Collectivité européenne d’Alsace : juste un grand département !

Collectivité européenne d’Alsace : juste un grand département !

Flash back  

Le 25.11.2014, sur une proposition du gouvernement socialiste, les députés français adoptent la carte administrative française à 13 Régions. La loi nᵒ 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, également connue en tant que Loi NOTRe, viendra compléter le dispositif. L’Alsace est fusionnée de force avec la Lorraine et la Champagne-Ardenne et se retrouve ainsi tout simplement rayée de la carte des Régions ! Ce mariage forcé s’apparente à un viol ! A nouveau Paris administre la preuve du mépris dans lequel sont tenus les Alsaciens !

Menée sur un coin de table, cette réforme totalement anti-démocratique fut élaborée et décidée à Paris sans aucune concertation des Alsaciens et en parfaite violation du Code général des collectivités locales et de la Charte européenne de l’autonomie locale[1]… pourtant ratifiée par la France. Vouloir gouverner des peuples sans leur consentement est bien la marque du totalitarisme.

Les jacobins français en rêvaient depuis des lustres, le Président socialiste François Hollande et son Premier ministre Valls l’ont finalement réalisé : tuer l’Alsace en tant que Région ! D’ailleurs, dès le 14.10.2014, Manuel Valls n’a-t-il pas affirmé devant l’Assemblée qu’« il n’existe pas de peuple alsacien » ! Trois jours plus tôt, le 11.10.2014, dans une marée de Rot un Wiss, 15 000 à 20 000 Alsaciens, avaient pourtant manifesté à Strasbourg leur hostilité à la fusion programmée (Libération en ligne 11.10.2014) ! Le chef d’orchestre de cette manifestation de protestation n’était autre que le président de Région Philippe Richert !

Alors que la réforme territoriale n’est encore qu’à l’état de projet, les manifestations d’hostilité à la fusion se succèdent. Le 20.7.2014, quelques jours après le débat et le vote de l’Assemblée nationale, en première lecture, pour la création de treize régions en France, dont Champagne-Ardenne-Lorraine-Alsace, le maire de Mulhouse Jean Rottner lance une pétition – elle recueille plus de 60 000 signatures – pour une Région Alsace seule : « Une Région allant de la région parisienne au Rhin, c’est inconséquent, incohérent et inefficace », affirme-t-il alors (L’Alsace du 20.7.2014). De leur côté, les élus de la « majorité alsacienne » protestent eux aussi, certes (très) mollement comme à leur habitude.

En septembre 2014, ils déposent à l’Élysée une pétition de 53 000 signatures en posant devant une banderole avec cette supplique adressée au gouvernement :

« NE TUEZ PAS L’ALSACE !» (Tout juste s’ils n’ont ajouté « s’il vous plaît !»).

Seuls les socialistes alsaciens, connus pour leurs options jacobines, continuent à soutenir mordicus le projet fou du Grand Est. Une méga-Région deux fois grande comme la Belgique, dépourvue de liants historiques, sans âme, ni intérêt économique et culturel, tellement désincarnée qu’on n’a d’autre solution que de la baptiser du nom d’un point cardinal… comme si Paris était le centre du monde !

On vient d’ailleurs d’apprendre que le président Rottner veut préparer la construction d’une identité grandestienne en prévoyant à cet effet un budget de 580 000 € HT : il s’agit de « construire le fait régional et écrire un récit commun faisant sens auprès des habitants et des partenaires de la collectivité» explique-t-il (DNA 18.7.2019)…comme si une identité, qui s’inscrit toujours dans l’histoire longue des peuples, pouvait se construire à partir d’un simple budget, aussi conséquent soit-il !

 Protestations des Alsaciens

La protestation continue ainsi durant des mois. Le 1.2.2015, la Fédération démocratique alsacienne (FDA) lance une grande pétition (signatures sur papier) titrée « Alsace, retrouve ta voix ». Elle recueillera 117 000 signatures. Un record… mais qui ne servira à rien !

Quant aux autonomistes d’Unser Land, aux élections régionales de décembre 2015, ils capitalisent le mécontentement et se retrouvent propulsés au rang de 3e force politique en Alsace avec plus de 11% des voix.

Un an et demi plus tard, aux législatives de 2017, dans la 5e circonscription du Bas-Rhin, Unser Land réussit à qualifier son candidat, le Dr Gérard Simler, pour le 2e tour où il réalise le remarquable score de 45,86% des voix. Partout, le Rot un Wiss effectue un retour en force et s’impose à nouveau comme le drapeau de la contestation alsacienne !

Ce qui n’empêchera pas le Président Hollande, le 7.4.2016, après Manuel Valls, d’en rajouter une couche en se gaussant de la disparition de l’Alsace et en lançant à la volée : « L’Alsace n’existe plus, c’est maintenant le Grand Est » (DNA 18.4.2016) ! Toujours le mépris !

Cependant, les Alsaciens ont beau manifester leur exaspération en protestant encore et toujours contre ce diktat annexant l’Alsace au Grand Est, Paris reste inflexible !

Alors, très vite, après avoir montré (un peu) leurs biscotos, peu à peu la plupart des grands-élus, soucieux de leur avenir politique, mais aussi par habitude, choisissent à nouveau de se coucher, certains allant jusqu’à la plus vile des trahisons, celle de leurs mandants qui ne les ont certainement pas élus pour liquider l’Alsace. C’est le cas de Philippe Richert, l’ex-président de la Région Alsace qui tourne immédiatement sa veste…  en échange de la présidence de ce Grand Est, qu’il honnissait tant précédemment.

Idem pour Jean Rottner, jadis farouche adversaire du projet. D’autres continueront à demander la sortie du Grand Est, mais sans réelle conviction. Ils n’engageront pas vraiment le combat, ne s’autorisant que des confrontations à fleurets mouchetés pour surtout ne pas blesser Paris. Et un combat non mené ne peut être gagné !

Pourtant, cette fois, le peuple alsacien se mure dans le refus. Avec une écrasante majorité, il ne cesse de revendiquer la sortie du Grand Est ainsi qu’un statut particulier pour l’Alsace.

Le 22 juillet 2017, le député de Molsheim (LR), Laurent Furst, lance une nouvelle pétition, « Rendez-nous l’Alsace », en faveur d’un Conseil d’Alsace comprenant les compétences régionales et départementales. En septembre 2017, une centaine d’intellectuels, universitaires, artistes alsaciens appellent à la création « d’une nouvelle région Alsace ».

Leur Appel est lancé par quatre associations : Initiative citoyenne alsacienne (ICA), Culture & Bilinguisme, Club Perspectives alsaciennes (CPA) et Avenir Région d’Europe.

Ainsi, le « désir d’Alsace » exprimé par la population et nombre d’élus locaux ne s’éteint pas. Dans un sondage IFOP du 8.2.2018, 83% des Alsaciens déclarent toujours vouloir le retour à la Région Alsace. Le malaise alsacien finira par s’ancrer profondément.

Emanuel Macron : « le retour à la Région Alsace n’est pas négociable » ! 

