Schiltigheim Dinghof : L’ombre de Kutner plane toujours

Schiltigheim Dinghof : L’ombre de Kutner toujours présente

Mauvaise soirée pour Danielle Dambach, la Maire de Schiltigheim, qui doit assumer les actes de son prédécesseur dans l’affaire du Dinghof.

Jean-Marie Kutner, battu lors des dernières élections de mars dernier, a réussi à pousser tellement loin sa volonté de faire construire un immeuble sur le site, que la maire actuelle aura du mal à empêcher cette construction.

Les recours presque tous épuisés, le permis de construire bénéficiant au promoteur ayant acheté le terrain permet maintenant le début des travaux.
Fort de son (bon ?) droit, le promoteur n’est pas très enclin à discuter avec les opposants, d’autant moins que tous les lots de son programme ont été pré-vendus. La crainte de ce dernier est maintenant que ses clients se retournent contre lui si le programme immobilier ne se fait pas.
Plusieurs citoyens de Schiltigheim présents ce soir ont reproché à l’actuelle maire de respecter les engagements de son prédécesseur qu’elle avait pourtant combattu.

L’actuelle maire, a dû faire preuve de pédagogie pour expliquer à ses administrés mécontents que la France étant un état de droit, elle n’avait d’autre choix que de respecter les engagement pris par la précédente municipalité, surtout si ces engagements sont dument validés par la justice.

Une fois tous les recours épuisés ( il en reste), que faire ?

Dans le cas où la construction neuve se ferait, il est possible que le bâtiment historique du Dinghof, construit vers 1683, soit démonté, déplacé d’une douzaine de mètres et réhabilité dans les règles de l’art. Le terrain alentour sera malheureusement réduit du fait de la nouvelle construction.

Dans cette affaire, l’ancien premier adjoint au maire de Schiltigheim, Christian Ball, a porté plainte contre X estiment que le dossier immobilier du Dinghof, serait entaché d’irrégularité !

monflingue.fr

Après les saucisses de Strasbourg, l’exorcisme de Schiltigheim

Magie blanche pour élue verte

« Magie blanche pour élue verte », c’est ainsi que Jean-Marie Kutner intitule le troisième paragraphe d’un post sur Facebook :

Le monde est petit et le hasard d’une soirée m’a fait rencontrer une proche de Madame la Maire, qui me racontait, très sérieusement que celle-ci, présentait de mauvaises ondes dans le bureau mairial… et que sans doute ces mauvaises ondes seraient à l’origine des défaites successives des deux maires sortants… ce dont elle voudrait de prémunir.
Aussi aurait-elle, selon cette proche, fait procéder au désenvoutement du bureau, séance thérapeutique au cours de laquelle on aurait brulé de l’encens purificateur
Cette histoire me paraît assez invraisemblable, pourtant, cette personne avait l’air très sérieuse……
Par saint Bové et tous les archanges verts, jusqu’où se loge le mysticisme !!!!”

En plein débat sur la laïcité, le sujet se diffuse, prête à sourire, puis l’on s’interroge : Nisand, Kutner… La mairie de Schiltigheim pourrait-elle renfermer une « malédiction » ?

Mais pour cela, il faudrait un « fantôme » ! Et il n’y en a pas. Alfred Muller a fait son temps dans ces locaux et il file une retraite sereine. Les anciens DGS aussi maintenant.

Des jeteurs de sorts ?

S’il n’y a pas de fantômes, essayons l’idée d’un jeteur de sorts. Avec humour, on pourrait affirmer qu’il en est, du côté de Strasbourg, pour ne pas vouloir qu’une autre ville de la métropole rayonne. On en imagine bien quelques-uns (ou unes) avoir fait appel à une école des sorcières. Qui sait, il y en avait une du côté du Batsberg.

Entre Harry Potter et X-files, nous voilà donc à Schiltigheim avec l’information selon laquelle de l’encens aurait « purifié » le bureau.

Info ou Intox ?

Bizarrement, le post de l’ancien maire n’est que peu liké. Un autre sort ?

Autre ancien élu, Jean-Luc Muller, écrit à son tour :

A la mairie de Schiltigheim si le vaudou ne fonctionne pas il reste les gousses d’ail et cela ferait vivre nos producteurs locaux.”

De l’ail bio et en circuit court, espère-t-on aussi.

Du côté de Strasbourg, quelques voix gênées évoquent la mention par la maire d’un bureau « stressant », d’objets… On attend le communiqué officiel.

Des phénomènes politiques paranormaux

A Heb’di, nous vous en parlons de façon détendue. Il doit s’agit d’humour…

Sur mon bureau ce matin, j’ai néanmoins pris soin de poser un fer à cheval, du sel, une patte de lapin… On ne sait jamais, je suis souvent à Schiltigheim et j’ai souvent constaté des phénomènes politiques paranormaux, pas vous ?

La vérité est ailleurs, non ? N’est-il pas temps d’appeler l’exorciste de Strasbourg ? Mais non, pas les saucisses de Strasbourg !

Schiltigheim et stratégie : tous radicaux ?

Manipulation et fake news…

Heb’di : Hermès, vous connaissez bien la vie politique strasbourgeoise. Au second tour des élections municipales de Schiltigheim, des tracts s’en sont pris aux parcours politiques de membre ou proches de la liste Ball. Un avis ?

Hermès : Entre nous, c’est surtout bien joué de la part de la gauche et de son extrême d’avoir appuyé là-dessus pour « mobiliser » ses troupes.

