Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Exclu : Quand une députée alsacienne gruge la Sécu… et que ça se voit !

Non, nous ne l’avions pas oubliée…

Même si la députée bas-rhinoise Martine Wonner (LREM) s’est faite toute petite depuis les révélations du printemps dernier quant à ses petits arrangements avec sa “maladie”, la machine anticorruption a fait son travail.

Si le procureur reconnaît la fraude, le dossier est classé sans suite, l’infraction n’étant pas de nature pénale.

Fin 2016, Martine Wonner était en arrêt maladie et ce jusqu’à la veille du premier tour des élections législatives…

D’aucun se sont donc logiquement posé la question : est-ce un arrêt maladie fictif pour préparer sa campagne électorale ?

A priori oui, puisque selon un document que nous avions publié à l’époque, la CPAM l’a obligé à reprendre son emploi à Paris après un contrôle.

Il faut dire qu’elle “se pavanait” sur les réseaux sociaux, au meilleur de sa forme, en pleine campagne électorale, sans aucune discrétion…

Anticor avait alors saisi le procureur.

Le parquet de Strasbourg vient de répondre :

Une enquête préliminaire a été confiée à la sureté départementale du commissariat central de Strasbourg.

Les investigations on permis de confirmer que l’intéressée a mené une campagne électorale pendant une période de congés maladie, en s’abstenant de solliciter une autorisation d’activité auprès de la CPAM.

Pour autant, les faits ne sont pas successibles de constituer une infraction pénale, s’agissant en outre d’une activité non rémunérée.

La seule sanction légale est de nature civile, à savoir la restauration des indemnités versées indûment en application de l’article L323-6 du code de la sécurité sociale.”

Conclusion : point de vue imagination, rien à redire… Point de vue éthique, la députée LREM aurait pu mieux faire !

(photo : Martine Wonner en juillet 2017 © Claude Truong-Ngoc)

 

 

Mercredi : Racing, Alsace, séries noires

Marseille 2 – Strasbourg 0

« C’est terminé au Vélodrome. Le Racing s’incline logiquement après avoir pourtant bien tenu la baraque durant 70 minutes. Mais les individualités de l’OM ont fait la différence lorsque les Olympiens ont accentué leur pression. Voilà le Racing nanti d’un troisième revers de suite en Ligue 1 » nous rappelle le fil direct de L’Alsace.

Bon va falloir montrer l’envie désormais !

L’affaire des sapins

« Le sapin de la place Kléber à Strasbourg a tiré hier sa révérence. Cet acteur hors norme a livré cette année un spectacle exceptionnel, une aventure en quatre actes, pleine depéripéties et de rebondissements (malédiction, troll, tempête, accident, etc.). Trois conifères ont d’ailleurs été nécessaires pour tenir le premier rôle du 23 octobre au 15 janvier 2018 » nous rappelle Alsace 20 avec un beau montage sur le sujet !

On clique ICI pour le découvrir. On a toujours un doute sur le coût global. Pas vous ?

Maison d’arrêt : les gardiens en colère

« Le mouvement de blocage des établissements pénitentiaires reprendra jeudi matin à la maison d’arrêt de Strasbourg, annonce l’intersyndicale locale dans un communiqué. Le rendez-vous est à nouveau fixé à 6h30 devant la prison, située dans le quartier de l’Elsau.

« L’heure est grave, les agressions se multiplient, Vendin-le-Vieil, Mont-de-Marsan, Orléans… Stop au massacre ! », s’indignent les représentants syndicaux. ”

La série d’agressions commencent à faire mal … et peur. Heb’di est preneur de témoignages.

Une Alsace 100 % Rhénane

Voilà une belle série de sorties pour Frédéric Bierry.

« Lors de ses vœux aux médias hier, Frédéric Bierry a autant parlé du Bas-Rhin que d’Alsace. C’est devenu une habitude partagée avec sa collègue haut-rhinoise Brigitte Klinkert ». Ainsi lisons-nous ces mots dans les DNA :

« 2018 doit être l’année de construction du projet et d’une vision pour obtenir un consensus le plus large possible. Ils doivent permettre à l’Alsace de retrouver sa capacité à agir pour son développement et pour les gens », indique le partisan d’une collectivité alsacienne à statut particulier dotée de compétences de l’État et de la Région (tourisme et économie).”

