècle…

On attend de voir les sanctions prévues par le Président ! De notre côté, nous sommes persuadés que le 1er élu à se faire sortir de l’Assemblée pour avoir porté ou posé à sa place vaudra légion d’honneur.

Aucun signe distinctif ?

Qu’entendent donc les conseillers de Jean-Rottner par « signes distinctifs » ? On suppose qu’il s’agit de pin’s ou autres badges revendicatifs.

On attend avec impatience, comme nous le rapportait un élu, que le port de « la bretzel de la marque Alsace » soit donc interdit. Après tout, ne pourrait-elle pas choquer des élus non-alsaciens ?

Fini, les vidéos !

Voilà qu’il sera aussi interdit de prendre des photos et vidéos dans l’Assemblée. Encore moins de capter des extraits de discours. L’opposition est là sans doute visée, il s’agit de museler l’expression de celle-ci et l’exploitation de mots délicats à l’extérieur de l’Assemblée.

On le comprend, le Président a ses priorités. Le chômage ? Le bilinguisme ? Non ! Museler l’opposition et limiter toute allusion à l’Alsace semble par contre alimenter certaines de ces mesures.

Freiner les pro-Alsace

L’autre idée est finalement de gagner du temps ! Voilà pourquoi il fait pression sur les élus qui se sentent encore trop alsaciens et qui seraient tentés d’incarner l’Alsace au sein de l’Assemblée.

S’il arrive à empêcher la création d’un groupe Alsace, il ne lui restera plus qu’à attendre les nouvelles élections pour « virer » ou ne pas reconduire les potentiels rebelles. Sachant que l’élection se tient à l’échelle de la nouvelle région, il limiterait l’impact de listes dissidentes ou régionales.

En attendant, il enverra Valérie Debord au contact des « rebelles » LR. Chaque jour de gagné enracine Grand-Est.

Moins d’Alsace, plus d’excuses pour l’absentéisme

La fin de l’article des DNA nous apprend qu’à part interdire les drapeaux, la Commission Permanente a adopté « un élargissement des motifs légitimes d’absence des élus (intégrant notamment les représentations de la Région elle-même à l’extérieur) »…

Il en a de sacrées priorités, le JR Grandestien !

 

 

Faut-il croire que les députés LREM n’aiment pas l’Alsace ?

La parution du sondage Ifop sur l’Alsace, la volonté de revenir à l’Alsace (ou d’aller vers l’Alsace) de 82 % des Alsaciens avait pourtant réveillé les élus de la droite et du centre.

Poussé par 82 %, ils osaient, hier demander un référendum.

Un référendum pour les députés LR…

Voici ce qu’ils écrivaient, il n’y a pas si longtemps :

Seulement 10 % des sondés considèrent que l’intégration dans le Grand Est est une « bonne chose » pour l’Alsace. L’exercice de l’action politique en Alsace est aujourd’hui paralysé par cette question institutionnelle qui génère un climat délétère, qui ne va ni dans l’intérêt de notre Région, ni dans l’intérêt de la France. Aussi, nous vous demandons l’organisation d’un référendum dans les départements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, afin de trancher définitivement cette question. Une telle initiative ne pourra qu’être portée au crédit de votre quinquennat afin de réparer une grave erreur dans l’organisation de nos territoires.”

…Pas de référendum pour les députés LREM

Un bruit qui a réveillé l’opposant au retour à l’Alsace, Sylvain Waserman, Député LREM cumulant son mandat de conseiller régional après avoir été fidèle fusil de Philippe Richert. Il a battu le rappel.

Martine Wonner (sortie désormais de son arrêt maladie), Thierry Michels, Bruno Studer, Vincent Thiébaut, Sylvain Waserman et Bruno Fuchs ont ainsi cosigné une lettre indiquant leur position :

« Ils expriment leur désaccord avec l’idée de consultation populaire par l’intermédiaire d’un référendum », la lettre de mission du Premier ministre, Edouard Philippe, adressée au préfet du Grand Est le 22 janvier, Jean-Luc Marx, est claire. Le préfet a mandat pour réfléchir à l’avenir institutionnel de l’Alsace, mais sans toucher aux lois sur le redécoupage des régions.”

Maintenant, à vous de jouer !

C’est donc à vous, électeurs de faire monter la pression. A leur demander pourquoi, chez certains, le discours sur le terrain n’est pas le même que sur les communiqués. Pourquoi ils veulent une Alsace au rabais, un ersatz de collectivité, alors que, vous, vous aimez l’Alsace comme territoire et comme région.