Mais dans les faits, c’est une belle manipulation et un pragmatisme qui tenterait à prouver qu’il reste un peu d’idéologie à gauche.

C’est d’ailleurs aussi une manipulation y compris d’ailleurs de la part du futur ex-Maire Jean-Marie Kutner qui a pilonné les réseaux sociaux depuis son bureau.

Heb’di : Comment cela ?

Hermès : Jean-Marie Kutner et vous l’avez bien étudié, ne peut croire un instant que Christian Ball est de la droite dure.

D’abord parce qu’ils ont fait campagne ensemble en 2014. S’il avait senti cela, le centriste qu’il est n’aurait pas fait d’alliance. A moins d’être vulgairement arriviste, non ? 

Ensuite, parce que Fillon a été reçu par Jean-Marie Kutner, lui-même. On en oublierait le « tandem Diligent – Hoerlé », investi en temps et heures.

Enfin, Copé, c’est celui qui fut appelé pour pousser Ball à faire alliance avec Kutner, alors que ce dernier ne voulait pas. Je suis étonné du silence de Christian Ball sur cette partie de l’histoire.

Et puis, coller l’étiquette Wauquiez à Ball relève de la « fake news », Christian Ball fut l’un des seuls soutiens de Florence Portelli en Alsace.

Néanmoins et pour gagner, la gauche n’avait, elle, qu’une opportunité de faire le plein des voix d’extrême gauche, créer la peur d’une droite forte, voire extrême. Elle a « bien » joué. On appelait cela du « pragmatisme révolutionnaire ».

Heb’di : Et c’est du vent ?

Hermès : Oui, même si personne ne sait ce qu’on fait les anciens électeurs de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen. Toute porte à croire que 70 % d’entre eux se sont abstenus, comme les autres. Quant à la liste Ball, elle s’est construite en dehors de partis, me semble-t-il. Le vrai souci de cette élection n’est pas le score des uns ou des autres, mais le rejet de celle-ci. Pire, l’indifférence.

Heb’di : On a évoqué aussi la présence de 3 candidats désormais élus communistes du PCF dont Antoine Splet. Des élus communistes au pays de Tambov ? Puis le passé de Stéphane Bourhis ou de Jean-Luc Muller autour de Christian Ball.

Hermès : Tout cela démontre à la fois la bêtise ambiante et la faiblesse du débat politique. Si l’on regardait où des hommes et femmes politiques alsaciens ont passé leur jeunesse, on serait étonné. Certains étaient royalistes, d’autres PSU, d’autres à la LCR ou la JCR.

Si l’on remonte dans le temps, cela pourrait même être encore plus radical, y compris pour des figures alsaciennes. Je n’irais pas jusqu’à la Francisque d’un ancien président supposé socialiste. Ni le militantisme PC ou la tentation rocardienne de Jacques Chirac.

Même Roland Ries était PSU, par exemple. Mais le PSU ne parle qu’à des vieux comme moi.

En 1968, vous n’avez pas connu cela, le PSU soutient les étudiants. En 1972, il sera à la gauche de la gauche, avant de devenir plus tard un soutien de l’ex-communiste Juquin. Là encore, des noms qui ne parlent plus aux militants d’aujourd’hui.

Plus récemment des élus impliqués comme Éric Schultz sont passés à l’extrême gauche. C’est la vie et c’est leur parcours. Jean-Philippe Vetter, kellerien sert bien désormais les intérêts d’un député fondateur de la Droite Forte.

Cela ne sert pas le débat politique ni la démocratie de jouer à l’inspecteur des RG et de tenir des fiches de police.

Antoine Splet n’est pas responsable des crimes du communisme. L’ancien responsable du  MJCF Bas-Rhin et des UEC poursuit habilement sa route.

Stéphane Bourhis doit être membre de l’UMP ou des LR depuis une dizaine d’années. Son passé « radical » remonte à une vingtaine d’années.

Un vieux militant de gauche m’a montré, récemment, au Stern, la photo de Jean-Luc Muller et Stéphane Bourhis, leurs parcours aux côté de Christian Ball est original.

Jean-Luc Muller vient de la gauche radicale. «  J’ai été candidat de la LCR en 2007 aux élections législatives dans la 3èmecirconscription, tête de liste départementale Front de Gauche en 2010 pour les élections régionales et candidat Front de Gauche aux élections cantonales de 2011 sur Schiltigheim » rappelait-il en 2014.

Sur les uns ou les autres, les obsessions en disent long sur l’imprégnation « complotiste ». Là où il faudrait aller sur des vrais débats.

Heb’di : On a aussi justement l’impression que le débat, en France, se fait à rebours.

Hermès : C’est un vrai travers français. Comme si on en était encore dans l’après guerre.

Lorsque l’on a eu la chance de croiser des personnes qui ont connu les deux guerres, on se doit de respecter leur Histoire, l’Histoire. Le supposé anti-fascisme d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celui des résistants, en Italie, en Allemagne.

Idem pour le Communisme. En Alsace, on sait qu’il a tué des Malgrés-Nous et que les figures romantiques de cette idéologie ont parfois écrits leur saga d’une couleur rouge sang.

C’est aussi une solution de facilité. On diabolise l’autre, cela évite le débat, la confrontation, le vrai engagement.

En cela notre époque est triste. Il n’y a plus de débat … sauf lors des Présidentielles, façon « Show ».

Costa Gavras disait que faire de la politique devait être un « art de vivre », aujourd’hui elle n’est souvent que bashing ou guerre d’ego. Cela me rappelle Frank Zappa qui disait que la politique était la division divertissement du complexe militaro-industriel.