Le gouvernement ne peut donc rester éternellement sourd aux appels des Alsaciens, d’autant qu’au fil des années ce Grand Est s’avère être un fiasco. En effet, de toutes parts, on se rend compte que cette super-structure technocratique ne fonctionne pas et qu’elle est génératrice de doublons, de gabegies financières et de dépenses frisant le scandale.

L’enchevêtrement des compétences des collectivités demeure. A ceci vient s’ajouter une augmentation des indemnités de déplacement[2]!

Alors qu’à l’origine, pour justifier la création du Grand Est, on invoquait les économies d’échelle : on parlait alors d’un milliard[3] d’économies !!! De plus, les élus sont handicapés dans leurs travaux par les distances à parcourir du fait de l’éloignement des centres de décision et perdent leur temps sur les tarmacs, les rails ou les autoroutes.

Paris se devait de bouger. Aussi, le 30 octobre 2017, lors d’un déjeuner républicain à la préfecture de Strasbourg, le Président de la République Emanuel Macron laisse-t-il entendre qu’il serait éventuellement prêt à quelques accommodements… mais à la condition expresse que l’évolution de l’Alsace se fasse au sein de la Région Grand Est : « le retour à la Région Alsace n’est pas négociable » !

Le couperet est tombé. L’idée d’un statut particulier comme celui accordé à la Corse est également rejeté d’emblée. Ce blocage rend évidemment impossible la réparation de l’injustice historique infligée au peuple alsacien par la sinistre loi NOTRe. A nouveau, l’oukase présidentiel interdit tout débat, le président Macron disposant d’une écrasante majorité à l’Assemblée : L’Alsace, réputée riche et considérée traditionnellement par Paris comme une « vache à lait », va devoir continuer à tirer vers le haut les territoires déshérités du Grand Est.

Après le refus de Macron, des revendications a minima

Dès lors, les espoirs de voir l’Alsace retrouver les prérogatives d’une Région s’envolent. La renaissance institutionnelle de l’Alsace est bel et bien enterrée !

Mais au lieu de continuer à se battre pour l’émancipation de l’Alsace, la plupart des partisans d’une sortie – à l’exception d’Unser Land qui continue la lutte – reviennent sur leurs engagements et intègrent alors docilement le cadre imposé par Emmanuel Macron : ils défendront dès lors des revendications a minima et se paieront de mots !

Effet d’annonce 

Face au malaise alsacien grandissant et aux divergences locales, en janvier 2018, le Premier ministre charge le préfet du Grand Est, Jean-Luc Marx, de rédiger un rapport sur l’avenir institutionnel de l’Alsace en proposant d’éventuelles « expérimentations législatives et réglementaires ».

Faisant suite à cette annonce, en mai 2018, les présidents des Conseils départementaux du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, Brigitte Klinkert et Frédéric Bierry, dévoilent leur projet d’Eurocollectivité d’Alsace, collectivité à statut particulier, qui serait créée par une loi ordinaire et qui serait dotée de compétences spécifiques, dont le tourisme, le bilinguisme et le transfrontalier. Le mois suivant, le préfet Marx rend son rapport à Edouard Philippe.

Et c’est solennellement que le 29.1.2018 on annonce la création d’une « Collectivité européenne d’Alsace ». Quelques mois plus tard, à l’issue des « accords de Matignon » du 29.10.2018, on apprend, sans surprise aucune, que la CEA restera ficelée au Grand Est et qu’un statut particulier est exclu. Les Alsaciens partageront-ils l’enthousiasme de la Présidente du conseil départemental du Haut-Rhin, pour laquelle ce qui a été obtenu est “énorme”?

Les compétences et spécificités de la CEA seront définies par la loi.  Le 27.2.2019, la ministre de la cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, Jacqueline Gourault, présente un projet de loi qui, à ses dires, redonneras une existence institutionnelle à l’Alsace. A ses dires !

Et la montagne accoucha d’une souris

Lors des débats sur le projet à l’Assemblée, les élus alsaciens Agir-Modem-LaREM, et quelques autres, font figure de « minables » mariant incompétence et bêtise, incapables de s’entendre et de s’unir pour former un front uni, un Heimatfront, face à Paris. Ils se montrent sans réelles convictions et plus préoccupés par leur carrière politique que par la défense des intérêts du peuple alsacien. Tout juste ont-ils réussi à négocier la possibilité pour les ligues et fédérations sportives, culturelles et professionnelles de s’organiser à l’échelle de l’Alsace.

Après quelques tractations, le mercredi 26 juin 2019, l’Assemblée nationale adopte enfin la loi pour la création de la CEA, qui sera officiellement mise sur les rails le 1er janvier 2021. Au final, le gouvernement ne cède sur rien et la montagne accouche d’une souris. La CEA ne sera pas une collectivité au statut particulier et se réduira à un grand département avec quelques prérogatives en plus. Rien à voir avec les prérogatives d’une Région. Les compétences accordées à la CEA peuvent ainsi se résumer en quelques lignes :

–       La CEA bénéficiera du transfert des compétences de la part de l’État sur les routes et les autoroutes non concédées. L’Alsace devra ainsi financer la rénovation de réseaux routiers vétustes qui, de plus, seront privés d’investissements jusqu’à l’avènement de la CEA en 2021 !

–       La CEA sera dotée de quelques compétences particulières dans les domaines du transfrontalier, du tourisme et du bilinguisme toujours en panne.

Mais il ne suffit point : l’Alsace aura toujours besoin pour mener ses projets à bien de l’aval du Grand Est et du préfet. Elle restera donc sous tutelle. Lors des débats, la faiblesse des compétences concédées à la CEA permet à la sénatrice (Les Républicains) Agnès Canayer, rapporteur du projet de loi, de dire que la CEA n’est qu’« un département de plus » ! De son côté, le sénateur Les Républicains Philippe Bras pose cette question : « Était-il nécessaire de légiférer pour si peu ? ». Au final, on aura brassé beaucoup d’air pour pas grand-chose.

Lors de la bataille des amendements qui précède le vote du projet de loi, faute de députés alsaciens à la hauteur, ce sont les députés breton Paul Molac et corse Jean-Félix Acquaviva qui montent au créneau pour défendre la sortie du Grand Est, la création d’une Collectivité à statut particulier[4] et l’organisation d’un référendum d’initiative populaire sur le futur de l’Alsace.

Ils défendent de même bec et ongles un amendement, toujours rédigé par Unser Land, demandant la reconnaissance du « peuple alsacien »… amendement qui sera vivement combattu par deux députés alsaciens de la macronie Olivier Becht (5e circonscription du Haut-Rhin)  et Vincent Thiébaut (9e circonscription du Bas-Rhin). Ce dernier, visiblement formaté aux dogmes du jacobinisme, se dit ” choqué » par cette demande de reconnaissance, la trouvant « extrêmement dangereuse » car elle porte atteinte à l’unité nationale !

Nos deux députés, en niant l’existence d’un peuple alsacien, qu’ils sont pourtant censés représenter, apportent la preuve de leur incapacité à incarner l’Alsace.

Discours triomphalistes des élus alsaciens : cocus… mais contents !

Et comme nos élus ne peuvent reconnaître avoir été roulés dans la farine, pour masquer leur échec, ils cherchent à transformer des bribes d’avancées en grande victoire historique, affichant partout un triomphalisme indécent : « Le nom « Alsace » est de retour ! », martèlent-ils à longueur d’interviews.