On suivra ce feuilleton toute l’année !

A propos de feuilleton, on n’a pas parlé de Schiltigheim ! Tant pis, vous relirez Games of Schilick.

Organismes HLM et politique gouvernementale : Fébrilité sous un crâne Présidentiel !

En effet, les ESH (Entreprise Sociale de l’Habitat) viennent de signer le 13 décembre un accord avec le gouvernement qui entérine la baisse des APL avec son corollaire, une baisse équivalente du montant des loyers. Cette mesure farouchement combattue par les OPH (Office Public de l’Habitat) va donc entrer en vigueur en 2018.

(pétition @http://www.opus67.fr/)

 

À Strasbourg, cette décision prend une tournure assez cocasse du fait que la Présidence de CUS Habitat (OPH) et d’Habitation Moderne (Société anonyme d’économie mixte locale, gestionnaire de patrimoine privé Ville de Strasbourg et Eurométropole de Strasbourg, adhérent à la Fédération des Entreprises Publiques Locales) est assurée par la même personne, Philippe BIES (photo).

(Philippe Bies en 2013 par Claude Truong-Ngoc©)

Ce denier devra donc, en tant que Président d’Habitation Moderne, s’inscrire dans la politique gouvernementale et, en tant que Président du CUS Habitat, il lui faudra poursuivre la guérilla anti-gouvernementale avec l’appui des associations de locataires et de la CGT.

Il devra impérativement choisir son camp, sous peine d’apparaitre comme ayant une démarche peu cohérente et pas crédible du tout.

 

À la question, sur une éventuelle fusion entre CUS Habitat et Habitation Moderne, le Président BIES avait répondu en son temps que cela n’était pas réalisable, avec la métaphore suivante : « Habitation Moderne est une Ferrari et CUS Habitat un poids lourd », il était donc impossible de fusionner un poids lourd avec une Ferrari…

Alors que choisira-t-il, pilote de formule 1 ou chauffeur routier ? À cet épineux dilemme la réponse pourrait être toute simple, pilote de formule 1 étant mieux rémunéré que chauffeur routier.

Affaire à suivre…

 

Marcel WOLFF

Le 18 décembre 2017

(photo en une @http://www.opus67.fr/patrimoine.html#)

Avenir de l’Alsace : Quand Bierry s’engage

Dans Tout le Bas-Rhin, le magazine du conseil départemental, deux pages sont consacrées au malaise créé par la disparition de l’Alsace.

Frédéric Bierry, président du Conseil Départemental du Bas-Rhin

Sous le titre « Un nouveau souffle pour l’Alsace », une série d’affirmations sont analysées et expliquées… Frédéric Bierry et les élus de la majorité bas-rhinoise s’engagent clairement et avec conviction pour un retour à une région Alsace.

L’article provoque un tollé dans la gauche strasbourgeoise

Pour Anne Pernelle-Richardot, adjointe aux PV de Stationnement il s’agit d’un vrai scandale « fait de contre-vérité , de raccourcis, d’affirmations tronquées »

Son collègue de parti, l’ex-député Éric Elkouby, dénonce une vision de la région « archaïque » lors d’une longue intervention au conseil départemental.

Pour comprendre, il faut savoir que les socialistes strasbourgeois défendent le Grand Est décrété par leur président François Hollande. Néanmoins, on peut également penser qu’ils soutiennent également  la grande région parce qu’elle est acceptée  par une majorité d’électeurs strasbourgeois.

Quelques conseillers régionaux alsaciens du centre et de droite, bien lotis au Grand Est sont également opposés au retour de la région Alsace.

Enfin, de plus en plus d’élus se trouvent une passion pour l’Alsace depuis qu’un sondage d’UL affirme que 83 % des Alsaciens seraient défavorables au Grand Est.

L’avenir nous dira s’ils sont sincères

Par le passé, de nombreux élus ont affirmé défendre la région et la culture alsacienne. Force est de constater (sans revenir sur la double trahison électorale Rottner/Richert) que ces élus ont toujours joué aux fidèles franchouillards une fois à Paris.

Aujourd’hui, l’engagement des présidents de départements et de certains élus semble sincère, à suivre !