D’une certaines façons, il avait raison. On consomme mais on ne pense plus ou pas assez.

 

(Propos recueillis par Heb’di)

 

Mercredi : Emmanuel Macron est pour le Grand Est !

Alsace : pas de séparation au sein du Grand Est pour Macron

Voilà d’entrée de jeu ce que nous apprennent les DNA en citant le Chef de l’Etat :

Il est évident que, pour ce qui est de la région Grand Est et du sujet alsacien, ce n’est pas simplement dans ce cadre-là que la question se pose, elle est plus large, plus politique. Qu’il y ait une réflexion pour qu’existe une identité alsacienne qui s’inscrive dans la région Grand Est, oui. Qu’il y ait une séparation au sein de la région Grand Est, non.

On peut tout à fait imaginer que les deux départements concernés fusionnent pour créer un grand département d’Alsace au sein de la région Grand Est, et que ce département, ensuite, puisse passer des conventions pour obtenir au sein de cette région des compétences dont il apparaît à la région et aux départements que ce serait plus pertinent.

C’est ce chemin, me semble-t-il, qu’il faut prendre, et non celui d’une désagrégation régionale qui n’irait pas, à mes yeux, dans la bonne direction.”

Que nos politiques fusionnent déjà les départements, obtiennent des compétences sérieuses, le « temps » utilisé par le Chef de l’Etat laisse à penser que rien ne sera impossible.

A condition que les Alsaciens se manifestent et en parle à leurs élus LREM.

La vice-présidence, ce sera sans Danielle

Les propos de Danielle Dambach dans la presse sont finalement assez révélateurs :

Danielle Dambach, la future maire de Schiltigheim, a rencontré le président de l’Eurométropole Robert Herrmann. Elle lui a fait une annonce surprenante : elle ne demande pas de vice-présidence au sein de la majorité. Et ne convoite donc pas le poste laissé vacant par le maire sortant Jean-Marie Kutner.« Nous ne voulons pas de vice-présidence pour Schiltigheim mais les coudées franches et beaucoup de facilités sur les dossiers », expliquent Danielle Dambach et Patrick Maciejewski.« Il aurait fallu qu’Alain Jund démissionne ou que l’un d’entre nous entre dans la coalition d’Yves Bur ».”

L’élue n’a rien demandé parce que sans doute on ne lui a rien proposé. Sans doute aussi parce qu’elle ne voulait pas faire perdre une Vice-Présidence à son camarade EELV, Alain Jund.

On fait le pari que les élus de sa liste à l’Eurométropole vont vite retrouver leurs partis d’origine. La liste, certes citoyenne, était bien une liste de gauche plurielle composé d’encartés et d’ancien encartés.

Les premières manœuvres seront donc politiciennes.

Ball, encore

Apprenant que des matchs de Hand, Foot et Basket Ball se déroulent ce week-end à Schiltigheim, Jean-Marie Kutner entend dénoncer sur Facebook, la mainmise de son ex-adjoint sur le sport. (Ndlr : on déconne.)

Disparition

« Eric Bellargent a fait une chute mortelle hier matin en changeant une ampoule dans le musée qu’il dirigeait. Il portait le plus petit musée de Mulhouse à bout de bras depuis 2003 » nous apprend L’Alsace.

Un directeur qui change lui-même une ampoule ! Cela se passe en Alsace ! C’est surtout tout l’esprit d’un homme humble qui se battait au quotidien pour « son » musée et son attractivité.

Le destin est parfois cruel.

 

 

Schiltigheim : L’amère des batailles

Une faible mobilisation

Convenons d’abord que la grande gagnante des élections est l’abstention : 70 % des électeurs schilikois se moquent autant du béton que des espaces verts, de la solidarité que de la sécurité, des Ehpad que des écoles maternelles.

Il suffit donc de 3500 voix pour devenir maire d’une ville de plus de 30.000 habitants. On peut gouverner une ville en ne rassemblant qu’à peine 20 % de son corps électoral.

La victoire des antis

L’autre réalité est la victoire des antis… Au premier tour des anti-Kutner, au second tour des anti-Ball. L’élu LR et sa liste de rassemblement sont effectivement battus par une coalition écologisto-socialo-communiste renforcée par Jean-Marie Kutner et divers militants radicaux et centristes.

Si un Jean-Marie Kutner est « renvoyé »  à Lampertheim, un Christian Ball rejoint les bancs de l’opposition.

En 2020, d’autres se feront entendre.

Remercier Kutner

Antoine Splet, le représentant du Parti Communiste, remercie Jean-Marie Kutner. Il peut le faire. C’est grâce à la campagne de ce dernier que Danielle Dambach gagne les élections. Jean-Marie Kutner préférait narguer les équipiers de Christian Ball en leur adressant des pouces baissés. Vengeance tardive mais vengeance tout de même !

Ball trébuche

« Christian Ball a raté la dernière étape de son pari. En ne votant pas le budget en décembre 2017, puis en provoquant des élections anticipées à la faveur de démissions collectives, l’ex-premier adjoint (LR) avait pris toutes les formations politiques de court (en particulier « En Marche »). Tout s’était passé comme il l’avait prédit jusque-là, voire mieux puisqu’il était arrivé en tête du premier tour, dimanche 8 avril avec plus de 35% des suffrages exprimés. Mais il a trébuché sur la dernière marche, le second tour » écrit Rue89Strasbourg.

On reconnaîtra au perdant de ce second tour le courage d’avoir oser démissionner (contrairement à Danielle Dambach lorsqu’elle était adjointe de Raphaël Nisand), un courage non récompensé.