Cocus… mais contents ! Cocus comme de fait tous les Alsaciens, victimes du consentement et de la servitude volontaire des grands élus ! Encore plus choquante est la réponse que certains donneront à ceux pointant leur échec : « C’est mieux que rien ! », leur rétorquent-ils. Pour sûr !

Aussi, le combat pour l’émancipation de l’Alsace et sa renaissance institutionnelle est-il à reprendre… et à amplifier. Une victoire est possible, mais pas avec nos bras cassés de la politique locale, sans charisme, sans carrure, sans courage, sans réel idéal démocratique et surtout sans ambitions pour l’Alsace.

Ces politiques sont d’un conservatisme ahurissant et en rupture totale avec le peuple alsacien… certains se gaussant même d’ignorer son existence (Olivier Becht). Ce combat, s’ils veulent le gagner, les Alsaciens doivent le mener unis derrière notre Rot un Wiss.

Mais l’optimiste n’est pas de rigueur quand on lit cette réponse ahurissante de la présidente du Conseil départemental du Haut-Rhin Brigitte Klinkert[5] à la Secrétaire fédérale d’Unser Land Andrée Munchenbach à propos de la revendication autonomiste : « Il y a deux voies politiques que la responsable politique que je suis combat au nom de mes convictions et de ses valeurs : l’extrémisme et l’autonomisme. Nous avons en effet voulu construire un projet qui permette de reconstruire l’Alsace en dehors de ces deux courants de pensée (…) L’Alsace en laquelle je crois plus que tout est passionnément française et s’épanouit avec ses spécificités reconnues dans le cadre de la République et non dans celui d’une autonomie »[6].

Avec ça, tout est dit. Aucune lueur d’espoir de ce côté-là. A en croire Brigitte Klinkert, la Suisse avec ses autonomies serait donc peuplée de dangereux extrémistes ? Elle ignore visiblement que l’autonomie est considérée dans la plupart des pays européens comme la forme la plus élaborée de la démocratie. Allez, mieux vaut en rire. Mais il faudra s’en souvenir aux prochaines échéances électorales : Weg mit dem Ballast, disait Jean Keppi !

Signalons tout de même que Brigitte Klinkert vient d’être décorée, le 9 juillet 2019 à Paris, des insignes d’officier de la Légion d’honneur des mains mêmes du Président Macron… pour service rendu à Marianne probablement. Pour sûr, la Françalsace a encore de beaux jours devant elle.

Bernard Wittman

Historien de l’Alsace, auteur, publiciste.

[1] Le 22.3.2015, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l'Europe a confirmé, par un vote quasi unanime de 98.62 % des voix, représentant 46 des 47 États membres, la violation par le gouvernement français de la "Charte européenne de l’autonomie locale" à l'occasion des fusions de régions en raison de l'absence de la consultation préalable des populations (art. 5 de la Charte).

[2] https://www.franceinter.fr/emissions/secrets-d-info/secrets-d-info-14-juillet-2019?fbclid=IwAR06Grbu_uKIEBfiDQxxl0Ta_dBx8WmaQK1trjwPRHTjNqN_hyLcCfmepEM

[3] Chiffre avancé par Philippe Richert et Jean Rottner !

[4] Lors du débat sur la CEA, le député Jean Lassalle a également clairement défendu l'idée d'une collectivité à statut particulier.

[5] Par un courrier du 19.6.2019, la Secrétaire fédérale d’UL Andrée Munchenbach avait interpellé Brigitte Klinkert suite à une interview donnée par celle-ci au média « La Tribune » dans laquelle elle disait ne pas vouloir laisser la question de la CEA aux « extrémistes » en pointant les autonomistes !

[6] Lettre B. Klinkert à A. Munchenbach du 3.7.2019

http://www.wittmann-bernard.com

Collectivité européenne d’Alsace : Un bredele à ronger pour les Alsaciens

Collectivité européenne d’Alsace : Un bredele à ronger pour les Alsaciens

Depuis l’annonce de la Collectivité européenne d’Alsace, ils sont tous là, à se congratuler, les élus, la presse quotidienne, les créateurs de pétitions…

Paris a décidé! Vae victis !

Alors qu’un désir d’Alsace était unanimement revendiqué, le Premier ministre Philippe propose de supprimer ou fusionner les départements du Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

A la place, il nous est proposé un ersatz d’Alsace.

Selon les derniers sondages publiés pas différents organismes, 83 % des Alsaciens seraient favorables à ce que l’Alsace renaisse et retrouve un statut de collectivité territoriale.

La réponse apportée par Paris répond parfaitement à ce sondage puisque  l’Alsace renait et retrouve un statut de collectivité territoriale. Mais la question posée n’était finalement pas si claire.

67 % des alsaciens souhaitaient sortir de Grand Est

La question suivante portait sur  « La nécessité pour la nouvelle collectivité Alsace de sortir du Grand Est »

67 % des alsaciens souhaitaient sortir de Grand Est, et la, force est de constater que la rescision unanimement saluée d’Édouard Philippe est à côté de la plaque.

D’ailleurs, le machin proposé ce lundi n’a pas de statut particulier. En gros, on fait moins confiance aux Alsaciens, qu’aux Corses. Rien de réjouissant, en témoigne le large sourire de Jean Rottner et le satisfecit de Valérie Debord, les bonds de cabri de Lilla Merabet pensant prendre la main sur l’économie du Grand-Est.

Par contre les réactions d’autosatisfaction de Brigitte Klinkert et de Frédéric Bierry laissent pantois !

Serait-ce la une manière de sortir la tête haute de ce combat contre les jacobins d’outre- Vosges ? On pourrait le comprendre, l’accepter mais un peu de recul s’impose.

Rien de neuf sous le soleil, si les plaques d’immatriculations

Que nous propose exactement l’Hôtel Matignon

Un nouveau département a la place de deux, tout en annonçant que les deux préfectures seront maintenues… et l’attribution de compétences supplémentaires.

Ce dernier point est d’avance litigieux, puisqu’en France, les départements doivent avoir le même statut et assumer les mêmes compétences comme l’indique le Conseil d’État.

Pour passer outre, il aurait fallu créer une collectivité à statut particulier comme pour les Corses, ce que refuse le Paris.

Bref, on nous propose un bredele à ronger, en nous expliquant que ce n’est qu’un début. Qui peut encore croire nos gouvernants sur ce point ?

Le bredele est agrémenté de quelques petits morceaux destinés à faire durer l’attente avec des libertés a venir sur le transfrontalier, le bilinguisme, l’A35 qui sera entretenu au frais de la nouvelle collectivité…

Il est avancé le mot de Collectivité européenne.  Mais c’est quoi ce truc ? Rien trouvé dans les manuels de droit administratif là-dessus !

Une collectivité européenne tournée vers l’Est ? Pourquoi pas ?

Mais est-ce que les allemands et les Suisses souhaitent travailler avec une collectivité portée malgré tout jusqu’à Reims et Nancy. Avec un département Alsace appauvri qui ne sert plus que de bassin d’emplois pour leurs entreprises florissantes.