 

L’article dans tout le Bas-Rhin :

Un nouveau souffle pour l’Alsace : Vrai ou faux ?

La réforme territoriale a rayé l’Alsace de la carte. Cette disparition a créé un malaise chez nombre de nos concitoyens, du Bas-Rhin comme du Haut-Rhin, qui aujourd’hui appellent de leurs vœux une renaissance alsacienne, politique et économique, tournée vers l’Europe, dotée de services publics modernes, plus efficaces et moins coûteux, pour construire ensemble l’Alsace que nous voulons. Sous l’impulsion des deux Départements alsaciens, le projet est aujourd’hui sur la table : ce qui hier encore semblait impensable est aujourd’hui parfaitement possible avec la mobilisation de tous les Alsaciens. « Tout le Bas-Rhin » vous livre quelques clés du débat actuel, pour vous aider à démêler le faux du vrai.

Le Grand Est a supprimé l’Alsace : Vrai

Chaque Alsacien le constate au quotidien : l’Alsace a disparu des panneaux routiers, des plaques d’immatriculation départementales. Sa présence sur les moteurs de recherche internet a chuté. L’Alsace a été rayée de la carte institutionnelle et repoussée en périphérie du Grand Est. Encore plus préoccupant : la marque Alsace est moins attractive ! Or, un territoire n’existe que si ses habitants s’y sentent engagés, se sentent appartenir à ce territoire. C’est justement le cas des Alsaciens, majoritairement attachés à leur identité. Aujourd’hui, la Région raisonne essentiellement à l’échelle des 10 Départements du Grand Est. Or, il y a de nombreux enjeux alsaciens spécifiques : les infrastructures de transport par exemple. Il y a aussi Strasbourg capitale européenne, que l’Alsace a vocation à conforter.

Fusionner le Bas-Rhin et le Haut-Rhin suffirait : Faux

Ce ne serait qu’une addition de compétences, or le projet Alsace vise à créer des leviers d’action supplémentaires pour le dynamisme du territoire et la qualité de vie des habitants. En intégrant les compétences de la Région, la nouvelle collectivité Alsace pourra faire plus, plus efficacement en pouvant notamment à nouveau être un partenaire actif des entreprises. Les citoyens ont avant tout besoin d’une simplification administrative, ce que la réforme instituant les fusions de Régions a échoué à faire.

L’Alsace est une échelle d’action pertinente : Vrai

Le rapport annuel de la Cour des Comptes vient de le souligner : les nouvelles régions ont engendré des surcoûts ! Le rapport salue au contraire la bonne gestion départementale. La taille n’est pas synonyme d’efficacité : une étude montre que les dépenses/habitant de l’Alsace étaient en 2015 de 262€, contre 298€ pour le Grand Est prévus en 2016. Le budget du Grand Est (2,8Mds€) ne lui permet pas de peser : il est à peine plus élevé que celui du Bas-Rhin et du haut-Rhin (2Mds€) et presque 20 fois moins élevé que celui du Bade-Wurtemberg !

L’Alsace, c’est aussi une économie et un tourisme d’une efficacité sans pareille dans le Grand est.

Le retour à l’Alsace comme une vision passéiste : Faux

Le projet est celui d’une Alsace ouverte, rhénane et européenne, tolérante, moderne d’un laboratoire de l’innovation territoriale, pour plus d’efficacité et de proximité de l’action publique. L’Appel des Cent pour l’Alsace, signé par 100 personnalités de tous âges, issues de tous les univers qui font la richesse du territoire, est bien le signe de la volonté d’une Alsace d’avenir. L’Alsace y gagnera, la France aussi, avec une Alsace qui assure déjà près de 7 % des exportations françaises alors qu’elle représente 3 % de la population.

Le Grand Est éloigne les services publics des habitants : Vrai

Un exemple : les services de transports publics sont aujourd’hui gérés au niveau du Grand Est. Face à des besoins avant tout locaux, une gestion et une expertise de proximité sont nécessaires. Les acteurs de la vie politique, culturelle et économique le ressentent aussi, eux qui doivent effectuer des allers-retours permanents sur un territoire gigantesque. De nombreux sièges et lieux de décision administratifs ne sont aujourd’hui plus en Alsace mais à Chalon, Reims, Metz ou Nancy.