On suivra donc de près l’avenir de la nouvelle opposition. Danielle Dambach a formulé beaucoup de promesses, autant de déceptions potentielles si celles-ci n’étaient pas tenues. L’utopie de certaines promesses de campagne va vite se heurter au réel et au calendaire. 18 mois, c’est court !

Danielle Dambach, future maire

Danielle Dambach a gagné. Après l’ivresse de la victoire, viendra rapidement l’impératif du quotidien. C’est sur sa capacité à tenir ses promesses et à bien gérer la ville qu’elle sera jugée en 2020.

Certains annoncent déjà le retour de Jean-Marie Kutner, l’arrivée de l’ex-adjoint Heiwy chez LREM… Les Schilikois choisiront alors, en espérant qu’ils seront cette fois plus de 30 %.

D’une certaine façon, le 3ème tour a déjà commencé.

(photo en une : l’entrée de Schiltigheim ©Ji-Elle)

 

Schilick : une maire écologiste dans la troisième ville du Bas-Rhin ?

Les leçons du premier tour

Marc Baader

Les Insoumis étaient arrivés en tête lors des élections législatives avec 14.82 % mais n’ont pas réussi à maintenir ce score : le parti d’extrême-gauche, emmené par Marc Baader, fait moitié moins avec 7,56 %. L’effet Mélenchon ? Il est vrai que le “patron” et ses disciples à l’Assemblée nationale semblent loin de proposer une ligne claire, ce qui peut dérouter l’électeur… Néanmoins, Marc Baader gagne deux points par rapport à 2014 (5.41 %).

Nathalie Jampoc-Bertrand

À 15,09 %, elle a sans doute été entrainée dans la chute du PS. En 2014, son camarade de parti, Raphaël Nisand, faisait 25.82 %  au premier tour… De plus, sa proximité avec un PS strasbourgeois de plus en plus en délicatesse avec les électeurs de l’Eurométropole n’a pas arrangé les choses.

JMK

Dès les premiers jours qui suivirent son élection en 2014, les Schilickois réalisèrent que le Kutner d’avant les élections n’avait rien avoir avec celui qu’ils avaient élu. Sa bonhommie a disparu pour laisser place à un homme soupe-au-lait, imprévisible et au goût prononcé pour le béton… Avec moins de 20 % des voix, il a finalement pris la décision de se retirer de la vie politique schilickoise.  Les seuls gagnants de son mandat auront été les avocats de la commune chargés de gérer les litiges entre le maire et certains de ses administrés. Étrangement, c’est dans les quartiers les plus populaires qu’il fait ses meilleurs scores, comme en 2014…

Danielle Dambach

Avec 20,41% contre 16.83  en 2014, l’écologiste a fait le boulot, sans faire de vague. Son ralliement avec le PS ne lui avait pas porté chance en 2014. Elle s’est désolidarisée de Raphaël Nisand le lendemain des élections.
(photo en une @ http://www.vivre-schilick.fr/)

Christian Ball

Arrivé largement en tête avec 35,80 %, contre 20.18 %  au premier tour de 2014, le Républicain semble avoir fait le bon choix en n’acceptant plus de suivre Jean-Marie Kutner (événement à l’origine même de ces élections). Une prise de risque qui se sera avérée payante.

Dimanche soir, le gagnant sera…

Suivons une logique mathématique : si l’écologiste Danielle Dambach rassemble toutes les voix de gauche au soir du deuxième tour, elle obtiendrait 1293+956(PS)+479(FI) soit 2728 voix au total, tandis que Christian Ball devrait récupérer les voix du centre-droit de Monsieur Kutner, soit 2268+1253 = 3521 voix. De quoi gagner haut la main !
(Retrouvez l’intégralité du communiqué émanant de la préfecture : communiqué premier tour schilick avril 2018)
Mais la logique mathématique ne correspond pas toujours à celle des urnes. Dimanche, le taux de participation pourra encore changer la donne ainsi que la dernière décision surprenante de Jean-Marie Kutner qui a appelé ses électeurs à voter pour… Danielle Dambach !
Ce fait nouveau nous oblige à revoir nos calculs : en supposant que les voix du maire sortant soient partagées, la ville serait pour la première fois dirigée par une écologiste et, pour la première fois aussi, par une femme. Une nouvelle page s’écrirait alors pour Schilick. Un gage de sérénité pour les deux ans à venir ? Réponse dimanche soir !

Jean-Marie Kutner : Entre la peste et le choléra…

La peste et le choléra, une expression de Jean-Marie

« La peste et le choléra ». L’expression n’est pas nouvelle. Elle servit à Jean-Marie Le Pen pour refuser de trancher entre droite et gauche et à une partie de l’extrême gauche pour ne pas choisir entre Chirac et Le Pen en son temps.

Mais Jean-Marie Kutner ne s’arrête pas là ! Le voilà de « découvrir » que Christian Ball incarnerait la « droite dure ».

Lorsqu’il le choisit comme premier adjoint cela ne le dérangea pas. Tout comme lorsqu’il fit appeler Jean-François Copé par un ancien député pour convaincre le même Ball de faire alliance avec lui.

La droite est dure lorsqu’elle ne sert pas les intérêts de Jean-Marie Kutner

On n’osera imaginer des troubles de la mémoire, mais il convient de rappeler que la haine soudaine du futur ex-maire de Schiltigheim est… troublante.