Comment osent-ils nous proposer une collectivité européenne alors qu’ils ne sont même pas capables de défendre la capitale européenne qu’est Strasbourg.

Et cerise vicieuse sur le bredele, nous pourrons afficher l’Alsace sur nos plaques d’immatriculation ! Quelle consolation, en effet !

Et quelle sera l’image ? Le Rot & Wiss ou le blason ?

Bon travail, Madame la ministre Gourault, mais il suffisait de créer un référendum, une seule question : Voulez-vous quitter le Grand Est pour une collectivité Alsace à Statut particulier ?

Cette proposition pour l’Alsace n’est ni un aboutissement, , ni un commencement. C’est un grand bluff.

Qui dirigera l’Alsace ?

Là est le vrai problème. En tant que département les futurs conseillers régionaux seront élus au suffrage majoritaire à deux tours. Ce qui privilégiera comme par le passé les grands partis nationaux.

Ce seront des élus majoritairement des notables et élus de droite, de la république en marche, quelques exceptions à gauche, voire le FN.

Ce mode de scrutins ne laisse que peu de chance aux partis locaux.

Bref ceux qui n’ont pas su vendre l’Alsace à Paris garderont le pouvoir.

Peu importe, la page semble tournée, les élus alsaciens se battent maintenant pour la future capitale alsacienne… Histoire d’oublier le vrai combat.

Une blague à la Chilles

Bon, bon, il est comme cela « Chilles ». Il aime Colmar. A tel point qu’il en est membre du Conseil Municipal depuis 1989 ( Quel âge aviez-vous ?) et Maire depuis 1995, soit 23 ans ! Plus d’une tiers de siècle de vie consacré à sa ville et le voilà de la vouloir capitale.

Capitale des vins d’Alsace ? Non, capitale de la Collectivité Européenne d’Alsace !

Et le voilà de nous refaire le coup de 2013… “Si Colmar n’est pas capitale, on votera contre le référendum… ” En gros, cette pensée lui vaut une part de responsabilité dans l’échec du référendum mal préparé par Philippe Richert. On en rit encore …

Jusqu’où va-t-on aller ?

De rares têtes sortent du lot et critiquent ce nouveau statut. Les députés Hetzel et Furst à suivre…

Et Fabienne Keller a même réussi à être sur la photo…

Bref, lundi l’état semble avoir donné la réponse a la question posée dans notre dossier du mois d’octobre ; “Le Grand Est at-il gagné ?”

Heb’di Septembre est arrivé !!!!

Disponible dès maintenant sur hebdi.com et samedi en kiosque

Au sommaire :

♦ GCO : Plus de bouchons, plus de camions et des péages…
Les dessous d’une supercherie organisée

 


♦ Colmar : La légionellose que cache Pôle Habitat

♦ Marchés truqués au conseil départemental 67 / SIBAR ?

♦Un gros chèque pour l’ex-directeur général des services de Mulhouse

♦ Strasbourg  : L’ENA manque de cash

♦ Des montagnes d’humour

♦ etc. etc. etc.

Région : la Majorité du Grand Est va-t-elle exploser ?

Région : la Majorité du Grand Est  va-t-elle exploser ?

On pourrait en douter, mais il y a bien une majorité à la tête du Grand Est.
Naturellement, elle entend le rester, mais…

De nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le Grand est !

L’une des premières conséquences de ces tensions est l’absence des élus LR 67 de la région lors des instances du parti.
D’autres-parts, certains reprochent à Georges Schuler (Maire de Reichstett) d’avoir fait exploser le groupe à l’Eurométropole et surtout de nettes tensions existent entre les proParisiens et ceux remettent en cause le principe du Grand Est !
À ce sujet, Elsa Schalck et Pascal Mangin sont les grands absents des réunions des dirigeants LR…
Ces deux-là n’hésitent pas à passer régulièrement des appels parisiens pour s’assurer les bonnes grâces au siège du parti à l’approche des prochaines élections municipales. D’autres collent aux bottes de Valérie Debord pour obtenir le même résultat.

Les élections internes des LR en octobre prochain permettront aussi de prendre la température en Alsace …

Dans le Haut-Rhin, il se dit que d’amicales pressions sont exercées sur les pro-Alsace … Soit par le biais d’éventuelles d’investitures aux sénatoriales, soit en soutient lors de vote lors des élections internes.  Nous suivrons de près ces élus afin que nos lecteurs soient avertis.
La panique Unser Land !

Même si elle ne change pas la face du monde ni ne colmate les faiblesses du mouvement Unser Land, sa campagne d’affichage énerve. D’abord en Alsace, puis en Moselle.
Un observateur patenté voit dans cette démarche la volonté d’Unser Land de tenter de présenter des listes Régionalistes et Solidaires dans l’ensemble des départements du Grand Est… S’il y arrivait, le mouvement régionaliste ne pourrait gagner, mais pourrait faire perdre.
L’affichage en Moselle a encore plus étonné. Des élus bien pensants ne comprenant pas que la crise alsacienne s’élargisse à Metz.

Discrètement, les cadres de LREM observent d’ailleurs cette situation. Leur liste, lors des prochaines élections régionales, taillera des croupières à la majorité LR-UDI.
Une alliance avec le centre ou une partie de la gauche pourrait alors renverser les équilibres.
Les alliés d’aujourd’hui ne le seront pas demain. « Il faudra que la droite vire tous les candidats trop à droite » annonce un observateur intéressé et en marche, sous la promesse du silence.

Le cabinet observe

À peine remise du « départ » de Christophe Kiefer, le cabinet, lui, a conservé ses « bonnes habitudes ». Il observe la toile, dresse une liste des « non compatibles » et vient jouter de temps en temps.
La peur du moment reste la création d’un groupe Alsace au sein de la région. La sortie d’André Reichardt, les soubresauts de Justin Vogel laissent à penser que l’idée est encore « viable ».
L’ombre d’Adrien Zeller plane sur l’Hôtel de Région. Lui avait osé créer son groupe, lui avait osé affirmer qu’il fallait défendre l’Alsace. Certes, il était centriste.
La Majorité du Grand Est est repliée sur elle, sur son nombril. Elle en oublie les oppositions qui travaillent à leur destin…

Le séminaire

La Majorité du Grand Est préparé son séminaire des 8 et 9 septembre.
Côté hébergement, tout est cadré : « Si vous nous rejoignez dès le samedi, nous vous rappelons que votre nuit d’hôtel du samedi soir est à régler par vos soins et qu’un remboursement de 90€ (pour les hôtels situés à Strasbourg) ou 70€ (pour les hôtels situés en dehors de Strasbourg) interviendra a posteriori après transmission à la Région de la facture dans les conditions habituelles de remboursement en matière de formation. »
Côté programme le dimanche est consacré au bilan,  le samedi est lui « touristique » :
À partir de 14h00 : Accueil à la Maison de la Région
15h00 : Visite du Parlement Européen
17h00 : Trajet en bateau mouche du Parlement Européen jusqu’au Musée d’Art Moderne et Contemporain de Strasbourg avec possibilité d’une dégustation de vins d’Alsace à bord.
18h30 : Balade découverte de la Petite France à la Cathédrale
19h30 : Cours particulier “Comprendre l’Alsacien en 1 leçon” avec Huguette Dreikaus à la Winstub Zuem Strissel
20h30 : Soirée Tartes Flambées à la Winstub Zuem Strissel !
Si vous voulez taquiner la « Majorité Régionale », vous savez déjà où les rencontrer.
Il y a des ponts pour agiter les drapeaux rot un wiss sur le parcours des bateaux « mouche » !