On ne peut plus redécouper le Grand Est : Faux

Ce qui a été mis en place par une loi, une autre loi peut le modifier. Il suffit qu’un projet de loi soit déposé et voté par les parlementaires. Et c’est bien le gouvernement actuel qui fait la promotion du droit à l’expérimentation pour améliorer l’efficacité de l’action publique. C’est exactement ce que vise le projet Alsace.

Le Grand Est n’a pas changé la vie des Alsaciens : Faux

Les Alsaciens ont pu constater un éloignement des services publics, une dilution des aides publiques entre les différents Départements du Grand Est. Une perte d’efficacité et d’attractivité est aussi exprimée par les acteurs économiques.

Un calendrier tenable est possible pour restaurer l’Alsace : Vrai

Sous l’impulsion du Haut-Rhin et du Bas-Rhin ainsi que des autres Départements du Grand Est et des parlementaires, le projet porte sur une évolution institutionnelle qui prendra forme en 2021.

Cela laisse largement le temps de construire le projet le plus pertinent et efficient possible.

Le Grand Est est la bonne échelle pour travailler avec les Allemands : Faux

Les élus allemands le disent : ils ressentent un éloignement de l’Alsace. L’Alsace au cœur du Rhin supérieur, au centre de l’Europe, est une économie complètement en interaction avec ses voisins, avec près de 60 000 travailleurs frontaliers et près de 50 % des capitaux étrangers venant d’Allemagne et de Suisse. Une assemblée territoriale d’Alsace est le moyen de redonner un souffle nouveau à la coopération transfrontalière, au bilinguisme porteur d’emplois. Les spécificités de l’Alsace pourront alors à nouveau constituer des atouts pour tous les Alsaciens.

Le Haut-Rhin et le Bas-Rhin ne pourront jamais s’entendre : Faux

Depuis plusieurs années, les deux départements ont rapproché leurs politiques et travaillent déjà ensemble sur de nombreux projets utiles pour tous les Alsaciens. Il faut maintenant simplement aller plus loin.

VOUS AUSSI, MOBILISEZ-VOUS !

L’assemblée territoriale d’Alsace, c’est votre projet, le projet de tous les Alsaciens.

 

Après ce plaidoyer, que dire de la réponse du conseiller départemental Éric Elkouby ?

En engageant ce débat, surfant sur des dérives d’un autre temps, heureusement abolies, surfant sur une notion identitaire dangereuse, alors que notre région a été si douloureusement marquée de par son histoire, vous enfermez l’Alsace sur elle-même au lieu de l’ouvrir sur le Monde. (…) Votre vision de la région est archaïque et nous ne la partageons pas.”

Faut-il comprendre par là que, pour Monsieur Elkouby, il est vraiment nécessaire de s’oublier pour s’ouvrir à l’autre ? En bon donneur de leçons, l’homme se fait la voix des Alsaciens, qui s’accomoderaient selon lui d’être devenus Grandestiens, adoptant lui-même la position manichéenne qu’il fustige et réduisant avec mépris soif de reconnaissance des spécificités régionales à des dérives identitaires.

Pas sûr que cela enrichisse le débat, par sûr que cela invite à la réflexion commune…

 

Vincent Debes sera-t-il président des maires du Bas-Rhin ?

Officiellement, car dans les faits c’est une élection entre membres du Conseil d’Administration qui devrait adouber Vincent Debes. L’élection se tiendra le 30 novembre prochain. Claude Kern, président sortant atteint par le cumul des mandats et ayant dû démissionner de la mairie de Gries, a dû s’affranchir de la présidence de l’association.

Vincent Debes, candidat des villes

Le pharmacien qu’il fut est aujourd’hui un élu qui réussit ou qui cumule, selon le point de vue où l’on se place !

L’homme a remplacé André Schneider à la Mairie de Hoenheim. Il est également vice-Président de l’Eurométropole. Élu conseiller départemental, il est également directeur de l’ADT du Bas-Rhin et déjà secrétaire général de l’Association des Maires du Bas-Rhin. De quoi remplir ses journées.

(Vincent Debes – photo Facebook)

À Hoenheim, l’élu n’a que trois opposants officiels : Stéphane Bourhis et Dominique Pignatelli, élus LR, et Vincent Darroman, élu désormais Unser Land ; les deux premiers semblant avoir fait le choix d’une opposition ou d’un soutien « à la carte ».