Le 19 février 2008, c’est bien Jean-Marie Kutner que venait soutenir François Fillon :

François Fillon est venu conforter Jean-Marie Kutner, ancien adjoint de Muller, qui part avec l’étiquette Gauche moderne, celle des alliés d'”ouverture” de l’UMP, dans la foulée du ministre Jean-Marie Bockel, maire (ex-PS) de Mulhouse.

Soutien plus que bienvenu : Schiltigheim sera un test pour cette “gauche sarkozyste”. Jean-Marie Kutner n’aura pas la tâche aisée. Il doit faire son chemin entre la liste d’un autre ancien adjoint, Raphaël Nisand (PS), celle qu’alignent quand même des militants UMP en délicatesse avec leur parti, mais soutenus ouvertement par une bonne partie de la droite alsacienne, et la liste écologiste de la conseillère générale Andrée Munchenbach, qui avait cristallisé l’opposition à Alfred Muller il y a sept ans…”

La gauche Sarkozyste

Ne courait-il pas un temps après les soutiens sarkozystes ? N’a-t-il pas déjà déjeuné avec le Président lui-même, en 2007 ?  « Hier midi, Jean-Marie Kutner (adjoint à Schiltigheim) était convié à déjeuner par Nicolas Sarkozy à l’Elysée, avec d’autres têtes de liste soutenues par l’UMP dans le cadre de la politique d’ouverture chère au président » écrivaient les DNA, le 22 novembre 2007.

Adoubé par Nicolas

« Jean-Marie Kutner, adoubé par Nicolas Sarkozy et investi par l’UMP nationale, a remis la photo du président sur son site internet aussitôt après la parution du chuchotement (DNA du 18 février) qui signalait sa disparition » annonça encore le quotidien au mois de février 2008.

Il continuera encore.

En mai 2012, le même Jean-Marie Kutner cosigne un vibrant appel à voter pour Nicolas Sarkozy :

Les bouleversements géopolitiques et géo-économiques que nous vivons, qui signent la fin du cycle né aux lendemains de la seconde guerre mondiale, ne rendent pourtant pas caduque tout ce que nous avons contribué à mûrement façonner. C’est notre devoir d’Européens convaincus quoique vigilants de montrer en quoi l’Europe est la réponse, pas la cause à nos maux.

La Gauche Moderne y contribuera avec conviction et détermination pour faire gagner, le dimanche 6 mai, Nicolas Sarkozy, et par-là même pour faire gagner une France forte, dans une Europe qu’il faudra par la suite également consolider !”

Soutien aux Primaires

Jean-Marie Kutner aime si peu la droite qu’il se sent pourtant obligé de soutenir l’un des candidats aux primaires : Alain Juppé. Voilà qui permet à des militants de gauche comme de droite de s’étonner d’un revirement.

Christian Ball préfère aller voir les Schilikois et convaincre des électeurs. Danielle Dambach semblait « surprise », hier soir. A la question de Rue89Strasbourg : « Est-ce que cela peut être un soutien embarrassant », elle répondait : « Ça peut l’être ! »

Va-t-elle oser le refuser ? L’alliance des anciennes adjointes de Raphaël Nisand avec Jean-Marie Kutner pourrait réveiller de mauvais souvenirs.

Christian Ball, le sourire sympathique, expliquait que ce sont ces comportements qui lui ont imposé, quitte à tout perdre, de « rendre la parole aux Schilikois »…

 

(La salle du conseil à Schiltigheim, photo©http://www.ville-schiltigheim.fr/)

 

 

Schiltigheim : la chute de la Maison Kutner

La dynamique Christian Ball

La première surprise de cette élection est le score de Christian Ball. Avec près de 36 % des voix, son alliance avec Ahmed Fares, Andrée Munchenbach, Anne Meunier et Elric Ferandel (LREM) relève un premier défi.

Autour d’un programme « Schiliko-Schilikois », le tête de file de « Schilick pour Tous » fait le score, autant dans les quartiers d’habitude réservé à la droite que dans les quartiers populaires, notamment « Les Ecrivains ».

La tendance s’est dessinée dès le 1er tour, quand les réunions et rendez-vous du candidat ont rassemblé près de 1000 personnes. Les dernières opérations de sa campagne, un nettoyage d’une ville « sale » et l’annonce de la suppression des horodateurs ont encore élargi sa base.

Porté par une réelle dynamique de victoire, il devrait encore rassembler et convaincre les électeurs et les abstentionnistes pour gagner au second tour. Il en a la volonté… Suffira-t-elle ?

La claque Kutner

Les regards des adjoints sur les tableaux de résultats, les coups de fils pour vérifier les chiffres, la panique des nouveaux candidats perçus hier soir à la mairie de Schiltigheim, tout cela soulignait une vérité cruelle : le rejet de Jean-Marie Kutner.

Injuste pour les fans, logique pour les adversaires, celui qui ne peut plus être maire finit la soirée sous les 20 %. Une claque camouflée sous des éléments de langage de type « mobiliser les abstentionnistes ».

Certains s’interrogent à voix basse sur les intentions de second tour, sur leur propre vote.

A l’heure où nous écrivons l’article, nous ne savons pas si le chef de l’orchestre du Titanic va continuer le concert ou pas.

L’Alliance EELV-PS-PCF

En 2ème position, à plus de 15 % de Christian Ball, Danielle Dambach pense que son heure est arrivée. Aussitôt annoncée l’alliance avec le PS et le PCF, elle en appelle à l’union des forces du progrès. “La” Danielle Dambach retrouve ses accents de gauche.