Interrogez-les et faites nous remonter tout cela. Fer’s Elsass.

Barbara DesVilles

Publiez votre tribune dans Heb’di !

Heb’di s’accroche à la démocratie citoyenne

La démocratie ne s’use que si l’on ne s’en sert pas ! Voilà pourquoi nous faisons de notre site internet l’agora qui manque en Alsace. Tel un lieu où toute tribune porteuse d’un message sensé, utile et vif peut trouver sa place.

Ecrite et postée sur notre adresse mail, elle sera lue par notre Comité de Rédaction et publiée, partagé avec nos lecteurs dès lors que son intérêt pour l’Alsace, donc pour notre quotidien, aura été confirmé.

Alter-média

Mensuel papier ainsi que quotidien internet, HEB’DI s’inscrit dans la lignée des alter-médias qui font avancer une « autre parole », une liberté de la presse.

Vous pouvez soutenir cette démarche :

L’objectif de HEB’DI est bien de libérer les paroles, d’ouvrir les débats et de permettre la présence d’une alternative aux médias « mainstream ».

C’est donc maintenant à vous de nous écrire, de partager vos humeurs.

A nous, ensemble, de faire bouger l’Alsace et de lui faire retrouver sa voie.

 

L’équipe Heb’di

Lauterbourg : Jean-Michel Fetsch, le Trump Alsacien ?

Aux États-Unis, de nombreuses personnes s’inquiètent de la santé mentale du président Trump, principalement après la diffusion de nombreux tweets plutôt surprenants. Jean-Michel Fetsch, ex-conseiller général, maire de Lauterbourg depuis 1994, est un aficionado de Facebook. Ses posts ont à plusieurs reprises créé le buzz.

L’année dernière, il annonce sur Facebook vouloir retirer le futur panneau Grand Est de sa commune frontalière

Une communication bien huilée : le post est accompagné d’une photo du maire et de ses conseillers municipaux en train de démonter le panneau Alsace… qu’il compte remettre à l’arrivée du panneau Grand Est ! Pari réussi puisque Jean-Michel Fetsch obtient plusieurs milliers de “like”.

En 2014, l’élu fait également parler de lui en déchirant sa carte de l’UMP.

En passant en revue son historique Facebook, on peut constater que ses publications sont de qualité très inconstante, a priori selon les heures de la journée. Il reprend entre autre une phrase d’un “fake-media” d’extrême-droite : « Macron a séduit tous les incultes, ça fait du monde ». Fetsch précise « Il a bien raison, Mr Onfray ». Au mois de mai dernier, Monsieur Fetsch aurait-il voté comme 65,8 % de Français  « incultes » ou bien soutenu l’extrême-droite du clan de Marine ?

Quelques autres phrases, prises au hasard dans ses posts (que Trump aurait pu écrire… ?) :

On s’amuse bien en lisant la page Facebook de Jean-Michel Fetsch et certains commentaires “lèche-***” de sa cour !

Autonomistes = SS ?

Malheureusement, les meilleurs posts ont été retirés, comme celui-ci parut il y a quelques jours :

Un post qui a fait bondir l’historien autonomiste Bernard Wittmann :

« J.-M. Fetsch, a une vision manichéenne de l’autonomisme dont on comprend aisément qu’elle vient d’une méconnaissance abyssale de l’histoire. Pour éclairer un tant soit peu la lanterne de ce vieil homme pétri de haine à l’égard de certains de ses compatriotes, qui se sont pourtant toujours courageusement battus pour la dignité et la préservation des droits des Alsaciens, il aurait été intéressant d’engager une discussion. Malheureusement, d’emblée il a placé le niveau du débat tellement bas, en dessous même du niveau des pâquerettes, qu’il serait vain d’espérer arriver à le hisser à un niveau satisfaisant permettant un échange constructif étayé par des faits historiques. Comment dialoguer sereinement avec une personne aussi bornée qui s’abandonne à des accusations aussi monstrueuses, à des allégations aussi outrancières et qui fait montre d’une telle absence de culture historique ? C’est quasiment mission impossible !