Trois opposants… Mais, en « off », certains membres de sa majorité s’expriment à Hoenheim et à Strasbourg pour fustiger une méthode de gouvernance « autocentrée ». Il s’est même dit récemment que l’élu fut parfois plus soutenu par son opposition de droite que certains membres de sa majorité.

Certains élus voisins lui reprochent son incapacité à prendre une position claire et à ne jamais s’engager. « Il est toujours entre deux chaises », nous dit-on d’une façon moins fleurie. Là on évoque un dossier chaud avec la commune voisine : l’implantation d’un supermarché à Bischheim. Mais officiellement, « Vincent » est « un ami ».

Certains, du côté écologiste, aimeraient savoir où en sont les dossiers qu’il doit porter, de la pollution de la Souffel au Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) et au Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT). D’autres n’oublient pas que depuis l’Eurométropole, il gère les espaces verts et naturels communautaires, des espaces de plus en plus bétonnés… par les maires.

Il en est même pour souhaiter l’interpeller, lui l’élu et professionnel de la santé, sur le centre de primatologie de Niederhausbergen.

Centriste, supposé écologiste. On ne l’entendrait pas clairement sur ces dossiers…

En marche ?

Il y eut un temps où certains le voyaient partir « En Marche ». Il aurait même été approché, dit-on.

Des proches de Bruno Studer ont laissé entendre qu’il n’en était rien, que la circonscription avait été réservée à leur député. On n’en saura pas plus.

Voilà Vincent Debes lancé… La place de “Président des Maires” est l’avant-marche d’un mandat de sénateur. La question sera alors de savoir, d’ici les élections, quel grand parti lui donnera l’investiture. Il est actuellement indépendant et se revendique comme tel.

Aujourd’hui, cependant, seuls l’UDI, le PS, Les Républicains et LREM semblent en mesure de permettre d’être élu « sénateur » ou « sénatrice » dans le Bas-Rhin.

Isabelle Dollinger, candidate des champs

Face à Vincent Debes, la maire de Batzendorf et conseillère départementale de Haguenau, Isabelle Dollinger (photo). À 49 ans, elle incarne la féminisation et le renouvellement des instances représentatives.

Elle entend représenter l’équilibre des territoires, faire entendre la voix des autres villes urbaines du département, mais aussi celle des petites communes, refusant ainsi l’idée que l’association des Maires ne soit centrée sur Strasbourg et ses élus métropolitains.

Si l’élection avait eu lieu au scrutin direct, ses chances auraient été réelles. Là, ce sont les réseaux qui vont compter. Chaque voix comptera.

Elle a écrit à l’ensemble des maires. Hic, le 30 novembre pour cette élection « interne », seuls les 88 membres du Conseil d’Administration trancheront. Voteront-ils pour la ville ou pour les champs ?

(photo en une Association des Maires de France/Facebook Isabelle Dollinger)

Barbara DesVilles

À Schiltigheim

 

Schiltigheim la souterraine

Les caves et les galeries font partie de l’ADN schilikois.

Sans elles, les pains de glace n’auraient pas pu être stockés à une époque où les frigos n’existaient pas.
Sans elles, pas de bière, ni de champagne pendant la 1ère guerre mondiale.
Sans elles, Schiltigheim ne serait pas ce qu’elle est !
 
L’histoire souterraine de la ville des brasseurs vous sera contée
dans l’une des premières caves de Schiltigheim par Patrick Maciejewski
Car c’est là que tout a commencé…
 
Contact : 06.83.77.01.85

Jeudi : Photo de classe

Être un bon camarade

Ils se sont serré les coudes hier. Selon les buralistes, un paquet de cigarettes sur trois est acheté en France sur le marché parallèle, alors la confirmation du passage du paquet de cigarettes à 10 euros est accueillie comme une catastrophe annoncée. Ils manifestaient donc hier à Paris pour réclamer des mesures pour ne pas mettre à bas leur métier. Il y avait bien évidemment des Alsaciens parmi les manifestants. En effet, une vingtaine de buralistes sont partis du Haut-Rhin, et 35 environ du Bas-Rhin : « Il faut des mesures d’accompagnement pour ces changements, et une concertation avec les buraliste », réclame Patrick Soihier président de la chambre syndicale des buralistes du Bas-Rhin. « Le tabac est un enjeu de santé publique, mais il faut avant tout s’attaquer à la manière dont s’approvisionnent les gens. » ajoute-t-il.