Barbara Desvilles

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Alsace : Merci, Philippe Richert, merci Jean Rottner !

Avec un tel titre certains vont penser que nous avons pété un plomb, carbonisé nos cerveaux le long des gravières pas très claires.
Pourtant, il nous faut remercier Philippe Richert et Jean Rottner !
Car c’est en cédant aux sirènes parisiennes du Grand Est qu’ils ont initié un « désir d’Alsace » comme la région n’en plus connu depuis longtemps.
Mieux, il est temps de leur dire « Merci, pour ce moment ».

Un merci politique !

Politiquement, avant le Grand Est, le régionalisme alsacien était moribond.
Bien sûr, il y eut les percées d’Alsace d’Abord, mélangeant régionalisme et identitarisme, et qui avait une belle poignée d’élus jusqu’en 2004, avant de quasi disparaitre du paysage politique.
Il y eut l’arrivée d’Unser Land, son conseiller général, dont l’élection tenait plus d’un heureux concours de circonstance grâce à l’appui de personnalités « enracinées » ( Denis Lieb, Andrée Munchenbach)…
Chez les Républicains, il aura fallu une poignée de militants pour « réveiller l’esprit alsacien » et organiser les premières manifestations contre la réforme territoriale.
Mais tout cela était finalement relayé dans les coins de pages de la presse quotidienne par certains journalistes prompts à prendre la dictée du côté de la région.


Et Philippe est arrivé !

Merci Philippe Richert, merci Jean Rottner !
Votre trahison lors de l’épisode du Grand Est, a réveillé la conscience alsacienne !
Sans vous, l’essor départemental d’Unser Land aurait été structurellement impossible. Reste à savoir, hors la belle campagne d’affiches d’été, ce que ce mouvement en fera. Soit il s’ouvre et rassemble, soit il se referme et cela restera une anecdote.
Un merci journalistique et culturel !
Vous lisez l’Alsace et les DNA ? Avez vous notez que nos journaux ont multiplié les articles sur l’Alsace, le bilinguisme, les manifestations de la culture alsacienne ? Serait-il un peu moins strasbourgo-mulhouso-centré ?
Mieux, l’offre de livres sur l’Alsace y est régulièrement mentionnée. Une offre qui s’est manifestée naturellement chez les libraires. Il n’y a plus de mal à « écrire sur l’Alsace ». Du Passeport alsacien à l’Histoire de l’Alsace, on trouve désormais bien des livres à se mettre sous la dent !
Musicalement, le Rock en Alsacien n’est plus l’apanage des « Remes » et maintenant des jeunes envoient du lourd.
Dans la pub, comme le font constater certains sur la toile, des mots alsaciens se glissent dans les slogans. Ce n’est pas nouveau, mais cela faisait longtemps que l’on n’avait pas suivi les pas d’Ancel et de son « immer ebs’ nejes ».

Alors oui, merci pour ce moment, Philippe, Jean !

Mais à condition qu’on laisse venir ce département d’Alsace, que l’on en modifie aussi le mode de scrutin et qu’ayant fait ses preuves, il soit possible à ce département de redevenir une « région » à part entière.
Impossible, diront certains !
Rappelons que la Corse est sortie un temps de Paca pour redevenir Corse. Si impossible n’est pas Français,  n’est pas Corse, il n’y a pas de raison qu’impossible, soit alsacien…
Là, ce sera à chacun d’entre nous d’agir, d’assumer et de ne pas réclamer plus pour soit, à la façon de certains élus qui, ayant fait capoter le référendum de 2013, rêvent de rallumer les guerres entre Haut-Rhin et Bas-Rhin pour faire capoter toute chance de renaissance de l’Alsace !

Id ’Fuchs

La synthèse du rapport du préfet Marx

L’avenir des deux départements alsaciens !

Commandé  le 22 janvier 2018 par le Premier ministre, alors que la Région Grand Est est contestée par certains,  le  ” Rapport au Premier ministre Mission Alsace Grand Est ” est arrivé !

Afin de permettre à nos lecteurs de réagir dès à présent, nous vous proposons la synthèse de ce document de 141 pages.

Le rapport complet est téléchargeable : http://www.bas-rhin.gouv.fr/Actualites/Territoires/Rapport-au-Premier-ministre-Mission-Alsace-Grand-Est/Rapport-au-Premier-Ministre-Mission-Alsace-Grand-Est


Synthèse du rapport

Carrefour longtemps disputé entre des voisins puissants, l’Alsace s’est forgé une identité propre au cœur de l’Europe.

D’abord partie de l’Empire romain puis du Saint-Empire, réunie au Royaume de France après la guerre de Trente Ans, elle est annexée à l’Allemagne de 1870 à 1918 et de 1940 à 1945.

De la pax romana au partage de Verdun, de la prospérité des Hohenstaufen à la Grande Peste, du rayonnement artistique et culturel de la fin du XVe siècle aux ravages de la guerre de Trente Ans, de la Révolution industrielle aux « Malgré-nous », son destin, associant épisodes brillants et tragiques, résume une partie des étapes de l’unification de l’Europe, sous le double signe du limes et du syncrétisme.

À l’époque contemporaine, le territoire que l’on désigne sous la dénomination « Alsace » est formé par les actuels départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin. L’Alsace est aussi un territoire d’application du droit local alsacien-mosellan spécifique qui touche à de nombreux aspects de la vie sociale, économique et culturelle.
Depuis la création au 1er janvier 2016 de la région Grand Est, il n’existe plus de collectivité territoriale d’Alsace. Toutefois, le périmètre alsacien conserve des formes institutionnelles propres. Plusieurs structures interdépartementales opèrent dans des champs aussi divers que la sécurité publique, l’économie, l’assainissement, la culture, le tourisme et l’attractivité du territoire.

La réalité des volontés exprimées

Le projet de création du Grand Est a été accueilli de façon réservée par les Alsaciens. Certaines inquiétudes ont été exprimées sur le dimensionnement, la relative hétérogénéité du nouvel ensemble et l’absence de référence à leur territoire historique.

L’échec de la tentative de création, par référendum, d’une collectivité unique d’Alsace en 2013, fusion des départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la région Alsace, portée par les élus, éclaire les tensions actuelles.

De fortes oppositions sont apparues lors de l’adoption de la nouvelle carte régionale, reflétées dans les résultats des élections régionales de 2015. Elles ont désormais perdu en intensité et une partie de la classe politique alsacienne s’est engagée dans la construction de la nouvelle région.
Deux courants principaux s’affirment actuellement sur cette question. D’une part, les exécutifs départementaux revendiquent la création d’une collectivité à statut particulier, dont les compétences seraient exorbitantes du droit commun des départements. D’autre part, l’exécutif régional Grand Est, s’il n’affiche pas d’opposition à une éventuelle fusion des départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, l’assujettit à l’inscription pleine et entière de cette entité dans le cadre régional et dans le respect du partage des compétences organisé par la loi NOTRe.