C’est aux autonomistes que nous devons notre droit local, le maintien du Concordat, un début d’enseignement bilingue à partir de 1927 (arrêté Poincaré-Pfister introduisant un enseignement de l’allemand dans le primaire en Alsace). Par ailleurs, des autonomistes sont morts au Struthof nazi (Jos. Schmidlin, R.-L. Klee…), d’autres comme Rossé ou Keppi ont participé à l’attentat contre Hitler (le 6.8.1947 le tribunal d’épuration acquitta J. Keppi des accusations portées contre lui et reconnu sa « participation active, efficace et soutenue à la résistance contre l’occupant »). Grâce à l’action souterraine d’autonomistes, des centaines d’Alsaciens échappèrent à la déportation ou à la mort, etc.. »

Le maire de Lauterbourg fait visiblement partie de ces élus alsaciens qui n’existent plus que par les réseaux sociaux. Parfois, il faut savoir arrêter une carrière.

 

Mardi : Tri sélectif à tous les étages

Les très chers vœux de Jean Rottner

De toute évidence, notre JR aime les shows à l’américaine. À peine revenus du “Consumer Electronics Show’’ de Las Vegas, nous apprenons que l’ex-maire de Mulhouse prévoit une cérémonie des vœux du conseil régional Grand Est, à l’américaine donc, à Metz (parce qu’il y en a encore qui croient que Strasbourg est la capitale de la région).

« Ce seront les vœux les plus chers recensés dans notre tour d’horizon » selon L’Est Républicain.

50 000 euros seront déboursés pour près de 1000 invités. Le traiteur messin préparera 10 à 15 pièces par invité : « quiches et petits pâtés, canapés, salades en verrine et fruits de mer ». Et, bien sûr, du vin de Champagne !

Choisir le lanceur d’alerte

La Cour de cassation du Luxembourg vient d’annuler la condamnation en appel du principal lanceur d’alerte de l’affaire “Luxleaks“. Cette personne avait été condamnée pour avoir dénoncé les avantageux accords fiscaux conclus entre le Luxembourg et le cabinet PricewaterhouseCoopers pour le compte de multinationales.

La Cour de cassation luxembourgeoise a enfin reconnu le statut de lanceur d’alerte. Un statut protégé qui est dorénavant étudié à l’échelle européenne afin que ne soient pas poursuivies les personnes qui agissent dans l’intérêt général ou combattent contre le fléau de la corruption.

Vraies interviews

Patrick Jankielewicz, rédacteur en chef de La Voix du Nord, annonce que le journal ne publiera plus d’interviews relues et revues par les personnalités interrogées…

Dans la presse écrite, les élus et leurs conseillers demande fermement une relecture de leurs propos avant la publication d’une interview. Presque tous les journalistes acceptent cette relecture. Certains des interviewés jouent le jeu en corrigeant à la marge des aspects techniques. Mais dans certains cas, « on nous a renvoyé un texte totalement “caviardé”, coupant des réponses qui avaient été faites et ajoutant des questions qui n’avaient pas été posées ! », déplore Patrick Jankielewicz. La Voix du Nord ne se soumettra plus à cette exigence.

Quels élus accepteront encore d’être interviewés par ce média local ? Et faut-il en conclure que d’autres quotidiens régionaux pratiquent l’interview dictée ?

Quand le FN fiche ses candidats

Médiapart nous apprend qu’au Front National des tableaux recensent les candidats pré-investis par le parti pour les élections. Ces tableaux récemment divulgués analysent les candidats, leurs appartenances partisanes, leurs opinions et publications sur les réseaux sociaux, leurs likes etc… « Dans ces listings, on croise des pré-candidats qualifiés de “fous”, de “connard de première catégorie”, d’auteurs de “posts bêtes, voire violents”. Certains ont le tweet “graveleux” – “avec du saucisson” –, “hard sur l’immigration”, “de défense à Dieudonné” ou traitent “les migrants de porcs”. D’autres sont suspectés de ne pas prêter suffisamment allégeance à “Marine” ni à  “Florian” ». Certains candidats sont sobrement traités de « gros beaufs homophobes de base ». Bon.

Concernant les Alsaciens, on peut lire :

Christelle Ritz
« Propos stigmatisant certaines personnes issues de l’immigration sur Facebook selon les Dernières nouvelles d’Alsace »
Candidate dans la 5e circonscription du Haut-Rhin.”

Julia Abraham
« Fréquentations douteuses », « un post FB pro JMLP, Twitter pas utilisé depuis mai, épinglée pour avoir été en photo avec Baptiste Coquelle [militant du GUD apparu sur un cliché faisant un salut nazi, il avait posé avec de jeunes frontistes lors du gala des 40 ans du parti – ndlr] »
Candidate dans la 2e circonscription du Bas-Rhin.”