En juillet déjà, plusieurs radars avaient déjà été bâchés partout en France pour protester contre la hausse du prix du tabac, dont 19 rien que dans le Bas-Rhin. Depuis 2002, 162 débits de tabac ont fermé dans ce département où il en reste 300. Avec cette hausse de prix, les buralistes prédisent la fermeture d’un bureau de tabac sur cinq en France et, forcément, encore plus dans les zones frontalières…

Encore une fois, fumeurs ou non, à Heb’di, nous comprenons les maux de la profession.

Ne pas confondre vitesse et précipitation

Y a pas le feu au lac ! Le ministre des déchets Nicolas Hulot a annoncé mardi qu’il n’enterrait pas le projet du GCO avant d’avoir réalisé de nouvelles études sur son impact environnemental… Du coup, c’est la suspension des travaux qui est confirmée. Ouf ! Les pro-GCO respirent car, pour eux, il est nécessaire de faire quelque chose face au nombre toujours grandissant des voitures. Pour Jean-Luc Heimburger, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Alsace : « Notre mode de vie et de consommation, ainsi que le dynamise de notre territoire conduit à ce qu’il y ait plus de voitures. » Donc à la CCI, au lieu de regarder vers un avenir libéré des véhicules polluants, on soutient le GCO.

Ah mais attention ! Selon le président de l’Eurométropole, Rober Herrmann, le but du GCO est de fluidifier le trafic pour justement diminuer la pollution : « Il faut penser aux hommes et aux femmes qui habitent à côté de l’A35 aujourd’hui. Et à tous ceux qui passent des heures dans les bouchons chaque jour »… Dans cette “logique” Robert Hermann s’apprête à lancer un grenelle de la mobilité dans toute l’Eurométropole. Il sera sans doute intitulé “comment continuer à prendre sa voiture malgré tout”.

Le groupe Vinci, quant à lui, n’a pas voulu réagir à la décision du ministre “écolo” de faire perdurer le GCO tout en suspendant les travaux temporairement… Eux savent que tout vient à point à qui a beaucoup de sous et sait attendre.

Arrêter le grignotage

Le maire PS de Strasbourg, Roland Ries, était l’invité ce mercredi matin de Territoires d’infos, l’émission matinale de la chaîne de la TNT Public Sénat. L’émission s’est déroulée en direct de Strasbourg, devant Notre-Dame. L’élu a rappelé l’attachement de sa ville au Parlement européen et s’est inquiété « du grignotage progressif » de celui-ci par Bruxelles : « C’est pour ça qu’avec ma collègue, Catherine Trautmann, nous avons mis en place une task force pour faire du contre-lobbying ». Wàss ? Eh oui, Roland et Cath dévoilent ici leur stratégie d’user d’obscures anglicismes pour garder les parlementaires européens dans la capitale alsacienne !

(image ©Public Sénat)

Faire ses devoirs

Dingue : la capacité d’injection de biométhane française a augmenté de 47 % en 2016. Trois régions se démarquent, dont le Grand Est, évidemment, en bon élève !

D’après le panorama du gaz renouvelable pour l’année 2016 (publié conjointement par GRDF, GRT gaz, SPEGNN, le Syndicat des énergies renouvelables et Transport et infrastructures gaz France (TIGF)), ces régions  se démarquent en terme de capacité installée : les Hauts-de-France (108 GWh/an), le Grand-Est (82 GWh/an) et la Bourgogne-Franche-Comté (54 GWh/an). Et les Hauts-de-France et le Grand-Est devraient confirmer leur position de leader.

Le tour d’horizon rapporté par le site www.environnement-magazine.fr compte 26 sites d’injection de biométhane français au 31 décembre 2016 (contre 17 installations au 31 décembre 2015), soit 53 % de plus en un an ! Sur ces 26 sites  français, 10 sont situés sur des sites agricoles autonomes, 8 sont sur des sites agricoles territoriaux, 4 sites traitent des déchets ménagers et des biodéchets ; 3, des boues de stations d’épurations, et un seul (le plus important) est situé sur un site industriel territorial. Mais, bien que fourmillant de détails, pas une fois l’article ne précise l’emplacement de ces fameux sites… Mystère !