Les discussions et manœuvres des partis ont repris. Après l’alliance Dambach-Nisand, voici donc venu le temps de l’alliance Dambach-Jampoc. Les deux adjointes de l’époque Nisand savent travailler ensemble. Arriveront-elles à rassembler les Schilickois ? Là est la question.

Ce matin, dans mon PMU préféré, certains électeurs ou supposés tels rejetaient les « magouilles » que constituent les alliances des ennemis du 1er tour.

L’un d’entre eux allait plus loin : « Dambach, Jampoc… et demain Nisand ». L’ombre de l’ancien maire passa sur la discussion. Un autre se demandait si, des verts à l’extrême gauche, on n’allait pas avoir des Zad à Schiltigheim.

Réponse dans les urnes.

Mercredi : Honneur au gendarme Beltrame, mais pas que

Grand Est : Bouchard s’en …

« Directeur Général des Services de la Région Grand Est depuis sa création début 2016, François Bouchard va quitter, « dans quelques mois », ce poste, « en accord avec le Président Jean Rottner », indique ce lundi la tête de l’exécutif régional.

« Pour la nouvelle phase du mandat et la mise en œuvre des politiques publiques régionales à l’échelle de la Région Grand Est, une Direction Générale renouvelée viendra accompagner les élus et superviser la mise en œuvre par les services », se justifie la Région Grand Est » nous apprend l’Union.

Derrière cette mesure, la marque Rottner, présideur du Grand Est. On se pose une question : « a-t-il insulté quelqu’un ? ».

Et Christophe Kieffer ?

Certains « complotistes » forcément, se demandent si ce départ ne va pas permettre au Président de conserver Christophe Kieffer. L’omerta semble se poser sur l’insulteur en chef.

On attend toujours les féministes ou bien ?

Pâques à l’Ecomusée

Ça nous changera de Rottner et du Grand-Est :

La saison 2018 démarre à l’Écomusée d’Alsace – le site d’Ungersheim a rouvert dimanche – avec son lot de nouveautés, toutes inscrites dans le credo qui prévaut depuis plusieurs années : interroger la tradition pour mieux répondre aux questions actuelles.”

Ceux qui aiment l’Alsace y feront un tour.

Schiltigheim : Ball et Kutner retournent à l’école

« Hier matin, devant l’école maternelle Victor Hugo, les parents ont entamé leur mouvement de mobilisation. L’occasion d’une rencontre qui se fait rare ces derniers temps : celle entre le maire Jean-Marie Kutner (liste Pour Schilick continuons), accompagné de son colistier Thierry Delannoy, et son premier adjoint démissionnaire Christian Ball (liste Schilick pour tous), avec ses colistiers Fabien Bresson et Ahmed Fares » annoncent les DNA.

Derrière cette fermeture de classe, les élections municipales. Mais déjà un ras le bol des électeurs. Voteront-ils le 8 avril prochain ?

Hommage au Gendarme Beltrame

Comment ne pas être sensible au sacrifice d’un homme ! Nous ne dirons rien, nous y penserons… Peu nous importe qu’il soit franc-maçon ou catho comme les réseaux s’amusent à le présenter. Le respect s’impose :

L ‘hommage à un militaire d’exception, major de sa promotion à Saint-Cyr (Yvelines). Ce 14 juillet 2001, c’est lui qui porte le drapeau sur les Champs-Élysées. Un drapeau au cœur de son engagement. Alors que la guerre fait rage en Irak, quatre ans plus tard, Arnaud Beltrame a la lourde tâche de protéger l’ambassade de France. Lui et ses hommes doivent exfiltrer une Française prise au piège dans un hôtel. Le gendarme, parachutiste d’élite, était habitué des missions périlleuses, selon son ancien collègue. Un homme qui avait aussi un engagement spirituel, converti à 33 ans. Selon sa compagne, “on ne peut comprendre son sacrifice si on le sépare de sa foi personnelle. C’est le geste d’un gendarme et d’un chrétien”. Ce soir, la dépouille d’Arnaud Beltrame repose dans la caserne de Tournon, à Paris. Une veillée funèbre avant l’hommage national demain, pour un homme mort en héros face au terrorisme”

Un respect que nous avons aussi pour les autres victimes du terroriste, un vigneron, un boucher… Inconnus mais tout aussi respectables.

Un respect que nous avons moins pour les récupérateurs buzzeurs strasbourgeois dont celui (nous tairons son nom) qui fait sa pub en proposant une « rue Beltrame ».

Ce n’est pas en donnant des noms de rues aux victimes que l’on combat le terrorisme.

 

Schiltigheim : Nouvelles brèves de campagne

Des élus et plus de cent personnes au Dinghof

Plus de 100 personnes se sont déplacées hier matin après l’appel de Michel Szlosser, le président de l’Association des Riverains du Dinghof. L’objectif du rassemblement était de s’opposer au démontage de la maison du Dinghof, vestige architectural de l’ancien village d’Adelshoffen.

Comme nous l’avions écrit dimanche, il est curieux de voir le maire sortant Jean-Marie Kutner s’obstiner contre ce bâtiment qu’il veut remplacer par des immeubles. Comme il se doit en période électorale, les candidats se sont rendus sur place, sauf le candidat de Lutte Ouvrière et, bien sûr, le maire sortant…

Devinette campagnarde

Elle circule, cette devinette : quelle est la différence entre Nathalie Jampoc-Bertrand, Danielle Dambach et Christian Ball ?

Monsieur Ball, lorsqu’il n’était plus d’accord avec le Maire, a démissionné, lui… Allusion au fait que les deux adjointes de Raphaël Nisand n’ont jamais été jusqu’à la démission.