Que voulez-vous ? On n’échappe pas à sa propre famille.

Strasbourg balance sa pub !

Avec un autocollant « stop-pub », vous ne devriez plus avoir de publicité dans votre boîte aux lettres. Mais, comme vous l’avez sans doute déjà constaté, c’est rarement le cas…

Samedi après-midi, les militants de Zéro Déchet Strasbourg ont rappelé le « gâchis que représente la publicité non désirée dans nos boîtes aux lettres, environ 31 kg par an, par foyer ! »

Ils ont mis en place une page Facebook afin de « pointer du doigt les sociétés qui pourrissent vos boîtes aux lettres » malgré les « stop-pub », une  page baptisée « Balance Ta Pub Strasbourg ».

 

Jeudi : La quatrième dimension

Le bio touche le fond mais pas les fonds

Le Ministre de l’Agriculture a annoncé le désengagement de l’État de l’aide au maintien pour la filière bio, qui est pourtant le seul dispositif public qui soutient les producteurs, refilant désormais le bébé aux régions qui devront s’en charger dès janvier 2018 ! Aujourd’hui, le Conseil Régional du Grand Est reste dans le flou : sans doute se souvient-il que l’encore-président Philippe Richert, à la foire agricole de Chalons-en-Champagne, avait déjà prévenu que la région ne prendrait pas le relais…

Face à ce non-sens, la colère monte parmi les agriculteurs bio. C’est Frédérique qui le dit à nos confrères de L’Est Républicain : cette productrice de fromages de chèvre à Lapoutroie n’a pas hésité une seconde à faire deux heures de route pour manifester son désaccord à Nancy hier : « Notre façon de produire, respectueuse des hommes qui travaillent, des consommateurs, de la santé des gens, des nappes phréatiques, mérite d’être défendue », explique-t-elle tandis que Jean-Michel s’insurge : « Pourquoi n’aiderait-on plus un modèle d’avenir alors qu’on subventionne l’agriculture conventionnelle ? »

La liberté de dénonciation

Lu dans le 20Minutes de ce jour :

Marine Le Pen a perdu mercredi son immunité de députée dans l’affaire de la diffusion en 2015 sur Twitter de photos de victimes de l’organisation de l’État Islamique. Cette levée d’immunité doit permettre qu’un « mandat d’amener » soit délivré par le juge et que la présidente du FN soit contrainte, si nécessaire, de se rendre à un interrogatoire de première comparution. « La liberté d’expression et de dénonciation, qui est consubstantielle au rôle de député, est morte avec cette décision de basse politique politicienne », a réagi l’élue du Pas-de-Calais, avant de dénoncer une tentative de « museler celle qui incarne l’opposition et l’alternative au pouvoir en place »

Non, non, vous avez bien lu : Mâdâme “l’alternative au pouvoir” parle d’elle à la 3ème personne, c’est plus facile pour dénoncer.

Il n’est jamais trop tard pour se poser les bonnes questions

Mardi soir, les députés et sénateurs alsaciens ainsi que les présidents des conseils des 2 départements se sont retrouvés en fin d’après-midi à l ‘Assemblée nationale. D’après le média « libéral, européen et pro-business » L’Opinion, ces élus alsaciens enchaînent discrètement les réunions depuis quelques semaines pour se demander tous ensemble : « Quelle Alsace voulons-nous ? ».

Ces très honorables messieurs législateurs auront donc attendu la venue du président de la République et de celui de la République fédérale d’Allemagne à l’inauguration du site mémoriel franco-allemand du Hartmannswillerkopf à Wattwiller demain vendredi, dans le cadre du centenaire de la grande guerre…

Bah, nous, ça fait déjà un bon moment que nous nous demandons ce qu’ils veulent, eux, au juste, pour l’Alsace. Nous finirons bien par le découvrir, un jour.

Bientôt des vacances pour Monsieur Hulot ?