Au-delà des interrogations sur l’avenir administratif du territoire, le « désir d’Alsace » dépasse le registre institutionnel.

Les formes juridiques possibles pour porter l’Alsace : hypothèses institutionnelles
En cohérence avec la lettre de mission du Premier ministre et avec la position du Président de la République, rappelée lors de sa visite à Strasbourg le 17 avril dernier, l’évolution des deux départements ne peut s’envisager qu’à l’intérieur de la région Grand Est.

Dans ce cadre, quatre possibilités d’évolution institutionnelle se dessinent aujourd’hui afin de porter le « désir d’Alsace » :

•    renforcer la coopération entre les deux départements en mettant en place une entente ou en créant une institution interdépartementale ;
•    créer un syndicat mixte, auquel d’autres collectivités pourraient adhérer ;
•    fusionner les deux départements dans un grand département Alsace, par la loi ou par la voie réglementaire ouverte par le Code général des collectivités territoriales ;
•    créer une collectivité à statut particulier en application de l’article 72 de la Constitution.

Si l’entente, l’institution et le syndicat mixte constituent des formes souples de coopération faciles à mettre en place, elles ne répondent qu’incomplètement aux aspirations des élus du territoire qui souhaitent donner naissance à une nouvelle collectivité alsacienne à part entière.
À l’inverse, la création d’une collectivité à statut particulier, malgré le soutien dont elle bénéficie auprès d’une partie des élus alsaciens, notamment ceux du mouvement Les Républicains, introduirait en France continentale, et en dehors des cas très spécifiques des « PLM » (Paris, Lyon, Marseille), une multiplication des types de collectivités, qui serait porteuse de risques, difficilement lisible et critiquée dans le reste de la région Grand Est mais aussi en Alsace.
En revanche, le projet gouvernemental de « différenciation », nouvelle étape significative de la décentralisation, ouvre des perspectives et une dynamique dont les élus locaux pourraient se saisir.

La fusion des deux départements et la création d’un département d’Alsace, au sein de la région Grand Est, permettrait d’édifier une nouvelle collectivité territoriale en harmonie avec le reste du territoire national.

C’est celle qui a été mise en avant par le Président de la République lors de sa visite précitée à Strasbourg. Elle fait par ailleurs l’objet d’un soutien de la part des parlementaires En Marche. Résultant d’une loi ou d’un décret, elle pourrait s’inscrire dans un calendrier resserré et apporter des économies d’échelle sans nécessairement remettre en cause l’organisation déconcentrée de l’État.
Les autres formes de coopération institutionnelle ne sont pas disqualifiées pour autant. D’une part, une entente ou une institution permettrait d’organiser une transition vers la création d’un département unique. D’autre part, le recours à un syndicat mixte offre la possibilité d’associer, de manière pérenne, d’autres collectivités hors d’Alsace, telles que le département de la Moselle dans le champ linguistique.

Les missions d’une éventuelle collectivité Alsace : compétences, expérimentations législatives et coopération transfrontalière

Si une fusion semble être la principale option permettant de donner naissance à une collectivité territoriale alsacienne, il n’en demeure pas moins qu’une simple « addition » des deux départements serait mal comprise par les élus et une partie de la population. Pour être pertinente, celle-ci devrait être la source d’un véritable projet de territoire, ancré dans un espace rhénan, national, transfrontalier et européen.
Une telle ambition pourrait se traduire, outre les compétences déjà exercées par les départements, par l’attribution de compétences nouvelles. Dans le cadre fixé par les lois NOTRe et MAPTAM, des compétences pourraient être attribuées au département unique par délégation ou par transfert de l’État ou de collectivités territoriales de niveau différent. Ensuite, le projet de révision constitutionnelle porté par le Gouvernement devrait permettre de moduler les compétences des collectivités appartenant à une même catégorie au travers d’un « droit de différenciation ».

Carte de la province d’Alsace en 1789

Enfin, le « droit à l’expérimentation », qui devrait être assoupli par la révision constitutionnelle envisagée au travers de la suppression du « verrou » de la généralisation, pourrait concourir à l’élargissement des attributions de compétences de l’entité Alsace unique.
En particulier, une gestion plus efficace des flux transfrontaliers et un meilleur accès aux services publics au voisinage de la frontière seraient susceptibles de justifier l’attribution des compétences suivantes à une entité Alsace, guidée par le principe de subsidiarité :

•    l’importance croissante des flux transfrontaliers justifierait l’exercice d’une compétence spécifique de régulation de ces flux par les collectivités frontalières ;
•    l’Alsace et la Moselle pourraient porter des politiques innovantes en matière d’enseignement et de formation, dans leur environnement frontalier et européen ;
•    un partenariat entre la région Grand Est et une éventuelle entité Alsace pour soutenir l’attractivité, le développement économique et le tourisme pourrait voir le jour ;
•    une éventuelle collectivité Alsace pourrait œuvrer pour la mise en valeur de son espace naturel et notamment de ses cours d’eau ;
•    une collectivité Alsace pourrait jouer un rôle de premier plan dans le domaine culturel.

Au-delà des compétences attribuées à une entité Alsace, la mutualisation des équipements pour accroître l’offre de services publics au voisinage de la frontière ne fonctionnera vraiment que si l’on prévoit la possibilité de dérogations à certaines normes nationales, afin de favoriser une articulation fluide avec son voisinage immédiat.

Le cheminement pour parvenir à la fusion envisagée devrait faire l’objet d’un arbitrage quant à la méthode, législative ou réglementaire (décret en Conseil d’État), et au calendrier, puisqu’il faudrait conjuguer élections locales, révision constitutionnelle et cette entreprise institutionnelle spécifique.
Si cette voie était poursuivie,

l’Alsace pourrait devenir le premier territoire porteur de la « décentralisation de projets » souhaitée par le Président de la République.

Un coup de pouce pour Heb’di

Lundi 20 août, la 1re chambre commerciale du Tribunal de Grande instance de Strasbourg s’est prononcée pour la poursuite d’activité de votre journal « Heb’di ».

Dieu sait si ce n’était pas gagné !

Ce jugement tant espéré, nous vous le devons avant tout à vous, lecteurs ou donateurs qui nous avez soutenus par centaines via vos abonnements, vos dons, ou vos petits mots réconfortants. Soyez-en remerciés du fond du cœur.

Aujourd’hui, grâce à vos encouragements, Heb’di retrouve un nouveau souffle. Même si tout cela est encore un peu fragile, vous avez réussi à nous redonner foi en ce qui nous a toujours portés, une liberté d’écrire et de penser avec pour seul fil conducteur l’Alsace, cette région que nous aimons tant.

Comme nous nous y étions engagés, l’équipe Heb’di, rédacteurs, dessinateurs, maquettiste … ne se rémunérera pas en attendant des jours meilleurs !

Votre numéro de septembre est d’ores et déjà en chantier. Vous pourrez aussi consulter notre site hebdi.com où vous trouverez toutes les infos du jour.