Le sondage « fantôme »

Il y a un mois, des Schilickois étaient « sondés » sur les élections municipales. À ce jour, le seul résultat qui est évoqué par certains serait le score d’une liste « En Marche » à 13 %. Bluff ou rumeur fondée ?

On sait que le sondage fut sérieux. Qui l’a payé et pourquoi ? On cherche toujours…

Une liste électorale illégale ?

Une liste qui étudiait les inscrits sur la liste électorale s’est interrogée sur la « qualité » de celle-ci. Un candidat, est non des moindres, y est encore inscrit comme domicilié sur la friche Simply… un tas de gravas aujourd’hui !

La question se pose : Monsieur le Préfet, est-ce légal ?

Quand le Ps Strasbourgeois vient plomber ses camarades schilickois

« Les propos sur Facebook de Pernelle Richardot, première secrétaire fédérale du PS du Bas-Rhin ( DNA du 22 mars), concernant l’impossible fusion de premier tour entre les listes menées par Danielle Dambach (Schilick Écologie) et Nathalie Jampoc Bertrand (PS), a fait bondir Danielle Dambach.  “La première secrétaire du PS strasbourgeois s’invite dans le débat de la campagne schilikoise et vole la vedette à sa tête de liste”, constate Danielle Dambach. Selon Pernelle Richardot, Danielle Dambach a fait achopper l’accord en voulant les meilleures places sur la liste. Et elle envisagerait de s’allier au premier adjoint sortant Christian Ball (LR) » lisait-on il y a peu dans les colonnes des DNA (https://c.dna.fr/edition-de-strasbourg/2018/03/23/schiltigheim).

Une intervention qui a mis en colère Danielle Dambach mais qui a aussi énervé la liste de Nathalie Jampoc-Bertrand. Un ex-candidat à Schiltigheim nous déclarait au téléphone :

Ce n’est pas la 1ère fois que le PS Strasbourgeois vient perturber Schiltigheim. Au PS, certains ont comme slogan « Strasbourg d’Abord et nous avec »

Ambiance.

Ecole Victor Hugo : saisir le Ball au bond

Présent sur le terrain de la campagne, Christian Ball a interpellé la rectrice de l’Académie sur la menace de fermeture d’une classe à Schiltigheim. Un thème cher aux électeurs et dont le candidat a su saisir tout l’à-propos. Bien joué.

Insoumis et oublié des médias ?

La tête de liste Schilick l’Insoumise, Marc Baader, se sent oubliée par les médias locaux. Il nous l’a écrit récemment après la sortie de votre Heb’di-Mag du mois de mars. Il est vrai que nous ne le placions pas parmi les favoris.

Le 3 avril prochain, Alsace20 diffuse un débat entre les quatre principaux candidats schilikois. Encore cette fois, “Schilick l’Insoumise’” ne sera pas représentée…

Voici ce qui exaspère Marc Baader :

La France Insoumise que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise » a réalisé un score non négligeable de près de 27 % aux présidentielles et 14,85 % aux législatives de 2018 à Schiltigheim. Cependant, nous n’avons pas été invités.”

Le directeur général de la chaîne de télé alsacienne répond :

Le CSA salue la pluralité de la chaîne, M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales n’est pas représentatif, la chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats…”

Marc Baader dit vouloir « solliciter d’autres chaînes télévisées notamment du service public comme France 3 ou Arte pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soit respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information. »

Nous ne savons pas encore si, dans l’éventualité où ils n’obtiendraient pas leur débat, ils organiseraient une manifestation.

 

Schiltigheim : la 3ème ville du Bas-Rhin, se cherche un maire

PS : Non, Anne-Pernelle Richardot n’est pas candidate !

L’adjointe au parcmètre de Roland Ries, également à la tête du PS bas-rhinois, semble très intéressée par l’élection municipale de Schiltigheim. C’est d’ailleurs elle qui mène officieusement la liste PS schilickoise.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour Nathalie Jampoc-Bertrand… Les automobilistes de la couronne strasbourgeoise ne l’apprécient pas forcément.

Mais si Anne-Pernelle Richardot soutient le PS strasbourgeois, ce n’est pas pour aider la jeune tête de liste, c’est simplement pour que le parti ne perde pas toute influence à l’Eurométropole. En effet, une victoire du PS à Schiltigheim permettrait au parti de se renforcer au sein de l’Eurométropole, où le PS perd chaque jour un peu plus la main, comme partout d’ailleurs.

Actifs en conseil municipal, les socialistes ont été plutôt discrets sur le terrain ces quatre dernières années.

Christian Ball, acteur du désastre ou sauveur de la ville ?

Premier adjoint de Jean-Marie Kuttner pendant quatre ans, Christian Ball ne supportait plus les méthodes Kutner, tant au niveau de la gestion qu’au niveau du bétonnage intensif.

Il a démissionné, suivi par un tiers des élus, événement qui a entrainé cette nouvelle élection.

(La salle du conseil municipal de Schiltigheim @ www.ville-schiltigheim.fr)

À son sujet, les Schilickois semblent partagés : voter pour celui qui a eu le courage de démissionner ou se débarrasser complètement de tout ce qui a touché de loin ou de près à Jean-Marie Kutner ?

Danielle Dambach : quand un défaut devient une qualité

L’ancienne adjointe à l’Urbanisme et à l’Environnement, actuellement conseillère municipale de l’opposition c’est toujours battu pour le patrimoine de la ville en organisant des visites, des réunions ou en se battant sur le terrain pour le Dinghof, xxx

Il lui est souvent reproché d’être trop conciliante, mais après dix années de tension au conseil municipal, une pause pourrait être appréciée dans la ville.