C’est Sébastien Chenu, député FN (comme quoi, Heb’di n’est pas sectaire) qui lance le bon mot lors d’un point-presse :

Visiblement il a commencé à reculer mais Nicolas Hulot, ce n’est pas la première fois qu’il avale quelques couleuvres. Il apprend ce que c’est de faire de la politique dans un gouvernement En Marche quand on est écolo. (…) On va observer Nicolas Hulot, si tant est qu’on l’observe encore très longtemps (…), les vacances de M. Hulot sont peut être assez proches finalement »

En effet, après l’annonce par le Ministre de l’Écologie que la France ne tiendra vraisemblablement pas l’objectif de ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50% en 2025, le monde politique est en ébullition, à la limite de la fission. Ainsi, Jean-Christophe Lagarde (président de l’UDI), les porte-parole nationaux d’Europe Ecologie – Les Verts ou encore la Commission des Affaires économiques du Sénat (euh, les affaires écologiques plutôt, non ?), tout le monde donne son avis, jusqu’à notre Lady Keller alsacienne à travers un communiqué de presse :

Je salue le sens des responsabilités du ministre Nicolas Hulot, qui répond à la démagogie de l’ancienne ministre Ségolène Royal. L’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% d’ici 2025 n’était ni construit, ni tenable. Cette mesure ne s’est pas accompagnée d’un plan suffisant de développement des énergies renouvelables. (…) Alors oui il faut réduire la part du nucléaire, mais il faut le faire dans des délais raisonnables et de manière construite pour être réellement efficace pour notre planète »

Ça y est, maintenant, le job est fait alors Nicolas va pouvoir enfin se mettre… au vert !

 

 

Les députés Républicains alsaciens voulaient continuer de tricher

Il est rare que nos députés alsaciens se fassent remarquer à Paris, leurs semblants de colère dépassent rarement la ligne bleue des Vosges… Mais cette fois-ci, ils ont fait fort. Sept de nos quinze élus ont voté contre la loi de moralisation.

(Retrouvez cet article et bien d’autres dans le Heb’di-Mag de septembre !)

Tous des Républicains : Raphaël Schellenberger, si jeune et déjà gâté… Jean-Luc Reitzer, concerné au moins par les emplois familiaux…
Jacques Cattin, au cas où… Laurent Furst, Patrick Hetzel, Frédéric Reiss, Éric Straumann, a priori pour soutenir les premiers…

Le centriste Antoine Herth s’est abstenu.

Les sept autres membres alsaciens de l’Assemblée nationale (Modem, LREM et Constructifs) ont voté pour la moralisation des députés ! Nos sept mercenaires de l’anti-moralité ont de ce fait entre autre voté contre :

– L’interdiction des emplois familiaux de collaborateurs ;

-La suppression de la réserve parlementaire (chaque parlementaire pouvait distribuer 130 000 euros de subventions à sa guise). Notre ami le député Jean-Luc Reitzer avait ainsi alloué 20 000 euros (la plus grosse subvention) à Jean-Luc Reitzer, maire d’Altkirch, pour l’aménagement de l’Hôtel de Ville… ;

-Le fait de justifier les dépenses de frais de mandat des parlementaires (avant cela, chaque député pouvait dépenser chaque mois 5 373 euros sans justification).

Et toujours pas d’Alsacien au Gouvernement !

La question peut, au premier abord, paraître délicate. Un ministre, s’est d’abord un Ministre de la République se plaçant sous les valeurs de celle-ci. Dans les faits, certains ministres n’oublient pas leurs régions d’origine.

Si l’on se souvient d’un Daniel Hoeffel inaugurant le TGV Ouest, on sait que les ministres bretons gardent un pied à l’ouest.

 

Toujours ministre de la Bretagne

« Je n’abandonne pas la Bretagne et je reste conseiller régional; j’habite en Bretagne puis je resterai, je le pense, toujours ministre de la Bretagne » déclarait ainsi Jean-Yves Le Drian en juin dernier.

Imaginerait-on un ministre alsacien oser déclarer : « je resterai, je le pense, toujours ministre de l’Alsace »?

Sans doute pas Philippe Richert, « gouverneur » d’un Grand Est démesuré, patron d’une région qui a éloigné l’institution du citoyen.

Gardons pour François Loos une sympathie, lui qui est désormais président des Brasseurs de France.

Bref, il n’y a visiblement à gauche et au centre aucun alsacien pour « choper » un maroquin !

(photo@interieur.gouv.fr)

On nous rétorquera que trois alsaciens sont dans le cabinet du Président de la République. Patrick Strzoda (photo), le directeur de cabinet, énarque natif de Thann (Haut-Rhin) ; Alexis Kohler, secrétaire général, énarque, originaire de Strasbourg, Marie Fontanel, conseillère du Président et énarque…

Même si cela ne fait pas tout, le critère de recrutement semble ici être plus le passage par l’ENA que les racines alsaciennes. A ces mots, les plus frileux répondront que l’origine n’est pas importante.

 

Fabienne Keller à la tête de la Ratp ?