Heb’di, c’est toujours plus de révélations, toujours plus d’investigations et beaucoup d’humour.

 

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Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Les élus du Grand Est s’envoient en l’air !

Alors que la région Grand Est tente encore de se justifier sur la dépense  aussi couteuse qu’inutile de l’achat d’un appartement à 3 millions d’euros dans les beaux quartiers parisiens. Nous apprenons que les conseillers régionaux s’apprêtent à s’envoyer en l’air !

Les grosses dépenses des collectivités locales sont réglementées par une procédure d’appel d’offres.

C’est ainsi que le Grand Est a lancé un appel d’offres pour l’« Achat d’espaces publicitaires et de prestations diverses de communication et de promotion dans le cadre de la manifestation ” Mondial Air Ballons 2019 ‘’ »

Nous sommes toujours incroyablement surpris de constater à quel point la bande à Rottner a un besoin de reconnaissance.

S’afficher sur des montgolfières dans l’espoir d’être vu de Nogent-sur-Seine à Altkirch,  pourquoi pas ?

Le document  émis par la Région (qui semble complètement à l’ouest en ce moment)   explique que le  « Mondial Air Ballons 2019 » fera pour la première fois l’objet d’un naming « Grand Est ».

L’événement aura lieu du 26 juillet 2019 au 4 août 2019 à Chambley.

Il est précisé que l’événement  rassemble 7 000 médias français et étrangers. « Une réelle opportunité pour la Région Grand Est en lui permettant d’accroître sa notoriété auprès du grand public ! »

Il est donc proposé à la Commission d’Appel d’Offres d’attribuer le marché à l’association«Les Portes du Ciel » pour un montant de 800.000,00 € (environ 1000 mois de minimum vieillesse)

Une opportunité vous disiez…. !

Ce que le Grand Est fait de vos impôts !

Une belle précampagne de notoriété

Dans cette belle précampagne de notoriété municipale payée par nos impôts. ( Une page dans tous les journaux du Grand Est, principalement ceux du Crédit Mutuel) est tarifée à plusieurs dizaines de milliers d’euros). D’autres ambitieux y sont…

Par contre, Pernelle Richardot ( à laquelle nous ne faisons aucun cadeau) et d’autres élues, fût-ce du RN, pourraient s’interroger…
Certes, cette page d’autopromotion coute moins cher que l’ambassade parisienne (https://www.hebdi.com/grand-vos-impots-palais-prince-rottner/) , mais à la longue…

Cette page de pub ne dit pas que les Alsaciens ont payé deux fois du TGV EST, une fois par les impôts nationaux, une seconde fois par les impôts locaux !
Ne nous en voulez pas, monsieur Rottner, mais les Alsaciens en ont marre des élus cumulant rémunérations, honneurs et petits fours lorsque les Alsaciens serrent la ceinture, lorsque l’on fait disparaître leur région pour satisfaire l’ego des uns ou des autres.

Faire taire Heb’di !

Ces alertes que lance Heb’di, les puissants n’en veulent plus !
Voilà pourquoi discrètement, la pression est mise sur les journaux qui ne sont pas la voix de leur maitre !
Seuls vous, nos lecteurs, pouvez nous aider. Car chez nous, les collectivités n’achètent pas de pages de pub à plusieurs milliers d’Euros…
Et ces Euros sont ceux de vos impôts  !

Nous avons besoin de vous

Pour durer, nous avons besoin de vous :
Chefs d’entreprises, restaurateurs : prenez une publicité à l’année dans notre mensuel ou sur notre site, prenez-en une tous les trimestres. Vous gagnez en visibilité et nous en régularité !
Gagnants du Loto, mécènes, faites-nous un don !
Financez la presse libre !
Particuliers, faites un don, vous pourrez le déduire de vos impôts !
Lecteurs : abonnez-vous…

Pendant ce temps, la Région Grand Est sort la grande propagande et l’Alsace disparait !
Il faut sauver le soldat Hebdi !
Pour aider Heb’di cet ici !

Une petite bière ?

Il ne reste plus que

avant que le tribunal ne se prononce sur l’avenir du magazine qui dit tout aux alsaciens !

Le 23 juillet, le TGI de Strasbourg, Chambre des procédures collectives et commerciales, décidera de l’avenir de Heb’di, le dernier média alsacien totalement indépendant.

Nos confrères de France Inter expliquent les raisons de soutenir Heb’di :

(cliquez sur le logo)

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*Nous avons le statut de média d’information politique et générale (IPG) délivré par la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

Dans le cadre du maintien du pluralisme de la presse, notamment en région, la loi du 17 avril 2015 permet aux médias « IPG » de bénéficier de dons de particuliers et d’entreprises.

Roland Ries : Bamako, un tramway nommé délire !

Roland Ries : Bamako, un tramway nommé délire !

Nous voilà vers la fin des années 2000 et le début des années 2010. L’affaire du Tram de Bamako obsède bien des esprits et des blogs strasbourgeois. Certains enquêtent avec les moyens du bord. Un feu de paille pour les uns, un feu de brousse pour d’autres. On en avait presque oublié cette  « affaire » qui touche la Rocardie, les réseaux rocardiens dont fait partie Roland Ries.

Aujourd’hui, c’est l’intéressé qui est mis en examen.

Roland Ries, maire de Strasbourg et ancien sénateur PS, a été mis en examen début juin pour « favoritisme » par une juge d’instruction de Nancy sur deux dossiers concernant Roland Boehler, un ami de bien plus de 30 ans.

Les réseaux rocardiens

Pour comprendre l’affaire, il faut plonger dans l’histoire de la gauche et notamment de la gauche alsacienne, terre fertile des réseaux Rocard. L’homme a ses amis ici ! L’omerta est maintenant et depuis quelques années, le net est nettoyé (par hasard) de toutes les traces permettant de relier l’ami Roland à ses autres amis…
On reparla de Roland Boehler en 2010 dans Libération.

Souhaitant appuyer le camarade Boehler, Michel Rocard écrit « Mon cher Bernard, la matière polaire ne peut avancer que doucement […]. Aussi bien je t’écris moins pour te donner des petites nouvelles que pour évoquer trois autres problèmes.»

Transports collectifs à Bamako

Le principal :

Je t’avais parlé de la demande du Mali d’obtenir l’agrément pour la nomination de M. Roland Boehler comme consul honoraire du Mali pour Strasbourg et l’Est de la France. Je n’ai pas eu de nouvelles. Ce n’est pas bon de laisser traîner.”

Communiquant, consultant et camarade, ami du Mali, de Robert Lohr et du Racing, Roland Boehler est un compagnon de route de Roland Ries depuis les années 70.
On reparlera de lui lors d’amusantes questions du Conseiller Quintilliani sur les voyages vers Bamako.

Roland Boehler sera, au-delà des rapports, le patron d’Athéo, une société aujourd’hui disparue qui se retrouve naturellement au cœur des deux rapports qui valent la mise en examen du Maire de Strasbourg.

Athéo…

Athéo aura été connue, bien avant ses rapports, pour la création et le vente de sites internet de quelques élus locaux du nord de Strasbourg, de celui, aussi, de la Ville de Schiltigheim, alors pilotée par Raphaël Nisand.
Lentement, les sites auront disparu. Il n’en reste aujourd’hui que quelques copies d’écran et des souvenirs.