L’équipe est très large et va de gauche au centre droit

Si si, il y a bien une France Insoumise à Schilick !

La France Insoumise est arrivée en tête au premier tour des élections présidentielles avec 26,96%. Chiffre qui, sur le papier du moins, en fait une formation politique parmi les favorites.

(Marie A.Meynioglu et Marc Baader @ schilick-insoumis.fr/)

Marc Baader a fait 5,41 % lors de l’élection municipale en 2014. Réussira-t-il à exploser ce score pour se retrouver au second tour le 15 avril prochain ?

Objectif difficile à atteindre car quatre listes peuvent également prétendre récupérer les voies de gauche… Marc Baader ainsi que sa co-listière Marie Meynioglu n’ont pas l’expérience du pouvoir comme peuvent l’avoir le PS ou les écologistes. Cela ne met aucunement en cause la légitimité de la liste Schilick l’Insoumise qui pourrait créer la surprise, dans un sens comme dans l’autre.

Tout comme le PS, la France Insoumise a rarement été vue sur le terrain lors du mandat de Jean-Marie Kutner.

Jean-Marie Kutner : prime au sortant ?

En politique, les Alsaciens sont fidèles et même presque trop, puisqu’ils le sont malgré de mauvais résultats ou des manières de faire – disons – “douteuses”…

D’accord, Jean-Marie Kutner n’est pas Balkany ! Néanmoins, son comportement parfois à la limite du despotisme, sa soif de béton et une certaine légèreté dans sa gestion des comptes auront fini par lui coûter son mandat de maire. En outre, beaucoup de Schilickois lui reprochent d’avoir oublié ses nombreuses promesses (dont celles concernant la désormais fameuse “affaire du Dinghof“).

Le maire sortant aurait aimé se présenter sous l’étiquette En Marche… Les marcheurs n’en ont pas voulu !

 

A suivre….

Mercredi : Echo d’égo !

Une liste en Marche

Schiltigheim Demain, c’est Christian Fiegel et Guy Marcot. Les anciens amis de Raphaël Nisand réclament une liste En Marche à Schiltigheim dans les DNA :

Soutenir une autre équipe face à Jean-Marie Kutner ? Schilick Demain n’y trouve pas son compte. Le réquisitoire est sévère. « Christian Ball veut nous faire croire que M. Kutner est la fée Carabosse et lui la Belle au bois dormant. Il lui a fallu quatre ans pour se réveiller »”

Les voilà de vanter le dégagisme, de cogner sur Christian Ball, donc… Mais n’auraient-ils pas tout tenté pour grimper sur une liste, pourtant ?

Les DNA s’interrogent aussi :

Schilick Demain lui reproche de plus son manque d’ouverture. Un brin d’amertume trahissant des négociations qui n’auraient pas abouti ?”

La liste Kutner

La liste Kutner est dans le journal : « Pour compléter sa liste, Jean-Marie Kutner a fait appel à 23 nouveaux colistiers. Une liste rajeunie avec un tiers de trentenaires » lit-on.

Si la liste est renouvelée, c’est pour faire face au départ de la majorité des anciens colistiers qui ont rejoint Christian Ball. Quant au rajeunissement en âge, figurent dans les 15 premiers des témoins de l’Histoire municipale de Schiltigheim :

1 – Jean-Marie KUTNER, 66 ans, Maire – 2– Danielle DILIGENT, 71 ans, Retraitée de la Chambre du Commerce et de l’Industrie, Conseillère municipale, Vice-présidente du Conseil Départemental du Bas-Rhin – 5 – Christian DELEAU, 69 ans, Retraité de la Fonction Publique Territoriale, Conseiller municipal – 9 – Patrick HEIWY, 63 ans, Vidéaste retraité, Adjoint au Maire – 10 – Myriam KEHRLI, 69 ans, Retraitée de l’Education nationale, Adjointe au Maire – Gérard BOUQUET, 71 ans, Retraité de l’ADEUS, Conseiller municipal…

Il est vrai que d’autres, plus jeunes, sont entre les « fidèles ».

Affaire Kieffer : «Tu n’es qu’une merde, tu n’es qu’une pétasse innommable…» Que fait Jean Rottner ?

Il vous fait relire l’article d’Heb’di d’hier.

« Je remercie les élues présentes lors de cet événement douloureux qui m’ont témoigné leur soutien et leur empathie, en toute solidarité et humanité. Cela m’a fait beaucoup de bien.

En tant qu’élues, nous avons une responsabilité : celle de ne pas nous laisser faire. Quand on est la victime de tels comportements, aussi violents, il est parfois plus simple de les ignorer. Mais ce faisant, nous tolérons l’intolérable. Les initiatives récentes de femmes sur les réseaux sociaux doivent nous inspirer pour agir là où nous sommes victimes au quotidien. L’impunité est un poison qui nous tue lentement et atteint notre dignité car rien ne justifie rien un tel comportement.

Il est grand temps d’en finir avec les comportements sexistes et la violence psychologique au sein de notre institution.

Je vous invite à me contacter pour échanger à ce sujet.

Vanessa Wagner »

2 questions : JR va-t-il cautionner ? Qu’en disent les élues Merabet et Schalck ?

Et les humanités

En attendant d’en renvoyer quelques-uns à leurs humanités, vous regarderez aujourd’hui la liste des lycées d’Alsace et leurs résultats. Merci France Bleu .

 

 

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