Il n’empêche qu’il n’y a toujours pas d’Alsacien au Gouvernement. Même Sylvain Waserman a failli !

Doit-on cela à un manque de réseaux alsaciens dans le monde politique ? On en jugera avec la candidature de Fabienne Keller à la tête de la Ratp ! Celle qui fut souvent dite « bientôt Ministre », comme on l’a lu encore récemment sur Facebook, aura tout tenté pour plaire.

S’il faut être macron-compatible pour être ministre, elle le sera.

Qui dit Fabienne Keller pense Robert Grossmann. Lui aussi aurait pu l’être, mais non ! « Inexportable » aurait dit Nicolas Sarkozy, avec beaucoup d’humour et de respect pour son découvreur.

On retiendra donc que l’absence de ministres alsaciens cache sans doute la perte d’influence des femmes et hommes politiques venus d’Alsace. Pas étonnant que l’on n’écoute plus non plus les revendications alsaciennes dans la « vraie » capitale.

 

Perte d’influence de l’Alsace

Cela se passe chez Les Républicains, au PS. Ils sont loin les temps des Zeller et Haenel qui, au-delà des idées défendues, savaient se faire entendre.

Leurs successeurs pensent aujourd’hui plus à eux-mêmes qu’à l’Alsace. Ils sont les zélés applicateurs des lois parisiennes et ne se rebellent éventuellement qu’après une retraite politique. Là, parfois, certains osent dépasser les limites du « politiquement correct ».

Avant, on ne sait jamais, cela peut freiner « leur » carrière.

L’analyse de l’action des députés alsaciens se jugera, elle, sur pièces.

Moralisation de la vie politique en Alsace

À 28 ans, Raphaël Schellenberger a tout d’un Républicain… à la papa !

Il cumule les mandats de maire et conseiller départemental avec le poste d’attaché parlementaire du sénateur René Danési.

Il se présente dans la quatrième circonscription du Haut-Rhin du député sortant Michel Sordi.

Sa compagne travaille depuis peu pour la ville de Cernay, la ville du maire… Michel Sordi.

Jusqu’au dernier moment, Michel Sordi disait vouloir lâcher la mairie de Cernay pour, loi sur le cumul oblige, se représenter pour la quatrième fois à l’Assemblée nationale.

Il a changé d’avis quand l’affaire Fillon a éclaté ; il faut savoir que Michel Sordi emploie également son épouse comme attachée parlementaire.

Raphaël Schellenberger est également épinglé par le site lalterpresse.info.  Il lui est reproché d’avoir, en tant que maire de Wattwiller,  joué avec les lois pour modifier un PLU en faveur de deux conseillers municipaux.

Il a déjà tout d’un grand, ce petit !

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Guy-Dominique Kennel avait caché pendant tout le temps où il était au Conseil général qu’il avait gardé son salaire d’inspecteur d’académie à l’Éducation nationale (3 500 euros par mois) qu’il cumulait avec sa rémunération de président du Conseil général laquelle se montait à plus de 5 000 euros par mois.

Si cela se sait, c’est uniquement parce que les parlementaires (Kennel est maintenant sénateur) sont obligés de remplir une déclaration d’intérêt et d’activité.

L’ancien président du Bas-Rhin avait également la mauvaise habitude d’embaucher les enfants de ses amies…

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Jean-Marie Kutner, le maire de Schiltigheim, s’est spécialisé dans la construction à outrance de logements dans sa ville.

Cela n’est pas sans poser certains problèmes sur le choix des entreprises pour ces nombreux chantiers.

Dans un des projets, celui de l’ancienne mairie, il a été relevé que dans le cabinet d’architectes en charge de la rénovation travaille un Jean-Philippe Kutner, fils du maire. Cela peut poser la question d’un éventuel conflit d’intérêts.

Un exemple parmi tant d’autres.

À suivre…

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Le maire d’Ungersheim, Jean-Claude Mensch (toujours maire) a été condamné par le Tribunal correctionnel de Colmar pour prise illégale d’intérêt et infraction aux dispositions du plan local d’urbanisme. En 2008, il avait signé le permis de construire pour des travaux dans sa maison. Le permis avait été rédigé par la secrétaire de mairie qui n’est autre que son épouse. Cette condamnation fait suite à une plainte de certains habitants du village !