Le consulting et la coopération

« Des deux affaires, le volet « tram de Bamako » semble aujourd’hui le plus menaçant pour Roland Ries sur le plan pénal, parce qu’il a signé en personne. De quoi s’agit-il exactement ? Officiellement, lors d’une visite en France en 2008, le président du Mali aurait eu un coup de foudre pour le tram de Strasbourg. Dans l’espoir qu’une entreprise alsacienne (Lohr, spécialiste du tram sur pneus) exporte un jour ses produits, la municipalité de Roland Ries avait alors déboursé 50 000 euros pour une « étude de faisabilité » à Bamako, attribuée sans appel d’offres à trois sociétés chargées de réfléchir, entre autres, au tracé des lignes dans cette capitale cabossée. La mise en forme des 49 pages de recommandations (très optimistes), surtout farcies de cartes, croquis et photos aériennes, avait ensuite été déléguée à la société de communication événementielle de Roland Boehler, rémunéré 8 000 euros pour ce labeur de titan (préparation d’un PowerPoint, impression, reliure, etc.). « J’estime que le travail valait ce prix, même plus », avait répliqué l’intéressé en 2013 », peut-on lire sur le site de Mediapart.

Roland Ries serein

Le temps a passé, une révolution a rangé le tram de Bamako au rang des Schnapsidée et seuls quelques anciens ont la mémoire des acteurs locaux des réseaux rocardiens ou de passage volage de l’ex-premier Ministre aujourd’hui disparu.

Roland Boehler, lui apparut encore dans une vidéo de Rue 89. Il représentait alors le « maire de Strasbourg » au Mali. A quel titre d’ailleurs ?

On se souviendra enfin que ces dossiers ne seraient pas là sans les blogs un temps, sans les lanceurs d’alerte et sans l’engagement d’un ancien DGS qui soupçonnait des irrégularités et avait alors saisi la justice en 2010, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale.

Le tramway à Bamako, lui, est oublié depuis longtemps.

Il ne reste pour auver Heb’di !


Le lundi au soleil

Le Grand Est sans la Lorraine ?

Dans la suite du feuilleton de la réforme territoriale, c’est un média lorrain qui fait bouger les choses, ou qui tente de le faire en tout cas :

Le Président du Groupe BLE Lorraine, Monsieur Thomas Riboulet, a dernièrement conduit la délégation lorraine qui été reçue en l’Hôtel de Préfecture à Strasbourg par Monsieur Jean-Luc Marx, Préfet de la Région du Grand Est et Préfet du Bas-Rhin, dans le cadre de ses consultations sur l’avenir institutionnel de l’Alsace et désormais de la Lorraine. Monsieur le Préfet doit en effet remettre d’ici fin juin un rapport sur la question à Monsieur le Premier Ministre. (…) La synthèse des travaux de réflexion menés par le Groupe BLE Lorraine au sujet de l’avenir institutionnel de la Lorraine et de l’Alsace a été remise en main propre à Monsieur le Préfet”

Bon, les revendications régionales ne sont plus l’apanage des seules formations politiques et cette idée de conseil unique nous rappelle vaguement quelque chose… « Monsieur le Préfet s’est montré très à l’écoute et a pris bonne note, particulièrement au sujet de la possibilité de fusionner les quatre départements lorrains pour former une collectivité unique de Lorraine. »

« Un bout de moi est resté là-bas »

Les DNA, à travers le témoignage d’une alsacienne, évoque une guerre qui n’est pas si loin de nous :

« Gueules cassées, yeux crevés, jambes amputées… », c’est une tout autre gestion des urgences que Marie découvre l’été dernier lors de cette première mission pour MSF.”

L’action de la jeune femme nous réconcilie un instant avec notre conscience et soulage certainement un petit peu notre culpabilité  : « Des journées de 15 h, en plein ramadan, enfants victimes de mines, belligérants des deux camps… tout y passe. La menace de Daech est omniprésente. Mais on ne porte pas de jugement. C’est plus un sentiment de « colère » et d’« injustice » qui prédomine ». Vu d’Alsace, c’est un engagement qui force le respect, au-delà des positions politiques sur l’interminable conflit.

Marie forme aussi des infirmières irakiennes. Les échanges sont riches, les émotions intenses. Elle se sent utile, en accord avec elle-même. Mais le retour au bout de trois mois est compliqué. Des cauchemars, des insomnies. « Un bout de moi est resté là-bas », remarque-t-elle. Raison pour laquelle elle vient de répondre favorablement à un nouvel appel. Marie repart ces jours-ci, pour Gaza cette fois.”

Elle partira avec un petit bout de nous, aussi… Une belle leçon d’humanité ou d’humanisme.

Les pieds dans l’Archipel

Sans vouloir les mettre dans le plat, on vous parle des deux mastodontes de la basket qui ont choisi de s’installer dans le nouveau quartier d’affaires du Wacken. Ainsi, après le « siège français d’Adidas, l’arrivée annoncée de Puma en 2020 dans le même secteur rappelle combien ces deux marques ont toujours joué des coudes. Et pour cause, elles sont nées en 1948 d’une dispute familiale entre les frères Dassler, Adolf Dassler (Adidas) et Rudolf Dassler (Puma) en Bavière. »

Le match continue donc de se jouer sur le terrain strasbourgeois :

Adidas prend une courte tête d’avance en équipant la SIG et dès la saison prochaine le RCSA. Mais aussi en ayant pour parrain pour ses nouveaux locaux (en location) le Handballeur Thierry Omeyer…”

Cherchez la femme

Virginie Calmels, la n°2 du parti Les Républicains, a été limogée hier dimanche. Elle avait sévèrement critiqué Laurent Wauquiez, le président du parti qui, ni une ni deux, a décidé de la remplacer par Jean Leonetti. Les réactions des politiques ne se sont pas fait attendre ! Petit florilège…

La nationale :

Alain Juppé, le maire de Bordeaux, a lui aussi tenu a réagir : « Virginie Calmels a des convictions. Et du courage. Elle vient de le montrer », a-t-il écrit sur son compte Twitter.”

La régionale :

« Le limogeage de Virginie Calmels par Laurent Wauquiez est le résultat d’une alliance contre nature basée sur un partage de pouvoir et non sur des idées », a réagi dimanche 17 juin sur son compte Twitter la sénatrice du Bas-Rhin Fabienne Keller, membre d’Agir et ancienne membre du parti Les Républicains. Selon elle, cette alliance « atteste d’un nouveau repli hégémoniste du président des LR. Faisons vivre une autre droite qui rassemble et construit », lance la sénatrice. “

La vache, de bonne guerre :

Le communiste Ian Brossat, adjoint à la mairie de Paris, a de son côté été très virulent à l’égard de l’ex-numéro 2 du parti : « À 30 ans, Calmels avait déjà mené trois plans de licenciement. Il fallait bien que le destin se retourne »”

On peut tout de même la remercier pour le joyeux bordel : donner le coup de pied salvateur dans la fourmilière de la droite tradi, ça bouge, ça secoue, ça rafraîchit…

 

 

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