« Pour rappel, en 2016, 215 GWh de gaz renouvelable ont été injectés dans les réseaux de gaz en France, soit 162 % de plus qu’en 2015. Sa consommation a augmenté de 146 % et représente 0,05 % de la consommation de gaz naturel. Un pourcentage encore éloigné de l’objectif, fixé à 10 % à l’horizon 2030, de la loi de transition énergétique ». Ça donnerait presque à notre méga-région la méga-grosse tête du fayot de service !

Montrer l’exemple

Muttersholtz, village labellisé territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEP-CV) , a décidé de s’attaquer à un véritable fléau que connaissent nombre de nos villages : la désertification. Pour réduire le nombre de logements vides, les élus ont donc réfléchi avec les propriétaires et les acteurs de la filière à un dispositif original. Une démarche reconnue au plan national puisque la commune vient de décrocher le titre de capitale française de la biodiversité 2017, sur le thème « aménager, rénover et bâtir en favorisant la biodiversité ».

Ainsi, on cherche à remettre des logements vacants sur le marché de l’immobilier dans cette commune du Ried à quelques kilomètres de Sélestat, qui souhaite à la fois « maintenir un cœur de village vivant, accueillir de nouveaux habitants et notamment des jeunes, et transformer des bâtis vacants en lieux d’habitation ou de commerce, dans une démarche d’amélioration énergétique des habitations et de réduction de la consommation foncière », détaille son maire Patrick Barbier. En espérant que cette jolie idée fasse des petits !

 

État des lieux : misère de la droite strasbourgeoise

Cette réalité n’est pas nouvelle mais l’arrivée de la vague Macron aux législatives aura le mérite de souligner ce fait sur les trois circonscriptions strasbourgeoises. Mais plus que jamais, elle est divisée, illisible et incapable d’afficher une opposition crédible à la majorité socialiste et républicaine, elle-même empêtrée par l’arrivée d’En Marche.

En Marche ou pas

Le mercato post-macron évoqué dans les DNA souligne au besoin une réalité ressenti par les militants LR. C’est Jean-Philippe Vetter, un proche de Fabienne Keller qui s’y colle. À la question de savoir s’il est tenté, lui-même, de quitter le navire, il répond :

« Non, pas du tout. Mais si Laurent Vauquiez prend la tête du parti LR au national, avec une ligne droitière, non conforme à mes valeurs de centre droit, cela me posera question… »

Bref si la droite devenait, de droite, il quitterait le navire avec armes et mandats. S’il est normal que les élus soient détenteurs de leurs mandats, est-il logique qu’ils puissent tromper ceux à qui ils le doivent : les électeurs ?

Les électeurs, cocus de l’histoire

La question mérite d’être posée à Strasbourg, comme elle peut se poser ailleurs. Les militants républicains de droite et du centre se sont battus pour la liste Keller et voilà les élus, comme auréolés d’un titre de noblesse, qui se sentent élus de « droit divin ».

L’ego que confère un mandat fait oublier la réalité élective. Elle fait même oublier localement, le fait que c’est la campagne centriste de Fabienne Keller qui permit à la piètre campagne du RBM, Jean-Luc Schaffhauser de dépasser les 10 % dans une ville généralement hostile au FN.

Bien avant les hésitations de Jean-Philippe Vetter, Laurence Vaton s’en est allée ! Sa sensibilité de centre gauche aura, elle, entendu directement l’appel macroniste. Et elle s’est mise à la mode : en marche.

Un élu bien au fait de la réalité de la droite et du centre strasbourgeois ainsi que de l’essor macroniste nous l’affirme :

« 4 à 5 élus de la liste Keller sont Macron-tentés. Ils attendent pour les uns de voir la ligne d’un Modem se dessiner après les affaires et pour les autres, l’ordre de la patronne. Ils se disent rebelles à la droite mais ne veulent pas affaiblir celle-ci »

Bref, si l’on compte les UDI François Loos et Pascale Jurdant, les Modem, les sans-étiquettes ayant appelé à voter Macron, la droite à Strasbourg en est réduite à la portion congrue.