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À Lampertheim, fief de la députée Sophie Rohfritsch, l’entreprise de travaux publics Sater travaille avec la commune et notamment cette année pour les travaux de réaménagement de la place de Gaulle. Le porteur du projet est le premier adjoint Didier Régnier…

 

Le maire de Jebsheim, Jean-Claude Kloepfer (toujours maire) a également été condamné par la Cour d’appel de Colmar pour prise illégale d’intérêt. Il lui est reproché d’avoir signé un permis de construire pour un terrain dont il avait signé un compromis de vente en tant que gérant de sa société de construction. Sa société était également partie prenante en tant que maître d’œuvre pour deux maisons à bâtir sur le site.

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Le maire d’Erstein s’amuse des lois à sa façon. Jean-Marc Willer signe en 2009 un permis de construire qui permet à une association cultuelle de transformer un ancien magasin en mosquée.

Le problème est que le permis n’est pas conforme au PLU, notamment en matière de places de parking. Une association de riverains dénonce le permis qui sera annulé par le tribunal administratif et la cour d’appel. Qu’à cela ne tienne, un nouveau permis est déposé, tout aussi illégal que le premier, il sera à nouveau retoqué par les tribunaux !

Huit ans après, nous en sommes au quatrième permis déposé, que l’association conteste toujours pour les mêmes raisons.

Mais il semble que cette fois-ci, Jean-Marc Willer monte d’un cran dans l’illégalité. Le dernier permis est bien déposé, mais aucun affichage n’est constaté sur le chantier (voir nos articles passés).

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Le conseiller départemental et maire de Brumath, Etienne Wolf, n’est pas en reste. Il est le candidat LR imposé par le député sortant Claude Sturni.

Il vole ainsi l’investiture de l’UDI à Vanessa Wagner. Il était clairement prévu qu’elle ait l’investiture du parti de droite si le député sortant ne se représentait pas.

Mais le maire de Brumath perd un allié de poids : Bernard Stalter, président des chambres de métiers d’Alsace et du Grand Est et ami de trente ans…

Ce dernier, conseiller régional, avait même casé madame Wolf à la Chambre des métiers d’Alsace.  Aujourd’hui, il soutient la candidate UDI.

Étienne Wolf, qui conduit un binôme entièrement masculin, craint de perdre sa place promise à Paris à cause d’une femme !

Cela le rend de toute évidence très nerveux. Il n’hésite pas à envoyer des SMS à certains entrepreneurs du secteur qui soutiennent également Vanessa Wagner. L’un d’eux a été menacé de ne plus avoir de marchés publics de la Ville ! Mais de quelle façon attribue-t-on les marchés à Brumath ?

Des conseillers municipaux des villages autour de Brumath nous disent également avoir été obligés de participer à des réunions publiques du candidat LR. Dans le cas contraire, leurs communes seraient mal vues par la Comcom, car Étienne Wolf est également président de la Communauté de Brumath.

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Ceux qui lisent régulièrement Heb’di savent également que le président de la Comcom de Saint-Amarin, François Tacquard, est mis en examen par un arrêt daté du 6 octobre 2016 pour « violation de domicile, intrusion dans le domicile d’autrui à l’aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte ».

Bien sûr, cette liste n’est pas exhaustive, continuez à lire HEB’DI !

 

 

Anticor interpelle les candidats alsaciens !

Dans la cadre du projet de loi sur la moralisation de la vie politique, le Garde des Sceaux, François Bayrou s’est entretenu avec Jean-Christophe Picard, président d’Anticor. Ce dernier a développé les propositions de l’association.

Dans cette même optique, à l’approche des élections législatives des 11 et 18 juin, les sections Anticor 67 et 68 proposent à tous les candidats alsaciens de se prononcer sur les propositions d’une Charte en 10 points.

En signant cette charte, le candidat s’engage, s’il est élu, à défendre chacun de ces points à l’Assemblée nationale pour qu’ils deviennent des lois.

Édith Talarczyk, membre du bureau national d’Anticor, chargée de la coordination des groupes locaux, précise que « ce n’est qu’à la condition d’un changement concret et profond des règles et des lois que pourrait être restaurée la confiance des électeurs dans leurs représentants, confiance mise à mal par trop d’affaires de conflits d’intérêts, de clientélisme, ou de fraudes. »

L’opération sera officiellement lancée par les responsables d’Anticor, ce mercredi à 20 heures lors du débat organisé par IDEEPME et HEB’DI à Sélestat (–>https://www.hebdi.com/direct31/).

Heb’di publiera sur son site les réponses parvenues à Anticor…

 

 

 

Les dix points sont :

1 – Instaurer comme condition d’éligibilité à toutes les élections l’absence de condamnation inscrite au bulletin n° 2 du casier judiciaire

2 – Renforcer le non-cumul des mandats et des fonctions tout en limitant leur renouvellement

3 – Supprimer l’inviolabilité dont bénéficient le Président de la République & les parlementaires (qui leur permet de ne pas être poursuivis pendant la durée de leur mandat, même pour des actes étrangers à l’exercice de leurs fonctions

4 – Supprimer la Cour de justice de la République et mettre ainsi un terme au privilège de juridiction dont bénéficient les membres du Gouvernement

5 – Supprimer les moyens exorbitants actuellement accordés aux anciens présidents de la République ainsi que leur droit de siéger à vie au Conseil constitutionnel

6 – Supprimer la réserve parlementaire, outil du clientélisme

7 – Encadrer plus strictement l’action des lobbyistes en commençant par interdire leur présence au Parlement et prohiber toute remise de cadeaux aux élus

8 – Supprimer tout lien hiérarchique entre le ministre de la Justice et les procureurs et permettre à ces derniers de poursuivre les fraudeurs fiscaux sans avoir à obtenir l’autorisation préalable du ministre des Finances

9 – Donner à la Cour de discipline budgétaire et financière le pouvoir de sanctionner les membres du Gouvernement et les élus locaux

10 – Systématiser la publication en données ouvertes (open data) des informations et documents détenus par les autorités publiques

Charte téléchargeable via ce lien  : 2017 Charte – Propositions aux candidats

 

ANTICOR est une association fondée en juin 2002 par Éric Halphen et Séverine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique. Son ambition est de réhabiliter le rapport de confiance qui doit exister entre les citoyens et leurs représentants, politiques et administratifs.

L’association regroupe des citoyens et des élus de toutes tendances politiques engagés pour faire respecter les exigences démocratiques non partisanes.

Lors des élections, Anticor propose aux candidats une charte définissant un engagement éthique irréprochable. L’association veille au respect de cette charte par les élus et les fonctionnaires qui s’engagent pour une probité et  la recherche de l’intérêt général.

Avec les lanceurs d’alertes, Anticor s’implique dans des affaires judiciaires importantes en signalant au parquet des faits susceptibles de recevoir une qualification pénale.

Pour agir en toute indépendance, Anticor a choisi de ne bénéficier d’aucune subvention. Son financement est assuré uniquement par des dons et les cotisations de ses adhérents.

(anticor.org)

Gouvernement Macron 1 : des stars, des ralliés mais pas d’Alsacien !

Le seul alsacien de service, c’est le secrétaire général Alexis Kohler qui a dévoilé une liste paritaire : onze hommes et onze femmes.

Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : Jean-Yves Le Drian

Ministre d’État, ministre de l’Intérieur : Gérard Collomb.

Ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire : Nicolas Hulot.

Ministre d’État, ministre de la Justice : François Bayrou

Ministre des Armées : Sylvie Goulard.

Ministre des Solidarités et de la Santé : Agnès Buzyn.

Ministre de l’Économie : Bruno Le Maire

Ministre de l’Action et des comptes publics : Gérald Darmanin

Ministre de l’Outre-Mer : Annick Girardin

Ministre de la Cohésion des territoires : Richard Ferrand

Ministre des Sports : Laura Flessel

Ministre du Travail : Muriel Pénicaud

Ministre de l’Education nationale : Jean-Michel Blanquer

Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation : Jacques Mézard.

Ministre de la Culture : Françoise Nyssen

Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation : Frédérique Vidal

Ministre, auprès du ministre d’Etat, en charge des Transports : Elisabeth Borne.

Ministre en charge des Affaires européennes : Marielle de Sarnez

Secrétaire d’État, en charge des relations avec le Parlement, Porte-parole du gouvernement : Christophe Castaner

Secrétaire d’État, en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes : Marlène Schiappa. 

Secrétaire d’État, en charge des personnes handicapées : Sophie Cluzel. 

Secrétaire d’État en charge du numérique : Mounir Mahjoubi.

 

Y-a-t-il des réseaux alsaciens à Paris ?

On notera l’absence de ministre alsacien dans ce Gouvernement, ce qui en  dit long sur les réseaux politiques alsaciens à Paris.

Fabienne Keller, omniprésente dans les médias, semblait s’y voir. Il semble que des influents strasbourgeois ait pesé en sens inverse auprès du Premier Ministre, comme du Chef de l’État.