Le constat est « brutal » souligne un habitué des choses.

Voilà donc ce qui nous permet froidement de titrer “misère de la droite strasbourgeoise”. Qui dans le groupe au nom à tiroir de Fabienne Keller – « STRASBOURG À VOS CÔTÉS – LES RÉPUBLICAINS – MODEM – SOCIÉTÉ CIVILE » – est encore de droite ?

Tout est possible, surtout le pire

Les 3 (désormais deux) élus Modem qui le composent sont par nature liés aux dessein et destin de François Bayrou, ils sont donc compatibles.

Les 6 élus Républicains qui en font partie sont liés eux à l’avenir incertain d’une droite LR. Après les déchirements locaux Keller-Grossmann, les déchirements nationaux Copé-Fillon, les coups de couteaux d’une primaire très primaire et la chute de la maison Fillon, on sait qu’ici, tout est possible, surtout le pire.

Les trois élus de la société civile semblent plus partagés.

La droite et le centre n’auront finalement eu d’embellie, à Strasbourg, qu’avec l’arrivée d’un Éric Senet. Issu du monde de l’entreprise, peu lié aux vicissitudes partisanes, il aura réussi le « coup du moment » en se faisant même élire à l’Eurométropole.

Depuis, l’auberge espagnole strasbourgeoise aura provoqué ou accompagné :

Qui est qui, qui est où ?

Bien sûr, il serait réducteur de n’expliquer les échecs que par la vie de la droite et du centre strasbourgeois mais un souci de visibilité frappe cette partie du paysage politique, surtout si l’on y ajoute En Marche et ses élus ou soutiens.

Ainsi la conseillère régionale Lila Merabet est-elle désormais « En Marche ». Elle a soutenu son amie LR Elsa Schalck dans la une, son collègue Sylvain Waserman (En Marche) dans la deux et a attendu le second tour pour s’afficher avec Bruno Studer (En Marche) dans la 3.

Ainsi Sylvain Waserman, élu sur la liste Richert, est-il désormais En Marche et député à Strasbourg 2.

La droite, combien de divisions ?

N’oublions pas la position des maires issus de la droite et du centre, alliés à Robert Herrmann à la métropole, qui ont choisi de ne rien dire ou de crucifier certains candidats (comme à Strasbourg 4 où Sophie Rohfritsch subit le courroux d’Yves Bur).

C’est donc bien une droite et un centre alsaciens illisibles et abattus qui ressortent des élections présidentielles et législatives.

Sur ce champ de ruines, le salut semble ne pas pouvoir venir de la direction centrale des partis. Viendra-t-il des élus restants, de la base ? Il est impossible de le dire à cette heure.

Il n’en reste pas moins que ce courant politique existe, bien qu’il ne soit plus incarné. Alors que d’autres semblent en marche, la droite, elle, est bien en panne. Seul réconfort, la gauche l’est aussi et nous en reparlerons aussi.

Droite recherche pilote et mécaniciens désespérément. Voilà l’offre d’emploi à afficher à Strasbourg.

 

(photo Les Républicains du Bas-Rhin@facebook)

Les fonctionnaires du Bas-Rhin en « pause Racing »

Comme vous le savez, le club de foot strasbourgeois joue ce soir sa qualification en L1.

Soutenir le club préféré des Alsaciens est un acte toujours populaire, même si les sportifs non footeux peuvent se sentir un peu oubliés.

Mais il est étonnant que le président du département, qui n’a depuis 2015 que le mot économie en bouche, prenne ce genre de décision…

M. le Président propose de nous  mobiliser pour les encourager pour ce match décisif face à Bourg-en-Bresse.” Il est demandé, dans ce courrier interne adressé aux fonctionnaires du département, de se réunir “pour réaliser une photo collective, avec pour seule consigne : être en bleu et blanc. L’équipe de la communication se joindra à nous et pourra prêter quelques accessoires.” Tout est prévu jusque dans les moindres détails !

Chaque fonctionnaire prendra donc ce midi un petit quart d’heure pour être sur cette photo, soit 150 heures de travail non effectuées.

 

Pour rappel, la principale compétence du département est la gestion du RSA, de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de la prestation de compensation du handicap (PCH). Mais bon… Le Racing, c’est le Racing, hein !